Par Rémi Brancato ⸱ Publié le jeudi 23 janvier 2025 à 07:13
L'étang du Grand Albert, dans le Nord Isère, fait l'objet d'une "obligation réelle environnementale" depuis 2018 ©Radio France - Rémi Brancato
C'est une disposition méconnue de la loi biodiversité adoptée en 2016 : les obligations réelles environnementales. Elles obligent certaines entreprises à compenser leurs atteintes à l'environnement. Des particuliers s'en saisissent aussi pour protéger des terres jusqu'à 99 ans. Reportage en Isère.
C'est une maison accompagnée de deux hectares de terrain à Gillonnay, entre Lyon et Grenoble au nord de l'Isère. Claire Jeudy n'y vit plus, depuis qu'elle a vendu il y a plus de deux ans, mais elle y revient régulièrement pour monter sa jument, restée en pension chez Simon et Garance, les nouveaux propriétaires.
"Vertigineux de se dire que cette biodiversité me survivra"
Avant de partir, la fonctionnaire territoriale a voulu absolument protéger ce terrain et les aménagements qu'elle avait pu y faire. "Ce n'était pas envisageable d'abandonner cette propriété, riche de biodiversité : j'ai vu des renards, des chevreuils, des lièvres et beaucoup, beaucoup d'oiseaux "
Alors sur l'annonce immobilière, elle précise que la propriété sera visée par une O.R.E., une obligation réelle environnementale, qui fixe de nombreux critères de préservation de la nature, "jusqu'en 2121" sourit Claire. "C'était assez vertigineux de se dire que cette biodiversité me survivra, quels que soient les propriétaires suivants". Elle impose d'entretenir et de ne pas couper plus de 500 arbres et près de 300 mètres de haies.
Claire Jeudy a vendu sa maison et son terrain à Simon Bolla sous la contrainte d'une ORE pour 99 ans Claire Jeudy a vendu sa maison et son terrain à Simon Bolla sous la contrainte d'une ORE pour 99 ans © Radio France - Rémi Brancato
Ainsi, l'ORE écarte d'emblée les acquéreurs potentiels, comme ceux qui voulaient "creuser une piscine" ! "Cela correspondait à nos valeurs écologiques, environnementales, c'est venu naturellement" commente aujourd'hui Simon Bolla, propriétaire de la maison et de deux chevaux, avec sa compagne, même s'il reconnait une "inquiétude" administrative au départ.
Des associations garantes des contrats chez le notaire
Pour formaliser ce contrat, signé chez le notaire avant la vente, la loi prévoit qu'un garant y figure aussi. A Gillonnay, c'est la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO). "Depuis 2018, nous avons eu une cinquantaine de demandes, et actuellement j'en ai une presque chaque semaine : il y a un vrai intérêt" s'enthousiasme Jean Deschâtres, bénévole en charge des ORE à la LPO Auvergne-Rhône-Alpes, qui a déjà contractualisé 13 obligations en 6 ans.
Parmi elles, la toute première fait figure de modèle. Dans le massig de Bonneveau, c'est Myriam Lenoël qui nous y guide. Médecin retraitée, elle a hérité avec sa famille d'un vaste étang de 17 hectares en eau, le Grand Albert.
Avec un frère et une tante, elle décide de protéger et de restaurer cette zone naturelle. Car la digue cet ancien étang de pêche et de loisir a cédé en 2008. "On a pris conscience de l'intérêt environnemental du site, du fait que les zones humides sont en danger dans le monde et nous, nous étions propriétaires d'une zone humide" raconte-t-elle.
Au Grand Albert, un étang de 17 hectares privé, désormais protégé par une ORE depuis 2018 © Radio France - Rémi Brancato
Avec l'aide de la LPO, elle découvre l'outil juridique qu'est l'ORE, car aucune protection environnementale des pouvoirs publics ne s'applique sur ce site. "C'était compliqué de faire soit une réserve naturelle régionale soit un espace naturel sensible" précise Myriam. Alors depuis l'ORE, le site est juridiquement protégé "et pour 99 ans", jusqu'en 2117. "Ici, par exemple, la butte à castor vise à les accueillir et les protéger et cet aménagement comme les autres doivent être respectés, c'est gravé dans le marbre" sourit la retraitée. Interdiction aussi de pêcher ou d'embarquer sur le lac : "si quelqu'un vient couper un arbre, il peut être inquiété".
Un moyen de remplir un "devoir de citoyen" : protéger la biodiversité
L'ORE, ouverte aussi aux entreprises, séduit de plus en plus de particuliers, même si elle reste confidentielle. "Dans la loi de 2016, il est indiqué que les individus ont un devoir de protection de la biodiversité et cet instrument est un des moyens de remplir ce devoir" estime Jean Deschâtres.
Entre mi 2022 et septembre 2024, une soixantaine d'ORE dites "patrimoniales", signées par des particuliers ont été dénombrées par le ministère de la transition écologique, contre 40 ORE de compensation, signées par des entreprises. Un nombre largement sous-estimé de l'avis des acteurs du secteur.
Clés : Info Environnement Biodiversité Protection de la nature
294 abonnés - 25+ - 2 789 vues
Une conférence de Gilles Alglave – président des associations Maisons paysannes de France et Maisons paysannes de l’Oise - réalisée le 28 septembre 2023 au CAUE de l’Oise à Beauvais.
01:30:03 Questions du public
Cette conférence a été programmée dans le cadre de la 2e édition du Mois de l’architecture et du patrimoine organisé par la Ville de Beauvais, en partenariat avec le CAUE de l’Oise, du 15 septembre au 15 octobre 2023. Elle intègre un cycle de cinq conférences imaginé par Marie ANSAR, cheffe de projet Ville d’art et d’histoire de la ville de Beauvais, et Richard KASZYNSKI, directeur du CAUE de l’Oise.
Prise de vue, prise de son, montage : Ubique Zone
2 commentaires
@carlalegall3001 il y a 1 an
Excellente conférence,à voir par le plus grand nombre,impérativement par tous les propriétaires de maisons anciennes et tous les professionnels qui sont susceptibles d y intervenir ;bravo
2
@pauld3327 il y a 9 mois
1:00:30 Pour garder vos fenêtres tout en améliorant la performance thermique, vous pouvez remplacer le vitrage existant par un vitrage sous vide qui offre les memes performances qu'un triple vitrage mais avec seulement 6 mm d'épaisseur.
Tr. : ...
240 kWh à 60 d'ici 2050 donc diviser par 4
... l'Europe nous met dans une obligation de moyens ... 1948, date de changement, fin de l'approche écologique, ouvert à l'environnement, bioclimatique, ventilé naturellement, lutte contre les fortes chaleurs, pas de ponts thermiques, ... 33% du parc ... RE 2020 contraind ... matériaux locaux : pierre, terre, briques, bois, sensibles à l'humidité, peu capilaires, inertie thermique bonne, perméance à l'eau, ventilation naturelle, l'art de faire du plus avec du moins ... bioclimatisme ... passoires et bouilloires thermiques ... équilibre hygrométrique ... cycle de vie de l'eau, on est bien à l'intérieur ... rénovation dite de l'existant ... le propriétaire doit avoir des connaissances ... démarche globale ... importance du diagnostic architectural ... toitures, enduits pour transpirer, paroi froide, terre battue ... enlever le ciment ... décaisser jusqu'au sol dur ... bulbe de compression ... mortier de terre ... on n'est pas dans la solidité, mais dans la souplesse ... CEREMA études ... le DPE est devenu opposable ... rupture de capillarité ... le PVC ne se recycle pas facilement, ce n'est pas écolo ... la ventilation est le maître mot ... trouver un juste milieu ... les VMC sont de bouillons de culture, il faut une maintenance ... importance du rôle des habitants ... besoin de respirer ... matériaux bio-sourcés et géo-sources ... les filières se constituent ... faire tomber la TVA ... fibre végétale, la mise en oeuvre est importante ... label RGE ... 50% des chantiers non conformes ... CREBA? ... enduits respirants ... le sable va devenir aussi rare que l'eau ... chaux ...aériennes, hydrauliques formulées ... le confort est un ressenti ... corriger l'effet de paroi froide par un enduit de 5 cm ... terre-chanvre a un très bon bilan carbone ... ATHEBA PRO ...
Q.:
déclarations de travaux obligatoires ... limon argileux ... terre crue ... blocs de terre concassée ... terre coulée ... argilo-calcaire ... durable ... entretenir ... modèles d'écologie ...
1:43:00 TERMINER ACT
3 épisodes
1 Agroécologie : le chemin pour préserver la biodiversité agricole
2 ADN environnemental : des « codes-barres » pour tracer la biodiversité
3 Ces animaux avec qui nous partageons nos villes
Le 17 octobre 2022 - 4 min. de lecture / Denis Couvet, président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité et professeur au Muséum national d'histoire naturelle
En bref
- L’agriculture est la principale activité humaine qui pèse sur l’environnement et la biodiversité.
- L’agroécologie est un modèle soucieux des processus écologiques et de la biodiversité, ce qui pourrait pallier les problèmes de l’agriculture traditionnelle.
- La dégradation des sols a réduit de 23 % la productivité de l’ensemble de la surface terrestre mondiale.
- Demander à l’agriculture de fournir de l’énergie est rentable, mais peu soutenable d’un point de vue écologique.
- Il faut veiller à ce que les politiques publiques œuvrent en faveur de pratiques agricoles pertinentes, en allant plus loin que la PAC.
...
Connu / TG le 24/07/23 à 14:46
La séance municipale du jeudi 2 février 2023, réalisée dans une ambiance apaisée a permis d'évoquer le rachat, par la Ville d'une parcelle ...
Connu / TG le 22/02/23 à 09:30
Durée de lecture : 12 minutes Clés : Biens communs
Dans son dernier livre, l’« économiste atterré » Benjamin Coriat expose deux visions de la crise écologique, et de sa résolution : celle du marché néolibéral et celle des théoriciens des communs, qui défendent une citoyenneté active.
Benjamin Coriat est professeur de sciences économiques à l’université Sorbonne Paris Nord, et cofondateur des Économistes atterrés, un collectif créé en 2010 pour dénoncer l’impasse des choix économiques européens, notamment la « cure d’austérité » imposée à la Grèce. Il est l’auteur, notamment, de : Le Retour des communs — La crise de l’idéologie propriétaire (2015) et de Le bien commun, le climat et le marché — Réponse à Jean Tirole (2021).
...
je confronte dans mon livre la vision de Jean Tirole, économiste français néolibéral, avec celle d’Elinor Ostrom, économiste américaine spécialisée dans la question des communs — c’est-à-dire des ressources, naturelles ou non, placées en usage partagé.
...
Tirole défend l’idée que le réchauffement climatique serait une « défaillance de marché », qu’il faudrait corriger par... davantage de marché ... il suffirait donc de développer un marché carbone ... stratégie ... Protocole de Kyoto (1997), appliquée en Europe depuis 2005, malgré ses maigres résultats et sa nocivité. Le funeste marché des « droits à polluer » auquel elle a donné lieu est bien connu aujourd’hui, notamment en Afrique. ... Une des propositions du Green Deal ... « étendre le marché carbone » à de nouveaux secteurs économiques
https://reporterre.net/Le-marche-du-carbone-renait-de-ses-cendres
https://reporterre.net/Les-six-projets-les-plus-climaticides-de-Total-4-5
...
l’approche d’Elinor Ostrom permet une vraie préservation des écosystèmes.
... faire de l’eau, des forêts, du climat, etc., des « communs de grande dimension » ... avec la propriété partagée qu’instituent les communs, les biens, les écosystèmes sont protégés par des devoirs et obligations conçus pour assurer leur pérennité.
https://reporterre.net/Avec-les-biens-communs-les-citoyens-reprennent-la-main
... que les gens gèrent avec bon sens les écosystèmes grâce auxquels ils vivent parce qu’ils exercent un contrôle les uns sur les autres pour assurer leur intégrité ... les pratiques vertueuses de communs ancestraux les prud’homies de pêche https://fr.wikipedia.org/wiki/Prud%27homies_de_p%C3%AAcheurs
...
la crise climatique n’est pas une « défaillance de marché », mais un phénomène systémique ... ne peut être traité qu’à ce même niveau systémique ... un dépassement de la culture centralisée et hiérarchique des États au profit de « coalitions » entre des « communautés de base » ... pas de se substituer à une gouvernance nationale ou mondiale, mais de chercher un rééquilibrage territorial pour mobiliser toute la société dans la transformation écologique. Et le meilleur moyen, selon elle, d’affronter les problèmes complexes que cette transformation pose à de multiples niveaux, c’est de démultiplier les échanges entre citoyens. Elle appelle ce nouveau régime démocratique la « gouvernance polycentrique ».
...
confiance dans l’énergie citoyenne qui a impulsé l’associationnisme après la Révolution française https://reporterre.net/Les-associations-sont-un-rempart-contre-l-autoritarisme
...
créativité nécessaire pour repenser nos pratiques pour vivre plus en accord avec la nature, et nos valeurs de justice et d’équité. ... Convention climat a vraiment été un événement d’une grande portée. Ses 149 propositions impulsaient une action multiniveaux et multidimensions ... consensus par puissance de l’échange et de la délibération, pour parvenir à des solutions partagées ... remise en avant de types de forme délibératives qui ont existé pendant la Commune https://reporterre.net/La-Commune-de-Paris-fut-la-matrice-d-une-ecologie-revolutionnaire
... des petits. En Allemagne, six jeunes ... en grève de la faim juste avant les élections à la chancellerie, en septembre dernier ... une Convention climat ... dont les conclusions seraient impératives
...
Avant, le néolibéralisme pouvait s’avancer en terrain découvert, se targuer d’être la « seule alternative » ... Désormais, ... Nous allons protéger les écosystèmes en en faisant des communs, pour en user équitablement et respectueusement. Et nous allons entamer une révolution citoyenne pour nous réconcilier avec la nature et établir entre nous des principes d’équité et de respect mutuel. Le contraire de ce que vous faites. »
Notes
[1] Il faut ici rappeler le célèbre article 544 du Code civil, qui définit la propriété comme « le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements ». Jusqu’au XXe siècle, ce droit de propriété a exclu tous les autres, dans les limites des règlements existants. Au-delà des seuls bien « naturels », pour protéger les écosystèmes que constituent la santé ou l’éducation par exemple, à la fois du marché (de ses intérêts et aveuglements), mais aussi de l’État (trop souvent dominé par les lobbies), on peut à la suite d’Ostrom proposer de les traiter comme des « communs sociaux » – une manière aussi d’en permettre un accès universel, et de veiller à ce que les plus démunis n’en soient pas écartés. Un exemple : l’eau déclarée bien commun, gratuit jusqu’à une certaine quantité, par la municipalité de Naples, suite aux travaux de la Commission Rodota, installée en 2007 en Italie par le gouvernement Prodi.
Ndlr : comment réussir cette mobilisation de tous sans médiation ? ACT
Durée de lecture : 11 minutes - Clés : Nature Monde Congrès mondial de la nature
L’Union internationale pour la conservation de la nature tient son congrès mondial du 3 au 11 septembre à Marseille. Les acteurs de la préservation de la biodiversité se retrouveront pour accorder leurs voix et tenter de peser sur les décideurs politiques et économiques. Le but : interrompre le processus d’effondrement du vivant.
1. Qu’est-ce que l’UICN ?
... « C’est le lieu où se retrouvent tous les spécialistes et acteurs de la conservation de la nature », dit Maud Lelièvre, présidente du comité français de l’UICN. Cette branche hexagonale réunit ainsi des ONG environnementales telles que le WWF ou France Nature Environnement (FNE), des agences publiques comme l’Office national de la biodiversité (OFB), mais également des représentants des ministères de l’Écologie ou des Affaires étrangères.
« C’est une organisation hybride, avec un côté très scientifique et un autre politique », précise Arnaud Gauffier, du WWF. En 1961, son ONG — le World Wild Fund for nature (WWF) — a d’ailleurs été fondée pour soutenir financièrement les actions portées par l’UICN, créée pour sa part en 1948
...
2. À quoi va servir ce Congrès mondial ?
... Le congrès prend en effet place quelques mois avant la COP26 sur le climat et la COP15 sur la biodiversité — prévue en Chine début 2022. Pour autant, rien de décisif n’est à attendre de cette séquence marseillaise, et pour cause : les motions votées par l’UICN sont des recommandations plus que des dispositions contraignantes.
...
Le sommet fait aussi figure de congrès scientifique, avec nombre de chercheurs présents : « Cet événement constitue une arène différente pour les débats sur la conservation de la nature, avec l’intérêt notamment de donner la parole à des groupes issus de la société civile qui ne l’ont pas souvent », souligne Didier Bazile, chercheur au Cirad et coanimateur de la thématique de recherche prioritaire Biodiversité.
...
3. Quels sont les points qui font débat ?
En parallèle du Congrès mondial, plusieurs associations entendent jouer les trouble-fête. « Une motion polémique sera particulièrement suivie, note ainsi Inf’OGM, celle sur la biologie de synthèse, dont fait partie le forçage génétique. » L’un des aspects discutés au sein de l’UICN est de savoir si cette technique est une option pertinente pour la préservation de la biodiversité. « Le forçage génétique pourrait permettre de supprimer des populations d’espèces considérées comme envahissantes en biaisant le ratio sexuel ou en altérant leur fertilité », assure le site d’information, qui s’interroge : « L’humanité peut-elle s’autoriser à manipuler le vivant pour... le “préserver” en dépit des enjeux environnementaux, sanitaires et socio-économiques sous-jacents ? »
Ainsi, malgré un apparent consensus — tant scientifique que politique — sur les questions de biodiversité, de nombreux sujets abordés lors du sommet font débat. « C’est l’occasion pour nous de questionner la manière dont se fait la conservation de la nature », dit Fiore Longo, de Survival International. Avec d’autres associations, son ONG organise, les 2 et 3 septembre, un « congrès alternatif », intitulé « Notre terre, notre nature », « qui mettra en lumière l’opposition mondiale aux tentatives de gouvernements, de l’industrie de la conservation de la nature et de grandes ONG de transformer 30 % de la planète en “aires protégées” ». Autre sujet de débat, battu en brèche lors de ce contre-sommet, les « solutions fondées sur la nature », largement promues par l’UICN, mais « qui posent une valeur marchande sur la nature et constituent une fausse solution pour lutter contre le changement climatique », selon Survival International.
« C’est l’opportunité de montrer ce qui se fait réellement sur le terrain, les vols des terres, les violations des droits humains commises au nom de la conservation de la nature, dit Mme Longo. Depuis des décennies, l’UICN et les gouvernements ne parviennent pas à répondre à la crise écologique, alors que depuis des siècles voire des millénaires, des peuples autochtones et des communautés locales ont su préserver leur lieu de vie. » L’ONG, qui défend la reconnaissance des droits des peuples autochtones, veut créer « une coalition d’organisations et de peuples pour la justice sociale et environnementale ». À ses côtés, Extinction Rebellion entend ainsi se mobiliser toute la semaine, en vue notamment de « dénoncer le greenwashing » — Nutella et Veolia font partie des sponsors officiels de l’événement : « Alors que nous assistons à la sixième extinction de masse du vivant, l’heure n’est plus aux effets d’annonce, mais à des prises de décisions radicales », estime le mouvement.
/ Jennifer Gallé, Cheffe de rubrique Environnement + Énergie
Auteurs
- Géraldine Picot-Colbeaux, Hydrogéologue, BRGM
- Marie Pettenati, Hydrogéologue, BRGM
- Wolfram Kloppmann, Chercheur en géochimie isotopique, chargé de mission, expert scientifique, BRGM
Les eaux souterraines françaises sont de plus en plus sollicitées pour l’eau potable, l’agriculture, l’industrie et les loisirs, au point que la situation devient critique dans certains départements en été et que des préfets recourent à des restrictions d’usage de l’eau (73 départements concernés en août 2020).
...
la ville du Cap a frisé la catastrophe en 2018 quand ses réservoirs, après trois ans de sécheresse, étaient tombés à 11 % de leur capacité ... « gestion intégrée de la ressource en eau », qui vise à préserver le niveau des nappes d’eau souterraine, les débits des cours d’eau et à lutter contre les inondations et la salinisation des eaux en milieu côtier.
Parmi ces solutions, on trouve la recharge maîtrisée des aquifères à laquelle nous allons nous intéresser.
...
les « aquifères », terme désignant les formations rocheuses ou sédiments qui contiennent ces eaux
...
Près de la moitié de cette eau souterraine est saline, impropre à la consommation et à son usage le plus « gourmand », l’irrigation. L’eau souterraine exploitable est ainsi rare et répartie de façon inégale sur la planète.
...
En France, cela se traduit par une baisse du niveau des nappes de 0,5 à 10 mètres selon les aquifères et les scénarios climatiques considérés.
Sachant qu’avec le niveau marin qui monte sous l’influence du réchauffement climatique, les nappes littorales seront davantage menacées par des intrusions salines.
...
Toutes les ressources en eau et technologies doivent être prises en compte dans la gestion intégrée des ressources en eau. La recharge maîtrisée des aquifères constitue en cela un outil précieux.
Clés : changement climatique eau sécheresse ressources naturelles nappes phréatiques
Le glacier de la Girose et le village de La Grave, un authentique village de montagne situe au pied du sommet mythique de La Meije & au bord du Parc National des Écrins, sont menaces par la construction d’un troisième tronçon du téléphérique qui arriverait à 3600m.
Vous pouvez aider à préserver cet environnement unique en supportant le collectif « La Grave Autrement » qui se bat pour sauver le glacier et proposer un projet alternatif.
...
nous pouvons faire la différence :
- Participer à la campagne de financement participatif https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/la-meije-demain-etude-pour-un-projet-alternatif-au-3e-troncon-du-telepherique
- Signer l’Appel à Personnalité pour sensibiliser l’opinion publique au problème. Alpinismes, sportifs, activistes, politiciens, scientifiques… Vous êtes tous invites à rejoindre Reinhold Messner, Eric Piolle en signant le manifeste. Pour ce faire, merci d’envoyer un email aux organisateurs : lagraveautrement@gmail.com
Connu / https://twitter.com/MarionPoitevin/status/1390621850695315461
"
AtEcoPol a retweeté Marion Poitevin @MarionPoitevin · 7 mai
Fière de participer à ce projet! Aujourd'hui dans @lemondefr :
https://lemonde.fr/climat/article/2021/05/06/penser-les-glaciers-comme-des-acteurs-d-un-monde-que-nous-habitons-en-commun_6079401_1652612.html
Découvrez les 65 signataires qui soutiennent le collectif sur notre site internet: http://lagrave-autrement.fr/appel-a-signatures-de-personnalites/
#pensonslesglaciers #lagraveautrement
« Penser les glaciers comme des acteurs d’un monde que nous habitons en commun »
TRIBUNE. Face au projet d’un troisième téléphérique sur le glacier de la Meije (Hautes-Alpes), un collectif d’habitants, alpinistes, chercheurs et personnalités engagées dans la défense de l’enviro...
lemonde.fr
0 - 4 - 2
"
707 ont signé
FCPE Pleyel - Anatole France (Saint-Denis) a lancé cette pétition adressée à le ministère de la transition écologique et solidaire et à 6 autres
Moins de voitures et plus de verdure autour du groupe scolaire Pleyel - Anatole France (Saint-Denis)
L’État (DiRIF), l’Intercommunalité et la mairie de Saint-Denis vont installer sous la bannière des JOP Paris 2024 à Pleyel un échangeur autoroutier complet à 5 bretelles, une super gare, une passerelle vers le RER et le Stade de France…
...
Pour que le cadre de vie de ces centaines d’enfants reste convenable, nous demandons que les pouvoirs publics travaillent avec les citoyens sur les alternatives portées par les riverains, collectifs et associations ainsi qu’aux axes et aux sens de circulation dans l’ensemble du quartier.
Protégeons les enfants en éloignant la circulation et en créant à côté de leur groupe scolaire un jardin public de plus d' 1,2 hectares.
Près de 300 personnes se sont retrouvées dimanche 17 janvier sur le triangle de Gonesse (Val-d’Oise). Elles s’opposent au projet d’une future gare de métro du Grand Paris au milieu des champs. Les militants veulent préserver les dernières terres agricoles au nord de la capitale pour en faire un lieu dédié à la transition écologique.
...
Ces militants croyaient pourtant avoir gagné en novembre 2019, lorsque le gouvernement avait annoncé l’abandon d’Europacity. Une victoire en trompe-l’œil : les cent dix hectares de terres agricoles sont loin d’être préservés de l’artificialisation. ...« Le rapport penche pour l’abandon de la gare et de la zone d’activité car elles sont déjà assez nombreuses dans la région », analyse Bernard Loup, l’un des militants historiques du CPTG
...
Éric Piolle, maire de Grenoble, décidément sur tous les fronts ces dernières semaines. Il n’est pas le seul à avoir fait le déplacement : de Yannick Jadot à Marie Toussaint, députés européens EELV, en passant par Julien Bayou, conseiller régional d’Île-de-France EELV, Aurélien Taché, député du Val-d’Oise ex-LREM ou encore Clémentine Autain « Aujourd’hui, moins de 2 % de ce qui est consommé en Île-de-France provient de la région. Nous devons augmenter nos productions en circuit court et le projet Carma est porteur d’espoir car il répond aux besoins des personnes et pas aux besoins du capitalisme », assure la députée de Seine-Saint-Denis (France Insoumise).
...
Répondre aux défis de la souveraineté alimentaire, apparus au grand jour lors du premier confinement, favoriser l’agriculture en circuits courts et encourager la transition écologique sont justement les objectifs du projet Carma https://reporterre.net/Plutot-que-le-beton-a-Gonesse-une-belle-alternative-est-possible. Après des années de travail, tout est prêt à être lancé, comme l’explique Dominique Picard, présidente de l’association Carma https://reporterre.net/Apres-l-abandon-d-EuropaCity-l-espoir-d-une-agriculture-locale-et-ecologique
164 693 ont signé
Puy Chérifel NATURE a lancé cette pétition adressée à Cour administrative d'Appel de Bordeaux et à 4 autres
Soutien à Annie et Michel Pecheras, habitants de Grignols à quelques kilomètres de Périgueux, en Dordogne. Ils viennent d'être condamnés par la cour d'appel de Bordeaux a combler leur mare. Le coassement des grenouilles gêne leurs voisins installés à une dizaine de mètres du point d'eau.
...
PUYCHERIFEL NATURE
24110 GRIGNOLS
Mathilde Gracia @MathildeGracia
Niveau 1 : On est allé voir la nouvelle ZAD installée près du port de St-Nazaire. Une centaine d'ha doivent être bétonnés pour un projet industriel tourné vers l'écologie. Les opposants n'ont pas vraiment la même vision de l'écologie... Reportage @franceinfovideo
@stopcarnet @c_morancais 8 k vues
2:43 / 2:43 1:35 PM · 16 sept. 2020·Twitter Media Studio
87 Retweets 13 Tweets cités 139 J'aime
LEFEBVRE Guillaume @GuillaumeLFB · 17 sept.
Niveau 2 : Le mec qui porte ce projet je voudrais savoir comment il réagirais si on venait détruire sa maison en lui disant de ne pas s'inquiéter car on va prendre des mesures compensatoires... Ailleurs... Sans lui.
...
Écoute Comprend Apprend @YoannCOLIN1 · 16 sept.
Niveau 2 : Friches industrielles en France, deux bases de données BASIAS et BASOL jouent ce rôle, pour le grand public et les collectivités locales.
https://georisques.gouv.fr/articles-risques/basias#liens
375 642 vues - 3,7 k - 73 - 739 abonnés
2è Assises nationales de la biodiversité 2012.
Catégorie Science et technologie 277 commentaires
Guillaume LANGEVIN il y a 4 ans
Mais pourquoi ne met-on pas ce type fabuleux à la tête du ministère de l'agriculture ?
Transcription : Claude Bourguignon, ingénieur agronome et Docteur Es-science Microbiologie ... a fondé avec Lidia un laboratoire de microbiologie des sols ... équilibre agro-sylvo-pastoral au 19è siècle, ont arrêté les famines en europe, ils avaient inconsciement réinjecté l'arbre, c'était sous forme de haie, mais l'arbre est indispensable. ...
Thomas Brail et Loïc Gourbrein sont perchés sur un arbre, à Paris, face au ministère de la Transition écologique... Le premier depuis le 27 août, le second depuis le 2 septembre.
...
Sur le trottoir, contre une grille, des panneaux expliquent la démarche et donnent l'agenda. Petit-déjeuner vers 7 heures... Pique-nique : à midi et vers 18 heures.
Publié dans Arbres, biodiversité, Environnement fne
Depuis ce 28 août, Thomas Brail est monté dans un platane devant le ministère de l’Ecologie à Paris. Depuis cinq jours, Thomas Brail lutte, perché dans un platane face au ministère de la Transition écologique, à Paris, pour protester contre des coupes d’arbres prévues à Condom dans le Gers, où il vit.
...
Le militant écologiste, fondateur du groupe Facebook nommé « Groupe national de surveillance des arbres », se base sur l’article L350-3 du Code de l’environnement qui stipule que « le fait d’abattre, de porter atteinte à l’arbre, de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l’aspect d’un ou de plusieurs arbres d’une allée ou d’un alignement d’arbres est interdit, sauf lorsqu’il est démontré que l’état sanitaire ou mécanique des arbres présente un danger pour la sécurité des personnes ».
Émissions Le quart d'heure de célébrité
4 minutes
C'est le combat d'un quadragénaire du Tarn : Thomas Brail, grimpeur-arboriste. Amoureux de la nature, il lutte contre différents projets d'abattage d'arbres centenaires. Pour se faire entendre, il s'est installé le 28 août dans un platane, face au ministère de la Transition écologique.
...
Son métier, sa passion : entretenir les arbres
S’assurer qu’ils poussent bien, s'assurer qu'ils vont bien, les tailler en respectant leur morphologie et, surtout, en veillant à ce qu’ils ne souffrent pas des coups de sécateur ou de scie… Thomas Brail assure qu’il est « amoureux » des arbres. Il donne même des conférences pour apprendre à mieux les connaître.
Au public, Il rappelle alors quelques évidences : les arbres sont notre oxygène, ils aspirent la pollution et restent nos meilleurs alliés face au réchauffement climatique. Dès lors, ça le met en colère quand des communes les coupent, au motif de travaux d'aménagement en tout genre, et parfois au mépris des règles environnementales. C’est « notre patrimoine végétal qu’on assassine », estime le grimpeur-arboriste qui a décidé de passer à l’action.
Thèmes associés Culture écologie biodiversité réchauffement climatique Environnement
2 409 ont signé
Collectif pour la sauvegarde de l'Uzège a lancé cette pétition adressée à M. Didier Lauga, Préfet du Gard
NON à une nouvelle ZAC aux portes d'Uzès !
Alors que le réchauffement climatique, l’appauvrissement des terres et la destruction en cours des écosystèmes nous imposent de repenser nos modes de vie, notre développement économique et l’aménagement de nos territoires, certains élus continuent de vouloir imposer des projets dépassés.
Ils entendent poursuivre sur la voie de l’ouverture de nouvelles zones commerciales inutiles, grignotant des terres agricoles, tournant le dos à l’intérêt général et ignorant les projets alternatifs proposés par la société civile.
C’est le cas dans la région d’Uzès, dans le Gard, où la Communauté de Communes du Pays d’Uzès (CCPU, 33 communes) tente de faire aboutir depuis des années un projet de ZAC de 11 hectares dite "Les Sablas" sur la commune de Montaren & Saint-Médiers, à quelques kilomètres d’Uzès.
Après avoir enterré à cet endroit un projet de piscine intercommunale et de services liés au sport, la CCPU a préféré lancer ce projet de ZAC à vocation essentiellement économique et commerciale, face à une zone déjà occupée par des commerces. La surenchère des grandes surfaces et la destruction des espaces ruraux : voilà la seule ambition à l’œuvre.
Ce développement commercial tous azimuts, basé sur une logique d’un autre âge, va à l’encontre de tous les impératifs actuels : il grignote des terres fertiles, défigure les territoires, vide les centres-villes, oblige à des déplacements inutiles.
Une première enquête publique fin 2017, qui a réuni plus de 400 contributions, a conduit la commissaire enquêtrice à émettre un avis défavorable à ce projet de ZAC, faute d’intérêt général démontré. Plusieurs associations locales ont alors proposé un projet alternatif de ferme pilote s’inscrivant dans un projet agricole et alimentaire local.
Mais la CCPU n’a pas écouté ces avis et a tout fait pour rhabiller son projet de vagues promesses d’équipements publics et de services sur la ZAC, sans aucune étude sérieuse. C’est ainsi qu’une deuxième enquête publique est lancée fin 2018 afin de faire passer ce projet en force. Malgré une nouvelle mobilisation sans précédent (plus de 700 contributions, dont une majorité écrasante d’oppositions à la ZAC avec des arguments solides), les commissaires enquêteurs ont, cette fois, donné leur aval au projet de la CCPU. Le préfet du Gard doit se prononcer d’ici le 17 mars sur ce sujet.
Nous refusons ce déni de démocratie, ces parodies de débats publics et ces projets de zones commerciales inutiles et obsolètes. Nous prônons une autre méthode, celle de la concertation véritable, d’une autre logique économique, de la mise en valeur de vrais projets utiles, comme celui d’une ferme coopérative et d’autres qui pourraient voir le jour.
Rejoignez-nous en signant cette pétition et en la faisant signer autour de vous !
NON à la ZAC "Les Sablas" en Uzège - OUI aux terres fertiles pour alimenter les citoyens !
Informatique
Presque tous nos comportements laissent des empreintes numériques. Les informaticiens conçoivent et développent des techniques pour que l'analyse de ces gisements de données ne compromette pas la vie privée.
Tristan Allard| 10 janvier 2018| DOSSIER POUR LA SCIENCE N° 98| 10mn
anté, déplacements, achats, appels téléphoniques, réseaux sociaux, recherches d'information : toutes ces facettes de nos vies laissent des empreintes numériques qui sont stockées et classées dans des bases de données gigantesques, telles celles des moteurs de recherche, qui gardent l'historique des requêtes associées à une adresse IP (la carte d'identité d'un appareil connecté) pendant des années. Ces masses d'informations constituent une manne sans précédent pour les sociétés humaines. Dans le domaine de la santé, par exemple, on peut analyser les caractéristiques individuelles de chaque patient, afin de mieux le prendre en charge, ou de mener des études de santé publique. Si l'analyse de données sur les individus est pratiquée depuis des millénaires, notamment lors des recensements, la quantité et la diversité des informations aujourd'hui disponibles en multiplient l'intérêt potentiel… et les dangers.
...
il est souvent possible d'identifier la personne associée à un jeu de données, même quand celui-ci ne contient ni son nom, ni ses coordonnées. Des pans entiers de la vie privée peuvent être dévoilés, avec des préjudices multiples : discrimination au crédit bancaire ou à l'assurance selon l'état de santé, discrimination à l'emploi selon l'orientation sexuelle ou le groupe ethnique… Protéger les données personnelles sans empêcher leur exploitation est devenu un enjeu majeur à l'ère du tout-numérique. La diffusion de ces données est un art de l'équilibre, où l'on recherche le meilleur compromis entre utilité des données et protection des individus.
...
domaine de recherche spécifique dans les années 1970, visant à garantir un anonymat plus ou moins complet aux titulaires des données. Le phénomène s'est encore accéléré depuis le début des années 2000, avec l'essor d'Internet, qui permet de consulter et de croiser instantanément ou presque de multiples sources d'information (réseaux sociaux, annuaires…). Lors de la publication de données, il est essentiel de prendre en compte les connaissances annexes accessibles à un individu mal intentionné. En outre, les analystes se contentent de moins en moins de statistiques sur les données personnelles et demandent d'accéder directement à celles-ci, afin d'augmenter la précision de leurs études.
La conjonction de ces deux facteurs a exacerbé la nécessité d'une protection robuste. Au cours des dix dernières années, de nombreux chercheurs ont étudié la façon de publier des données tout en préservant la vie privée des individus concernés. Ils ont développé des méthodes dites d'assainissement des données
...
l'assainissement reste le meilleur compromis entre utilité et confidentialité des données, dont la protection absolue est illusoire. L'analyse des nouveaux gisements de données personnelles pouvant apporter des bénéfices notables, l'assainissement de données est une question sociétale avant d'être un défi scientifique.