Société Ruralités
Par Camille Bordenet (Escource [Landes], envoyée spéciale)
Publié le 24 février 2026 à 05h00, modifié le 24 février 2026 à 11h50
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Reportage Entre 2008 et 2024, la facture d’énergie de la commune gasconne a baissé de 42 % et sa consommation de 58 %. Des choix politiques qui ont un impact sur les finances locales et plus largement sur les modes de vie.
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De l’émergence de l’altérité au changement de représentation : tiers exclu et tiers inclus Théorie et pratique
Livre papier
27.00 €
Livre numérique
20.99 €
Comment se réalise une médiation ? Qu’exige le métier de médiateur?
Cet ouvrage revient à l’essentiel d’une pratique fondée sur une éthique claire et exigeante. Il s’attache à éclairer la « boîte noire » qui constitue le noyau actif de toute médiation fructueuse : le processus ternaire de médiation. L’auteur en présente les principes, leviers, méthodes.
Passage d’une logique conventionnelle (binaire) à une logique quantique (ternaire), du tiers exclu au tiers inclus, changement de représentation...
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Date de publication : 08/10/2026
Collection : Interfaces et transdisciplinarités
Le but du CIRET, société savante fondée en 1987, est de développer l’activité de recherche dans une nouvelle approche scientifique et culturelle – la transdisciplinarité – dans sa tentative de prendre en compte les conséquences d’un flux d’information circulant d’une branche de connaissance à une autre et de créer un lieu privilégié de rencontre et de dialogue entre spécialistes de différentes sciences, professionnels et praticiens.
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association régie par la loi de 1901, fondée en 1987. Le but de notre association est de développer l'activité de recherche dans une nouvelle approche scientifique et culturelle - la transdisciplinarité - dans sa tentative de prendre en compte les conséquences d'un flux d'information circulant d'une branche de connaissance à une autre et de créer un lieu privilégié de rencontre et de dialogue entre les spécialistes des différentes sciences et ceux des autres domaines d'activité, en particulier, les spécialistes de l'éducation
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NOTE : Ce site historique n’étant plus mis à jour depuis le 01/01/2024, vous pourrez accéder aux dernières actualités en suivant l'URL suivante : https://ciret.hypotheses.org/activites
LE PROJET MORAL
(1987)
1 - Nous sommes témoins d'une révolution sans précédent engendrée par la science fondamentale et tout particulièrement par la physique et la biologie. Cette révolution bouleverse la logique, l'épistémologie et la vie de tous les jours à travers les applications technologiques. Il est essentiel de reconnaître l'existence d'un important décalage entre la nouvelle vision du monde qui émerge de l'étude des systèmes naturels et les valeurs qui prédominent encore en philosophie, dans les sciences de l'homme et dans la vie de la société moderne, valeurs fondées dans une large mesure sur le déterminisme mécaniste, le positivisme ou le nihilisme. Ce décalage est fortement nuisible et porteur de menaces de destruction de notre espèce. Il convient de rechercher ses causes profondes, de réfléchir aux éventuels remèdes et d'agir en conséquence.
2 - Une des causes évidentes de ce décalage est la fragmentation des connaissances. La spécialisation à outrance est certainement un "mal" nécessaire, car elle favorise l'accélération du progrès de la connaissance, mais elle mène en même temps à l'obscurcissement du sens. D'une part, cette fragmentation conduit l'homme à se sentir comme un étranger dans un monde envahi par une complexité incompréhensible. D'autre part, elle détermine une rupture entre les foyers de réflexion et de décision de la vie sociale. Les portes de l'absurdité, du non-sens, de la violence et d'une dynamique implacable d'autodestruction sont ainsi largement ouvertes.
Face à cette situation, il convient d'encourager par tous les moyens possibles l'activité de recherche dans une nouvelle approche scientifique et culturelle - la transdisciplinarité - dans sa tentative de reconstituer une image cohérente du monde.
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distinguer avec soin la transdisciplinarité d'autres activités apparemment très proches, sinon identiques, comme la pluridisciplinarité, la multidiscipli-narité ou l'interdisciplinarité
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La transdisciplinarité n'est pas concernée par le simple transfert d'un modèle d'une branche de la connaissance à une autre, mais par l'étude des isomorphismes entre les différents domaines de la connaissance. Autrement dit, la transdisciplinarité prend en compte les conséquences d'un flux d'information circulant d'une branche de la connaissance à une autre, permettant l'émergence de l'unité dans la diversité et de la diversité par l'unité. Son objectif est de mettre à nu la nature et les caractéristiques de ce flux d'information et sa tâche prioritaire consiste en l'élaboration d'un nouveau langage, d'une nouvelle logique, de nouveaux concepts pour permettre l'émergence d'un véritable dialogue entre les spécialistes des différentes branches de la connaissance.
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refuse tout projet globalisant, tout système fermé de pensée, toute utopie, tout asservissement à une idéologie, à une religion, à un système philosophique quels qu'ils soient. Sa finalité n'est pas l'unification de toutes les branches de la connaissance, but qui serait absurde et illusoire. Plus modestement, la transdisciplinarité essayera de mieux nous rapprocher du réel, par l'étude conjointe de la nature et de l'imaginaire, de l'univers et de l'homme pour nous permettre de mieux faire face aux différents défis de notre époque.
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véritable activité de recherche, de longue haleine, réunissant les meilleures compétences des différentes branches de la connaissance et les plus qualifiées parmi celles qui ont réfléchi à cette approche.
Il nous semble donc hautement souhaitable de créer un véritable centre de recherche transdisciplinaire, qui pourrait devenir le lieu privilégié de rencontre entre les spécialistes des différentes sciences et ceux des autres domaines d'activité, en particulier les artistes, les industriels et les spécialistes de l'éducation. Un tel centre de recherche n'existe nulle part, ni en France, ni en Europe, ni dans le monde. De caractère inévitablement international, ce centre aurait, de par sa localisation et sa structure initiale, une réalité tout d'abord européenne.
Outre l'activité de recherche proprement dite, matérialisée par des publications et des colloques, nous envisagerions l'organisation d'une Conférence Internationale Annuelle, l'organisation régulière d'actions médiatiques et la constitution d'une banque de données informatique.
Il est bien évident que le fonctionnement de ce Centre International de Recherche et Études Transdisciplinaires demande certains moyens d'ordre matériel et un minimum de structures (même si, pour être fidèle à son orientation, il doit miser sur son auto-organisation).
6 - La connaissance scientifique, de par son propre mouvement interne, est arrivée aux confins où elle doit reprendre un dialogue actif et fructueux avec d'autres formes de connaissance. Fondé sur l'esprit de rigueur scientifique, l'activité du Centre International de Recherche et Études Transdisciplinaires permettra l'avènement d'un échange dynamique entre les sciences exactes, les sciences humaines, l'art et la tradition.
Tout en reconnaissant comme axe principal de son activité la recherche fondamentale, le Centre International de Recherche et Études Transdisciplinaires sera largement ouvert vers la vie sociale. Une attention particulière sera consacrée à la recherche de nouvelles méthodes d'éducation afin de surmonter la rupture entre la science contemporaine et les visions dépassées du monde. A long terme, la création d'une université transdisciplinaire serait envisageable.
7 - Les avancées de la science moderne laissent présager la naissance d'une nouvelle rationalité, infiniment plus riche que celle qui nous a été léguée par l'espérance scientiste du XIXe siècle. La création d'un Centre Internaional de Recherche et Études Transdisciplinaires pourrait apporter une contribution importante à l'avènement de cette nouvelle rationalité.
adoptée au Premier Congrès Mondial de la Transdisciplinarité, Convento da Arrábida, Portugal,
2-6 novembre 1994
Préambule
Considérant que la prolifération actuelle des disciplines académiques et non-académiques conduit à une croissance exponentielle du savoir ce qui rend impossible tout regard global de l'être humain,
Considérant que seule une intelligence qui rend compte de la dimension planétaire des conflits actuels pourra faire face à la complexité de notre monde et au défi contemporain d'autodestruction matérielle et spirituelle de notre espèce,
Considérant que la vie est lourdement menacée par une technoscience triomphante, n'obéissant qu'à la logique effrayante de l'efficacité pour l'efficacité,
Considérant que la rupture contemporaine entre un savoir de plus en plus accumulatif et un être intérieur de plus en plus appauvri mène à une montée d'un nouvel obscurantisme, dont les conséquences sur le plan individuel et social sont incalculables,
Considérant que la croissance des savoirs, sans précédent dans l'histoire, accroît l'inégalité entre ceux qui les possèdent et ceux qui en sont dépourvus, engendrant ainsi des inégalités croissantes au sein des peuples et entre les nations sur notre planète,
Considérant en même temps que tous les défis énoncés ont leur contrepartie d'espérance et que la croissance extraordinaire des savoirs peut conduire, à long terme, à une mutation comparable au passage des hominiens à l'espèce humaine,
Considérant ce qui précède, les participants au Premier Congrès Mondial de Transdisciplinarité (Convento da Arrábida, Portugal, 2-7 novembre 1994) adoptent la présente Charte comprise comme un ensemble de principes fondamentaux de la communauté des esprits transdisciplinaires, constituant un contrat moral que tout signataire de cette Charte fait avec soi- même, en dehors de toute contrainte juridique et institutionnelle
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Article 11 :
Une éducation authentique ne peut privilégier l'abstraction dans la connaissance. Elle doit enseigner à contextualiser, concrétiser et globaliser. L'éducation transdisciplinaire réévalue le rôle de l'intuition, de l'imaginaire, de la sensibilité et du corps dans la transmission des connaissances.
Article 12 :
L'élaboration d'une économie transdisciplinaire est fondée sur le postulat que l'économie doit être au service de l'être humain et non l'inverse.
Article 13 :
L'éthique transdisciplinaire récuse toute attitude qui refuse le dialogue et la discussion, quelle que soit son origine - d'ordre idéologique, scientiste, religieux, économique, politique, philosophique. Le savoir partagé devrait mener à une compréhension partagée fondée sur le respect absolu des altérités unies par la vie commune sur une seule et même Terre.
Article 14 :
Article final :
La présente Charte de la Transdisciplinarité est adoptée par les participants au Premier Congrès Mondial de Transdisciplinarité, ne se réclamant d'aucune autre autorité que celle de leur œuvre et de leur activité.
Selon les procédures qui seront définies en accord avec les esprits transdisciplinaires de tous les pays, la Charte est ouverte à la signature de tout être humain intéressé par les mesures progressives d'ordre national, international et transnational pour l'application de ses articles dans la vie.
Comité de Rédaction
Lima de Freitas, Edgar Morin et Basarab Nicolescu
Grand entretien Social Travail Société
Des salariés qui doutent de tenir jusqu'à la retraite, une perte de sens largement ressentie, des jeunes désabusés… Selon la sociologue Dominique Méda, il faut redonner la parole et du pouvoir à celles et ceux qui travaillent.
Naïri Nahapétian, Catherine André, le 10 octobre 2026
12 min
Entretien avec Dominique Méda
Professeure de sociologie à l'université Paris Dauphine-PSL, présidente de l'Institut Veblen
Dans les manifestations lycéennes, qui agrègent désormais étudiants et parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants, nombreux sont les jeunes à se révolter contre la pénurie de moyens qui leur sont accordés et, au-delà, à redouter les difficultés qu’ils auront pour s’insérer sur le marché du travail.
La sociologue Dominique Méda qui publie un nouvel ouvrage avec l’économiste Eric Heyer et le juriste Pascal Lokiec – « Les caisses sont vides » Le grand malentendu, à paraître le 14 octobre 2026 chez Flammarion – rappelle pourtant que les milliards existent et qu’une série de réformes pourraient permettre de réinvestir efficacement cet argent dans les services publics, la transition écologique ou encore l’intelligence artificielle, qui percute au premier chef les emplois des jeunes mais aussi des moins jeunes.
C’est d’ailleurs à la spécialiste du travail, qui a également écrit cette année Le travail. Pourquoi travaillons-nous (Autrement, 2026), que nous avons choisi de poser nos questions. Philosophe et économiste, Dominique Méda nous fait voyager dans l’histoire de ce concept, depuis Aristote jusqu’à Marx en passant par Adam Smith. Et jusqu’aux mutations contemporaines de cette activité centrale dans nos sociétés. Elle passe en revue la dégradation des conditions de travail, et fait des propositions concrètes pour y répondre, ce qui passe notamment par la nécessité de démocratiser l’entreprise.
A quel point les conditions de travail se sont-elles dégradées ces dernières années, et pourquoi ?
Dominique Méda : Si l’on suit les analyses de la Dares, qui tient la chronique régulière des conditions de travail depuis 1978 grâce à son enquête « Conditions de travail »1, la dégradation n’est pas récente. Elle commence à la fin des années 1980, marque une pause entre 1998 et 2005 puis reprend. En 2019, 37 % des salariés déclaraient ne pas se sentir capables de faire le même travail jusqu’à la retraite. C’est énorme, d’autant que ce chiffre concerne aussi bien les employés et les ouvriers (39 %) que les cadres (32 %).
Les explications sont multiples : accentuation de la compétition internationale qui pèse sur les entreprises et donc sur leurs salariés ; diffusion très rapide des nouvelles technologies qui accélèrent le rythme de travail ; management par les chiffres qui prend des proportions folles – qu’il s’agisse du secteur privé ou public… La Dares vient tout juste de publier les résultats de la vague 2023 de l’enquête : même si l’intensité du travail a baissé, ce sont désormais 41 % des salariés qui disent ne pas se sentir capables de tenir dans leur travail jusqu’à la retraite…
Pourquoi le sentiment de la perte de sens, de plus en plus exprimé par les salariés, n’est-il pas considéré ?
D’abord parce que le caractère dégradé des conditions de travail fait l’objet d’un immense déni en France, où il existe un véritable mal-être au travail pour de nombreuses personnes. Une large partie des responsables politiques et économiques le nient en prétextant notamment que les Français sont des râleurs, ne sont jamais contents et que c’est cela qui transparaît à travers ces résultats.
Nous pouvons leur rappeler que la France est aussi la championne des accidents mortels et non mortels, notamment chez les jeunes, et que cela, c’est objectif ! Ensuite, les dirigeants d’entreprise expliquent que leurs marges de manœuvre sont limitées, que la concurrence est forte, etc.
Jusqu’à il y a peu, de surcroît, le taux de chômage était tellement élevé que les conditions de travail n’étaient en aucune manière la priorité. La (trop légère) diminution du chômage a permis de remettre le projecteur sur les conditions de travail. Il se pourrait que les changements démographiques y contribuent également, dans la mesure où, avec le départ à la retraite des générations nombreuses du baby-boom, ils vont entraîner des pénuries de main-d’œuvre.
La France est un pays où la hiérarchie est partout extrêmement pesante. Notre système scolaire est très hiérarchisé, notre organisation politique aussi
Dans votre livre, vous montrez que les jeunes Français figurent parmi les plus insatisfaits de leurs emplois – seuls les Hongrois et les Polonais le sont davantage. Comment l’expliquer ?
L’insatisfaction des jeunes envers leur travail est en effet très élevée en France. Le cœur de l’explication réside dans le caractère extrêmement hiérarchique de l’entreprise en France, un pays où la hiérarchie est partout extrêmement pesante. Notre système scolaire est très hiérarchisé, notre organisation politique aussi. A plusieurs reprises, on a essayé de réformer l’entreprise : je pense au rapport Bloch-Lainé en 1963, dans lequel l’auteur écrit : « Il est clair aujourd’hui que les salariés ne peuvent se contenter d’être de simples apporteurs de travail (…) ; que la prospérité des entreprises, comme celle de la nation, leur importe et leur est due, autant qu’aux apporteurs de capitaux. »
Le rapport proposait que les salariés entrent au gouvernement de l’entreprise. La réaction du patronat fut immédiate et négative : la participation aux organes de direction menacerait le principe fondamental selon lequel le pouvoir dans l’entreprise découle de la propriété du capital. Même réaction à la publication du rapport Sudreau, en 1975, qui contenait environ 70 propositions destinées à démocratiser l’entreprise, renforcer les droits des salariés et moderniser la gouvernance.
Depuis, nos entreprises restent très hiérarchiques dans leur organisation. Les salariés sont moins consultés et associés aux décisions que dans les autres pays européens. Nous avons montré avec Maëlezig Bigi et Agnès Parent-Thirion, dans les résultats de l’enquête d’Eurofound de 2021, combien la France était mal placée.
Sur la question des jeunes, la Dares a apporté une réponse très claire : quel que soit leur niveau de diplôme, leurs conditions de travail sont plus mauvaises que celles des autres tranches d’âge : moins d’autonomie, plus d’insécurité socioprofessionnelle. Les jeunes se distinguent avant tout de leurs aînés du point de vue de l’exposition aux contraintes physiques : ils restent longtemps debout ou dans une autre posture pénible ou fatigante (surtout les moins de 24 ans), effectuent des déplacements à pied longs ou fréquents, portent ou déplacent des charges lourdes, effectuent des mouvements douloureux ou fatigants et subissent des secousses et des vibrations beaucoup plus fréquemment que les autres classes d’âge.
L’enquête européenne sur les conditions de travail, qui existe depuis 1991 et dont la vague 2021 concerne 71 000 actifs occupés dans 36 pays confirme que les jeunes Français supportent des conditions de travail plus difficiles que leurs voisins. Nous venons de rendre un rapport à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep2) qui tente d’expliquer pourquoi 36 % des jeunes veulent se réorienter six ans après la sortie des études.
Nous formulons trois hypothèses : les mauvaises conditions de travail ; l’insécurité socioprofessionnelle et le caractère précaire de leurs conditions d’entrée dans la vie active ; la mauvaise articulation entre un système éducatif encore très rigide et le monde du travail. Dans d’autres pays, l’articulation est meilleure, les jeunes peuvent plus expérimenter les différents métiers. Ceux qui ont engagé des démarches veulent changer de métier et évoquent d’abord une recherche de sens du travail, puis une amélioration de leurs conditions de travail, enfin la rémunération3.
Les jeunes souhaitent un travail certes bien rémunéré, mais surtout intéressant, utile, qui leur permette de mobiliser toutes leurs connaissances acquises. Or les emplois susceptibles de satisfaire ces attentes ne sont pas assez nombreux
L’augmentation du niveau de diplôme est-elle tout de même un progrès ? Et est-ce une aspiration des jeunes, ou bien est-ce que beaucoup ne veulent plus faire de longues études ?
Oui, l’augmentation du niveau général d’éducation est un énorme progrès : 53 % des 25-34 ans sont diplômés de l’enseignement supérieur. Le vrai sujet est que les jeunes, toujours mieux formés, arrivent sur le marché du travail avec des attentes immenses. Ils souhaitent un travail certes bien rémunéré, mais surtout intéressant, utile, qui leur permette de mobiliser toutes leurs connaissances acquises. Or les emplois susceptibles de satisfaire ces attentes ne sont pas assez nombreux. Alors même qu’ils arrivent chaque année avec un niveau de formation plus avancé, leur taux de chômage est trois fois plus élevé que la moyenne, leurs stages sont souvent peu ou mal payés, ils sont plus souvent en CDD…
Par ailleurs, subsiste toujours en France un mépris pour l’enseignement professionnel qui est très dommageable car, à l’évidence, une partie des jeunes aimerait un contact plus étroit et plus précoce avec la réalité du travail. On doit vraiment réfléchir à améliorer l’articulation entre monde des études et monde professionnel.
Voit-on déjà les effets de l’usage de l’IA sur l’emploi et dans le travail ?
Oui. Dans certains métiers cela est clair : les traducteurs, les assistants administratifs, les comptables, les travailleuses et travailleurs des centres d’appels, les juristes, les journalistes, sont affectés de manière plus ou moins forte. Ce sont les tâches les plus simples et standardisables qui sont d’abord prises en charge par l’IA.
On ne voit pas encore de véritables saignées dans l’emploi, mais on sait que les jeunes sont particulièrement touchés parce qu’ils commençaient souvent leur parcours professionnel par les tâches les plus simples, pour apprendre le métier (faire des synthèses, des rapports…) et que ce sont ces tâches qui sont transférées à l’IA. C’est évidemment très grave. C’est la fonction d’apprentissage qui est affectée.
L’IA va-t-elle relancer l’idée de réduire le temps de travail hebdomadaire ?
C’est ce que prétendent ses concepteurs. Ils se réjouissent du fait que l’emploi risque de subir une énorme saignée dans les années qui viennent, en particulier dans les pays les plus riches, parce qu’il devient enfin possible d’imaginer un monde sans travail. Nous allons, selon eux, enfin pouvoir nous consacrer au loisir.
Elon Musk prédit la fin du travail obligatoire, Sam Altman le passage rapide aux 32 heures de travail par semaine. Tous deux suggèrent qu’un revenu universel permettra à chacun de vivre. On renoue ici – d’une manière beaucoup plus inquiétante – avec les prédictions de Keynes dans sa fameuse Lettre à nos petits-enfants, où il affirmait qu’en 2030, nos sociétés étant devenues huit fois plus riches, il serait possible de ne plus travailler du tout ou seulement trois heures par jour.
Je ne crois pas un seul instant au scénario développé par Musk et Altman. D’abord, je ne crois pas que l’IA remplacera tous les emplois. La société se sera révoltée bien avant que cela ne se produise – si cela devait se produire. Ensuite, peut-on souhaiter être gratifiés d’un revenu universel qui nous permettrait d’acheter les biens et services produits au moyen de l’IA sans travailler ? Il est certain que, calculé et distribué par les quelques grandes entreprises propriétaires des dispositifs d’IA, le montant de ce revenu serait très faible. Et que les manifestations réclamant son augmentation seraient vite réprimées.
Mais que faire face au danger que représente l’IA pour l’emploi ?
Je suggère – et j’ai vu que Bernie Sanders soutenait cette même idée – d’encadrer l’usage de l’IA, mais aussi et surtout de ne pas laisser la main à ceux qui détiennent les entreprises fournisseuses d’IA. Il faut au minimum donner du pouvoir aux salariés dans le cadre d’une démocratisation générale de l’économie. Mais aussi, dans ce cas précis, permettre aux pouvoirs publics d’exercer un très fort contrôle, voire de prendre le contrôle de ces entreprises. Les enjeux sont trop importants.
Si nous voulons engager nos sociétés dans la reconversion écologique – ce qui est absolument urgent – nous aurons besoin de plus de travail humain
Pensez-vous toujours qu’il faut réduire la place du travail dans nos vies et accroître celle de l’espace public ?
J’ai un peu changé sur ce point depuis plusieurs années. D’abord, malheureusement, on a pu constater que la réduction de la place du travail n’entraîne pas automatiquement un surcroît d’investissement dans la vie politique et citoyenne. Je le regrette, mais c’est ce que montrent les études. Ensuite, ce qui est clair, c’est qu’il faut tout autant développer la démocratie à l’intérieur des entreprises, des organisations de travail, qu’au-dehors.
Enfin, un des points qui me semble essentiel, est que si nous voulons engager nos sociétés dans ce que j’appelle la reconversion écologique – ce qui est absolument urgent – nous aurons besoin de plus de travail humain. Car moins de mécanisation, moins de recours à des dispositifs qui consomment de l’énergie et émettent du CO2, cela signifie plus de travail humain, plus d’huile de coude.
On doit ainsi quitter cette agriculture hypermécanisée, qui abuse des pesticides et qui, comme l’ont montré les travaux du Bureau d’analyse sociétale d’intérêt collectif (Basic4) produit des impacts négatifs que l’Etat est obligé de compenser pour un coût d’au moins 19 milliards. Il faut développer une agriculture biologique, moins mécanisée, sans pesticides, capable de proposer des produits de grande qualité gustative bons pour la santé, contrairement à la malbouffe.
Cette transformation devrait s’accompagner d’un surcroît de sens au travail, comme le rappelle Loïc Wojda dans L’émancipation paysanne. Essai de prolongement de la réflexion éthique de Pierre Rabhi (Le bord de l’eau, 2021). Cela ne signifie pas que nous devrons chacun et chacune travailler plus : il nous faudra répartir ce plus grand volume de travail sur l’ensemble de la population en âge de travailler.
Existe-t-il des modèles en Europe de relations de travail épanouisssantes, facilement transposables ?
On sait bien que rien n’est facilement transposable. Il y a des histoires, des traditions et des chemins nationaux, ce que les sociologues appellent un « sentier de dépendance » (path dependecy). Mais il y a des pays où cela va clairement mieux qu’en France : en exploitant l’enquête européenne sur les conditions de travail, Duncan Gallie et Ying Zhou5 ont montré que les organisations du travail corrélées à plus de bien-être des salariés, de moindres absences, une meilleure qualité du travail étaient concentrées dans les pays nordiques, et qu’elles constituaient des organisations dites apprenantes – c’est-à-dire laissant plus d’autonomie aux travailleurs et les consultant davantage.
Plus précisément, ces organisations de travail sont plus répandues là où la codétermination est en vigueur, c’est-à-dire là où le pouvoir est mieux partagé entre représentants de travailleurs et des actionnaires. Avec un certain nombre de collègues, nous portons donc l’idée qu’il faut donner plus de pouvoir – d’expression, de contrôle et de décision – aux représentants des salariés. C’est ce que suggère le rapport que vient de rendre la sociologue belge Isabelle Ferreras à la ministre espagnole du travail intitulé « Deux promesses à celles et ceux qui travaillent : la voix et la propriété », qui ouvre la voie à une véritable révolution.
Un grand chantier à ouvrir est celui de la valeur sociale des métiers : on ne peut pas continuer à sous-rémunérer les métiers essentiels, surtout avec le choc démographique à venir
Si l’on ne peut pas transposer un modèle, on peut tenter de s’en rapprocher. Comment repenser le travail ?
Il me semble urgent de mettre la question du travail au cœur de la campagne présidentielle qui s’ouvre. Vous allez me dire que c’est déjà le cas : le débat public n’est-il pas déjà plein de ces expressions : « La valeur travail est en crise », « Nous ne travaillons pas assez », « Les jeunes sont paresseux », « L’assistanat est un cancer » ? Mais évidemment, ce n’est pas à cela que je pense.
Il faut ouvrir le chantier des conditions de travail sans lequel on ne pourra pas avoir un débat serein sur la retraite. L’autre grand chantier à ouvrir c’est celui de la valeur sociale des métiers : on ne peut pas continuer – surtout avec le choc démographique qui va se produire – à sous-rémunérer les métiers essentiels. On doit mettre aussi cette question au centre des discussions. Il faut revoir les classifications et revaloriser les métiers, notamment ceux du lien.
Enfin, il faut redonner la parole et une partie du pouvoir à celles et ceux qui travaillent : c’est la clé de tout. Plus généralement, si nous concevions un projet de reconversion écologique capable d’entraîner les classes populaires, et que nous mettions enfin le travail au service de l’amélioration et de la réparation du monde – et pas au service de l’extraction ou de la destruction –, je suis sûre que la perception que nous en avons changerait complètement.
Propos recueillis par Naïri Nahapétian, Journaliste à Alternatives Economiques
Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques
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18H-21H
• Nathalie Latour, directrice générale de la Fédération des acteurs de la solidarité
• Olivier Bruyeron, président de Coordination SUD
• Arnaud Tiercelin, co-président du CNAJEP
• Arnaud Jean, président national de l'UFOLEP et administrateur du CNOSF
19h10 : 2ème table ronde
Faire ALLIANCE
• Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, membre du Pacte du pouvoir de vivre
• David Cluzeau, président de l’Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES)
• Laurence Lepetit, Déléguée générale de France générosités, membre de la Coalition Générosités
• Vincent Beaugrand, trésorier du collectif Nos services publics
Les 2 tables rondes seront chacune suivies d'un temps de questions/réponses avec le public.
Les échanges seront animés par le journaliste Frédéric Vuillod
20h : Clôture
Faire FORCE
20h30 : Cocktail
RENTRÉE POLITIQUE
DES ASSOCIATIONS
Un an après #ÇANETIENTPLUS,
comment transformer
l’alerte en force collective ?
18h00 : Ouverture et Passation de présidence du Mouvement associatif
Faire FRONT
18h20 : 1ère table ronde
Faire RÉSEAU
Programme
Jeudi 20 août
Horaires
13:30 - 15:3015:30 - 17:3017:30 - 20:1520:15 - 21:0021:00 - 21:3021:30 - 23:00
13:30 - 15:00
Qu’est-ce que la France insoumise ?
Formation
Francis Parny, ancien membre de la coordination des espaces
Pauline Léon
Démocratiser la justice
Conférence
- Célia Gissinger-Bosse, maîtresse de conférences associée, médiatrice familiale à l’association RESCIF
- Benjamin Fiorini, maître de conférences en droit pénal, président de l’association Sauvons les assises !
- Ugo Bernalicis, député LFI
- Jeanne Deroin
L’ère du suprémacisme
Conférence
Sylvie Laurent, historienne spécialiste des États-Unis, autrice de Pauvre petit blanc (2020), Capital et race (2024), La Contre-révolution californienne (2025)
Norman Ajari, philosophe spécialiste de la pensée décoloniale, auteur de Technofascisme : Le nouveau rêve de la suprématie blanche (2026)
Raphaël Arnault, député LFI, auteur d’Antifasciste (2026)
Louise-Félicité de Kéralio
Les bases du graphisme pour militer
Formation
Romain Spychala, directeur artistique
Héloïse, UX/UI designer
Jean-Baptiste Drouet
Présentation du service d’ordre
Formation
Par des membres du service d’ordre
Gracchus Babeuf
Introduction au matérialisme historique
Formation
Stathis Kouvélakis, philosophe
Jean-Baptiste Belley
Race, racisme et antiracisme
Formation
Imane El Hamzaoui, co-animatrice du groupe thématique Antiracisme
Danièle Obono, députée LFI
Jeanne et Paulette Nardal
Genre et féminisme
Formation
Fanny Gallot, co-animatrice du département d’histoire de l’Institut La Boétie
Flora Tristan
Contrer l’économie dominante grâce aux Mélenchonomics
Formation
Éric Berr, co-animateur du département d’économie de l’Institut La Boétie, auteur de Melenchonomics (2026)
John Oswald
L’ère du peuple
Formation
Antoine Salles-Papou, responsable de l’école de formation de l’Institut La Boétie
Anne-Josèphe Théroigne
15:00 - 15:30
Un trimestre de communalisme insoumis
Présentation
Présentation des maires et élu·es insoumis·es
Animée par Maxime Da Silva et Marie Quinton, co-président·es du Réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes
Petite scène
15:00 - 17:00
L’Affaire Abdallah
L’Affaire Abdallah
Cinéma - Projection
Réalisé par Pierre Carles
Le militant libanais Georges Abdallah a été incarcéré près de 41 ans en France. Ce résistant communiste pro-palestinien s’est vu affubler de l’étiquette « terroriste ». À tort. Une incroyable fake news et de fortes pressions exercées par les États-Unis sur la France sont à l’origine de cette durée de détention hors-norme. À 74 ans, il a réussi à sortir de prison, debout, ses convictions politiques intactes.
Débat après la projection en présence de Annie Gonzalez, productrice du film, et Andrée Taurinya députée LFI
Amphithéâtre Louise Michel
Point accueil des nouveaux et nouvelles militant·es
Présentation
Point info - Village
15:30 - 16:15
Norman Ajari
Dédicace
Technofascisme : Le nouveau rêve de la suprématie blanche (2026)
Village du Livre
15:30 - 17:00
République et républicanisme
Formation
Pierre Crétois, philosophe, co-animateur du groupe thématique 6ᵉ République
Pierre-Yves Cadalen, député LFI
Pauline Léon
La planification écologique
Formation
Claire Lejeune, députée LFI
Louise-Félicité de Kéralio
Introduction au matérialisme historique
Formation
Stathis Kouvélakis, philosophe
Jean-Baptiste Belley
Des droits nouveaux pour les travailleurs
Conférence
Guillaume Etiévant, co-rédacteur en chef de Frustration Magazine et auteur d’Autogestion générale (2026)
Lynda-May Azibi, déléguée aux affaires publiques du Mouvement des Scop et des Scic
Bérenger Cernon, député LFI
John Oswald
Lutter contre les violences sexistes et sexuelles
Formation
Par des membres du Comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles (CVSS)
Jean-Baptiste Drouet
Militer sur les réseaux sociaux
Formation
Camille Noury, communicante
Antoine Léaument, député LFI, co-animateur de l’Espace communication
Jeanne Deroin
Race, racisme et antiracisme
Formation
Imane El Hamzaoui, co-animatrice du groupe thématique Antiracisme
Danièle Obono, députée LFI
Jeanne et Paulette Nardal
L’économie selon Marx
Formation
Clément Carbonnier, professeur d’économie, co-directeur de l’axe de recherche politiques sociofiscales à Sciences Po
Anne-Josèphe Théroigne
Rechercher les 500 parrainages pour l’élection présidentielle
Formation
Guilhem Serieys, co-animateur du pôle Formations des élu·es
Séverine Véziès, co-animatrice de l’espace Élections et élu·es
Flora Tristan
Démarchandiser la santé
Conférence
Laure Pitti, professeure de sociologie à l’université Sorbonne Paris Nord
Rozenn Le Saint, journaliste à Reporterre, spécialisée dans le social et la santé
Damien Maudet, député LFI
Gracchus Babeuf
16:30 - 17:15
Jean-Christophe Sellin
Dédicace
Préface - Le manifeste du parti communiste (réédition 2026)
Village du Livre
17:30 - 19:00
Contrer l’économie dominante grâce aux Mélenchonomics
Formation
Éric Berr, co-animateur du département d’économie de l’Institut La Boétie, auteur de Melenchonomics (2026)
Pauline Léon
L’art comme outil de lutte décoloniale
Conférence
Olivier Marboeuf, auteur, artiste, commissaire d’exposition, producteur
Rébecca Chaillon, autrice, metteuse en scène, performeuse, comédienne
Mathilde Louvain, co-animatrice du groupe thématique Culture de la France insoumise
Jeanne et Paulette Nardal
Les nouvelles formes de sécurités sociales
Conférence
Alban Beaudouin, animateur du collectif pour une Sécurité sociale de la mort
Rozenn Le Saint, journaliste à Reporterre, spécialisée dans le social et la santé
Benjamin Ferras, membre de l’Inspection générale des affaires sociales
Mariella Espriet, chargée de mission à la caisse de l’alimentation de Lyon 8ᵉ
Hadrien Clouet, député LFI
Louise-Félicité de Kéralio
Comment créer son média ?
Formation
Hedi, rédacteur en chef de Sans Transition
Suline Astreide, conseillère municipale insoumise à Grigny, créatrice de contenu
Hicham Madani, journaliste chez Les Répliques
Anne-Josèphe Théroigne
Maîtriser les bases de la photographie
Formation
Claire Jacquin, photographe pour la France insoumise
Jean-Baptiste Drouet
Prendre la parole en public
Formation
Sophie de La Rochefoucauld, comédienne
Jean-Baptiste Belley
Qu’est-ce que la France insoumise ?
Formation
Danièle Obono, députée LFI, membre de la coordination des espaces
John Oswald
Genre et féminisme
Formation
Fanny Gallot, co-animatrice du département d’histoire de l’Institut La Boétie
Flora Tristan
Après le fossoyeur Macron, une politique du logement pour toutes et tous
Conférence
Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés
Bérangère Grisoni, présidente du Collectif les Morts de la Rue
Sandrine Nosbé, députée LFI
Animée par Cassandre Bliot, co-animatrice du groupe thématique Logement
Jeanne Deroin
19:15 - 19:45
Mot d’accueil
Mot d'accueil
Manuel Bompard, député LFI, coordinateur de la France insoumise
Clémence Guetté, co-présidente de l’Institut La Boétie, députée LFI, vice-présidente de l’Assemblée nationale
Bastien Lachaud, député LFI, co-animateur de l’espace Vie du mouvement
Petite scène
20:15 - 20:30
Drag Show
Fête
Emily Tante, drag queen
Elvis, drag king
Rico Loscopia, drag king
Zanni Lalune, drag king
Petite scène
21:00 - 22:30
Viewing Party - Drag Race France
Cinéma - Projection
Viewing de la demi-finale de l’émission, en présence notamment d’Emily Tante, drag queen
Amphithéâtre Louise Michel
Yann Tiersen
Yann Tiersen
Concert
Au-delà de sa carrière d’artiste en tournée, Yann Tiersen a commencé à mixer à l’ Eskal, son studio-lieu sur l’île d’Ouessant. Il y a cultivé un rapport direct et immersif avec le public. Pour lui, le DJing offre quelque chose que les concerts, peut-être, ne permettent pas : un dialogue honnête et physique, non pas une performance, mais une présence partagée.
Ses sets ont porté cette éthique sur des scènes internationales, souvent dans le prolongement de ses tournées live, et reflètent le même éclectisme qui traverse toute sa pratique musicale. Circulant librement entre house, techno, hyperpop et musiques du monde, il assume des juxtapositions inattendues, faites pour surprendre autant que pour déranger. Prises de parole politiques et spoken word s’y glissent de bout en bout, faisant du dancefloor un espace d’expression collective et de la danse une forme de résistance incarnée. Le DJing devient alors un outil de construction du commun ; non pas une démonstration, mais un échange.
Grande scène
21:30 - 23:00
Nuit des étoiles
Conférence
Pauline Zarrouk, cosmologiste
Sébastien Carassou, astrophysicien
Arnaud Saint-Martin, député LFI
Esplanade
Universités d’été de la France insoumise.
Valence · O Lac — du 20 au 23 août 2026.
Cet été, la commune de Sautron renouvelle son programme « Missions argent de poche », visant à offrir un emploi rémunéré à la mairie pour les moins de 18 ans.
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Les récentes décisions de justice aux États-Unis, reconnaissant que Google et Meta ont délibérément conçu des plateformes addictives, ...
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« Aucune violence n’est éducative. Pourtant, aujourd’hui encore, les violences font partie du quotidien de la grande majorité des enfants. »
À l’occasion de la Journée de la non-violence éducative, le 30 avril, Stop VEO, en partenariat avec Mouv’Enfants, la Fondation pour l’Enfance et AVI – Action contre les Violences Infantiles, alertent sur l’ampleur persistante des violences dites « éducatives ordinaires » (VEO).
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Des conséquences bien réelles pour les enfants
Les recherches scientifiques sont aujourd’hui unanimes : les violences « éducatives et ordinaires » ont des effets négatifs sur le développement de l’enfant. Elles peuvent entraîner durablement anxiété, troubles du comportement, difficultés relationnelles et altération de l’estime de soi.
Un cadre légal clair
La loi du 10 juillet 2019 interdit toute forme de violence dans l’éducation. Elle affirme qu’aucune violence, qu’elle soit physique ou psychologique, ne peut être considérée comme un mode d’éducation. Cette position a été réaffirmée en début d’année par la Cour de cassation, qui confirme qu’il n’existe pas de « droit de correction » des parents sur leurs enfants.
Le droit pénal prévoit d’ailleurs que les violences commises sur un mineur constituent une infraction, avec des peines aggravées lorsque l’auteur est un parent ou une personne ayant autorité sur l’enfant. Cette reconnaissance souligne la gravité particulière de ces actes lorsqu’ils surviennent dans le cadre familial.
Au-delà du cadre national, la France est engagée par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), qui garantit à chaque enfant le droit d’être protégé contre toute forme de violence, y compris au sein de sa famille (article 19).
Changer de regard, accompagner les parents
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essentiel d’accompagner les parents, sans les stigmatiser, vers des pratiques éducatives respectueuses, fondées sur l’écoute, le cadre et la bienveillance.
L’objectif : permettre à chacun de disposer de repères et d’alternatives concrètes pour éduquer sans violence.
Un enjeu collectif
Mettre fin aux violences éducatives ordinaires est un enjeu de société majeur. Protéger les enfants contre toute forme de violence, c’est investir dans une société plus juste, plus apaisée et plus respectueuse des droits fondamentaux.
En 2004, Catherine Dumonteil Kremer créait la Journée de la Non Violence Educative, qui s’est d’abord appelée Journée contre la fessée.
La loi contre les violences éducatives est passée en 2019 mais la JNVE est toujours d’actualité. En effet, son objectif depuis sa création est la recherche de solutions alternatives à la violence éducative ordinaire
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En amont du 30 avril, journée internationale de la non-violence éducative, la Fondation pour l’Enfance et l’équipe de recherche Prévéo présentent la 3e édition du baromètre sur les violences dites éducatives ordinaires (VEO).
Réalisé en partenariat avec l’Ifop auprès de 1 005 parents d’enfants de 0 à 17 ans, représentatifs de la population française, ce baromètre constitue un élément clé d’une première étude scientifique française consacrée aux violences dites éducatives ordinaires. Il met en lumière une réalité préoccupante :
- Des violences encore largement présentes dans le quotidien des familles : 83% des parents déclarent avoir eu recours, au moins une fois au cours des 12 derniers mois, à des violences verbales ou psychologiques et 37% à des violences physiques.
- Une légitimité persistante des punitions corporelles et une banalisation forte des violences psychologiques : 32% des parents pensent que les punitions psychologiques permettent d’apprendre ce qui est bien ou mal.
- Des écarts très nets entre les hommes et les femmes : 40% des hommes estiment que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter, contre 25% des femmes.
Une meilleure compréhension du développement, des besoins émotionnels et des séquelles liées aux violences pourrait permettre de prévenir les pratiques abusives. Cependant, pour faire reculer durablement ces violences, il faut également lever des freins majeurs : le poids des représentations et le maintien d’une norme sociale qui continue de légitimer ces pratiques en leur prêtant des vertus éducatives.
Découvrir la synthèse
Retrouver la 3ème édition du baromètre
Agroécologie
Temps de lecture 7 min
Le premier Forum international des laboratoires vivants dans les agroécosystèmes organisé par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et INRAE se tient à Montréal du 4 au 6 octobre 2023. En France comme dans le monde, INRAE s’investit depuis une dizaine d’années pour le développement des living labs, ces dispositifs de recherche participatifs et innovants qui placent l’usager au cœur des préoccupations. Quelles promesses et défis sont portés par les living labs ? Le point avec Christian Huyghe, directeur scientifique Agriculture à INRAE, et les porteurs de projets en Inde et en Afrique.
Publié le 04 octobre 2023
Cette thèse démarrera en octobre 2026 sous l'encadrement de Fatiha Fort (Institut Agro Montpellier - MoISA) et Jean Marc Touzard (INRAE - UMR Innovation). La ou le doctorant sera inscrit.e à l’EDEG, à l’Institut Agro Montpellier et accueilli.e à l’UMR Innovation.
Contexte
L'agriculture fait aujourd’hui face à de nombreux défis interdépendants
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Objectifs de la thèse
La thèse interroge le rôle et l’impact des Living labs comme outils de transformation sociale et territoriale pour l’agriculture, dans un contexte de crise multifactorielle qui demande une accélération et un changement d’échelle des processus de transition. L'objectif de cette recherche est de préciser les conditions économiques et organisationnelles de l’efficacité et du pouvoir transformatif de ces Living labs, puis de proposer un modèle de « Living Lab as a Service » (et inversement) incluant un cadre pratique pour sa mise en œuvre, sa gestion et son suivi évaluation.
Méthodologie
La recherche adoptera une méthode mixte, combinant une caractérisation générale des expériences de living labs agricoles à l’échelle nationale et européenne (revue de littérature, constitution et analyse d’une base de données), et une approche ethnographique auprès de participants d’un échantillon de living labs, permettant une compréhension plus fine des situations, besoins et solutions possibles (Liedtka, 2018). L’intérêt de l’ethnographie est sa capacité à décoder les pratiques et les discours (Chautard & Collin-Lachaud), en s’appuyant sur des techniques comme l’enquête qualitative, l’observation participante, l’écriture de journaux de bord, le storytelling, la prise de photographies. Les exemples retenus pour cette approche ethnographique seront des territoires français où cohabitent des Living labs et des projets locaux d’innovation agricole. Une analyse des discours, des documents du projet, des réseaux d’acteurs engagés, avec une perspective longitudinale, permettra de saisir les transformations sociales et territoriales induites par les projets de recherche et d’innovations portés par les Living labs. Un travail de modélisation conceptuelle et de comparaison avec des cas européens permettra enfin de proposer des modèles économiques et organisationnels de living labs, associés à des conditions territoriales et de filière, et de préciser leurs conditions de mise en œuvre pour favoriser la transformation des activités agricoles.
Profil recherché
La ou le candidat devra être motivé pour suivre des informations à l’échelle européenne et travailler sur des terrains agricoles territorialisés. Elle ou il devra être titulaire d’un Master en Sciences Sociales (Sciences de Gestion, Economie ou Sociologie, avec une orientation thématique sur l’agriculture, l’environnement ou l’alimentation) ou d’un diplôme d’ingénieur. Une appétence pour les approches qualitatives (enquête, approches participatives, ethnographiques, …) est souhaitée.
-> fatiha.fort@supagro.fr
Article de revue
Les living labs et la conception participative : l’exemple d’ActivAgeing Par Dimitri Voilmy
Pages 125 à 136
Démocratie participative
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