Les Cahiers Pour décider et agir
Doléances -> Assemblées -> Co-décision
Les propositions des rédacteur·ices de Cahiers de doléances ont été piétinées par Macron et son gouvernement, comme celles des participant·es à la Convention citoyenne pour le climat
Aujourd’hui de nombreuses initiatives et groupes locaux s’organisent pour rendre publiques les propositions qui sont contenues dans les Cahiers.
↪ Le Mouvement des Cahiers est en route !
En partant de ces cahiers citoyens, nous avons conçu une autre manière de faire de la politique, vraiment démocratique : les Assemblées de co-décision. Elles se basent sur les doléances et propositions des cahiers et permettent des décisions collectives pour plus de justice sociale, de justice fiscale et pour une vraie démocratie vivante.
Notre objectif
Populariser la pratique des Assemblées pour décider et agir et montrer au grand public que cette nouvelle manière de faire de la politique pourrait tout changer :
- C'est une solution robuste à la crise d'efficacité et de légitimité qui gangrène notre système politique depuis trop longtemps,
- C'est la mise en pratique du principe démocratique : une participation directe de toutes et tous à l'élaboration des décisions et à l'intérêt général.
Notre équipe
- Sylvie Alphandéry, Membre de la Cinémathèque française.
Initiatrice en 1988 du projet des Cahiers du bicentenaire "Des doléances aux espérances". À travers l’association qu’elle a créée en 2005 ; Autour du 1er mai, Sylvie Alphandéry développe de nombreux projets culturels qui s’attachent à mettre en œuvre une citoyenneté active en favorisant, grâce au cinéma, les échanges et débats apaisés, rencontres entre des mondes qui s’ignorent et qui permettent de sortir de l’entre soi.
. À l’initiative des Rencontres "Cinéma et société" de Tulle, en Nouvelle Aquitaine. Co-réalisatrice du film "Travailler ensemble en territoire zéro chômeur de longue durée", en partenariat avec ATD Quart–Monde, Sylvie Alphandéry est l’initiatrice du projet "Les Cahiers".
. Au sein du projet, Sylvie Alphandéry est co-présidente. Elle anime le réseau de partenaires et fait le lien avec l'écosystème des initiatives liées aux cahiers de doléances et de propositions. - Armel Le Coz, Fondateur de l’ONG Démocratie Ouverte, qu’il a coordonnée pendant plus de 10 ans, Armel Le Coz est un des initiateurs et concepteurs de la Convention Citoyenne pour le Climat.
. Auteur, conférencier, animateur et concepteur d’outils démocratiques depuis 15 ans, il a pu imaginer et tester des dizaines de dispositifs innovants, permettant de réinventer les manières de faire de la politique tant localement (dans des mairies, départements et régions) que nationalement ou même au sein d’entreprises et d’associations.
. Au sein du projet « Les Cahiers pour décider et agir », il contribue à la conception et l’animation des Assemblées et coordonne la rédaction du documentaire ainsi que du scénario de la série.
. Voir le portrait d'Armel Le Coz dans Les Échos https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/municipales-2020-ar%20mel-le-coz-une-journee-avec-le-chantre-de-la-democratie-participative-1180445
https://fr.linkedin.com/in/lecoza/fr - Tristan Rechid, Engagé dans différents mouvements d’éducation populaire depuis 30 ans, directeur de centre social, formateur en intervention sociale, formé au développement du pouvoir d’agir des habitants, co-initiateur et animateur de la liste collégiale et participative de Saillans. Dès 2015, Tristan Rechid témoigne de cette aventure municipale hors du commun et forme plus de 200 collectifs aux outils d’intelligence collective et à la gouvernance partagée. Il a effectué un tour de France pour promouvoir l’émergence de listes participatives en vue des élections municipales de 2020.
. Co-fondateur de la coopérative Fréquence Commune, il accompagne et forme des centaines d’élus et d’agents, partout en France, qui s’engagent au quotidien dans des expérimentations démocratiques majeures.
. Au sein du projet, il contribue à la conception et l’animation des Assemblées pour décider et agir et fait le lien avec les territoires où se déroulent ces assemblées.
. Voir le portrait de Tristan Rechid dans Le Monde
http://www.lemonde.fr/festival/visuel/2016/09/12/ceuxquifont-tristan-re%20chid-propage-la-pandemie-de-la-democratie-participative_4996473_4415198.html - Julien Noé, Fondateur et président de la Coopérative d'énergie renouvelable Enercoop, co-fondateur du Collectif pour une Transition Citoyenne (CTC) et de Coop-médias, Julien Noé est engagé depuis 20 ans dans l'expérimentation d'une troisième voie pour aller vers une société apaisée : démocratique, sociale, solidaire et écologique.
. Au sein du projet, Julien Noé est co-président. Il conseille l'équipe, ouvre son réseau et apporte ses retours d'expériences.
. Profil Linked-in
https://www.linkedin.com/in/julien-no%C3%A9-%E2%8F%9A/?originalSubdomain=fr - Chloé Cayrasso, Présidente de Politiker, une organisation de l'Économie Sociale et Solidaire, Chloé accompagne depuis 10 ans les territoires et organisations dans leurs dynamiques de participation et de transitions, en s’appuyant sur l’ingénierie de la démocratie participative, l’agilité, l’intelligence collective et la régénération.
. Elle développe une palette d’outils et méthodes pour accélérer les transitions vers des modèles coopératifs et régénératifs, afin de répondre aux enjeux économiques, écologiques, sociaux et démocratiques. Elle s’inscrit dans une dynamique de recherche-action, en mêlant entrepreneuriat, enseignement (CNAM, IAE et Dauphine), formation (INET, collectivités et administrations) et accompagnement de projets sur le terrain.
. Au sein du projet, Chloé fait partie de l'équipe permanente (salariée à mi-temps). Elle coordonne l'association et pilote son développement (partenariats, recherche de fonds, représentation...)
. Vidéos pour faire connaissance :
Comprendre les logiques de régénération https://www.youtube.com/watch?v=OfPnRCpZtY0&t=5s
Se projeter vers un système alimentaire qui nous régale tous https://www.youtube.com/watch?v=BN6EVWCQyYg - Martin Rieussec-Fournier, Engagé depuis 15 ans pour la santé planétaire et le renouveau démocratique au niveau local et national, Martin Rieussec-Fournier a notamment fondé le projet #LesJoursHeureux en 2016-2017 et a été directeur de la Primaire populaire en 2021-2022.
. Au sein du projet, Martin Rieussec-Fournier est co-président. Il s’occupe des finances et de la recherche de fonds.
. Pour découvrir ses ouvrages : https://www.bonheurdagir.fr/
Notre mantra « Agissez comme si vous ne pouviez pas échouer », Claude Alphandéry (sans qui rien n'aurait été possible)
Nos partenaires et complices
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Les cahiers pour décider et agir
Association Loi 1901
Paris, France
cahiers@decider-agir.fr
Responsable de la publication : Sylvie Alphandéry
16 min 2 Commentaire(s)
Claude Alphandéry Président d'honneur du labo de l'ESS
Impossible de résumer la vie et la carrière de Claude Alphandéry : à vingt ans, il unifiait les réseaux de la Résistance et dirigeait les maquis dans le département de la Drôme. Il fut communiste, puis socialiste, énarque puis banquier. Actionnaire et administrateur de Libération, puis fondateur du Conseil national de l’insertion par l’économique (CNIAE), puis du président du conseil national de l’économie sociale et solidaire, créateur de France active, du Labo de l’ESS.
En 2019, il participe à la création du Conseil national de la nouvelle résistance… Lui-même déclare « un attachement passionné à la solidarité », et profite de son centième anniversaire pour lancer un retentissement « appel à la résistance » au monde éclaté de l’économie sociale et solidaire pour qu’il se regroupe afin de s’ériger en alternative au capitalisme financiarisé.
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Vous faites un bilan mitigé de votre action sur plusieurs décennies, mais vous appelez néanmoins à faire de l’ESS un contre modèle. Alors comment transformer un monde encore marginal, éclaté, difficile à coordonner, en quelque chose qui aurait l’ambition de supplanter le capitalisme ?
C. A : Par la coopération justement ! Ce qui a déjà permis de créer des initiatives sur des sujets précis, ici sur les économies partagées, là sur le recyclage, ou encore sur l’insertion. Une multitude d’initiatives ont prospéré. Certaines entreprises atteignent le millier d’emplois, ce qui n’est pas rien. D’autres ont fusionné ou ont mis sur pied des fonds de confiance pour faire émerger de nouvelles sociétés.
Tout cela existe, mais sur un même territoire ces acteurs ne se connaissent pas forcément, voire sont en concurrence pour répondre à des appels d’offres des collectivités locales ou de l’Etat. La coopération est très difficile. Or au-delà de la réussite de leurs missions propres qui visent à donner du travail ou à proposer des services que la puissance publique ne fournit pas, certains se disent que la société ne va pas bien.
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A Romans, Christophe Chevallier réunit tous les ans 1 200 entrepreneurs de la région Rhône-Alpes. Toutes ces personnes ne sont pas forcément économistes mais croient qu’on n’est pas forcés de vivre dans ce système de l’économie du profit, qu’on peut mettre en place autre chose. Néanmoins, ils s’aperçoivent que la coopération est compliquée car il y a des intérêts divergents.
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Il existe effectivement assez peu de travaux académiques sur ce sujet. Comment l’expliquez-vous ?
C. A : Il y a près de dix ans, lorsque j’étais président du Labo de l’ESS, j’avais lancé, sous l’égide de l’Institut de la Caisse des dépôts et consignations, un travail de recherche pour expliquer pourquoi les économistes s’intéressent si peu à l’économie sociale et solidaire.
Une nouvelle étude https://www.alternatives-economiques.fr/economie-sociale-solidaire-gagner-bataille-idees/00105107 est aujourd’hui menée sur le même sujet. Elle est pilotée par Camille Dorival, experte de l’ESS [ancienne DG d’Alternatives économiques, NDLR], Hugues Sibille, le président du labo de l’ESS et l’historien Timothée Duverger qui enquêtent auprès d’une trentaine d’économistes. Les conclusions de ces travaux seront toutes rendues publiques en juin prochain. J’espère bien qu’ils répondront à cette question.
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Fait-on entrer dans la planification uniquement les profits, ou intègre-t-on plutôt des paramètres bien plus intéressants : le bien-être des populations, l’accueil des immigrés, ou la sobriété, dont on sait qu’elle contrarie bien des intérêts ? C’est cela la différence avec la planification solidaire et la planification libérale.
Propos recueillis par Céline Mouzon et Hervé Nathan
Claude Alphandéry, grand résistant, a fêté cette semaine son centième anniversaire. L'ancien banquier, fondateur de France Active, reste engagé en faveur de l'économie sociale et solidaire.
Il est devenu le porte-étendard de l’économie solidaire, pourfendeur d’un capitalisme aux effets cruels, combattant inlassablement les inégalités sociales. Une vie au service de l’intérêt général. Claude Alphandéry a été énarque, banquier, fondateur d’un réseau associatif baptisé France Active qui allie la finance et la solidarité. Claude Alphandéry a eu 100 ans cette semaine. Il a fini la guerre lieutenant-colonel des FFI. Et c’est un siècle de Résistance qu’il incarne aujourd’hui.
Extraits de l'entretien
L’engagement
Il a 17 ans en juin 1940, lorsque le maréchal Pétain signe l'armistice. Claude Alphandéry explique son entrée dans la Résistance : « On était sidérés par la nouvelle. Pétain avait trompé tout le monde. Au début, pendant deux ans, c’était rudimentaire et cela passait par de petits gestes. Mais il y avait des journaux. C’était l’occasion de faire un lien entre ceux qui ne se couchaient pas. »
Le maquis, un lieu de brassage inédit
Claude Alphandéry raconte : « On avait dès 1942 deux ou trois maquis dans la Drôme avec quelques irréductibles. Fin 1942, début 1943, Charles De Gaulle se retrouve en difficulté. Pour exister aux yeux des alliés, il fallait qu’il soit l’homme de la Résistance. Il a envoyé Jean Moulin pour unifier cette dizaine de réseaux parfois antagonistes comme Libération, Combat, Franc-Tireur, Défense de la France… Le STO a gonflé les rangs de la Résistance. Les personnes qui jusque-là ne s’engageaient pas, pour éviter de partir en Allemagne, ont rejoint les rangs des opposants à l’Occupation allemande dans les maquis. Il a fallu les organiser. Les uns et les autres étaient tellement occupés qu’ils ne pensaient plus à leurs divisions. »
Un appel à retrouver des lieux de partage
Claude Alphandéry a écrit cette semaine une tribune pour que des liens de brassage soient créés : « Des lieux d'échange, de partage, de dialogue, et de confrontation dans toute la France. C’est un reste de cette période du Maquis. Parfois, des gens s’ennuyaient, il fallait les occuper… Ils discutaient, imaginaient le monde de demain, avec une démocratie sociale. Enfant, j’ai suivi mon grand-père Georges Lévy-Alphandéry dans ses tournées de député-maire de Chaumont. Je le retrouvais vers midi à la mairie pour rentrer à la maison. Et jusqu’à 13 h, sur ce trajet de 500 mètres, il s'arrêtait dans trois cafés. Et là, il écoutait les doléances et les espérances. Et je m’en souviens. J’ai compris l’importance de l’écoute dans les cafés de la Marne. »
L’Humanité
Claude Alphandéry a rompu avec le PCF lorsqu’on lui a demandé un article sur la paupérisation des ouvriers. Mais ce dont le centenaire alerte se souvient est que lorsqu’il travaillait pour le journal L’Humanité, les gens venaient à sa rencontre pour leur confier leurs difficultés. Plus tard, alors qu’il est devenu banquier. Quand la financiarisation gagne l’économie, l’ancien Résistant a décidé de lutter. Il explique : « Avec l’arrivée de Ronald Reagan (1981) l'économie s’est mise à dominer la société, et c'est là que pour moi a commencé une autre vie. Nous sommes entrés dans le « produire toujours plus ». Face au capitalisme financier, j’avais dit que je n’abandonnerai jamais. Les dégâts causés par cette économie étaient de plus en plus visibles. J’étais interpellé par l’augmentation du nombre de chômeurs. J’ai voulu créer des entreprises contre le chômage : des entreprises sociales et solidaires. »
Pour en savoir plus, écoutez l'émission...
À réécouter : Entretien avec Claude Alphandéry, résistant, engagé, solidaire
27 janvier 2022
14 min
Société
Économie
Médias
Économie sociale et solidaire
Claude Alphandéry
L'équipe
Sonia Devillers
Sonia Devillers
Production
Redwane Telha
Production déléguée
Lucie Lemarchand
Réalisation
Grégoire Nicolet
Collaboration
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Aujourd'hui, les bénévoles des Victoires Populaires ont eu la chance de pouvoir échanger avec Claude Alphandéry, un ancien résistant de 99 ans, qui a tenu à nous faire passer un message...
Face aux dangers climatiques et sociaux, il appelle à voter pour le candidat le mieux placé pour accéder au 2nd tour : Jean-Luc Mélenchon.
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Connu / https://twitter.com/jrapenne/status/1512472180155686923
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Rapenne Jean @jrapenne · 8 avr. - 0 - 1 - 0
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