Avec les fêtes, des centaines de milliers de bouteilles de vin, de bière ou de champagne vont se vider. Et chaque année, un Français consomme en moyenne près de 35 kg de bouteilles en verre. Or, bien qu’en grande partie réalisée à partir de verre recyclé, leur fabrication reste très énergivore. Depuis 2015, dans le Jura, le projet « J’aime mes bouteilles » cherche à relancer la pratique de la consigne, plus écologique que le recyclage, qui a disparu du paysage depuis une trentaine d’années. Son objectif : revaloriser les bouteilles de vin jurassien pour recréer une filière de réutilisation. Reportage.
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Les tests menés par Clus’ter Jura ont conclu qu’utiliser la consigne plutôt que la refonte de bouteilles permettrait de baisser massivement les rejets de dioxyde de carbone, d’environ deux tonnes annuelles à l’échelle du département, en réutilisant toutes les bouteilles de vin jurassien en circulation. Pour créer une activité lucrative, ces bouteilles ont dans un deuxième temps vocation à être revendues moins chères aux vignerons.
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« Je propose deux types de bouteille. Celles en meilleure état sont vendues 20% moins chères que le prix du neuf. Nous avons aussi une entrée de gamme 40% moins chère ». Une bouteille neuve coûte 24 centimes à un viticulteur. En choisissant une bouteille revalorisée, le prix peut donc descendre à 20, voire 18 centimes d’euros pour une entrée de gamme.
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D’ici décembre, elle espère signer une dizaine de commandes supplémentaires, et ainsi de suite jusqu’en août 2018, quand l’association « J’aime mes bouteilles » se transformera en SCIC.
Ndlr : fait ? ACT
Framasoft vous invite à embarquer dans une aventure commune : explorer les mondes numériques où l’humain et ses libertés fondamentales sont respectés, et ce jusque dans la conception des outils.
Dans ce voyage prévu de 2017 à 2020, cherchons ensemble comment concrétiser des outils numériques qui faciliteront les contributions de chacun·e, dans tous nos domaines d’action et de création.
2017-2018 : Créer et proposer des outils
À Framasoft, fort·e·s de trois années passées à Dégoogliser Internet en proposant plus d’une trentaine de services alternatifs, on sait que les services en ligne des géants du Web ne font pas que siphonner nos vies numériques : par leur conception même, ils façonnent nos usages, nos actions et notre pensée.
Dans ce premier monde à explorer, les services en ligne sont conçus différemment, et respectent les vies de chacun·e et les diversités qui composent nos réseaux. Un monde où sont conçus des outils numériques facilitant l’exposition commune de nos idées, nos opinions, nos rencontres… et même de nos vidéos !
2018-2019 : Transmettre les savoir-faire
Les géants du Web se sont créés en centralisant nos données, avec des services séduisants qui enferment nos existences numériques dans de gigantesques silos emplis de nos data : des traces de nos clics, de nos échanges et de nos vies. Reproduire ce modèle centralisateur, ce serait concentrer les pouvoirs et les dangers qui vont avec.
Allons découvrir ensemble un monde où l’on ne met pas toutes nos vies dans le même panier numérique ! Un monde où, face aux centres commerciaux de nos données, s’organisent des « AMAP » du numérique, qui proposent des services web dans la proximité et l’échange. Un monde où fleurissent CHATONS, nuages personnels, entraides à la formation et pollinisations internationales.
2019-2020 : Inspirer les possibles
Il y a une vision derrière les services que nous proposent les géants du Web. Celle qui réduit notre intimité à de la marchandise pour les annonceurs publicitaires. Celle qui nous réduit au rôle de consommatrices et de consommateurs qui abandonnent leurs libertés pour plus de confort. De fait, il n’y a pas de place dans leurs propositions pour des outils numériques facilitant les possibles, la contribution et l’éducation populaire.
Reste un monde encore bien inconnu à co-créer et défricher ensemble, garni d’outils pensés pour développer de nouvelles façons de faire en commun, de faire des communs. Un monde qui s’inspire des pratiques de nombreuses communautés (dont celles du logiciel libre), pour aider chacun·e à choisir les outils qui lui correspondent, atteindre l’autonomie numérique, collaborer différemment et partager les connaissances.
Campagne commencée le 09/10/2017
Tuer la langue de bois
Là où la langue de bois passe la communication trépasse ! Et si nous rêvions nos organisations sans langue de bois ? Aujourd’hui la xyloglossie perdure au sein de notre société, parfois sous de nouveaux habits (les fameux « faits alternatifs »). Elle survit dans l’expression d’une Direction Générale, s’invite dans le dialogue social, s’insinue dans les mots d’un manager confronté à une situation délicate dans son équipe…
Cette rencontre permettra d’identifier les manifestations de la langue de bois, de nourrir des actions pour l’évacuer du discours de l’entreprise et d’en souligner les écueils auprès des décideurs, pour réaffirmer le rôle de conseil interne des communicants, garants de la mise en place des conditions propices à une coopération véritable entre salariés.
Comment relocaliser la gouvernance de l’économie numérique? Trebor Scholz, Nathan Schneider et une pléiade d’auteurs engagés répertorient les alternatives dans un ouvrage sur le «coopérativisme de plateforme». Makery a sélectionné les bonnes feuilles pour vous.