Clés : réseaux sociaux rencontre amoureuse
Clôture des candidatures : mardi 16 février 2021 à midi (heure de Paris)
Le CNRS, à travers la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires, lance un appel à projets dans le cadre de l’Action conjointe CNRS-IRD
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Notre société moderne consomme les ressources de la terre sans limite posant à court terme le problème de la durabilité de cette approche ... inclure des aspects socio-économiques et politiques ... L’interdisciplinarité, la prise de risque, la rupture et le caractère exploratoire sont les critères clefs pris en compte dans la sélection des projets.
Pour le dépôt de candidature à l’AAP : https://survey.cnrs.fr/index.php/592843?lang=fr
informations : Jean-Christophe AVARRE (IRD) et Martina KNOOP (CNRS) responsables scientifiques
... possibilité d’échanges sur une plateforme pour permettre la constitution de nouveaux consortia ... https://survey.cnrs.fr/index.php/563385?lang=fr
Ndlr : le porteur de projet doit être impérativement un chercheur d'un laboratoire CNRS ou IRD.
Explorer les possibilités de coopération ACT
La fin du libéralisme ...
Politique
Chloé Morin, Expert associé à la Fondation Jean-Jaurès
Marie Le Vern, Conseillère en stratégie, Societing
Tout le monde parle déjà de la fin du confinement. Mais la phase politique de "l’après" comporte bien des dangers : la fin du consentement. Le capital de confiance dans l’exécutif et au-delà dans les institutions semble épuisé.
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Les « élites » dansaient sur un volcan
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5% de sacrifiés
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Jusqu'où la chute ?
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Depuis trois semaines, les études qui mesurent la confiance dans le gouvernement se succèdent et empruntent une courbe à la fois classique (la côte de confiance des deux têtes de l’exécutif fait un bon spectaculaire – comme en 2015 pendant la gestion des attentats) et inquiétante : tous les indicateurs de confiance citoyenne en la capacité de ce gouvernement à faire face à cette crise sont au plus bas, et ne cessent de chuter au grès des interrogations et des polémiques nouvelles. Nous sommes en train d’épuiser un capital de confiance que nous ne savons plus comment régénérer, et la question qui se pose à nous est la suivante : jusqu’où la chute, et donc la désagrégation, peut-elle aller ? Et quelles en seraient les conséquences concrètes ?
La conviction que l’imprudence a régné
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Un exécutif fragilisé, une défiance au plus haut
En parallèle, l’idée qu’aucun camp politique n’aurait fait, ni ne ferait, mieux que le gouvernement actuel, est elle aussi bien ancrée. Elle neutralise – pour partie – les oppositions. Le Rassemblement National a quant à lui décidé de sortir les armes lourdes – « le gouvernement ment » - mais sa crédibilité de gestionnaire est trop faible pour qu’il ait un écho au-delà de son socle à ce stade du débat, alors que beaucoup sont encore dans la survie, et non dans l’autopsie et la recherche de responsables et de sanctions.
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Le sentiment d’un « deux poids, deux mesures »
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La polémique née des métropolitains (surtout les franciliens) gagnant leur résidence secondaire « en dispersant le virus » ; celle de la cagnotte du ministre de Darmanin, ravivant une colère sociale qui couve depuis des mois, voire des années ; celle du refus d’autoriser l’utilisation de l’hydroxychloroquine ; la simple envie, maladroitement réprimée, de profiter des premiers jours ensoleillés du printemps sur les berges de la seine ou dans les parcs fermés… ; ou encore la multiplication des images de ces ministres, souriants sur les réseaux sociaux, en indiquant qu’ils avaient pu bénéficier d’un test, ravivant le sentiment d’un « deux poids, deux mesures » entre premiers de cordée et premiers de tranchée… autant d’étincelles, de gouttes qui pourraient faire déborder un vase déjà bien plein.
Et si le confinement est plus long que prévu ?
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Mais prenons garde aux signaux faibles, et tentons à toute force de préserver ce capital précieux, ce bien commun primaire que nous ne savons plus comment régénérer mais savons trop comment épuiser : la confiance. Confiance en nous, confiance en nos institutions, confiance en l’avenir. Et puis, au bout du chemin, nous pouvons aussi nous rassurer en espérant qu’en dernier recours, la dernière soupape de décompression politique saura encore fonctionner correctement : l’élection.
Lire aussi
Confinement : "Ce qui définit la démocratie, c’est la possibilité de se côtoyer" https://www.marianne.net/politique/confinement-ce-qui-definit-la-democratie-c-est-la-possibilite-de-se-cotoyer
Covid-19, et la vie bascula
Dhruvi Acharya. – « Reasoning » (Raisonnement), 2015
Une fois cette tragédie surmontée, tout recommencera-t-il comme avant ? Depuis trente ans, chaque crise a nourri l’espérance déraisonnable d’un retour à la raison, d’une prise de conscience, d’un coup d’arrêt. On a cru au confinement puis à l’inversion d’une dynamique sociopolitique dont chacun aurait enfin mesuré les impasses et les menaces (1). La débandade boursière de 1987 allait contenir la flambée des privatisations ; les crises financières de 1997 et de 2007-2008, faire tituber la mondialisation heureuse. Ce ne fut pas le cas.
Les attentats du 11 septembre 2001 ont à leur tour suscité des réflexions critiques sur l’hubris américaine
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contrairement à ce que le président français a suggéré, il ne s’agit plus d’« interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde ». La réponse est connue : il faut en changer. Dès maintenant.
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Désormais, le protectionnisme, l’écologie, la justice sociale et la santé ont partie liée. Ils constituent les éléments-clés d’une coalition politique anticapitaliste assez puissante pour imposer, dès maintenant, un programme de rupture.
Économie - Débats
Macron veut prendre des “décisions de rupture”. Chiche ! “Marianne” le prend au mot.
... article à retrouver dans le magazine n°1201 ...
NON “Rien n’empêche la BCE d’investir dans l’économie réelle.” Pierre Larrouturou, député européen (élu sur la liste de gauche Envie d’Europe)
Pour aider les entreprises en difficulté, Angela Merkel et ses ministres ont sorti le « bazooka », selon leurs propres mots. Ils ont dégainé plusieurs dizaines de milliards en renonçant aux règles classiques de contrôle des déficits. Au-delà de l’urgence sanitaire, il est temps pour l’Europe de répondre à l’urgence sociale et climatique en dégainant d’autres bazookas et en utilisant d’une manière radicalement nouvelle les armes monétaires et fiscales dont elle dispose. Il est temps que les liquidités créées par la banque centrale aillent non plus à la spéculation mais au financement d’un grand pacte climat-emploi. Rien n’interdit de le faire : l’article 2 des statuts de la BCE dispose certes que « l’objectif premier de la BCE est la stabilité des prix », mais il affirme aussi que « sans préjudice de cet objectif, la politique monétaire doit être mise au service des objectifs définis par l’article 3 des traités » qui mentionne « le plein-emploi et la protection de l’environnement ». Rien n’empêche donc que les 240 milliards que va créer la BCE cette année (au-delà des mesures d’urgence) soient intégralement investis dans l’économie réelle via une vraie banque du climat. Combien de maisons peut-on isoler et combien d’emplois peut-on créer avec 240 milliards ? Il est urgent aussi que l’Europe s’attaque au dumping fiscal : en quarante ans, le taux moyen de l’impôt sur les bénéfices a été divisé par deux, passant de 45 à 19 %. Rien n’empêche de créer un impôt européen sur les bénéfices (avec 12 ou 14 pays créant une coopération renforcée si certains autres États traînent des pieds). Avant même la crise, le Parlement européen avait entamé un bras de fer avec les chefs d'État. Un changement radical est possible. [Propos recueillis par Franck Dedieu]
OUI. "ROMPRE AVEC LA BCE POUR POUVOIR REFAIRE DE LA MONNAIE UN BIEN PUBLIC." Frédéric FARAH, économiste, chargé de cours à l'université Sorbonne Nouvelle-Paris-III
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Ndlr :
- quelle différence entre "bien public" et "bien commun" ou "commun" ? ACT
- Mr Farah fait-il un pas en direction de la MNC ou non ? ACT