Nucléaire
L’échauffement des rivières par les réacteurs nucléaires n’est pas une fatalité, la centrale de Civaux en est le parfait exemple. Mise en service à la fin des années 90, cette centrale de 2990 MWe de puissance est équipée d’un système de refroidissement spécifique qui permet d’éviter l’échauffement de sa source froide : la Vienne. Cette solution devrait inspirer EDF pour adapter le reste de son parc nucléaire au réchauffement climatique.
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cette centrale, qui est l’une des plus récentes du parc d’EDF, dispose de plusieurs avantages à ce sujet. D’abord, elle est équipée des deux tours aéroréfrigérantes les plus hautes de France, avec 178 mètres. Le système a été dimensionné dès sa conception pour prendre en compte les irrégularités de la Vienne. De ce fait, on y trouve un système de refroidissement additionnel qui permet de mieux refroidir l’eau restituée, par l’intermédiaire de 4 petites tours aéroréfrigérantes. Celui-ci confère également à la centrale une autonomie de refroidissement 10 jours sans prélèvement dans la Vienne.
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Christophe Rieu, directeur du site, explique que la centrale peut produire « à pleine puissance, canicule ou pas, sans aucun impact sur l’environnement ». Le jour de ce reportage, l’eau prélevée affichait une température de 26,77°C, tandis que l’eau rejetée n’était à 22,57°C.
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Un système applicable aux autres centrales françaises ?
Face à des épisodes de canicule de plus en plus fréquents, EDF travaille à l’adaptation de ses réacteurs nucléaires situés en bords de cours d’eau. L’électricien envisage d’investir près de 8,7 milliards d’euros sur les quinze prochaines années sur ce sujet. La reproduction de solutions comparables de celle de Civaux est une piste à envisager pour limiter l’arrêt des réacteurs sans nuire à la biodiversité aquatique des fleuves et rivières concernées. Elle pourrait par exemple être déployée à Golfech, située le long de la Garonne, et arrêtée depuis le 9 juillet à cause des températures.
L’association Nous voulons des coquelicots organise une après-midi dédiée à l’impact des activités nucléaires militaires sur les eaux de la Vienne. Elle se tiendra le 26 avril à Châtellerault à l’occasion des 40 ans de l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Depuis 2025, la centrale de Civaux (86) expérimente pour l’armée française le dispositif Trident de Transformation Industrielle d’Énergie Nucléaire. L’objectif est de produire du tritium. Issu de l’irradiation du lithium, il est un des éléments essentiels à la fabrication des bombes nucléaires. L’association environnementale s’interroge sur les impacts de cette nouvelle activité.
Au programme :
- Projection de Somba Ke : The Money Place (2006). Ce documentaire évoque l’héritage empoisonné d’une mine d’uranium canadienne ayant fourni la matière première des bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki.
- Atelier « compteur Geiger » et un goûter. Le compteur Geiger permet de quantifier les rayonnements ionisants émis par une source radioactive.
- Conférence-débat avec : Jacques Terracher, membre de la Commission Locale d’Information (CLI) de la centrale de Civaux, Roland Desbordes, physicien et membre fondateur de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), le collectif Cancer Colère et la coalition Guerre à la guerre.
De 15 h à 18 h à la Maison pour tous de Châtellerault.
Connu / TG le 15/04/25 à 16:19
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Outre l'éventualité d'une catastrophe, quelles sont les conséquences en Loire-Atlantique de l'activité des 14 réacteurs ligériens avec leurs effluents liquides chimiques et radioactifs déversés dans la Loire et la Vienne, donc en amont des captages d'eau de boisson en Loire et nappe associée, les plus importants en Loire Atlantique ?
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Michaël Canit, vice-président de l’EPTB Charente (le gestionnaire public du fleuve). © Crédit photo : M. C.
Par Olivier Sarazin Publié le 10/04/2025 à 6h00.
Les élus et les professionnels de l’eau assurent qu’il existe bien d’autres leviers
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« Ce n’est qu’un ultime recours, une solution dite de rupture, avec de réels problèmes environnementaux, techniques et financiers. Nous en mesurons la faisabilité mais nous ne souhaitons pas l’appliquer. Ce serait le pire des échecs, aussi cuisant que l’installation d’usines de dessalement sur le littoral », insiste Michaël Canit, vice-président de l’EPTB Charente (le gestionnaire public du fleuve).
Le barrage de Mas Chaban, à Lésignac-Durand, en Charente limousine, lors d’un épisode de sécheresse hivernale en février 2023.
Archives Jean-Denis Renard / SO
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Les sujets associés Ressources en eau Réchauffement climatique Environnement Dordogne Charente Charente-Maritime Votre région Barbezieux Saint-Hilaire Angoulême Olivier Sarazin Climat Cognac
Connu / TG le 10/04/25 à 19:40
Ndlr : Mr Canit est aussi maire de Saint-Sornin et conseiller départemental
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Connu / TG le 12/09/23 à 14:27
Complété de
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https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/pesticides-dans-l-eau-potable-de-la-vienne-l-autorisation-de-depasser-les-normes
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