Dans un livre qui est devenu un classique aux Etats-Unis, le théoricien des médias Niel Postman juge que son pays est devenu une "Technopoly", c'est-à-dire une technocratie à laquelle aucun domaine n'échappe plus.
... éternel débat de la poule et de l’œuf. Les uns affirment qu'une technologie ne prospère que dans une culture qui la rend possible. Le succès du smartphone serait ainsi le produit de notre fascination pour la vitesse. Les autres jugent que la technologie produit la culture qui lui correspond. Neil Postman, théoricien et critique américain des médias mort en 2003, était des seconds. La technologie, d'après lui, porte une vision du monde et a des conséquences sur les organisations sociales aussi bien que sur les pensées, les imaginaires et les actes. L' « écologie des médias », dont Postman fut à l'origine, a précisément pour objet d’étudier ces changements engendrés par les technologies.
L'un de ses classiques, Technopoly, comment la technologie détruit la culture, paru en 1992 aux Etats-Unis, sort le 18 octobre chez l'Echappée, grâce à la traduction bénévole de l'association Technologos, inspirée par les travaux de Jacques Ellul. Non-moins techno-critique, l'auteur de la préface, l'historien François Jarrige, résume la thèse du livre : « la soumission de la culture à la technique menace à terme de détruire les sources vitales de notre humanité. ».Autrement dit, l'empire des technologies sur nos vies nous transforme en machines.
De la civilisation des outils à la Technopoly
Technopoly, libérée du politique et de la culture, est la fille « radicalisée » de la technocratie, émancipée de la morale et de Dieu, qui avait elle-même tourné la page de la civilisation des outils. Ces évolutions sont la traduction du principe selon lequel, « une technique, après avoir fait table rase du monopole en place, crée...
...
reste 71% à lire dans le magazine numéro 1179
Ndlr : ne serait-ce pas une des causes du fait que la théorie de la médiation de Jean Gagnepain (quatre plans dont un sur les outils/la technique) ne soit pas plus présente dans les formations et pratiques professionnelles, laissant la place à la technologie neurologique ? ACT
François BOCQUET a retweeté
DANE Besançon
@DANE_acBESANCON
3 hil y a 3 heures
.#ADN25 @jacquespriol: Quid d'une éducation à la donnée ? comme l'a dit @ChanetJF : en ne se plaçant pas du côté de la peur mais en accompagnant les élèves sur les usages de ces données. # médiation
.#bigdata #territoires
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ndlr : accrédite la thèse a&m=mm th ? ACT
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Au programme de L'Autre 20h ce soir, présenté par Dolores Bakèla :
▶️ SUR LE VIF - ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC CHARLES AZNAVOUR, PAR SERGE GARDE
Le documentariste Serge Garde a confié au Média une interview exclusive avec Charles Aznavour, enregistrée 1987. Nous en diffusons ce soir un extrait.
▶️ L'ENFUMAGE ÉCO - UN BUDGET POUR LES CLASSES MOYENNES : MON OEIL !
Par Franck Dedieu, professeur en économie.
▶️ LA GRANDE H. - UNE HISTOIRE POPULAIRE DE LA FRANCE, GÉRARD NOIRIEL
Découvrez la nouvelle émission de Julien Théry. Pour la première, il reçoit Gérard Noiriel à propos de son dernier ouvrage : « *Une histoire populaire de la France, de la guerre de Cent Ans à nos jours** ».
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Actualités et politique
9 commentaires
Mahen Ounet
il y a 48 minutes (modifié)
J'adore la chronique éco. Pour être plus complet, il serait intéressant de préciser les budgets qui ont augmenté, et les possibles répercussions de la suppression de la TH. (car je suppose que plein de gens sont contents de cela).
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Olivier Frering
il y a 1 heure
Continuez le rodage du nouveau journal est en bonne voie.
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Franc SERRES
il y a 21 minutes (modifié)
Pour la grande H, vivement l'histoire des religions avec «Avant les dieux la mère universelle» de Françoise Gange qui explique comment la première guerre mondiale contre la forme collectiviste (prouvée en biologie avec la génétique) commence il y a 5 000 avec un texte «l'épopée de gilgamesh». Puis passage d'un dieux féminin vers un dieu monothéiste machiste et dominateur grâce au polythéisme. Et l'histoire depuis 5 000 nous apprend le capitalisme de la subordination des humains par des hommes (Force armée, policière et réglementaire individualisée. Subordination individualisée par la croyances théologiques et idéologiques. Gouvernances et contrôle des décisions individualisée par les structures pyramidales. Possession et manipulation de l'information et de l'éducation individualisée, soit la propagande. Possessions individualisées des individus, de leur travail, des ressources et des biens par des contrats. Possession et contrôle des échanges individualisée par la monnaie ou les monopôles, etc.)…
Pour le Monde musulman il faut absolument lire «Le pacte de NADJD» de Hamadi Redissi pour comprendre le fascisme au travers de la religion et ses rîtes comme le voile…
ndlr :
identité nationale /Sarkozy -> effet de diversion
/convergence des luttes manque des analyses sur comment faire ?
/pédagogie rationnaliste richard Rorty (contingence, ironie & solidarité) philosophe engagé
/émancipation=> prise de distance /TdM ACT
L'universitaire américain Yochai Benkler fait partie de ces intellectuels qui pensent l'impact d'Internet sur nos sociétés depuis les années 1990. Le professeur d'études juridiques entrepreneuriales à Harvard est aujourd'hui membre d'une commission lancée le 11 septembre 2018 par l'ONG Reporters sans frontières et chargée de travailler à la rédaction d’une future « déclaration sur l’information et la démocratie ». Nous avons à cette occasion pu échanger avec l'auteur de The Wealth of Networks (La Richesse des Réseaux) autour de ses thèmatiques de prédilection : les communs, le rôle du domaine public informationnel et de la collaboration décentralisée dans l’innovation et la place de la liberté dans une économie et une société en réseau. Sans oublier de faire le point sur les évolutions récentes du Web, et ce qu'elles impliquent sur nos démocraties et nos sociétés.
...
Des années 1970 jusqu'à la crise économique de 2008, que l'on subit encore, on avait une période de néolibéralisme à droite, accompagnée d'une croissance spectaculaire de l'individualisme à gauche. La combinaison des deux a mené à ce que j'appelle l'oligarchie pluraliste : un ensemble d'engagements à l'individualisme et au pluralisme aux côtés d'une liberté économique qui a conduit à l'émergence d'une oligarchie globalisée. Cela s'est effondré, et nous n'en avons pas perçu les implications jusqu'au mouvement Occupy.
À présent, le politique se situe entre deux tentatives concurrentes visant à remplacer cette oligarchie pluraliste. L'une est le nationalisme économique, et la montée de la droite incarnée par Trump. L'autre pourrait être ce que j'analyse comme les communs pragmatiques : l'idée de construire une économie qui est enchâssée dans la société. Une économie dans laquelle les entreprises seraient contraintes de respecter les individus, et de créer des relations de confiance en ayant un sens de notre destin commun. Tout ceci est contenu dans la notion de communs, qui rejette l'idée que tout est centré sur la propriété individuelle et atomisée et sur les échanges financiers.
Quand j'évoque les échecs cubiques, c'est de ça dont je parle. Pour moi, la gestion des communs ne peut s'envisager sans l'Etat et les entreprises. Et la suite à donner aux communs passe par l'alliance entre les communs ouverts et des communautés autonomes qui offriraient un complément aux systèmes fondés sur la propriété et le marché. Rien n'est binaire, mais nous allons devoir mettre une limite à l'autonomie des marchés afin que l'on ne se considère plus comme étrangers les uns aux autres, mais comme ayant un destin commun au sein d'un espace commun.
.#Société #Internet
Connu par
https://twitter.com/Calimaq/status/1039792056376471552
"
Hervé Le Crosnier a retweeté
S.I.Lex @Calimaq 1 jil y a 1 jour
Très belle interview de Yochai Benkler, notamment ce qu'il dit sur la question des #Communs, très proche de la vision de @mbauwens sur les rapports Etat/Marché/Communs :
0 réponse 30 Retweets 33 j'aime
"
Clés :
data visualization
design
machine learning
programmation
visualisation
Dans la première partie de ce dossier, j’ai tenté de montrer, avec l’aide du remarquable article du journaliste et développeur James Somers, que la manière même de produire du code était en train d’évoluer, que nous passions de l’écriture artisanale à des modèles de programmation qui permettent une compréhension plus globale de ce que le code accomplit. Que la complexité à laquelle le code parvenait nécessitait de nouvelles approches, de nouvelles modalités de conception. De nouveaux outils ouvrent des possibilités pour faciliter cette relation, pour transformer le dialogue entre le code et ce qu’il produit, entre codeurs et codés. De nouvelles formes de médiation entre le code et les développeurs ouvrent la voie à une autre forme de médiation entre les données, les systèmes, les traitements et ceux qu’ils calculent. Une évolution qui, via les interfaces, impacte directement notre rapport aux données et aux traitements qu’ils produisent. Dans la longue histoire des interfaces, une nouvelle étape de la médiation entre systèmes techniques et société semble se dessiner. Des interfaces optimisées et lisibles pour les machines comme le code ou jeux de données, nous glissons vers des interfaces plus accessibles aux humains tout en permettant leur exploitation conjointe par les hommes et les machines. Telle est la promesse du design de la médiation aux données.