L'agence Santé publique France avait alerté sur l'état des stocks dans une note adressée en 2018 au directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. En 2019, un collège d'experts recommandait quant à lui de stocker un milliard de masques en prévision d'une pandémie.
Ils étaient prévenus. Comme le révèle Challenges ce jeudi 23 avril, le ministère avait été averti dès 2018 du nombre insuffisant de masques stockés en prévision d’une pandémie comme le Covid-19. Selon nos confrères, l’agence Santé publique France avait fait remonter l'information il y a deux ans au gouvernement dans une note adressée au directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
Lire aussi Ministres négligents et technocrates envahissants : aux origines de la pénurie de masques https://www.marianne.net/politique/ministres-negligents-et-technocrates-envahissants-aux-origines-de-la-penurie-de-masques
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Le ministère de la Santé, à l’époque piloté par Agnès Buzyn, était donc au courant de l’état des stocks dès 2018. Qui plus est, un collège d’experts formé en 2016 - toujours à la demande du ministère - par Santé publique France pour définir une "stratégie de constitution d'un stock de contre-mesures médicales face à une pandémie grippale" avait clairement signifié que les réserves ne suffiraient pas à éviter une pénurie en cas de pandémie.
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Le ministère de la Santé, à l’époque piloté par Agnès Buzyn, était donc au courant de l’état des stocks dès 2018. Qui plus est, un collège d’experts formé en 2016 - toujours à la demande du ministère - par Santé publique France pour définir une "stratégie de constitution d'un stock de contre-mesures médicales face à une pandémie grippale" avait clairement signifié que les réserves ne suffiraient pas à éviter une pénurie en cas de pandémie.
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Société
Jérémie Cornet-Vuckovic, Spécialiste des nouvelles technologies et employé chez IBM, il est co-auteur de Les enfants de la déconstruction : Portrait d'une jeunesse en rupture (Marie B).
Notre société est mue par une volonté de rentabilité dont les deux pans sont l’aversion au risque et la foi immodérée dans l’expert, estime Jérémie Cornet-Vuckovic.
Clés : santé ; économie ; coronavirus
Politique Natacha Polony, Directrice de la rédaction
Les notions d'indépendance, de stratégie, de production industrielle sont de retour. Aucun triomphalisme, sinon celui du bon sens. Malgré les dégâts, il n'est jamais trop tard pour se ressaisir, mais vite !
Cet article est à retrouver dans le magazine n°1200 en kiosques cette semaine "Le tour de France des maires toxiques", disponible en ligne pour 3,49 euros seulement.
Nous y sommes. Un petit virus, largement moins dangereux que la grippe espagnole - sans parler de la peste noire -, fait flancher la planète. Des Bourses qui ont perdu de 15 à 20 % en deux semaines, des PME qui mettent leurs employés en chômage partiel, des budgets publicitaires annulés, des théâtres vides, des avions plus vides encore, des traiteurs qui frôlent la faillite, des entreprises d'événementiel au bord du gouffre… On peut s'empailler autant qu'on veut sur la question de savoir si les mesures de précaution prises par les Etats sont excessives ou non, si la panique des particuliers est raisonnable… Peu importe, les conséquences sur l'économie mondiale seront majeures. Et tout à coup, on s'aperçoit que ce système marche sur la tête. Mais, bien évidemment, il n'y a pas le moindre coupable. Personne pour dire qu'il s'est planté lamentablement en applaudissant des années durant aux délocalisations massives, à l'hémorragie industrielle que subissait la France, à l'illusion fatale que les services et le tourisme allaient compenser la destruction de pans entiers de notre économie.
« Souverainistes ! »
L'amnésie a quelque chose de fascinant. Pendant des années, quiconque s'inquiétait de la désindustrialisation de la France était un incorrigible nostalgique, doublé d'un dangereux nationaliste. « National-républicain », comme l'écrivait Edwy Plenel en 2002 dans le Monde à propos de Jean-Pierre Chevènement (parce que « national-quelque chose », ça évoque les heures sombres et la peste brune). D'autant que ce dernier avait l'outrecuidance de remettre en...
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Économie
Pascale Touratier, Docteure en Sciences économiques, Université de Reims-Champagne-Ardenne, membre de l’Association du Manifeste pour l’Industrie (MAI).
Xavier Petrachi, Membre du CESER Occitanie et de l’Association du Manifeste pour l’Industrie (MAI).
Les grands pays industrialisés ont abandonné leur appareil productif depuis trente ans à la Chine. Aujourd’hui, les élites économiques et administratives récoltent une dépendance qu’ils ont semée.
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Dans les domaines des secteurs de pointe et de l’intelligence artificielle, la Chine est en phase de dominer le monde. En développant un comparateur économique basé sur les coûts complets d’une délocalisation, certaines politiques publiques ont tenté de montrer que les délocalisations entraînaient un coût supérieur à la sauvegarde des lieux de production sur les territoires, mais ce mouvement s’est accentué. En 2017, la part de l’industrie manufacturière en France, ne représente plus d’après la Direction Générale des Entreprises, que 10 % du PIB. (Le portail de l’Economie, des Finances et de l’Action des Comptes publics, Bercy Infos, Les chiffres clés, 04/04/2017.)
Le Géant a appris à surfer sur la courte vue des politiques industrielles des pays de l’OCDE.
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Lire aussi Coronavirus : le jour où les élites ont compris https://www.marianne.net/debattons/editos/coronavirus-le-jour-ou-les-elites-ont-compris
Depuis le début d’avril, des études confirment le lien entre obésité et risque de développement de la forme grave de l’infection au Covid-19. Le virus se greffe sur une autre épidémie qui, elle, agit à bas bruit et touche aujourd’hui près de 17 % des Français.
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C'est désormais une vérité scientifique : l'obésité est le facteur de risque le plus important pour le déclenchement de la forme sévère du Covid-19
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Bien que décidés à reprendre le chemin de l'école avant l'été, bon nombre de professeurs s'interrogent sur leur capacité à faire respecter les gestes barrières aux enfants. Et s'inquiètent pour leur santé.
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S’effleurer, se toucher, se caresser, se serrer, s’étreindre, se pénétrer. Voilà la vie. Bien avant la voix, avant le regard, avant le flair, avant tout, il y a ces gestes. De loin d’abord, salut, adieu, coucou, puis on s’approche, vous dansez ?
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Comme vous, Alain Delambre a un très fort caractère non ?
Ça n’est pas un ange. Ça m’a plu parce qu’on est tous ange et démon, avec une part d’ombre. Il tourne le système en dérision. Plus il y a d’humanité, plus l’humour est efficace. Comme dans les films de Ken Loach, avec qui j’ai tourné Looking for Éric en 2009. Delambre est un type qui subit des humiliations à répétition. On parle souvent de la violence physique mais il y a aussi celle des mots. Il est au bord du suicide et il part seul au combat au lieu de se retrouver dans la rue avec des millions de personnes.
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la colère, la révolte, l’injustice
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Maintenant, les gens réagissent plus. Et il n’y a pas que les gilets jaunes, toutes les corporations sont descendues dans la rue. C’est ça la différence : maintenant, c’est un peu tout le monde.
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Lire aussi "Dérapages" : Eric Cantona prêt à tout dans la nouvelle série d'Arte
Économie
Alexandre Mennucci Maillard, Juriste, diplômé de la Harvard Law School (LL.M., 2019) et doctorant à l’Université Paris II Panthéon-Assas.
Louis-Samuel Pilcer, Fonctionnaire du Corps des Ponts, Eaux et Forêts (X, 2015), diplômé de la Harvard Kennedy School (Master in Public Policy, 2020) et chargé d’enseignement en économie au Harvard College.
La crise sanitaire en cours nous impose de redonner à la puissance publique son magister. La question est de savoir si elle en a les moyens médiologiques...
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Certes l’État-moteur peut s’emballer et provoquer, au nom du bien public, les catastrophes que l’on connaît. Cela suffit-il à remettre en cause sa légitimité à diriger le destin de la communauté politique qu’il a sous son autorité ? L’État centralisé et unitaire est probablement le pire des systèmes à l’exception de tous les autres ; l’enjeu des années à venir sera d’en contrôler les excès, tout en lui redonnant sa place au sommet de la hiérarchie.
Ndlr : sens de "médiologiques" ACT
Savoir qui, du capitalisme ou de la démocratie, a façonné l’autre n’est pas chose aisée. Où que l’on tourne le regard, le capitalisme est, en effet, le mode d’organisation exclusif de la vie matérielle dans l’ensemble des démocraties libérales, même s’il prend des formes plus ou moins tempérées d’un continent à l’autre, de sa version libérale anglo-saxonne à sa version (...)
Plan de l'article
- Le capitalisme, enfant de la démocratisation
- L’abolition des limites
- D’un cycle l’autre
- Dans quel cycle entrons-nous '
- La grande accélération
- Capitalisme, démocratie, soutenabilité : l’impossible équation '
PDF texte intégral : 3.49€
Connu / https://twitter.com/DavidDjaiz/status/1253973970858250240 -> Gilles-Marie Tiné @GMTine · 15h
ndlr: libéralisme, néolibéralisme, à quoi sert ce raisonnement, cela ne m'apparaît pas, même si le dernier chapitre souligne le manque de "soutenabilité".
Mots clés : énergie ; bilan ; consommation d'énergie ; production d'énergie ; compte satellite
-> détails à https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-pour-2018?rubrique=19&dossier=170
Connu /
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Paul Neau @PaulNeau 11:14 AM · 25 avr. 2020 - 28 Retweets 31 J'aime
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1 sur 3.
Tout d'abord pour le volet électricité, la "production" nucléaire primaire est de 104 Mtep ;
mais les deux tiers (la faute à Carnot) sont des pertes (dans les fleuves, l'atmosphère, la mer),
et seulement un tiers est utilisable.
Un système pas très efficace.
2 sur 3.
De façon globale, 258 Mtep de ressource primaire ont été prélevés dans la nature
pour une consommation finale de 152 Mtep,
soit des pertes égales à 41% :
2 unités d'énergie sur 5 sont gaspillées.
3 sur 3.
Le vrai taux d'indépendance énergétique en énergie primaire est de 11,7% (total des renouvelables et des déchets). Le taux officiel est lui de 54,7% car l'énergie nucléaire est supposée "produite domestiquement" et car il intègre les pertes des réacteurs nucléaires !
duahcim niala @symbollum · 12h En réponse à @PaulNeau
Bonjour, tableau intéressant mais pourriez vous nous communiquer les sources et si possible un lien vers ces informations. Merci
Mathilde Tessier @MathildeTessie1 · 7h
Ça vient du bilan énergétique de la France, ça se trouve très facilement dans n'importe quel moteur de recherche :)
duahcim niala @symbollum · 6h Merci, j'ai trouvé
Bernard Martin @bernardmartin86 · 4h En réponse à @PaulNeau
Sauf qu'on s'en fout des rendements du nucléaire quand la consommation en ressource non-renouvelables est 10 à 20x inférieur aux "renouvelables" (d'ailleurs pourquoi ne pas parler de leurs "rendements" ?)...
C'est pas fameux, les "experts" dans le lobby anti-nucléaire.
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@BouloGiletJaune Avocat et porte-parole des Gilets jaunes de Rouen, il vient de publier La ligne jaune (Indigènes).
Pour François Boulo, la crise actuelle constitue une deuxième alerte systémique, après les "gilets jaunes". Il en appelle au rassemblement de ceux qui souhaitent en finir avec le "système" actuel dont Emmmanuel Macron est le représentant.
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Que ferait Macron s’il avait face à lui une large majorité du peuple soudée et fédérée au sein d’une seule et même représentation politique ? Rien. Il ne pourrait plus rien car le pouvoir et les "élites" qui le soutiennent se retrouveraient instantanément disqualifiés. Les institutions, aussi légales soient-elles, ne sont rien sans la légitimité. Sauf qu’en l’état, si la légitimité du pouvoir en place est très largement contestée, il faut se rendre à l’évidence : il n’existe aucune force politique alternative majoritaire dans le pays pour s’y substituer.
Sans appui politique, nous nous condamnons donc à l’impuissance. Les gilets jaunes l’ont appris à leurs dépens. En décembre 2018, ils étaient soutenus par 75% de l’opinion publique. Le pouvoir a tremblé ; les institutions ont vacillé. Mais que s’est-il passé finalement ? Rien.
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Du plus haut sommet des partis politiques d’opposition aux citoyens, le temps des divisions bien souvent artificielles, dérisoires, ou secondaires, doit prendre fin. Pouvons-nous encore privilégier le confort matériel ou psychologique que nous procure l’appartenance à un camp ou la défense d’une identité au détriment de l’intérêt général ? N’est-il pas temps de se parler et de se comprendre avec attention et bienveillance pour faire jaillir nos points d’accord plutôt que de se concentrer sur nos différences ? N’avons-nous pas trop longtemps été les idiots utiles du système qui n’a cessé de nous diviser pour mieux régner ? Avoir raison tout seul, c’est avoir tort.
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le compromis est un passage obligé pour quiconque souhaite dépasser la théorie pour agir concrètement dans le sens du bien commun. Les conditions d’un tel compromis sont à portée de main si tant est que chacun se montre ouvert à dépasser les clivages traditionnels, les appartenances partisanes, et les étiquettes qui nous enferment et nous coupent les uns des autres. Il faudrait aussi que chacun accepte de dépasser les égos et les intérêts boutiquiers. Seul doit compter les idées. Qui osera s’opposer à l’idée que le politique doit reprendre le contrôle sur l’économie, que le libre-échange est une impasse en ce qu’il nous empêche de relocaliser la production, que l’indépendance de la banque centrale européenne nous privant du contrôle démocratique sur le pouvoir de création monétaire nous asservit aux marchés financiers, que les ultra-riches doivent payer leurs impôts à proportion de leurs revenus pour instaurer une répartition équitable des richesses, et que la nécessité impérieuse de la transition écologique est à ce prix ?
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tous ensemble ou chacun pour soi. Par sa devise, la République française a déjà tranché depuis longtemps : Liberté, Égalité, Fraternité. Serons-nous à la hauteur ? L’Histoire nous regarde.
42.292 signatures
Auteur(s) : Alonzo Gabriel
Destinataire(s) : Olivier Véran (Ministre des Solidarités et de la Santé) ; Emmanuel Macron (Président de la République)
Une usine de production de masques a fermé il y a deux ans à Plaintel, dans les Côtes d’Armor en raison de la délocalisation du site.
L’ancien directeur de l’usine souhaite relancer la production, ce qui prendra « au moins dix-huit mois ».
La région Bretagne et le département des Côtes d’Armor soutiennent l’initiative mais demandent à l’Etat et l’Europe de s’engager sur des commandes pour pérenniser le site.
Coronavirus en Bretagne : La région en appelle à l’Etat et l’Europe pour relancer son usine de masques
Agissons ensemble pour notre santé !
.#CJR Rien ni personne n'est supérieur à la vérité #OMS - Politique #Assemblée #Economies #COVID19
« LE VERBE EST PLUS FORT QUE LA RÉPRESSION » #Humanité #République - #France #GiletsJaunes #Frexit
Connue / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?uW8l4w
8 433 ont signé au 7/5/20
Intergroupe parlementaire de la France insoumise a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron
Si nous sommes en guerre, taxons les profiteurs de la crise !
Tout le monde ne souffre pas de la crise sanitaire. Certains se gavent même pendant cette pandémie.
Les profiteurs de morts ont des noms : l’action d’Amazon, numéro 1 du e-commerce, du dumping fiscal et des émissions de CO2, atteint des records historiques pendant l’épidémie. L’entreprise voyou fait désormais du chantage pour obtenir la prise en charge du chômage partiel par l’Etat. Ils s’appellent aussi Sanofi, entreprise pharmaceutique qui réalise 80% de ses bénéfices sur des produits pris en charge par la Sécurité sociale et s’apprête à distribuer 3,8 milliards de dividendes à ses actionnaires. Vivendi augmente son dividende de 20%, portant le montant total à 697 millions d’euros, alors que certaines de ses filiales bénéficient du chômage partiel. Ou encore OGF, service de pompes funèbres, qui facturait aux familles des personnes décédées du coronavirus 55 euros par heure pour aller se recueillir auprès de leur proche dans la morgue temporaire de Rungis, 159 euros pour accueillir le corps pour 6 jours et 35 euros par jour supplémentaire.
Mais ils s’appellent aussi : Veolia, le groupe PSA, Axa, Korian, Disney… Certaines de ces entreprises font non seulement des bénéfices pendant la crise au point de verser des dividendes colossaux aux actionnaires, mais perçoivent de surcroît des fonds publics à travers le financement du chômage partiel par l’État. C’est cette même confiance aveugle dans les multinationales qui a conduit les députés de la majorité à voter pour une participation financière de l’État à hauteur de 20 milliards d’euros dans des entreprises dites stratégiques sans aucune contrepartie sociale ou écologique.
En bref, et comme toujours, privatisation des bénéfices, et quand le risque est là, nationalisation des pertes.
Le lundi 16 mars à 20 heures, dans son allocution solennelle sur la lutte contre le coronavirus, Emmanuel Macron utilisait à six reprises l’expression : « nous sommes en guerre ». Si nous sommes en guerre, Monsieur le Président, laissez-nous vous rafraîchir la mémoire.
Le 1er juillet 1916, a été instituée en France une contribution sur les bénéfices extraordinaire. Il s’agissait d’un impôt direct qui taxait les bénéfices anormaux réalisés entre le 1er août 1914 et le 30 juin 1920, 6 mois après la fin des hostilités. À l’époque, les entreprises devaient verser à l’État la différence entre les bénéfices réalisés en temps de paix et ceux réalisés pendant la guerre. Cette contribution visait à lutter contre l’enrichissement excessif de certaines entreprises du fait des circonstances et de les faire participer à l’effort collectif.
Cent-quatre ans plus tard, à la lumière de ce que nous vivons avec la crise sanitaire du coronavirus, cette contribution conserve toute sa logique.
Qui, aujourd’hui, peut cautionner que nos impôts financent les actionnaires des multinationales, alors que le point d’indice des infirmières est gelé ? Qui peut raisonnablement approuver qu’on laisse des milliards aux mains de quelques-uns, et que l’on verse 150 euros à nos concitoyens les plus précaires ? Si l’injustice fondamentale de cette politique ne valait déjà pas hier, elle est intolérable en la période.
Monsieur le Président, la crise vertigineuse que nous connaissons ne laisse aucune place à la complicité avec ceux qu’on appelait autrefois les profiteurs éhontés du malheur national. Interdisez aux entreprises de verser des dividendes aux actionnaires ! Empêchez les entreprises qui font de la fraude fiscale de recevoir de l’argent public ! Augmentez le SMIC, limitez les écarts de salaire de 1 à 20 dans les entreprises, augmentez les salaires de celles et ceux qui ont toujours assuré notre dignité, avant et pendant la crise !
Et pour cela, faites comme en 1916 : taxez les profiteurs de guerre !
Connue / https://twitter.com/MathildePanot/status/1254086997989351425
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Mathilde Panot @MathildePanot · 2h ... Retrouvez ma tribune dans le @leJDD avec @mbompard
TRIBUNE. Les parlementaires insoumis : "Si nous sommes en guerre, taxons les profiteurs de la...
Mathilde Panot, vice-présidente du groupe parlementaire de la France insoumise, et Manuel Bompard, chef de la délégation France insoumise au Parlement européen, demandent une taxation sur les...
lejdd.fr - 29 - 67 - 122 - Réservé aux abonnés :-(
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sur l'air de "Je l'aime à mourir" par Francis Cabrel
avec Stan, Clémence, Valentin et Aurélien au chant
Clémence au piano et Valentin à la guitare
Catégorie Humour 122 commentaires
Connue / https://twitter.com/millerofficiel/status/1253765776085041152
voir aussi https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?mLlLjg
En 2013, deux policiers éborgnaient une mère de famille et blessaient son fils à Villemomble, en Seine-Saint-Denis, au cours d’une interpellation au motif bancal et au déroulé anarchique. Aujourd’hui, la Cour d’assises de Paris les acquitte en appel. Et jette une lumière crue sur l’implacable mécanique juridico-policière, toute entière calibrée pour légitimer le camp policier.
...
Maître Honegger, qui accompagne la famille Kébé depuis de nombreuses années et a déjà plaidé en première instance, relève une phrase, prononcée par un policier dans les communications radio enregistrées au cours de l’intervention : « Y’a encore des bâtards dans le coin ». Dans son ouvrage “La force de l’ordre”, le sociologue Didier Fassin, qui a passé plusieurs mois en observation auprès d’une BAC de la région parisienne, livre une analyse assez précise de ce terme : “Totalement banalisé au sein de la BAC, [...] l’usage de ce terme contamine non seulement les représentations que l’on se fait des individus concernés (un “bâtard” n’est pas tout à fait un jeune comme un autre), mais aussi les pratiques qu’on s’autorise vis-à-vis d’eux (un “bâtard” mérite assurément moins d’égards qu’un autre jeune)”.
Temps de lecture 8 mn
Article rédigé par le groupe thématique « Déchets et Économie circulaire » de La France insoumise.
La crise sanitaire créée par le Covid-19 est aussi une crise des déchets. Mais les déchets ne sont que le simple reflet des multiples dysfonctionnements de notre système économique. En 2019, la décision prise par la Chine de cesser l’importation des déchets plastiques depuis l’Europe et les États-Unis a signifié une première prise de conscience, concernant la dépendance de nos chaînes d’approvisionnement. Dans le temps de la gestion de crise, puis dans l’après crise, il est nécessaire de réfléchir à la réorganisation de notre système de production et de consommation, ainsi que de notre système de traitement des déchets.
...
un article de Reporterre tire la sonnette d’alarme https://reporterre.net/En-2e-ligne-les-forcats-des-dechets-infectieux-sont-submerges
...
Le groupe thématique Déchets et Économie circulaire et le programme de l’Avenir en commun proposent de réduire ces vulnérabilités en favorisant la transition vers un développement plus soutenable :
URGENCE :
Protection du personnel de collecte.
Continuité du tri 5 flux
DÉCONFINEMENT :
Continuité des mesures de protection tant que le virus n’est pas éradiqué
Appel à projet pour tous les produits de première nécessité pouvant être fabriqués en France et réutilisables
POST VIRUS :
Mise en place d’un système de tri des DASRI (déchets à risques infectieux) pour gérer les futures crises
Interdiction des objets et emballages à usage unique dans la vie courante
Conférence citoyenne pour la définition des modalités de production et d’importation, des critères d’autorisation.
Plan de sortie de l’incinération et de généralisation du tri des bio-déchets à la source
Pendant ces jours de confinement les groupes thématiques de la France insoumise ont décidé d’apporter leur contribution à travers des réflexions sur la situation actuelle. Chaque jour, un ou plusieurs articles d’analyses seront produits par un des groupes thématiques. Retrouvez ces productions sur la page de l’espace programme.
51 min Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD
Un cadre usé par le chômage part en guerre contre le système qui l’a trahi... Adaptée du roman "Cadres noirs" de Pierre Lemaitre, cette série interroge les dérives libérales sous l’angle d’un thriller haletant, avec, dans le rôle principal, un Éric Cantona inattendu et attachant.
Alain Delambre, ancien DRH, est au chômage depuis six ans. Il multiplie les boulots ingrats pour faire face à la précarité, mais une altercation avec un employeur met fin à ce fragile équilibre. Malgré le soutien de sa femme Nicole, il commence à perdre pied. L’espoir renaît lorsque sa candidature retient l’attention d’un cabinet de recrutement pour un poste de DRH. Derrière ce mystérieux cabinet officie Alexandre Dorfmann, PDG d’Exxya, une multinationale en difficulté qui prépare un important plan de licenciement…
Humour du désespoir
À l’origine de cette fiction ambitieuse, il y a d’abord l’écriture experte et incisive de Pierre Lemaitre (prix Goncourt pour Au revoir là-haut), qui signe, avec la scénariste Perrine Margaine, l’adaptation de son roman Cadres noirs. Résultat : un thriller à teneur sociale non dénué d’humour noir, qui nous plonge dans la tête d’Alain Delambre, antihéros aussi ambigu que sympathique. Poussé à bout par six années de chômage, cet homme ordinaire va répondre à l’humiliation d’une manière toute personnelle. Le récit, haletant, se fait tour à tour pamphlet, polar, feuilleton judiciaire et drame familial. Dans ce rôle d’homme en colère qui déborde du cadre, Éric Cantona se révèle idéal. Son dérapage à moitié contrôlé se nourrit d’une énergie du désespoir qui n’exclut pas l’autodérision. Tout en tension, mouvement et lignes de fuite, la mise en scène de Ziad Doueiri (L’insulte, Baron noir) emboîte le pas au personnage. Une galerie de seconds rôles bien croqués complète ce tableau noir et réjouissant : Alex Lutz à contre-emploi, Suzanne Clément en épouse pas si dépassée, Alice de Lencquesaing en fille avocate embarquée dans la bataille, sans oublier Gustave Kervern, parfait en compagnon de galère drôle et philosophe.
Réalisation : Ziad Doueiri Scénario : Pierre Lemaitre Perrine Margaine Production : Mandarin Télévision ARTE F Producteur/-trice : Gilles de Verdière Image : Tommaso Fiorilli Montage : Camille Toubkis Musique : Eric Neveux
Avec : Eric Cantona (Alain Delambre) Suzanne Clément (Nicole Delambre) Alex Lutz (Alexandre Dorfmann) Gustave Kervern (Charles Bresson) Alice de Lencquesaing (Lucie Delambre (Lucie Delambre) Louise Coldefy (Mathilde Delambre) Nicolas Martinez (Grégory Ziegler) Xavier Robic (Bertrand Lacoste) Cyril Couton (Jean-Marie Guéneau) Carlos Chahine (Paul Cousin)
Costumes : Pierre Canitrot Décors de film : Françoise Dupertuis Chargé(e) de programme : Isabelle Huige Pays : France Année : 2019
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Ils ne changeront jamais ! #AlloRuffin, en direct d'Amiens, avec Caroline Fiat, Leïla Chaibi, Delphine Batho, Lucas Chancel... et vous !
Catégorie Actualités et politique 52 commentaires
Tr: ... D Batho travaille à l'élaboration d'un plan de reconversion de l'industrie aéronautique ++