Film de Terrence Malick, sorti en 2019
Une vie cachée est un drame psychologique et religieux américano-allemand réalisé par Terrence Malick, sorti en 2019. Il s'agit d'un film biographique sur l'objecteur de conscience autrichien Franz Jägerstätter, vénéré comme bienheureux et martyr par l'Église catholique depuis sa béatification par Benoît XVI en 2007
*Ndlr : non-violence et désobéissance civile sous hitler
Ndlr : démentie par https://suntzufrance.fr/les-citations-de-sun-tzu-populaires-mais-parfois-fausses/
Ce site a étudié le livre "l'art de la guerre".
Élie Barnavi et Elias Sanbar dans le studio de la matinale de France Inter
Élie Barnavi et Elias Sanbar : "Nous sommes les fils d'une histoire que nous n'avons pas choisie"
Publié le lundi 20 avril 2026 à 08:21
20 min restantes
L'invité de 8h20 : le grand entretien
Par Simon Le Baron
Les invités du Grand Entretien de Simon Le Baron sont Élie Barnavi et Elias Sanbar, historiens, à l’occasion de la parution de leurs ouvrages respectifs "Dictionnaire amoureux d’Israël" et "Nouveau dictionnaire amoureux de la Palestine" (Plon).
Avec
- Élie Barnavi Professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel-Aviv, ancien ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, directeur du comité scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles
- Elias Sanbar Historien, poète, essayiste, traducteur
"Nous sommes les fils d'une histoire que nous n'avons pas choisie, qui nous a été imposée, que nous assumons", explique Élie Barnavi, lundi 20 avril, à propos de son parcours et de celui d'Elias Sanbar. Tous deux historiens et diplomates, l'un israélien, l'autre palestinien, ils se livrent dans un entretien croisé sur France Inter, à la veille d'une conférence communeOuverture dans un nouvel onglet au musée d'art et d'histoire du Judaïsme, à Paris. "C'est un exercice un peu mélancolique, oui, mais difficile, non, c'est-à-dire qu'on a l'habitude du dialogue et je ne vois pas que l'on puisse faire autrement", souligne Élie Barnavi, qui publie un Dictionnaire amoureux d'Israël (Plon) quand Elias Sanbar publie, lui, un Nouveau dictionnaire amoureux de la Palestine (Plon).
"Nous avons un combat commun pour essayer de gagner contre tous les fanatismes, contre tous les jusqu'au-boutisme, essayer de faire ensemble ce qu'il faut pour que la vie tout simplement soit possible", rappelle l'historien israélien. "Ce n'est pas parce qu'une idée, en ce qui nous concerne c'était le principe des deux États, ne s'applique pas qu'elle est fausse", affirme Elias Sanbar qui refuse "le reniement". Et l'ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l'Unesco d'ajouter : "Ce n'est pas le rapport de force qui fixe la justesse des aspirations politiques."
"Résistance intellectuelle"
Élie Barnavi revendique "une forme de résistance intellectuelle" face notamment aux responsables de son pays. "Il est difficile d'imaginer pire", selon lui, que le gouvernement mené par Benyamin Nétanyahou. Il appelle "un front qui ferait pression sur le gouvernement Nétanyahou ou celui qui viendra après, qui créerait en quelque sorte un cadre et qui, pour une fois, imposerait" la paix entre Israéliens et Palestiniens. "Sans contrainte, rien ne se fera, c'est-à-dire qu'il faut que la paix soit imposée", insiste l'ancien ambassadeur d'Israël en France.
À écouter
Elie Barnavi : "Si on n'arrête pas Benyamin Nétanhayou", "on se sera rendu coupable d'un crime contre l'humanité massif"
L'invité de 7h50
France Inter
10 min
Le mot "guerre" est l'une des seules entrées communes aux deux dictionnaires. "C'est indéniable que la guerre est là, c'est indéniable que ça va être beaucoup plus compliqué", souligne Elias Sanbar. "Si on me pose la question aujourd'hui, dans les 24 heures, c'est impraticable. Mais ça n'est pas fini et ce que nous souhaitons n'est pas faux, au contraire, ce qui vient de se passer est en train de prouver à quel point il n'y a pas d'autre solution qu'un voisinage", poursuit le diplomate qui a participé aux accords d'Oslo. Selon lui, ce voisinage "n'est pas une formule magique", mais "peut être la bonne voie vers la réconciliation". Il demande la mise en place de "mesures d'urgence" avec "l'arrêt immédiat des morts (...) des bombardements, des destructions".
Pour Elias Sanbar, il faut aussi mettre fin à la "complicité silencieuse terrifiante au niveau des États qui se lamentent, qui sont dans de bonnes intentions, mais qui ne font rien".
Références Conflit israélo-palestinien Conflits – Guerres Élie Barnavi Elias Sanbar Info Monde Proche et Moyen-Orient Palestine Israël
Tr.: ... pardon, réconciliation, tribal ...
Ndlr :
- explorent les possibles ? ACT
- AUSSI indexé à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?hwU5pg
La précarité et le sentiment d’injustice fiscale semblent légitimer la mobilisation du 17 novembre contre la hausse des taxes sur les carburants. Mais l’urgence climatique vitale qui justifie ces taxes ne permet guère de lever le pied. Au contraire, elle nécessite d’amplifier largement les efforts. Alors qu’une partie au moins des mécontentements paraît nourrie du refus de changer les habitudes de vie, la mobilisation de l’imaginaire de « l’effort de guerre », régulièrement invoqué, aurait le double avantage d’accélérer la prise de conscience de la gravité de la situation et de permettre une mobilisation plus équitable de tous les acteurs.
INTÈGRE
https://www.youtube.com/watch?v=yDuJ9Gp6MbM
https://www.youtube.com/watch?v=DR100Z0fH-w
ndlr :
- excellent article
- mais l'injustice fiscale n'est-elle qu'un sentiment ? ACT
- comment intégrer la justice sociale, la justice fiscale dans la démarche plpdla ? ACT
Alors que les scientifiques du Giec dévoileront lundi 8 octobre leur rapport sur le dérèglement climatique, les militants d’Alternatiba organisent ce week-end une grande mobilisation à Bayonne. Objectif, d’après Txetx Etcheverry : construire un mouvement citoyen de masse pour forcer les dirigeants à agir.
Jean-Noël (Txetx) Etcheverry est un des animateurs de l’association écologiste Bizi et membre d’Alternatiba, qui organise ce week-end un rassemblement d’ampleur pour le climat à Bayonne, auquel Reporterre participe. D’abord engagé dans les années 1970 dans le combat pour l’indépendance du Pays basque, il est devenu syndicaliste et militant climatique.
...le monde a déjà commencé à changer : les effets du réchauffement sont là, comme l’ont montré les événements climatiques extrêmes survenus cet été en Europe et ailleurs. Il ne s’agit plus d’un péril lointain mais d’une réalité chaque jour plus tangible : cela devient un problème concret. Notre perception de ce phénomène se modifie, et cela change beaucoup de choses. La démission de Nicolas Hulot et le succès de la Marche pour le climat
https://reporterre.net/La-plus-grande-manifestation-pour-le-climat-jamais-vue-en-France
ne sont pas étrangers à cette modification.
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ce rapport décrit la bataille terrible que nous devons mener. Chaque dixième de degré de réchauffement compte. + 1,5 °C, + 1,8 °C ou + 2 °C… les conséquences pour la biodiversité, pour les humains, ne seront pas les mêmes. Il n’est pas impossible de stabiliser le changement à + 1,5 °C, c’est techniquement atteignable. Mais il faudrait un tel changement que beaucoup nous disent que c’est infaisable. Je le répète : c’est possible ! Il s’agit de réagir comme si nous nous trouvions en état de guerre ou de catastrophe majeure.
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Ce rapport du Giec nous place donc devant un choix historique. Soit nous continuons comme aujourd’hui, et devrons répondre de notre inaction devant les prochaines générations, qui en 2050 vivront déjà l’enfer climatique. Soit nous engageons dès maintenant un changement massif et immédiat. Ce ne sera pas l’horreur ni le sacrifice ! Ce changement peut nous apporter des bénéfices énormes en matière d’emplois, de santé, de qualité de vie.
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Nous avons besoin de politiques radicales en matière de disparition des voitures polluantes, d’isolation globale des logements — à commencer par ceux des plus pauvres —, de reconversion de l’agriculture vers le bio et le local. Tout cela nécessite des investissements massifs, mais on sait où et comment trouver de l’argent, par exemple par la création monétaire. Une fois ces dynamiques de sobriété impulsées, nous devons développer les énergies renouvelables.
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Aucun programme électoral ne devra être en contradiction avec les objectifs climatiques. Avec Bizi, nous travaillons sur un projet de territoire soutenable et solidaire pour le Pays basque.
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Le local ne suffit pas. La bataille du climat se joue indissociablement aux niveaux local et global. Mais nous n’avons pas aujourd’hui le rapport de force à l’échelle globale. Donc, commençons par nous réunir et agir localement. Car, quand des territoires sont massivement mobilisés, ils peuvent bloquer des infrastructures immenses et mettre des grains de sable dans la machine, comme on l’a vu à Notre-Dame-des-Landes, ou ici, au Pays basque, avec la ligne à grande vitesse. De territoire en territoire, il y aura ensuite un effet d’entraînement, capable de peser sur les décisions.
Car c’est l’objectif : créer un mouvement de masse sur la question climatique. Aujourd’hui, c’est davantage faisable qu’avant, parce que les gens commencent à voir le dérèglement climatique dans leur quotidien. La prise de conscience est là, il faut à présent donner aux gens des moyens d’agir. Au niveau local, on a davantage de prise, les gens savent quoi faire. On peut créer un écosystème qui prenne le dessus sur le capitalisme.
Mais on ne renonce pas à peser sur le global, au contraire ! Il faut continuer l’interpellation des décideurs, le travail d’influence, voire de contrainte, sur les grands groupes économiques, via notamment l’action non violente. Les campagnes de 350.org, des Amis de la Terre, d’Attac sont essentielles. Mais on ne peut pas se contenter d’attendre que les dirigeants agissent.
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sans rapport de force organisé dans la société, on n’arrivera à rien
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articuler le local et la dynamique globale
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Un cercle vicieux s’est installé qu’il s’agit de briser. Les hommes et les femmes politiques ne mettent pas dans leurs priorités la question climatique car ils pensent que ça ne « paye » pas électoralement. Les médias la traitent peu parce qu’ils pensent que ça n’intéresse pas. Et l’opinion publique n’arrive pas à voir ce dérèglement climatique comme un problème prioritaire puisque ni les dirigeants ni les médias n’en parlent.
Nous devons donc créer un cercle vertueux, et les conditions semblent aujourd’hui réunies pour y parvenir.
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il y a un devoir de continuer à se battre pour la réduction massive et immédiate des émissions de gaz à effet de serre.