Le Conseil de paix (Board of Peace) inauguré à Davos le 22 janvier dernier tire sa légitimité de la résolution
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Dominique de Villepin ©Radio France - Grégoire Nicolet
Les États-Unis ont lancé, depuis samedi, une série de frappes sur l'Iran, conjointement avec Israël. Le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une de ces frappes. Avec cette intervention, les États-Unis ont fait "un pari", qui peut se transformer en "piège" selon Dominique de Villepin.
Avec
- Dominique de Villepin, homme politique et diplomate français
"L'intervention qui a lieu dans la région est un pari", estime Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, lundi 2 mars sur France Inter. Les États-Unis ont lancé une série de frappes sur l'Iran depuis samedi, avec Israël. Les Américains "vont payer très cher cet oubli d'un ordre international", selon Dominique de Villepin.
"Bien évidemment, on doit se réjouir du fait qu'un régime qui a tiré contre ses enfants, un régime qui est aujourd'hui la cause de la souffrance du peuple iranien, se trouve affaibli", reconnaît l'ancien ministre, alors que le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une frappe samedi. Néanmoins, il explique "s'inquiéter, en même temps, de l'affaiblissement du droit international" et d'"une guerre qui risque de devenir régionale".
Il considère que cette intervention "est un pari". "Le pari, c'est de frapper d'en haut en espérant que le moment venu, le peuple qui est en bas aura la force, aura les moyens de réagir et de prendre le pouvoir pour se diriger lui-même", explique Dominique de Villepin. Un "voeu" mais "derrière, il y a aussi un piège : c'est le risque d'un durcissement du régime". "Nous ne pouvons pas considérer, parce qu'on a éliminé un dirigeant, que la question est réglée."
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Or, selon l'ancien ministre, "le régime [iranien] n'est pas du tout effondré. Il garde des moyens importants. Il a la capacité de réprimer son peuple". Dominique de Villepin trouve qu'"avant de demander aux gens de descendre dans la rue, il faut qu'il y ait un minimum de sécurité" en Iran et que la "stratégie" de Donald Trump est "pour le moins cavalière". Le président américain "va devoir assumer les conséquences de ce qui est en train de se passer dans la région. C'est une véritable tragédie qui se déroule".
Des "logiques impériales" qui font "primer la domination"
En effet, Dominique de Villepin évoque aussi les "contradictions dans le discours américain". "Quand les objectifs [de guerre] ne sont pas clairs, il y a le risque de l'enlisement, il y a le risque des conséquences tragiques pour toute la région". Il prend l'exemple des interventions américaines de ce début d'année et notamment au Venezuela, le 3 janvier. "À chaque intervention [Donald Trump] a donné des explications différentes, des objectifs différents. [...] Les motivations s'empilent." Ce qui pourrait entraîner, selon l'ancien ministre des Affaires étrangères, "la déstabilisation de l'ensemble de cette région".
Il ajoute que la "décision prise par Israël et par les États-Unis pose le problème de la négociation. Est-ce qu'on peut, alors même qu'une négociation est engagée [à Oman, sur le nucléaire iranien], décider de recourir à la force ? C'est non seulement détruire le droit, mais c'est détruire le principe même de la négociation", s'alarme-t-il. Dominique de Villepin fustige "des logiques impériales qui font primer la domination, font primer la puissance, font primer la force" et répète que "les États-Unis vont le payer très cher dans les prochaines années et Donald Trump également".
Clés : Info Monde Proche et Moyen-Orient Iran Conflits – Guerres Benyamin Nétanyahou Donald Trump Ali Khamenei Dominique de Villepin
Tr.: ...
violation du droit international, guerre impériale, objectifs pas clairs, risques de conséquences tragiques, garantie d'une règle pour tous, vocation d'un pays comme la France, l'Europe ...
déjà 7 interventions militaires ... piège, risque de durcissement du régime iranien ... principe de responsabilité, risque guerre asymétrique avec le terrorisme, le régime n'est pas à la veille de l'effondrement, les durs sont encore très nombreux, ... entrer en guerre en pleine négociation, c'est détruire le droit ... organiser une coalition diplomatique, trouver les bases d'une solution ... a regretté la réaction de la France, de l'Europe, pas assez puissante ... mobiliser la communauté internationale ... /Doctrine nucléaire fr la doctrine, les moyens, l'ambiguité stratégique. Le pouvoir de décision doit rester au pdt de la république ... risque d'enjeu pour nos libertés ... /RN enjeu majeur
Édito
La radicalisation des formations politiques, de plus en plus attirées par les extrêmes, ne peut se comprendre sans évaluer l’effet de l’offre politique. Les partis ne se contentent pas de refléter l’opinion : en imposant certains thèmes, en hiérarchisant les enjeux, ils modifient les attentes, élargissent ou restreignent le champ du pensable. C’est pourquoi le travail programmatique ne saurait être relégué au second plan : il ne s’agit pas d’un simple habillage d’une identité supposée immuable, mais d’un levier de transformation du débat public.
L’actualité américaine illustre les conséquences concrètes de cette dynamique. La réélection de Donald Trump consacre l’efficacité électorale d’une stratégie anti-establishment qui déstabilise les institutions. L’assassinat de la députée démocrate Melissa Hortman et de son mari, ainsi que la tentative de meurtre contre le député John Hoffman, signalent une escalade dans la violence politique. Pour Pedro Soriano, ces événements doivent faire réfléchir, au-delà de la place de la violence politique dans l’histoire américaine, sur les risques pesant sur la tenue même des élections de mi-mandat. Ce climat de tension croissante souligne à quel point les partis sont aussi des régulateurs de conflictualité, ou au contraire des amplificateurs de la radicalisation.
En France, la proposition de Boris Vallaud de créer une « académie Léon Blum », lieu de formation militante et de production d’idées, signale, en creux, un manque évident d’investissement dans les débats de fond. Pourquoi les partis auraient-ils perdu leur capacité à « se mettre au travail » ? Les débats stratégiques dominent trop souvent, reléguant l’élaboration programmatique à une fonction secondaire, subordonnée aux jeux de personnes et d’alliances. Le congrès socialiste de Nancy a donné lieu à un débat révélateur à cet égard. Jean-Louis Missika y voit un exercice à vide, miné par l’obsession tactique. Des jeunes militants lui répondent en invoquant leur engagement concret et les discussions de fond menées dans leurs fédérations et au cours du congrès lui-même. Pour eux, c’est une vue cavalière que de considérer que les vrais sujets ont été esquivés, sans même prendre la peine de rendre compte de ce qui s’est vraiment dit au cours de ce congrès. Pour prolonger l’échange, Jean-Louis Missika s’interroge sur la hiérarchie des sujets traités : à quoi bon débattre si l’on n’aborde pas franchement la question politique du moment — en l’occurrence, l’ambiguïté stratégique à gauche et le maintien d’une culture de gouvernement dans le parti.
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Penchons-nous aujourd'hui sur l’attitude du bloc présidentiel à l’égard du Rassemblement national. En début de semaine, plusieurs élus ou membres du gouvernement avaient semblés ouverts à l’idée d’aller chercher leurs voix pour dégager des majorités. Depuis, la position a été clarifiée, mais cette clarté demeure très ambigüe…
Dans "Entre les lignes", Clément Viktorovitch décrypte les discours, analyse les paroles des politiques qui font l'actualité.
Dans une interview au “Média”, l'intellectuel très suivi par les Gilets jaunes pour sa défense du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) a étalé ses ambiguïtés sur la Shoah. Fallait-il lui donner la parole pour mettre en évidence encore une fois ses errements ? Le public se divise.
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Dans une interview au “Média”, l'intellectuel très suivi par les Gilets jaunes pour sa défense du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) a étalé ses ambiguïtés sur la Shoah. Fallait-il lui donner la parole pour mettre en évidence encore une fois ses errements ? Le public se divise.
La stupeur est totale depuis le passage d'Etienne Chouard dans Le Média, ce 11 juin. L'intellectuel critique de 62 ans, devenu populaire grâce à son démontage argumenté du Traité constitutionnel européen (TCE) en 2005, y a étalé un confusionnisme affligeant, et a fait montre d'une ambiguïté intolérable sur l'extermination des Juifs par le IIIe Reich. ...
Connu / https://twitter.com/hervelc/status/1148540305387544576
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Hervé Le Crosnier @hervelc 32 minil y a 32 minutes
Pendant ce temps le négationiste Etienne Chouard continue d'avoir la parole et l'oreille de certains.
Et ça, c'est chez nous, un pays qui interdit la propagande négationiste.
Allez comprendre pourquoi le monde tourne à l'envers.
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Ou comment agir avec plaisir dans l’incertain et le complexe …
Mes cours commencent souvent par ce rappel : la mobilité est la rencontre à un instant donné pour une personne de quatre domaines : les infrastructures (un chemin ou une route), les énergies, les véhicules (son corps ou un vélo) et les informations. Chaque domaine appelle des industries spécifiques, des modèles d’affaires, des temporalités, des cultures différentes. Les innovations principales ne sont d’ailleurs plus dans ces domaines mais aux interfaces.
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Je n’ai étudié que très récemment le sujet de l’effectuation. Il ne s’agit pas d’une méthode mais plutôt d’une posture. Chaque jour, cette « façon de penser et d’agir » apparaît particulièrement adaptée dans un monde Volatil, Incertain, Complexe et Ambigu.
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La FabMob, une machine à produire des communs
La Fabrique des Mobilités, s’appuie sur ce large réseau d’acteurs et ces connaissances. Son but est d’apporter de nouvelles ressources directement exploitables aux entrepreneurs.
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La FabMob est, elle même, produite pour être répliquée par un maximum de monde, elle n’utilise que des outils open source et ne nécessite pas de gros moyens financiers. La FabMob Québec, les actions en Afrique confirment cette capacité. Un réseau mondial de Fabrique pourrait se constituer pour enrichir rapidement l’écosystème de ressources ouvertes et utiles aux entrepreneurs. Ce réseau sera un catalyseur des démarches effectuales de nombreux entrepreneurs, les aidant à se lancer et à capitaliser pour les prochains. Et la dynamique est bouclée puisque plus il y aura d’entrepreneurs utilisant les ressources ouvertes, plus elles vont s’améliorer par leur contribution et plus elles seront attractives.
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En intégrant la pensée effectuale, il devient délicat de continuer à agir dans des démarches opposées dites causales, surtout dans des domaines complexes. En plaçant les entrepreneurs dans des situations principalement causales comme les appels à projets, pour résoudre des problèmes complexes avec de nombreuses rétroactions, nous réduisons grandement les chances de succès sans produire ni connaissance ni ressource utile pour les suivants. Il est urgent d’enseigner l’effectuation et pour ceux qui la pratiquent d’en montrer de façon explicite toutes les vertues.
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3ème but : celui de devenir un tiers de confiance reconnu et utile à l’écosystème pour équilibrer les tensions entre les forces du marché et l’intérêt collectif, entre les acteurs privés et les collectivités, entre les plateformes et le citoyen.
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Gabriel Plassat
Ingénieur, Connecteur - http://gabrielplassat.fr
Clés : effectuation FabMob VICA