Les tests de dépistage sont au coeur des stratégies réussies de lutte contre le coronavirus. Mais en France, ils sont pratiqués avec parcimonie. Car le gouvernement a perdu deux mois avant de se rendre compte du problème, se reposant sur un confinement massif. Changements de cap incessants, lenteurs administratives, commandes mystérieuses de tests... Reporterre passe au crible l’échec de l’Etat.
L’absence de dépistage aux débuts de la crise du SARS-CoV-2 a laissé les spécialistes médusés : « Ce à quoi nous avons assisté en France est contraire à tout ce que nous avons appris sur les maladies infectieuses. Que ce soit le choléra, le paludisme ou la tuberculose, le premier réflexe, c’est de dépister, d’identifier les malades avec des tests qui permettent la recherche des sujets contacts », dit Annie Thébaud-Mony, directrice honoraire de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), et spécialiste du dépistage de la tuberculose. « C’est le niveau auquel on aurait pu s’attendre sur le Covid-19 : la mise en place d’une stratégie cohérente et efficace de soin, et d’identification des contacts. En Allemagne et en Suède, c’est ce qui a été fait. »
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Les débuts laborieux ont laissé la place à un dialogue établi entre les différents syndicats et le gouvernement. Une cellule spéciale coordonne et prépare des achats groupés de produits. « On nous a demandé de faire l’inventaire des contacts, on va envoyer le fichier à la cellule gouvernementale, il faut avoir les bases de données pour travailler correctement et se coordonner, indique François Blanchecotte. On attend beaucoup de la cellule Test du gouvernement, qui prévoit de quantifier les besoins et de faire une commande globale pour redistribuer ensuite. »
On attend beaucoup... Depuis trop longtemps.
Source : Moran Kerinec pour Reporterre
Photos :
. chapô : Un membre de l’équipe médicale travaille avec une machine permettant d’analyser les tests PCR, le 21 avril, à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon (© Philippe Desmazes/AFP)
. Laboratoire (pexels)
. Graphique : © Sacha Pessin/Reporterre
. Olivier Véran le 28 mars (Capture d’écran de BFM)
. Vieilles mains. Pxhere
Durée de lecture : 13 minutes
Comment et pourquoi continuer de lutter pendant la pandémie ? Passé un temps de sidération, les voix dissidentes se font à nouveau entendre, même si, mesures de mise à distance oblige, les modes d’action doivent être repensés.
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Les plaintes, les mouvements de grève, les manifestations aux fenêtres et les formes d’auto-organisation fleurissent, donnant de l’écho aux voix dissidentes. https://reporterre.net/Partout-en-France-les-manifs-de-confinement-prennent-de-l-ampleur
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Comment « déconfiner » les revendications du mouvement social ?
La mise à distance sociale, « de rigueur et totalement justifiée, est antinomique de l’action collective », pour Éric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires. « C’est de la rencontre des corps qu’émergent des choses concrètes, comme nous l’avons vu ces derniers mois sur les ronds-points Gilets jaunes, dans les AG, les manifs ou sur les piquets de grève », enchérit Camille [], membre du collectif Cerveaux non disponibles.
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« la pandémie ne doit pas servir à étouffer les luttes ni l’esprit critique, dit Corinne Morel Darleux, conseillère régionale en Auvergne-Rhône-Alpes. Lutter nous permet de sortir de ce sentiment de sidération et d’isolement, de réinvestir nos souverainetés individuelles, d’exercer un peu de maîtrise sur nos vies ». Pour la militante écosocialiste, le coronavirus « ne remet pas les compteurs à zéro ». Les raisons de se battre sont même décuplées par « la pérennisation de l’état d’urgence, l’avènement fulgurant d’une société de surveillance et toutes les atteintes aux libertés publiques qui pourraient perdurer une fois la crise sanitaire terminée ».
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Le 31 mars, par exemple, une manifestation de confinement était organisée à l’appel du collectif Projections Covid-19 en soutien au personnel soignant, mais aussi contre les réformes des retraites et de l’assurance-chômage. https://reporterre.net/Partout-en-France-les-manifs-de-confinement-prennent-de-l-ampleur
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Investir le terrain judiciaire
... Le parquet de Paris et la Cour de justice de la République ont reçu des dizaines de plaintes visant des décideurs publics pour mise en danger de la vie d’autrui, abstention volontaire de prendre les mesures visant à combattre un sinistre, voire homicide involontaire [1]. Une plateforme, intitulée https://plaintecovid.fr/, propose des dépôts de plainte facilités à l’aide de dossiers préremplis.
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Jeudi 9 avril, quatre-vingt douze associations et collectifs se sont même associés pour saisir conjointement sept rapporteurs des Nations unies chargés des questions de pauvreté extrême, de santé, d’accès à un logement décent, à la nourriture, à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que des migrants et des défenseurs des droits humains. « Les personnes vivant à la rue, dans des squats ou des bidonvilles ne bénéficient pas pleinement des mesures de prévention du Covid-19 mises en place par le gouvernement et les autorités locales », dénoncent ces organisations. https://www.lacimade.org/presse/covid-19-personnes-vivant-a-la-rue-dans-des-squats-ou-des-bidonvilles/
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Solidaires, épaulé par les Amis de la Terre, a ainsi saisi le tribunal de justice de Nanterre, le mercredi 8 avril pour demander l’arrêt total de l’activité d’Amazon, certains salariés étant tombés malades dans les entrepôts du géant du numérique. https://reporterre.net/Un-salarie-d-Amazon-en-reanimation
À l’image des salariés d’Amazon, les classes laborieuses ne connaissent pas de confinement et sont surexposées au virus : les personnels soignants, mais aussi les caissiers, les ouvriers, les éboueurs, les facteurs, les postiers et les livreurs n’ont cessé de travailler. Solidaires a mis en place un numéro vert https://solidaires.org/Solidaires-met-en-place-un-numero-vert-d-appui-syndical accessible à tous les travailleurs, syndiqués ou non, pour répondre à toutes les questions liées aux droits vis-à-vis des employeurs en matière de sécurité, de retrait, d’arrêt maladie ou encore de chômage partiel. « Des patrons utilisent les nouvelles possibilités offertes par la loi d’urgence sanitaire pour continuer d’essorer les salariés, dénonce Éric Beynel. Soixante heures de travail par semaine, journées de douze heures… Certains vont jusqu’à mettre les salariés au chômage partiel tout en continuant de les faire travailler, d’autres demandent aux malades de ne pas s’arrêter. »
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« L’État ne nous protège pas et, en plus, il nous empêche de respirer, dit Youcef Brakni. Alors nous nous débrouillons nous-mêmes : nous demandons aux gens de filmer, coûte que coûte, pour que les organisations militantes puissent lancer le plus d’alertes possible. » Tombée à point nommé, une application baptisée UVP a été lancée le 10 mars dernier par le collectif Urgence notre police assassine. Celle-ci permet de filmer les interventions des forces de l’ordre sans qu’elles ne puissent effacer les images. http://cqfd-journal.org/Deux-menaces-pesent-sur-les
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Corinne Morel-Darleux contribue au réseau Covid-Entraide France : « Dans ces groupes, nous échangeons des informations, nous organisons l’autonomie alimentaire et le soutien aux producteurs locaux, l’aide concrète aux personnes isolées, aux sans-logis, aux détenus... C’est une façon de rester debout, de mener des actions justes. » Pour la militante écosocialiste, ces mécanismes d’organisation permettent de ne pas dépendre entièrement de l’État et sont « autant d’îlots de résistance supplémentaires qui rejoignent celles préexistantes, comme la Zad de Notre-Dame-des-Landes, les collectifs contre des projets inutiles ou ceux qui viennent en aide aux personnes migrantes. »
« Réhabilitons notre colère » *
... Car le monde de l’après Covid-19 est déjà sur toutes les lèvres. Et, déjà, les propositions se multiplient https://reporterre.net/Crise-sanitaire-les-propositions-se-multiplient-pour-penser-un-apres-plus-ecologique pour penser un après plus social et plus écologique. Le jeudi 9 avril, la Convention citoyenne pour le climat a transmis à l’exécutif cinquante propositions pour « porter l’espoir d’un nouveau modèle de société » en matière de logement, de déplacement, d’alimentation, ou encore de publicité. https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/convention-citoyenne-sur-le-climat/transport-alimentation-logement-ce-qu-il-faut-retenir-des-propositions-de-la-convention-citoyenne-pour-le-climat_3910747.html
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Joël Domenjoud craint « le risque important de décompensation au moment du déconfinement, un endormissement sur le besoin de consommer et d’oublier la fragilité de notre système ». Il faut, dit-il, « absolument se prémunir de l’amnésie collective, garder un potentiel de colère entier pour dire “hors de question que ça arrive encore une fois, ce système a mis notre vie en danger” ».
Nicolas Haeringer, du mouvement 350.org, estime que ce potentiel de colère « a trop longtemps été mis de côté, voire dévalorisé au sein des luttes écologiques, où l’on a parfois cherché à mobiliser autour de récits positifs » : « Réhabilitons notre colère, cessons de construire nos mobilisations comme si nous pouvions nous permettre de négocier avec le temps. Ce que l’urgence sanitaire rappelle, c’est que chaque fois que nous acceptons de négocier avec le temps, il y a des morts. Pesons de tout notre poids pour qu’il n’y ait pas de retour au business as usual, au règne de celles et ceux qui font profit de la destruction. »
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[*] Son prénom est modifié.
[1] Les collectifs Inter-Urgences et Inter-Hôpitaux, la Coordination nationale infirmière (CNI), Act-Up Paris et l’Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) ont par exemple demandé au Conseil d’État de contraindre le gouvernement à réquisitionner les usines permettant de fabriquer les masques, les respirateurs, les tests et les médicaments nécessaires à la lutte contre l’épidémie.
[2] Jeudi 19 mars, Murielle Pénicaud s’était dite « scandalisée » de voir une antenne locale de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment inciter ses adhérents à ne pas aller travailler. « Les entreprises qui se disent que l’État paiera et qu’elles n’ont pas à travailler ne sont pas dans une attitude de civisme », avait-elle ajouté.
Lire aussi : Partout en France, les « manifs de confinement » prennent de l’ampleur
Richard Branson a transféré des actifs des États-Unis vers les îles Vierges britanniques à un moment où l’une de ses entreprises cherchait à obtenir un renflouement de l’État en raison de la pandémie de coronavirus, indique l’agence Bloomberg.
Une société basée dans le Delaware (États-Unis) et détenant une participation de 1,1 milliard de dollars dans Virgin Galactic Holdings Inc. (société de voyages dans l’espace) a transféré le 16 mars des actions de celle-ci vers les îles Vierges britanniques, où vit M. Branson. Les résidents des îles Vierges ne paient aucun impôt sur le revenu ou sur les gains du capital.
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Virgin Atlantic, la compagnie aérienne de Branson, a été durement touchée par la pandémie. Le mois dernier, lors de consultations avec le personnel, les employés ont accepté de prendre huit semaines de congés sans solde. La compagnie a demandé au gouvernement britannique de lui accorder des centaines de millions de livres sterling sous forme de prêts garantis par le gouvernement, dans le cadre d’une demande plus large pour l’industrie aéronautique.
« Le propriétaire d’entreprises mondiales semble heureux de structurer sa propriété à travers certaines des juridictions les plus opaques du monde, a déclaré Alex Cobham, du Réseau pour la justice fiscale (Tax justice network). La même personne fait maintenant appel au soutien du public. »
Connu / https://twitter.com/patrick3394/status/1247547533213261824
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Patrick3394 @patrick3394 · 11h
Richard Branson transfère de l’argent dans un paradis fiscal tout en demandant des subventions au gouvernement anglais
Encore un personnage de premier plan qui tombe de son piédestal !!
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Pour sa sixième session, la convention citoyenne pour le climat a présenté 150 mesures visant à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Des propositions assez radicales qui doivent encore être votées et ne seront pas dévoilées publiquement avant le mois d’avril.
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Même si je sais que Reporterre, vous n’avez pas été spécialement tendre avec nous » https://reporterre.net/La-convention-citoyenne-pour-le-climat-est-profondement-monarchique, remarque Sylvain, un Parisien membre de la convention. Il est vrai que ce processus de démocratie participative voulu par Emmanuel Macron a laissé certains acteurs assez dubitatifs https://reporterre.net/Convention-citoyenne-pour-le-climat-devenez-une-assemblee-reellement-democratique. ... 150 mesures ont été présentées. Et certaines particulièrement radicales ne déplairaient pas à Attac… Mais il nous est hélas impossible d’en dévoiler le moindre mot car l’équipe organisatrice de la convention a demandé la confidentialité à tous les médias.
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idées ont été amplement débattues. D’un côté, ceux qui rechignent à limiter la sacro-sainte liberté individuelle. De l’autre, ceux qui comprennent qu’il faudra faire des concessions drastiques pour répondre à l’urgence climatique. Un débat quasi philosophique analysé par Bernard Reber, philosophe et chercheur au CNRS : « Il y a des choix à faire autour du conflit de valeurs ; quel frein aux libertés face aux responsabilités individuelles sur l’avenir des générations futures ? La politique, c’est de réussir à faire des compromis. Et tous ces participants ont appris la complexité de la décision politique. »
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La prochaine et dernière session de la convention aura lieu les 3 et 4 avril. D’ici là, les citoyens vont préparer une tribune qui sera publiée dans la presse pour expliquer les ressorts de leurs choix au plus grand nombre. Puis, ils devront voter les 150 mesures et les présenter dans un rapport remis au gouvernement qui s’est engagé à l’étudier rapidement. Ils pourront également décider des mesures qu’ils souhaitent soumettre à un référendum. Mais pour Mathilde Imer, quelle que soit l’issue de ces tractations politiques, le pari est déjà gagné : « Soit le gouvernement tient ses engagements et prend enfin des mesures ambitieuses pour le climat. Soit il dévoile son vrai visage aux yeux de citoyens qui ne sont pas des militants et qui parlent à un public beaucoup plus large. » Le rapport de force ne fait que commencer.
Ndlr : Mathilde, ne croyez-vous pas que le gouvernement MACRON/PHILIPPE a déjà dévoilé son vrai visage ? Duplicité, néolibéralisme, autoritarisme, mépris, etc ?! => gazou ACT
La Cour d’appel d’Angleterre a décidé de ne pas autoriser l’extension de l’aéroport de Londres Heathrow, le deuxième aéroport le plus fréquenté au monde.
« C’est une décision historique car c’est la première fois qu’une décision juridique s’appuie sur l’urgence climatique pour annuler l’extension d’un aéroport », a déclaré Audrey Boehly, membre du collectif Non au Terminal 4 (Collectif contre l’extension de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle), dans un communiqué. L’aéroport de Heathrow est la plus grande source d’émissions au Royaume-Uni. Actuellement, environ 1.300 avions atterrissent chaque jour et une troisième piste en entraînerait plus de 700 autres, soit l’émission de 300 millions de tonnes de CO2 supplémentaires dans l’atmosphère.
Le gouvernement britannique pourrait faire appel de la décision, mais cela est très peu probable.
Cela pourrait étayer la contestation d’autres projets de construction (376 recensés par le site du Centre pour l’aviation) ou d’extension d’aéroports à travers le monde. En France, plus d’1 dizaine d’extensions d’aéroports sont prévues. La carte des luttes publiée par Reporterre a décompté treize collectifs en lutte contre des extensions d’aéroport en France.
Source : communiqué de European Climate Foundation https://europeanclimate.org/ envoyé par courriel.
Photo : Mike Peel / Wikipedia... maison de l’écologie et des résistances menacée d’expulsion
L’autrice de cette tribune était tentée de se tenir à l’écart des élections municipales « source de déchirements, de discussions interminables, d’alliances bancales ». Mais pense que, sur le terrain local, cela vaut la peine de s’engager.
Corinne Morel Darleux est conseillère régionale Auvergne - Rhône-Alpes.
Nous sommes nombreux à douter de plus en plus sérieusement de l’efficacité de l’approche électorale pour prendre le pouvoir et réellement « changer la vie ». À douter de la sincérité de la plupart des candidats, mais aussi des chances des candidats sincères de percuter le système à travers les urnes et ses règles du jeu édictées par les pouvoirs dominants. ... ignorer ce moment — certes un peu lunaire — où le mouvement social, des Gilets jaunes aux grévistes contre la réforme des retraites https://reporterre.net/Avec-la-reforme-des-retraites-les-egoutiers-vont-crever-au-boulot-19626, des occupations au nom du climat https://reporterre.net/Les-jeunes-activistes-du-climat-assument-l-occupation-de-BlackRock et de la biodiversité à la dénonciation des violences policières https://reporterre.net/L-Etat-et-les-violences-policieres-Une-machine-de-guerre-qui-n-a-ni-remords-ni, ce moment où tout cet élan rencontre, le temps du calendrier républicain, une échéance électorale ? ... rattrapée par diverses sollicitations pour soutenir des listes électorales, ce qui ne va pas sans moult interrogations. Soutenir une maison de l’écologie et des résistances menacée d’expulsion https://www.liberation.fr/debats/2020/01/29/la-vitalite-democratique-et-ecologique-passe-par-des-squats_1775794, relayer les caisses de solidarité aux grévistes, signer un appel https://www.viesvolees.org/laissez-nous-respirer-appel-des-familles-contre-limpunite-des-violences-policieres/ des familles de victimes de violences policières, aider les actions de désobéissance et la construction d’alternatives ... m’associer de nouveau à des sigles partidaires, d’EELV à la FI, ou même à des listes citoyennes https://reporterre.net/Aux-municipales-les-citoyens-se-lancent-a-l-assaut-des-mairies ... diablement tentée de regarder ailleurs ... ni raccourci ni baguette magique en politique ... idiot et vaniteux de prétendre que nous n’avons pas besoin du renfort des municipalités, si elles sont pensées comme des contre-pouvoirs. Dans le processus du confédéralisme démocratique https://www.revue-ballast.fr/le-moment-communaliste/ théorisé par Murray Bookchin https://reporterre.net/Murray-Bookchin-l-utopie-anarchiste-au-prisme-de-l-ecologie, qui consiste entre autres à vider l’État, s’emparer des villes n’est d’ailleurs pas un à-côté. ... l’objectif ultime sortir du capitalisme ... avec des élu-es qui s’intéressent au municipalisme libertaire ou plaident l’urgence écologique, c’est quand même plus facile qu’avec les carriéristes de la politique ou les nouveaux habitués de la start-up nation ... ligne de crête est étroite entre utopie anarchiste, urgence écologique et volonté sincère de changer les quotidiens ... a contrario, de s’échouer du côté du cynisme de la pureté ou du radicalisme rigide https://expansive.info/Defaire-le-radicalisme-rigide-1364 qui nous causent tant de torts ... dans les secteurs de la recherche, santé, justice, éducation, culture, transports, énergie, partout des éboueurs, avocates, salariés de centrales, cheminots, infirmières et directeurs d’hôpitaux, enseignantes, danseurs et journalistes indépendantes se mobilisent https://www.bastamag.net/Education-sante-justice-retraites-cartographie-des-mouvements-sociaux-en-cours ... à l’instar de la Commune des communes initiée à Commercy https://commonspolis.org/fr/communaute/la-commune-des-communes-a-commercy-recit-dune-rencontre-des-municipalismes-francais/, marquaient le début d’autre chose ?
Comme l’écrit l’essayiste Édouard Jourdain dans Ballast https://www.revue-ballast.fr/la-part-anarchiste-des-communs/ :
« Pour que l’anarchie triomphe, il faut qu’elle soit déjà une réalité concrète avant les grands jours qui viendront », assurait le géographe Élisée Reclus. Ainsi entendu, le terme d’utopie pourrait toutefois correspondre à l’anarchie si, comme le rappelle le philosophe Gilles Deleuze dans Qu’est-ce que la philosophie ? (Les éditions de Minuit, 1991), nous l’appréhendons dans le sens que lui donnait l’auteur britannique Samuel Butler : « "Erewhon" ne renvoie pas seulement à "No-where", ou Nulle part, mais à "Now-here", Ici et maintenant. »
L’arrêt des activités des usines du groupe papetier Arjowiggins, courant 2019, a signé la fin de production de certains papiers recyclés en France. Les papeteries françaises, globalement, se portent mal. Une situation regrettable sur le plan social et écologique puisque les imprimeries locales doivent alors se fournir en papier à l’étranger.
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« Il y a moins de papier en circulation, notamment à cause de la dématérialisation » ... La fermeture de l’usine de Bessé-sur-Braye est un « non-sens écologique » En juin, le député de la France insoumise Ugo Bernalicis dénonçait, dans une question écrite au gouvernement, le « non-sens écologique » de la fermeture de l’usine de Bessé-sur-Braye. « Les imprimeries françaises n’auront d’autre choix que de se tourner, concurrence oblige, vers des fournisseurs étrangers — au premier rang desquels l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, dont la production ne fait que croître. Le bilan carbone de l’utilisation du papier recyclé va donc exploser, au regard des distances de transport considérablement augmentées que vont nécessiter ces importations », regrettait-il. « La faible part des achats de papier recyclé en France pénalise le développement de l’économie circulaire locale, avec tous ses atouts de réduction d’impacts environnementaux (eau, énergie, ressources) et de création d’emplois », lit-on sur le site de l’ONG écologiste WWF. « 90 % des papiers de bureautique achetés par les entreprises sont des papiers labellisés », affirme quant à lui Valéry Hergott de l’association Riposte Verte https://www.riposteverte.com/, estimant que le bilan est satisfaisant. Selon lui, le papier recyclé, dans la bureautique, a malheureusement peu de chance de se développer en raison d’un marché mondial orienté vers le recyclage en emballage.
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Après la liquidation de l’usine de Bessé-sur-Braye, deux groupes se sont formés pour travailler sur des projets de reprises et chacun affirme avoir trouvé des pistes. Le premier rassemble l’ex-intersyndicale CGT, CFDT et CFE-CGC de l’entreprise et ne prévoit pas, a priori, la reprise de la fabrication de papier recyclé. L’autre, Action Citoyenne pour l’intérêt général rassemble des habitants de la Sarthe et croit en revanche au potentiel du recyclé, pour peu que des investisseurs acceptent d’y mettre le prix. « C’est une opportunité à saisir, dit Mickael Bardet, membre du collectif. Les outils industriels sont présents, ainsi que le savoir-faire. Plusieurs études prouvent qu’il y a un potentiel. »
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Jan Le Moux, directeur Économie circulaire au sein de la Copacel, fédération professionnelle représentant les entreprises françaises productrices de pâtes, papiers et cartons, affirme que « le papier recyclé n’a pas nécessairement un meilleur bilan carbone qu’un papier vierge ». [1].
Même son de cloche du côté des éditeurs. « La priorité, c’est de protéger la forêt. La filière graphique a commencé dès 1993 à certifier des forêts et respecter des normes ISO », affirme Pascal Lenoir, directeur de la production chez Gallimard et président de la commission Environnement et fabrication du Syndicat national de l’édition (SNE). Selon une étude du SNE, en 2016, 91 % des papiers achetés pour faire des livres étaient certifiés PEFC ou FSC, mais seulement 2 % recyclé, sachant que l’édition ne représentait que 6,9 % de la consommation de papier graphique en France en 2016.
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Source : Héloïse Leussier pour Reporterre
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Dans cet entretien vidéo exceptionnel, l’économiste Thomas Piketty décrit la situation profondément inégalitaire qui mine les sociétés aujourd’hui. Si l’inégalité ne décroît pas rapidement, avertit-il, il se produira des « crises extrêmement violentes ».
Lire l'article : https://reporterre.net/VIDEO-Thomas-Piketty-Il-va-y-avoir-des-crises-sociales-extremement-violentes i à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?aNxT4g
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Catégorie Organisations à but non lucratif
Alternative
L’implantation prévue d’une laverie nucléaire — spécialisée dans la décontamination du linge radioactif — provoque l’indignation de centaines de personnes qui ont manifesté samedi 14 décembre à Joinville, en région Grand Est. Elles refusent ce projet polluant et se soulèvent contre la « nucléarisation du territoire ». ... Maire de Vecqueville, Francisco Albarras dit : « Je suis de centre droit, j’ai parrainé Macron aux Présidentielles. » Mais depuis qu’il a appris que les puits de captage de sa commune étaient situés à moins d’un kilomètre de l’endroit où Unitech a prévu de rejeter ses eaux contaminées, il lui vient des envies de « condamner la préfète à boire une bouteille d’eau de Vecqueville par jour quel que soit l’endroit où elle aura été nommée quand la laverie se sera implantée ».
L’éco-anxiété, déprime liée à la dégradation continue de l’environnement, touche de plus en plus de citoyens. Quelles solutions pour s’en sortir ? Reporterre a posé la question à des psychologues et des éco-thérapeutes.
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les éco-anxieux ou les climato-déprimés ... Un engouement qui agace Jean-Pierre le Danff, psychothérapeute et spécialiste du sujet ... ressentent aussi de la tristesse et de la colère ... « souffrance écologique », qui se rapproche de la solastalgie ...