Sur des rails
... est neutre, par exemple en lui trouvant des garants. Mais le site Internet "granddebat.fr", censé permettre de le nourrir ou d'y contribuer en ligne, montre d'inquiétants symptômes de macronisme aigu.
"Adopter une posture de neutralité vis-à-vis des participants, ne pas prendre parti pour tel ou tel raisonnement, proposition ou avis". La charte du grand débat national lancé par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des gilets jaunes est très claire : les discussions doivent être ouvertes et aucun biais idéologique ne doit venir les orienter. Sauf que la navigation sur le site Internet mis en place par le gouvernement pour encadrer le débat (granddebat.fr), ou y contribuer en ligne, donne l'impression que cette promesse est un vœu pieu, tant les rails qui sont déroulés sur la plateforme, à coups de questionnaires et de fiches, paraissent étroits… ... leur lecture laisse un léger goût de propagande. La plus importante, concernant "la fiscalité et les dépenses publiques", étincelle qui a mis le feu aux gilets jaunes, brosse ainsi un tableau très orienté. Voici par exemple son "diagnostic" de la situation qui fait l'ouverture sur trois pages : la France, y apprend-on dans les passages mis en valeur en gras, connaît "le niveau de dépense publique le plus élevé des pays développés lorsqu’il est rapporté au produit intérieur brut (PIB)", "le taux de prélèvements obligatoires (y) est en hausse constante depuis 50 ans et est aujourd’hui le plus élevé des pays riches" et, "sur 1000 euros de dépenses publiques, l’ensemble des dépenses relatives à l’Assemblée nationale, au Sénat et au Gouvernement représente 1 euro" (tableau détaillé à l'appui). Boum. ... un parfait résumé de la doxa libérale visant à "libérer les énergies", qui a justifié un an de politique économique macroniste. Les hypothèses d'une relance de la croissance, d'une remise en question de la règle européenne des 3% de déficit ou encore de dispositifs protectionnistes sont passées sous silence. ... s'il n'a pas encore compris la nécessité absolue de réduire les impôts, doit répondre à une question bien orientée : "Quels impôts faudrait-il, prioritairement, réduire davantage ?". ... la piste du rétablissement de l'ISF n'est évidemment pas soulevée. ... le gouvernement semble se soucier davantage de prendre le pouls du peuple que de débattre avec lui.
59 692 ont signé
Isabelle CREPIAT a lancé cette pétition adressée à Madame Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc (Préfète du Puy-de-Dôme)
Nous, citoyens, conscients des conséquences éthiques, environnementales, sanitaires et sociétales de l’élevage intensif, ne voulons pas d’un élevage de ce genre de plus en Auvergne.
L’implantation de nouveaux élevages intensifs est en total décalage avec les attentes sociétales. En effet, 88 % des Français se sont déclarés opposés à l'élevage intensif (3). 90 % d’entre eux considèrent que la protection des animaux d’élevage devrait être renforcée et 94 % pensent qu’il est important de les protéger. À ce jour, plus de 95 000 personnes ont signé l’Appel contre l’élevage intensif https://stop-elevage-intensif.com/.
Nous nous opposons à ce projet pour des raisons éthiques, sanitaires et environnementales.
- ANSES (Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), 2018. Suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2017, 104 p. (p.16). Disponible en ligne : https://miniurl.be/r-2iix (consulté le 10 octobre 2019).
- The Review on Antimicrobial Resistance, dir. O’Neill J., 2016. Tackling Drug-Resistant Infections Globally, Final Report and Recommendations. Disponible en ligne : https://miniurl.be/r-2iiy (consulté le 10 octobre 2019).
- Yougov, 2019. Étude élevage intensif réalisée pour L214 les 20 et 21 juin 2019. Disponible en ligne : https://miniurl.be/r-2iiz (consulté le 10 octobre 2019).
Commentaire : "Je signe non seulement pour le retour à un élevage qui respecte le bien-être des animaux, mais aussi pour relocaliser la production au plus près des consommateurs en favorisant la vente directe pour que les éleveurs paysans aient des revenus suffisants."
La rédaction de Grozeille a reçu et publie cette lettre ouverte aux militant-e-s de Extinction Rebellion France participant à la Rébellion Internationale d’Octobre (RIO).
Le 5 octobre, Extinction Rebellion a co-organisé l’occupation d’un centre commercial, Italie Deux, avec d’autres collectifs (gilets jaunes, écologistes radicaux, luttes sociales, féministes, queer, antiracistes), actant le début d’alliances prometteuses association blocage de l’économie, inclusivité et démocratie directe.
Cependant, cette date du 5 octobre a servi d’ouverture à une semaine de Rébellion Internationale d’Octobre (RIO), qui se manifeste notamment par l’occupation de la place du Châtelet, des prises de parole, et des actions de blocages. Cette intéressante semaine de rébellion est cette fois organisée par Extinction Rebellion en solo (mais ouverte aux autres luttes), sur le modèle de ce qui se passe en Angleterre. Si cette occupation est indéniablement très rafraîchissante (depuis quand avait-on pu occuper aussi longtemps, et de nuit, le cœur de Paris ?), elle n’en comporte pas moins certaines limites.
Nous publions donc cette lettre rédigée par des jeunes de Désobéissance Ecolo Paris, et signée par d’autres collectifs : ACTA, Cerveaux non disponibles, le CLAQ, et le Comité Adama.
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Sur le retour des vacances, sur la rocade d'Amiens, des garages, des supermarchés, des entrepôts s'étaient encore installés, avaient bouffé de la bonne terre de Picardie. Comme avec Europacity...
Entretien avec Dominique Damour et Dominique Potier.
Dominique Potier est député socialiste de la Meurthe-et-Moselle, auteur avec Pierre Blanc et Benoît Grimponprez de "La terre en commun, plaidoyer pour une justice foncière".
Dominique Damour, membre de l'association "Non à EuropCity".
François Ruffin est red'chef bénévole de Fakir, réalisateur de films et député de la Somme .
Tournage : Sébastien Verlet, Valentin Curtet, Vincent Rochette
Remerciements à Richard et au personnel du restaurant du Pavillon des Tuileries.
Retrouvez-nous sur notre site : https://www.fakirpresse.info
Catégorie Actualités et politique 32 commentaires
B Mb il y a 4 jours
Que les Mulliez, Vinci et Cie soient d'une voracité mortifère, ce n'est pas surprenant. Mais que l’État, qui devrait représenter un bouclier face à eux, prenne systématiquement leur parti contre nous et contre l'avenir, est absolument intolérable ! Intolérable, dans le cas d'EuropaCity, que ce soit l'État qui fasse appel...
Il faut que la mobilisation soit maximale les 4 & 5 octobre !!
Terrestres. Revue des livres, des idées et des écologies, vient de sortir son n°6. Laboratoire de nouvelles pensées complices du mouvement écologiste, cette revue en ligne décortique des livres clé, publie des analyses, fictions, chroniques et traductions. Son programme : Enquêter, Réfléchir, S’organiser, Éprouver et Imaginer !
Dans ce n°6 :
. Traversée des forêts et Grand cerf, Yuval Harari et crosse de hockey, cyanobactéries et écologie de Monsieur propre...
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À noter aussi le passage au peigne fin https://www.terrestres.org/2019/07/19/ils-ont-20-ans-pour-sauver-le-capitalisme/ du livre On a 20 ans pour changer le monde, de Maxime de Rostolan : à l’heure où les alternatives agricoles et alimentaires gagnent en crédibilité devant les impasses du productivisme, faut-il vraiment « changer d’échelle » en s’alliant avec l’agro-industrie et la grande distribution pour réussir la « révolution agricole » ?
Cette livraison accueille également un texte stratégique d’une trentaine d’organisations et collectifs https://www.terrestres.org/2019/07/25/l-an-zero-de-lecologie-macroniste/, allant de Terre de Liens aux Naturalistes en lutte, d’Extinction Rebellion PACA aux Gilets jaunes Place des Fêtes, de Désobéissance Ecolo Paris à Greenpeace Rennes. Ce texte souhaite, après le mouvement des Gilets jaunes, que l’écologie ne sépare plus son combat de celui de la justice, et demande : « Comment éviter que tout transitionne en rond, sans que rien ne change vraiment ? » À une écologie co-optée par le pouvoir politique et par les intérêts économiques, il oppose une stratégie de non-coopération avec toute entité détruisant les conditions de la vie sur terre. La bonne nouvelle : certes moins médiatique, cette autre écologie indisciplinée et créatrice existe déjà sur le terrain !
Ndlr : Valide la stratégie insoumise de LFI. Valoriser ACT
Alors que la France s’apprête à ratifier l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (CETA), des organisations de la société civile et citoyens du Canada et du Québec exhortent l’Assemblée nationale et le Sénat à voter contre cette entente qui «favorise une plus grande dérèglementation et donne toujours plus de pouvoir aux entreprises transnationales» au mépris des enjeux démocratiques, sociaux et environnementaux.
...
Devant les grands problèmes environnementaux auxquels nous sommes confrontés, l’AÉCG ne propose rien de concret et de contraignant. Il favorise au contraire une économie basée sur l’exportation à haute échelle de marchandises, qui nécessite une forte consommation de carburant. Il empêche les gouvernements de se donner les moyens nécessaires pour entreprendre d’urgence une transition écologique plus que nécessaire, par des investissements publics, des nationalisations, des réglementations et un soutien à l’économie locale et écoresponsable. Honteusement, aucune disposition de l’AÉCG n’oblige les pays signataires d’implanter les ententes de l’Accord de Paris et il n’y a aucun mécanisme pour suspendre l’AÉCG si un pays signataire décide de ne plus appliquer cet Accord.
Les raisons pour renoncer à l’AÉCG sont donc nombreuses. Cet accord se situe dans la lignée de ceux qui ont été conçus et signés à la fin du XXe siècle, et qui n’a fondamentalement pas changé, malgré les défis nouveaux devant nous.
Au lieu de les remettre en cause, le Canada et l’Union européenne continuent à soutenir un type d’économie qui n’a profité qu’aux plus privilégiés. Au Canada, l’AÉCG a été ratifié à la course, sans véritable débat démocratique. Refuser de ratifier l’AÉCG, de la part des élus français, pourrait être un pas significatif vers une nouvelle approche de l’économie, qui tient davantage compte des citoyens, des citoyennes, de l’environnement, de la qualité de vie, voire de la survie de notre planète.
Signataires:
Nadia Ibrahim, Trade Justice Network (tradejustice.ca)
Sujata Dey, Conseil des Canadiens (canadians.org).
Claude Vaillancourt, Réseau québécois sur l'intégration continentale (rqic.quebec)
etc
105 694 signataires
Mobilisons-nous ! Repoussé après les élections par Emmanuel Macron, le processus de ratification du CETA, cet accord de commerce et d’investissement entre le Canada et l’Union européenne, vient de débuter !
Les députés voteront le 17 juillet, en séance plénière de l’Assemblée nationale. La volonté d’Emmanuel Macron est claire : ratifier le CETA en catimini, dans la torpeur de l’été, en espérant le moins de contestation possible.
Les députés n’ont pas la possibilité de modifier le texte :ils ne peuvent que l’approuver ou le rejeter.
Au nom de l’urgence climatique, de la santé, de l’agriculture, de l’emploi, des services publics et de la démocratie, aidez-nous à interpeller les députés et sénateurs. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de chance de bloquer la ratification du CETA !
Grâce à l’outil ci-dessous, vous pouvez envoyer un courriel aux député·e·s pour leur demander de ne pas ratifier le CETA. Pensez bien à modifier le texte pour qu’il soit adapté (notamment choisir entre Monsieur et Madame le/la député·e).
Cet article a initialement été publié dans notre newsletter Décryptage Mobilité. Pour recevoir par mail les prochains articles dès leur publication, abonnez-vous dès maintenant.
Le secteur maritime est à l’heure actuelle responsable de près de 3% des émissions de GES mondiales, d’après l’Agence Internationale de l’Energie. Si le transport maritime était un pays, ça serait donc le 6ème pays le plus émissif de la planète. Devant la croissance attendue des flux maritimes, des actions concrètes très ambitieuses doivent être mises en place pour réduire l’impact environnemental du secteur. L’IMO (Organisation Maritime Internationale) s’est d’ailleurs engagée début 2018 à réduire les émissions du secteur de 50% d’ici à 2050, comparé aux niveaux de 2008 (à l’instar de l’ambition affichée par le secteur aérien).
Beaucoup de différents leviers seront nécessaires pour cela, avec notamment de nombreuses mesures d’efficacité énergétique et un recours très important à des énergies décarbonées (comme des biocarburants, des carburants de synthèse, de l’hydrogène, de l’ammoniac, etc.). Et aussi surprenant que cela puisse sembler, une mesure volontaire de sobriété apparaît dans le panorama des solutions : il est ainsi question de réduire la vitesse des bateaux, tout simplement.
En effet, une réduction de 12% de la vitesse des bateaux pourrait entrainer une baisse de 27% de la consommation de fioul et donc des émissions de GES [1]. Pour la première fois, plus de 100 industriels du secteur sont d’accord pour appliquer une telle mesure, l’encouragent même … alors que la tendance historique générale des différents modes de transports a plutôt toujours été de rechercher à aller plus vite.
Au-delà de son caractère original, cette mesure se prête tout de même particulièrement bien au transport maritime, pour lequel les temps de transports sont déjà longs, avec « un consentement à attendre » du client plus élevé que pour les autres modes. Par ailleurs, il faut remarquer que réduire la vitesse a aussi une contrepartie économique positive évidente, ce qui n’est pas neutre dans le soutien affiché par les 100 industriels promoteurs de cette mesure. Et ce qui peut aider à convaincre les derniers réticents. Nous suivrons désormais avec attention la façon dont l’IMO va s’emparer (ou pas) de cette proposition …
Enfin, cette actualité suscite une autre interrogation : une telle mesure ne pourrait-elle pas inspirer les secteurs du transport routier ou du transport aérien, puisque là aussi la réduction de vitesse des voitures, camions et autres avions entraînerait à moindre coût la réduction des émissions ? … À méditer !
Sources: [1] Quartz https://qz.com/1608527/the-shipping-industrys-emissions-could-be-cut-by-slow-steaming/
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Urgence climatique : nous ne voulons pas grandir sur une planète en ruine
En Europe, 400 000 personnes meurent de la pollution par an, et rien n’est fait pour inverser la tendance. L’inaction climatique de l’Union européenne et des États ne passe plus. Repousser sans cesse l’état d’urgence social et climatique n’est pas une solution. Il faut rompre le plus vite possible avec les énergies fossiles pour investir massivement dans les énergies renouvelables.
Les jeunes ont pris conscience de manière radicale de l’ampleur de la crise écologique et, pour ce faire, nous manifestons depuis plusieurs mois dans toute l’Union européenne pour demander un changement de politique.
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Urgence sociale : la précarité est notre présent, nous n’en voulons pas comme avenir
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Urgence démocratique : notre futur ne peut se construire sans nous
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Pour déjouer le duo En Marche, Rassemblement National, et parce que nous préférons construire une Europe de la Paix qu’une Europe de la concurrence, nous voterons pour la France insoumise. Parce qu’elle est la seule à proposer de résoudre en même temps la crise écologique et la crise sociale par la planification écologique, nous permettant ainsi de croire en un avenir meilleur, nous voterons Manon Aubry le 26 mai.
Vous aussi, signez la tribune de soutien !
Premiers signataires :
Aurélien Le Coq, 22 ans, Lille 2
Elisa Revillon, 21 ans, Bordeaux
Malou Duhamel, Rennes, Etudiant en Histoire
Emma Fourreau, Rennes, Etudiante à Sciences Po Rennes
Alexandra Mouton, 20 ans, Lille, Syndicaliste Etudiante
Antoine Bertrand, Toulouse
Fanny Picuira, Toulouse
Pierre Leroux, 19 ans, Marseille, Etudiant à la Faculté de Pharmacie du Campus santé de la Timone
Pierrick Colpin, 21 ans, Valenciennes, Syndicaliste étudiant et associatif sportif
Camille Magois, 20 ans, Paris, Syndicaliste étudiante
Julian Calfuquir, Nanterre, Syndicaliste étudiant
Naïm Shili, 21 ans, Saint-Quentin-en-Yvelines
Vidal Schwartz, 23 ans, Saint-Quentin-en-Yvelines
Andréa Diaz, 30 ans, Perpignan
Clara Guadagni, 19 ans, Perpignan, Membre du Collectif des Jeunes pour le Climat
Rémi Saint-Pé, 23 ans, Blanquefort
Marin Lagny, 19 ans, Brest, Prépa Littéraire
Pauline Lesquivit, 30 ans, Brest, Infirmière en reprise d’études dans un Master en Psychologie
Mehdi Ait Bahou, Caen
Pierre Gaubert, Valence
Anais Lacarte, Valence
Gaspard Fontaine, 17 ans, Lille, Lycéen
Hugo Prevost, 19 ans, Grenoble
Laura Pfister, 19 ans, Grenoble
Thomas Mandroux, 22 ans, Grenoble
Tomek Skomski, Paris 1
Leila Di’giacomo, Paris
Arnaud Grangeret, Paris, Syndicaliste Etudiant
Emma Salley, Sciences Po Paris, Syndicaliste Etudiante
Samuel Budimir, Laval, Syndicaliste Etudiant
Giuseppe Alviges, Paris, Etudiant en Droit à Paris 8, Président du BDE de Droit
Aurélien Petitfils, Arras, Professeur d’Histoire
Céline Delmont, Arras, Infirmière
Yohan Pavec, Guingamp
Betsy Bescher, Guingamp
Bertrand Renaud, 27 ans, Tours
Sherly Bornil, 21 ans, Tours
Mato Lootah, 26 ans, Bourg-en-Bresse
Ronan Galinier, Strasbourg
Lydie Bichet, Strasbourg
Nicolas Pellegrini, 19 ans, Nîmes, Etudiant en Droit
Naomi Ayme, 18 ans, Nîmes, Etudiante en Musicologie
Matthieu Barberis, Clermont-Ferrand, Autoentrepreneur
Louise Douay, Clermont-Ferrand, syndicaliste étudiante
Lila Neila Osmani, 24 ans, Clermont-Ferrand
Isaac Henoque, 18 ans, Clermont-Ferrand
Valentin Minette, Nancy
Camille Brandard, Nancy
Dahman Richter, 21 ans, Nancy