Enquête — Agriculture
Mis à jour le 6 février 2026 à 07h30
Durée de lecture : 10 minutes
Les mobilisations agricoles menées par la Coordination rurale sont une aubaine pour l’extrême droite. Les groupuscules radicaux s’y invitent, voire organisent conjointement des actions. Le tout, sans que le syndicat ne s’y oppose vraiment.
Vous lisez la troisième enquête réalisée en partenariat avec StreetPress sur la Coordination rurale.
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FOCUS 🔍
Depuis 2010, les groupuscules d’extrême droite radicaux se sont implantés par la violence en plein cœur de la capitale des Gaules. Leur objectif ? Débarrasser la ville de leurs « ennemis » : la gauche et les étrangers. Décryptage avec Bruno Rieth et Anthony Cortes de la rubrique politique.
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«Libé» publie une nouvelle édition de sa carte des mouvements d’extrême droite radicale actifs en France. Depuis 2019, leur stratégie est claire et méthodique : éclater les organisations, multiplier les paravents et séparer militance et actions violentes pour perturber la réponse de l’Etat.
(Alice Clair)
ParMaxime Macé•
Pierre Plottu•
Alice Clair•
Savinien de Rivet
«Marcher séparément, frapper ensemble.» Comme souvent, les militants d’extrême droite ont piqué à la gauche une de ses vieilles recettes. Théorisée par Léon Trotski, celle-ci est remise au goût du jour par les cadres néofascistes pour gêner les réponses policières, judiciaire et administrative à leur activisme raciste et violent. Avec des effets très palpables, notamment une inflation du nombre de bandes violentes sévissant sur une grande partie du territoire. Si ce processus de dissémination, faisant suite aux dissolutions de grandes franchises nationales intervenues ces dernières années, a été mis en branle dès 2019, il est désormais généralisé : partout, on prend les mêmes et on recommence, comme en témoigne la troisième édition de notre cartographie des groupuscules, suite d’un recensement
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Pour aller plus loin : Extrême droite ; Data
Connu / TG le 21/10/25 à 10:43
L'entretien d'actu
« FRDETER », c’est le nom du canal d’extrême-droite sur Telegram qui incitait à des actions violentes notamment à l'encontre de la communauté musulmane du Wazemmes, à Lille. Mais pas seulement. Des élus de gauche, des journalistes ou encore des militants associatifs nommément désignés, figurent parmi la liste des cibles potentielles de cette organisation que l'on pourrait qualifier de terroriste.
C’est Tajmaât, qui se présente comme une « plateforme collaborative pour les Maghrébins » qui a révélé l’existence de groupuscule néonazi FRDETER après l’avoir infiltré pendant deux semaines. Dimanche 2 avril, Tajmaât a publié une longue série de messages qui nous renseigne sur le fonctionnement de ce canal, plutôt bien organisé, et publie la teneur de certains échanges qui glacent le sang. Dans sa présentation, la boucle Telegram aux 7 300 abonnés, indique qu’ont été créées « plusieurs groupes de discussions menant aux 95 départements, pour pouvoir s’aider entre [nationalistes] dans toute la France ». En guise de logo, le canal arbore une croix celtique, un symbole repris par les mouvements d’extrême droite en Europe. Les modérateurs du groupe sont chargés de surveiller et de recruter les personnes plus actives.
Les différents groupes liés à FRDeter ont été fermés à la demande de Gérald Darmanin, le ministère de l’intérieur « travaille aux suites judiciaires à donner ». Quel est le profil de ces identitaires abonnés au groupe FRDETER décidés à commettre des attentats ? Quelles sont leurs motivations ? Quelles actions violentes étaient en préparation ? Est-ce que la menace est aujourd’hui écartée ? On en parle avec Emma Audrey journaliste Grand Reporter notamment à Média 25, un média indépendant dans le Doubs et à Radio bip, une radio associative qui émet à Besançon. Elle travaille notamment à l’archivage des échanges qui ont circulé dans ces boucles Telegram.