103 min
Disponible jusqu'au 08/10/2026
À la télévision le mercredi 16 septembre à 20:55
Films Film
Un trentenaire est tiraillé entre deux femmes que tout oppose... Par James Gray, un drame romantique émouvant avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw.
Vieux garçon vivant encore chez ses parents, Leonard Kraditor peine à se remettre d'une douloureuse rupture qui l'a dévasté quelques années auparavant. Après une tentative de suicide ratée, il rencontre Michelle, la nouvelle voisine de ses parents. Leonard devient le complice et le confident de cette séduisante jeune femme blonde, dont il ne tarde pas à tomber éperdument amoureux. Il n'en continue pas moins de courtiser la brune et touchante Sandra. Entre ces deux femmes que tout oppose, Leonard devra faire un choix.
Mélo à huis clos
Pour son quatrième long métrage, James Gray (Little Odessa, La nuit nous appartient, The Immigrant...) laisse de côté le polar pour s'essayer avec brio au mélodrame. Joaquin Phoenix y campe un célibataire un brin névrosé, qui travaille dans la laverie familiale de Brighton Beach. Solitaire un peu gauche, ce personnage attendrissant est écartelé entre sa passion dévorante pour sa sensuelle voisine et la promesse de stabilité affective d'un mariage avec l'aimante fille du futur associé de son père. Dans la peau de la girl next door, Gwyneth Paltrow interprète une jeune femme à la vie dissolue, entre prise de drogues et relation avec un homme marié. En parfait contrepoint, Vinessa Shaw revêt les atours de la fiancée idéale, sensible et attentionnée. Si Gray abandonne le film policier, il en conserve néanmoins les ingrédients, en mettant en scène un huis clos étouffant où les personnages passent leur temps à s'espionner l'un l'autre. Pour ce faire, le cinéaste filme une nouvelle fois le monde de la nuit new-yorkaise, devenu le refuge d'un héros qui fuit un cocon familial à la fois rassurant et oppressant. Une solitude qui contraste avec la cohésion de la communauté juive de Brooklyn dont il est issu, et dont le réalisateur se plaît une fois de plus à dépeindre affectueusement les petits travers.
Avec
- Joaquin Phoenix (Leonard Kraditor)
- Gwyneth Paltrow (Michelle Rausch)
- Vinessa Shaw (Sandra Cohen)
- Moni Moshonov (Reuben Kraditor)
- Isabella Rossellini (Ruth Kraditor)
- John Ortiz (Jose Cordero)
- Bob Ari (Michael Cohen)
- Julie Budd (Carol Cohen)
- Elias Koteas (Ronald Blatt)
Réalisation James Gray
Scénario James Gray Richard Menello
Production 2929 Productions
Producteur/-trice Anthony Katagas Donna Gigliotti James Gray
Image Joaquín Baca-Asay
Montage John Axelrad
Musique Dana Sano
Pays Etats-Unis
Année 2008
Gabrielle Filteau-Chiba à Poitiers le 4 février 2023 - Jean-Francois FORT / Hans Lucas
Gabrielle Filteau-Chiba : "C'est ça la décroissance, dormir plus, lire beaucoup, faire l'amour, marcher" - Jeudi 1 janvier 2026 (première diffusion le vendredi 31 janvier 2025) / La terre au carré | France Inter
À 26 ans, en 2013, l'écrivaine quitte son travail de traductrice à Montréal pour s'installer dans la forêt boréale, dans le Kamouraska. Elle passe un hiver à -30°C dans une cabane, sans eau, ni électricité, "Encabanée" est le récit de ce mois de janvier. Elle revient avec le roman "Hexa".
Avec Gabrielle Filteau-Chiba, romancière et traductrice québécoise
La romancière Gabrielle Filteau-Chiba est née à Montréal le 26 novembre 1987, fille d’un professeur de langue et d’une traductrice médicale. Elle est aujourd'hui maman d'une petite Flora et se définit comme militante écoféministe. Enfant, elle rêve d'être écrivaine ou artiste. De son expérience de trois ans dans une cabane située dans la forêt boréale du Kamouraska naît une trilogie Encabanée (2018 au Québec), Sauvagines (2019 au Québec), Bivouac (2021 au Québec).
Elle raconte que c’est la première fois qu'elle doit se chauffer comme il y a 150 ans, elle a appris toutes les essences des arbres et leur capacité de chauffage différentes. Pour l'autrice, la forêt n'est pas menaçante, c'est un refuge. Elle raconte que cette cabane et ce lieu l'ont transformée de manière irrémédiable. C’était également un exercice d’humilité d'être exposée à des conditions météo compliquées qui appellent à un certain savoir-faire, réapprendre à faire le feu, à pelleter, à se chauffer, reconnaître les animaux. Elle avait envie de connaître les plantes boréales comestibles, comment les transformer en remèdes, ces savoirs lui permettant de se sentir moins seule et plus autonome.
Son dernier roman Hexa (Stock, 2025) dont elle a terminé l'écriture au moment des grands feux canadiens de 2023 est un roman d'anticipation, une "hopepunk fiction", toujours empreint d'écoféminisme.
De son enfance à son départ pour le Kamouraska
Déjà petite, elle rêvait de vivre proche de la nature : "Je rêvais d'avoir un potager, d'apprendre à faire du pain, de faire mes propres remèdes, comme des potions magiques, un petit côté sorcière. J'avais vu ma grand-mère cuisiner, aller cueillir les pommes, faire la croustade aux pommes qui sort du four chauffée au bois dans la cuisine d'été d'une maison ancestrale." Pour sa maman, ce mode de vie, c'était un recul. Elle raconte : "Pour elle, il fallait investir le marché du travail, il fallait dépasser les hommes, il fallait aller dans les conseils d'administration. On rêvait que je sois ambassadrice ou avocate, pas une ermite encabanée avec des principes écolos un peu trop radicaux."
Alors qu'elle travaille dans une boîte comme traductrice, en 2012, sa vie va basculer. Elle est au Québec en plein printemps érable, clin d'œil au printemps arabe, une révolte contre l'augmentation des frais de scolarité, privant certains de l'accès aux études supérieurs notamment. Le gouvernement a reculé après une centaine de journées de grève. L'invitée raconte : "Pour moi, ça a créé une faille, comme un bris de confiance envers les forces policières, le gouvernement. Mais il faut dire aussi que c'était un été caniculaire. Il faisait particulièrement chaud et je suis sûre que ça a contribué à ce climat anxiogène, tendu. On avait envie de fuir, on avait envie d'un autre monde." Elle craque, se sent prisonnière dans son travail de bureau, et part dans le Kamouraska. Ella avait besoin d'air. Elle a passé trois ans dans sa cabane dans les bois, avec quand même des allers et retours à la ville.
Elle raconte : "Je pense que c'est pour ça aussi que je voulais l'écrire d'un point de vue féminin, parce que moi, j'avais lu seulement des récits d'ermites hommes ou de grands voyageurs qui avaient affronté le froid, puis j'associais ça à une forme de force physique masculine. Mais c'est faux. Il faut juste développer d'autres techniques. Je pense que les femmes aussi, on peut fendre le bois, on peut pelleter. Notre centre de gravité n'est pas au même endroit. Mais si moi j'y suis arrivée, pourquoi les femmes de mon époque ne pourraient pas faire pareil ?"
Comment militer ?
Gabrielle Filteau-Chiba : "Il faut aller étudier en droit, il faut devenir journaliste, il faut être des porte-parole, il faut aussi être des bons parents, il faut apprendre à nos enfants à prendre soin de leur corps, de ne pas se surmener. Il faut revenir à un rythme beaucoup plus lent. C'est ça la décroissance, en fait, c'est dormir plus, lire beaucoup, faire l'amour, marcher. Je pense que si on passait plusieurs heures par jour avec ce programme-là... Puis déjà, on consomme moins, on a moins envie d'aller s'acheter des vêtements neufs parce qu'on est triste, qu'on a une mauvaise estime de soi. Moi, je suis certaine qu'en se donnant beaucoup d'amour, on va influencer plus largement notre cercle d'amis, notre famille. Et de toute façon, les révolutions partent toujours d'en bas."
Son nouveau roman
Hexa, son nouveau roman se passe en 2090, dans une société de dérives autoritaires. L'invitée explique : "C'est demain matin. C'est vraiment demain matin. C'est déjà presque aujourd'hui, une société transformée en raison de la crise climatique, avec des femmes qui ont fait le choix de partir s'isoler dans la forêt, des femmes un peu délinquantes, insolvables, sans statut, sans avenir, mais qui développent vraiment un besoin viscéral de faire le bien."
Retrouvez également :
La Forêt barbelée, Le Castor astral, 2024
Les rencontres :
Le 31 janvier à 19h : Rencontre à la Médiathèque Puzzle à Thionville, 1 place Malraux.
Les 1er et 2 février : Table-ronde au festival Lire la nature au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris, 62 rue des Archives.
Le 5 février à 19h : Soirée à la Librairie La Maison Jaune à Neuville-sur-Saône, 36 rue de la République.
Le 7 février à 19h : Soirée à la librairie La Passerelle à Antony.
Clés : Environnement Écologie Biodiversité
Publié le mardi 27 mai 2025
Le romancier Xavier Leclerc est venu parler de son nouveau livre, "Le Pain des Français", dans lequel il évoque les souffrances que la colonisation de l'Algérie a engendrées. Un récit poignant, lumineux, introspectif dans lequel il appelle à l'apaisement et la réconciliation de la mémoire.
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Publié le vendredi 25 avril 2025 / La terre au carré
Olivier Norek le 26 octobre 2024 ©Maxppp - Jean-Marc Quinet
Ancien lieutenant de police, aujourd'hui pleinement écrivain, Olivier Norek s'est fait connaître en 2014 avec "Code 93". Il publie une adaptation de son roman "Impact" en BD, un monde pré-apocalyptique radicalement remis en question par son anti-héros Virgil Solal.
Avec Olivier Norek, ecrivain, scénariste
Ancien policier devenu écrivain à succès, Olivier Norek était l'invité de l'émission pour présenter l'adaptation de son roman Impact en bande dessinée, réalisée avec le dessinateur Fred Pantarolo parue aux éditions Michel Lafon. Cette œuvre aborde la question écologique sous l'angle d'un thriller où un ancien militaire kidnappe le PDG d'une grande entreprise.
Une enfance nomade, fils d'un haut fonctionnaire
Né le 2 août 1975 à Toulouse, Olivier Norek est le fils de Claude Norek, un énarque qui a occupé de nombreuses fonctions dont celle de directeur général de Radio France. Son enfance a été marquée par une dizaine de déménagements avant ses 18 ans, sa mère étant directrice d'école. "C'est difficile d'avoir des racines quand on a autant déménagé. Donc, on se crée un monde personnel, un univers privé imaginaire. On me pose souvent la question, "qu'est-ce que vous emmèneriez sur une île déserte ?" Moi, je peux tenir très bien trois ans tout seul sur une île déserte, sans parler à personne, cela ne me pose aucun problème."
Cette vie nomade a nourri son imagination et son goût pour la lecture. "Mes deux parents ont commencé comme enseignants. La culture a toujours été quelque chose de capital à la maison. On ne me donnait pas d'argent de poche, mais j'avais un crédit illimité pour acheter des livres, des 45 tours ou des 33 tours."
À écouter
L'écologie en BD
De flic à écrivain : un parcours marqué par une sensibilité contrôlée
Son métier de policier l'a obligé à mettre de côté sa sensibilité : "Je suis ultra ultra-sensible. Il a fallu que je bloque ma sensibilité quand j'étais policier. Maintenant que je suis auteur, je peux enlever ma carapace et me laisser pénétrer par tous les sentiments. Mais quand on est flic, le concept d'empathie mène parfois à un mauvais jugement."
Olivier Norek a débuté comme gardien de la paix avant de devenir lieutenant, toujours dans l'ombre de son père dont les réformes avaient marqué la police. "En arrivant à l'école de police, je suis convoqué par le directeur qui me dit 'Vous êtes Olivier Norek, le fils de Claude Norek. Savez-vous que grâce à Claude Norek, ceci, ceci, ceci et cela..." Pour les gardiens de la paix, il a changé les méthodes de recrutement, il a ajouté à la dissertation de la culture générale, de l'histoire, de la géographie et du droit."
Le passage à l'écriture d'Olivier s'est fait presque par hasard, alors que rien ne le prédestinait à devenir écrivain : "J'ai eu cinq sur 20 au bac français. Même mes cartes postales étaient illisibles. L'écriture est venue bien après."
À écouter
Où est passée l’écologie ?
Le 18/20 · Le téléphone sonne
37 min
L'écologie, un combat urgent face à l'inaction politique
Olivier Norek expose sa vision de l'urgence écologique avec force : "L'écologie, ce n'est pas un sujet, c'est le sujet qui doit infuser tous les nouveaux sujets, toutes les nouvelles lois, toutes les nouvelles directives, et tous les nouveaux projets. L'écologie, ce n'est pas autre chose que la simple sauvegarde de l'humanité et des générations à venir."
Il évoque son indignation face à l'inaction des gouvernements et justifie la colère qui monte chez certains : "La violence naît qu'en dernier recours, quand on n'écoute pas ces paroles qui, depuis le M.I.T en 1972, nous alertent sur les énergies fossiles. Qu'est-ce qu'il reste aux gens pour se faire entendre ? Le cri, la violence verbale, et même parfois la violence physique que je ne soutiens absolument pas." Le roman puis la bande dessinée Impact lui ont permis, à lui, Olivier Norek d'exprimer cette colère à travers son personnage : "J'ai donc créé un monstre qui choisit la violence."
À écouter
Olivier Norek : "Cette guerre a prouvé à Hitler que la Russie était un colosse aux pieds d'argile"
L'interview de 9h20
21 min
Police et environnement : une défense nécessaire de la nature
Pour Olivier Norek, la police de l'environnement joue un rôle essentiel qu'il compare à des romans policiers :"La police défend les victimes. Aujourd'hui, la planète est une victime. Notre nature est victime. La plupart du temps, moi, je fais des polars, dans lesquels, il faut un assassin, une victime, une scène de crime. Aujourd'hui, pour l'écologie, c'est la même chose. L'assassin, c'est la pollution. La victime, c'est l'humanité. La scène de crime, c'est la planète."
Il défend cette police spécialisée contre les critiques récentes : "Quoi de plus normal avec une nature, avec une forêt qui est en souffrance, de voir naître une police des forêts, une police de la nature, une police de cette protection." Plus généralement, il déplore que le débat public s'attarde sur des questions secondaires au lieu des enjeux majeurs : "Est-ce qu'on parle du fait que dans 20 ans, il n'y aura pas un seul poisson comestible dans l'océan ? Est-ce qu'on parle du fait que dans quinze ou 20 ans, c'est 500, 600, 700 millions de réfugiés climatiques qui vont remonter vers l'Europe et les États-Unis ? Est-ce qu'on parle du fait que dans une trentaine d'années, on aura beau manger à s'en faire exploser le ventre, il n'y aura plus assez d'apports nutritifs dans les aliments et qu'il faudra quand même des compléments alimentaires ?"
À écouter
Olivier Norek
L'invité du 13/14
14 min
La BD Impact d'Olivier Norek avec Fred Pontarolo, chez Michel Lafon, d’après le roman Impact d’Olivier Norek
Clés : Environnement Arts et Divertissement Écologie BD – Manga Bandes dessinées – Romans graphiques
J.R. Dos Santos, présentateur vedette de la chaîne de télévision publique portugaise depuis plus de 25 ans et auteur du best-seller La Formule de Dieu, s’est penché sur le futur de l’humanité dans son nouveau livre, Immortel. Le roman addictif, basé sur des recherches scientifiques, raconte comment l’humanité telle que nous la connaissons se dirige vers l’immortalité.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?C-fpVQ
26 août 2024 | Arnaud Viviant | Gauche(s) - Littérature - Parti socialiste
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Il y a peu, je lisais un tweet sur X qui disait : « Un jour on réalisera le mal profond qu’a fait le Printemps Républicain à la gauche et plus largement à l’unité du pays, en rendant acceptable d’avoir des discours et des actions clairement racistes et xénophobes sous le masque d’un laïcisme perverti ». Eh bien, ce jour est arrivé avec la parution, dans le cadre de la rentrée littéraire, du nouveau roman d’Aurélien Bellanger, Les derniers jours du Parti socialiste.
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Qu’est-ce que ça raconte ? Eh bien, comment un petit apparatchik du PS, Grémond donc, « un de ces hommes de l’ombre dont les romanciers s’emparent parfois pour définir l’esprit d’une époque », a utilisé le thème de la laïcité pour dépasser le clivage gauche/droite dans une France traumatisée par les attentats.
À titre personnel, je me souviens de m’être méfié à la naissance du Printemps républicain après avoir appris que, parmi les fondateurs du mouvement, il y avait Marc Cohen que je connaissais bien et qui avait été l’un des artisans du regrettable épisode « rouge-brun » dans les années 90. Devenu rédacteur-en-chef de Causeur, il allait publier le manifeste du Printemps républicain, conjointement avec Marianne. On le sait, la pensée du Printemps républicain se retrouve aujourd’hui dans le magazine Franc-Tireur dirigé par Raphaël Enthoven et Caroline Fourest, financé par Daniel Kretinsky, également propriétaire de Marianne, mais qu’il est en train de revendre au milliardaire catholique Pierre-Edouard Stérin.
Comme l’écrit Aurélien Bellanger, par la voix de son personnage Sauveterre, « toute cette histoire de laïcité était un prétexte depuis le début. Votre conception de la laïcité cache quelque chose d’obscurément fascisant et on est sans doute engagé plus loin que je ne l’aurais cru dans un processus de fabrication d’un ennemi intérieur ». Autant de choses qu’on peut constater en regardant CNews (où Onfray dispose désormais d’une émission à sa botte, comme Zemmour en son temps et sans doute pour la même raison que lui : se présenter à l’élection présidentielle de 2027 comme l’imagine d’ailleurs Bellanger dans son roman) ou en écoutant les éditos « d’extrême droite moins une » de Philippe Val sur Europe 1. Bellanger invente cette expression à partir du fameux tweet de Raphaël Enthoven où il disait que « si Mélenchon et Marine Le Pen étaient au second tour, il irait voter pour cette dernière à 19h59 ». Certes, Bellanger a beaucoup moins de force romanesque que Houellebecq à qui il rend d’ailleurs hommage à la fin de son livre. Il est plus dense, plus cérébral, moins marrant ; mais aussi beaucoup plus structuré et pertinent politiquement que l’auteur de Soumission. N’attendez pas le second tour de l’élection présidentielle de 2027 pour lire Les derniers jours du Parti socialiste, et comprendre le piège qui a été tendu à la gauche avec ce simple mot : laïcité.
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Aurélien Bellanger, Les derniers jours du parti socialiste, Le Seuil. Parution : le 16 août 2024.
2 commentaires
- Berthelot Jacques le 26 août 2024 à 15:56 Très juste cet article.
- Réponse David weber le 26 août 2024 à 20:55 La loi de 1905 n’est pas celle de la séparation de l’Eglise et de l’Etat mais DES Églises et de l’Etat. Le pluriel est important. Le terme Église est à prendre dans un sens générique d’organisation religieuse puisque la loi sépare le culte israélite tout comme les cultes protestants ( luthérien et réforme) et catholique. Le théme du livre est la laïcité mais, malheureusement , l’auteur reprend tous les poncifs sur celle ci comme d’ailleurs le fait le Printemps républicain qui n’y connait rien mais instrumente la laïcité.
Oncle Petros et la conjecture de Goldbach Apostolos Doxiadis trad. de l'anglais - Coup de cœur
La conjecture de Goldbach s'exprime ainsi : "Tout nombre pair supérieur à 2 est la somme de deux nombres premiers" ... problème de l'indécidabilité des hypothèses ...
Résumé
Parmi les conjectures célèbres non démontrées en mathématiques, celle de Goldbach est la plus simple ... surprenant roman, où l'enquête policière le dispute aux mathématiques pures sur fond d'histoire des sciences, se poseront la question. L'évolution de la théorie des nombres est si clairement exposée ... Éditeur : Paris, C. Bourgois, 2000 ...
Connu / message d'un auditeur de https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?3cfA6g
Artem et Eva se lancent dans le porno amateur pour financer leurs études. Bientôt repérée par l'industrie, Eva devient une star. Comment cette trajectoire inattendue impacte-t-elle la vie du couple et leur relation ? Leurs doutes et espoirs, et au-delà, les questionnements de leur génération, nourrissent cette romance initiatique.
Agés de 22 ans et originaires de Omsk en Sibérie, Artem et Eva forment un couple d’étudiants. Pour faire face à la vie chère, ils décident de tourner ensemble un film pornographique amateur et de le poster sur la plateforme Pornhub. La vidéo devient virale et leur rapporte de quoi faire face à leurs dépenses. Eva se mue en star et prend le pseudonyme « Eva Elfie ». Artem lui apprend à s’exprimer en anglais, répond à ses emails, et finit par devenir son manager.
Ensemble, ils fixent certaines règles pour protéger leur relation dans cette aventure : ils ne tourneront qu’à deux et jamais avec d’autres acteurs, ce que la jalousie d’Artem ne supporterait pas. Mais chaque jour, Eva est plus populaire et réunit de plus en plus de fans et d’offres de tournage partout en Europe. Elle est même nommée pour un prix de l’industrie pornographique aux États-Unis.
Eva apprécie son succès et le luxurieux train de vie auquel elle a accès. Artem de son côté pense qu’ils ont désormais assez d’argent pour acheter un appartement, fonder une famille, et surtout quitter l’industrie pornographique. Mais Eva hésite à vouloir abandonner sa célébrité.
Comment Artem et Eva vont-ils aborder cette nouvelle phase de leur vie, dans laquelle il leur faudra faire des choix décisifs, chacun de son côté et en tant que couple ?
Auteur.e Evgeniy Milykh
Pays France Année 2022
Réalisation Evgeniy Milykh
Production Petit à Petit Production Marx Film TVINDIE Film Production
Producteur/-trice Rebecca Houzel (Petit à Petit Production) Max Tuula (Marx Film) Maria Gavrilova (Marx Film) Evgeniy Gindilis (TVINDIE Film Production)
Ndlr : un autre regard sur la russie...
Dans les années 1960, un agent de change se prend d’affection pour les employées de maison logées au sixième étage de son immeuble... Philippe Le Guay signe une comédie sociale et romantique, galvanisée par de formidables seconds rôles et la drôlerie du duo Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain.
Paris, années 1960. Jean-Louis Joubert vit avec sa femme Suzanne dans les quartiers huppés de la capitale. Par le biais de María, la nouvelle domestique recrutée par son épouse, cet agent de change découvre les conditions dans lesquelles vit un groupe de bonnes d’origine espagnole, logées au sixième étage de son immeuble bourgeois. Sous les toits, il n'y a pas d'eau chaude et les toilettes sont constamment bouchées, mais il règne sur le palier une joie de vivre et une solidarité que M. Joubert ne tarde pas à apprécier, et auxquelles il n’aura bientôt d'autre choix que de s’adapter…
Richesse(s)
Si la truculence des femmes hautes en couleur qui habitent sous les mansardes s’opposent radicalement à son caractère rigide, l’austère Jean-Louis Joubert se prend d’affection, bien malgré lui au départ, pour ces personnalités attachantes et pleines de vie qui ont fui le franquisme. Au travers de cette rencontre tout en contrastes se déploie une comédie sociale et romantique dont l’intrigue évite l’écueil manichéen de la lutte des classes. Car cet antihéros, qui remet en question son appartenance à la grande bourgeoisie, se frotte avec intérêt à une nouvelle réalité sociale et goûte avec délice son autre forme de richesse. Porté par de lumineux seconds rôles incarnés, notamment, par des actrices chères à Pedro Almodóvar (Carmen Maura et Lola Dueñas), ce film fait une nouvelle fois la part belle à la drôlerie du duo Fabrice Luchini-Sandrine Kiberlain (déjà vu dans Beaumarchais, l’insolent et Rien sur Robert), lequel déploie une impeccable partition, entre obsessions de l’une pour les futilités (bridge, shopping, coiffeur...) et dessillement de l’autre face à un monde totalement inconnu.
Réalisation : Philippe Le Guay
Scénario : Philippe Le Guay Jérôme Tonnerre
Production : Vendôme Production France 2 Cinéma SND
Producteur/-trice : Philippe Rousselet
Image : Jean-Claude Larrieu Montage : Monica Coleman Musique : Jorge Arriagada
Avec : Fabrice Luchini (Jean-Louis Joubert) Sandrine Kiberlain (Suzanne Joubert) Natalia Verbeke (María Gonzales) Carmen Maura (Concepción Ramirez) Lola Dueñas (Carmen) Berta Ojea (Dolores Carbalan) Nuria Solé (Teresa) Concha Galán (Pilar)
Pays : France
Année : 2010 Cinéma Films
Durée : 101 min
Disponible : Du 05/10/2022 au 05/10/2022
Genre : Cinéma
Prochaine diffusion le : mardi 11 octobre à 13:35
Le Journal de Bridget Jones - film 2001 - AlloCiné
[Rechercher dans le domaine allocine.fr] https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29137.html
" le journal de bridget jones " sympathique comédie romantique. C'est l'histoire de bridget Jones (Renée zellweger) une celibataire endurcit de 32 ans un peu boulotte et maladroite.
Le Journal de Bridget Jones (film) — Wikipédia
[Rechercher dans le domaine fr.wikipedia.org] https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Journal_de_Bridget_Jones_(film)
Le Journal de Bridget Jones (Bridget Jones's Diary) est une comédie romantique britannico-franco-américaine réalisée par Sharon Maguire, sortie en 2001
...
Le journal de Bridget Jones - Poche - Helen Fielding ...
[Rechercher dans le domaine livre.fnac.com] https://livre.fnac.com/a6405249/Helen-Fielding-Le-journal-de-Bridget-Jones
Bridget Jones, femme active et célibataire de 29 ans, consigne les déboires de ses journées dans un journal. Chaque jour est l'occasion de faire le point sur son poids, les cigarettes fumées, l'alcool et les calories ingurgitées. Sa préoccupation principale reste le sexe opposé ; de Daniel, son patron dont elle est secrètement amoureuse et dont elle peut attendre passivement des heures ...
LE JOURNAL DE BRIDGET JONES (Critique) - Les Chroniques de ...
[Rechercher dans le domaine leschroniquesdecliffhanger.com] https://leschroniquesdecliffhanger.com/2021/08/20/le-journal-de-bridget-jones-critique/
Si certaines choses et dialogues ont mal vieilli, il n'empêche que Le Journal de Bridget Jones, meilleur opus d'une trilogie inégale malgré ses éclats de rire et d'amour, reste un film-doudou à regarder un soir, sous un plaid, avec de la glace et du Céline Dion. 20 ans plus tard, le charme reste intact, à peu près autant que les fabuleux pulls de Noël de ce cher Darcy.
Le Journal de Bridget Jones - Helen Fielding - Babelio
[Rechercher dans le domaine babelio.com] https://www.babelio.com/livres/Fielding-Le-Journal-de-Bridget-Jones/3973
Sans éclat ni virtuosité, " le journal de Bridget Jones " est une myriade de clichés déjà vus, revus, mâchés et régurgités à loisir. Je n'approfondirai même pas l'histoire qui est d'une banalité affligeante. La bagarre entre les deux « males », censée apporter un peu d'action, est stupéfiante de débilité.
...
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Dans le Paris de l’insurrection, un enquêteur indépendant : Étienne Dardel.
Une jeune réalisatrice, Vicky, qui tombe aux marches de l’Assemblée nationale.
Sa mère, sur un rond-point du Tarn, passée du Parti socialiste au Rassemblement national.
Le directeur de l’Ordre public, un républicain qui veut croire en la police.
Place Beauvau, un ministre qui tweete et qui tangue.
Et tout un monde qui traverse Dernière sommation comme un tableau vivant : garde du corps incontrôlable, street medic courageuse, président assiégé, policiers en roue libre, éditorialistes compromis, entre mensonges et raison d’État.
Le grand roman de l’insurrection, tout en urgence et en modernité.
Le premier roman de David Dufresne.
.En savoir plus sur "Dernière sommation" : https://www.hachette.fr/livre/derniere-sommation-9782246857914
Catégorie Divertissement
Par la voie de la fiction, David Dufresne rend compte du soulèvement des Gilets jaunes depuis novembre 2018 et de la dérive autoritaire du maintien de l’ordre. Un roman très politique, qui donne de grandes claques de réalité.
Claas Relotius, le romancier du Spiegel
54 minutes
Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, l'histoire d'un scandale médiatique tout récent qui a secoué la presse allemande et européenne, né des mensonges d'un journaliste. Invité Vincent Kaufmman professeur de littérature et de l'Histoire des médias au MCM Institute de l'Université de St. Gall en Suisse.
La photo prise le 27 mars 2014 montre le journaliste allemand Claas Relotius, lauréat du prix "Journaliste CNN de l'année 2014" à Munich. Claas Relotius, 33 ans, a démissionné en décembre 2018 après avoir admis avoir inventé des histoires © AFP / Ursula DUEREN / dpa
En décembre 2018, quelques jours après avoir été consacré reporter de l'année, cet employé du Spiegel, le grand hebdomadaire d'investigation, est confondu par sa hiérarchie : un de ses collègues du magazine vient de découvrir que son dernier reportage en date est falsifié. Paru deux semaines plus tôt, l'article en question, qui décrit les activités d'un groupe de miliciens américains anti-migrants, a été créé de toutes pièces par le journaliste.
...
pas de la seule tromperie du journaliste. Très vite on découvre que quatorze de ses articles sont à des degrés divers truffés de mensonges, d'inventions et d'approximations. Relotius démissionne, la rédaction du Spiegel est sous le choc. ...
Invité Vincent Kaufmman
professeur de littérature et de l'Histoire des médias au MCM Institute de l'Université de St. Gall en Suisse. Il est l'auteur notamment des Dernières Nouvelles du spectacle, ce que les médias font à la littérature, paru aux éditions du Seuil en 2017.