Principaux faits
- Le changement climatique influe sur les déterminants sociaux et environnementaux de la santé: air pur, eau potable, nourriture en quantité suffisante, sécurité du logement.
- Entre 2030 et 2050, on s’attend à ce que le changement climatique entraîne près de 250 000 décès supplémentaires par an, dus à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress lié à la chaleur.
- On estime que le coût des dommages directs pour la santé (à l’exclusion des coûts dans des secteurs déterminants pour la santé tels que l’agriculture et l’eau et l’assainissement) se situe entre 2 et 4 milliards de dollars (US$) par an d’ici 2030.
- Les zones n’ayant pas de bonnes infrastructures de santé, pour la plupart dans les pays en développement, seront les moins en mesure de se préparer et de faire face à la situation sans assistance.
- La réduction des émissions de gaz à effet de serre, en élargissant le choix des transports, de l’alimentation et des énergies, peut entraîner une amélioration de la santé.
Connu /
https://twitter.com/JMJancovici/status/1084774633751101441
54 minutes
Après s’être intéressée pendant des décennies à identifier les facteurs qui contribuent au bonheur, la psychologie se tourne vers une nouvelle question : qu’est-ce qui nous donne le sentiment du sens ?
Identifier ses buts et les mettre en cohérence avec ses valeurs est protecteur en termes de bien-être psychique, de santé physique et de longévité.
Identifier ses buts et les mettre en cohérence avec ses valeurs est protecteur en termes de bien-être psychique, de santé physique et de longévité. © Getty
Aujourd’hui, plus de 8000 articles scientifiques sont consacrés au sens de la vie ! Ces études montrent que celui-ci pourrait compter plus que le bien être.
Mais la recherche de sens n’est pas une question simple et on constate une souffrance contemporaine liée à cette question. D’où vient ce manque de sens ? Comment dépasser ce malaise ? Nos invités nous livrent quelques clefs de thérapie existentielle pour prendre de la hauteur et se poser les questions fondamentales.
En partenariat avec Cerveau et Psycho
Site de l'Association Française de Psychologie Existentielle (AFPE).
14h10
Axel Villard La une de la science
Ecouter la forêt pour suivre l’évolution de la biodiversité
Par Axel Villard
Les invités
Jean-Luc Bernaud
Professeur des Universités en Psychologie au CNAM Paris. Président de l'Association Française de Psychologie Existentielle (AFPE).
Sébastien Bohler
journaliste scientifique et auteur
Programmation musicale
JONATHAN JEREMIAH
GOOD DAY
2018
GAEL FAYE
BALADE BRESILIENNE (FEAT. FLAVIA COELHO)
2018
JONATHAN JEREMIAH
GOOD DAY
2018
GAEL FAYE
BALADE BRESILIENNE (FEAT. FLAVIA COELHO)
2018
YVES SIMON
Manhattan
L'équipe
Fanny Bohuon Réalisatrice
Chantal Le Montagner Chargée de programmes
Lucie Sarfaty Chargée de programmes
Irène Ménahem Attachée de production
Mots-clés : sciences
But de cette enquête
...fait partie d'une étude visant à quantifier et à décrire le recours aux praticiens de santé en France. Les résultats de cette étude contribueront à améliorer nos connaissances sur les besoins des patients, et ainsi à améliorer notre système de santé.
Durée de l'enquête
temps de remplissage total ~5 mn
Qui peut répondre à l'enquête ?
Toute personne résidant en France métropolitaine, âgée de plus de 18 ans.
Investigateurs, coordonnateur et promoteur de l'étude
... le professeur Benoît Allenet, le docteur Nicolas Pinsault, le chercheur-doctorant Albin Guillaud (investigateur principal) et les internes en médecine Camille Riboud et Fanny Daragon. Le coordonnateur de l’étude est le docteur Nicolas Pinsault. Le promoteur de l'étude est l'école de kinésithérapie du centre hospitalo-universitaire Grenoble-Alpes (CHUGA).
Confidentialité des informations
...conservées de façon anonyme et confidentielle. Seuls les responsables de l’étude pourront avoir accès à ces données. Les données de l'enquête seront anonymisées de façon irréversible. La publication des résultats de l’étude ne comportera aucun résultat individuel nominatif.
Législation
Les réponses à certaines questions ont un caractère obligatoire (signalé par un astérisque rouge en début de question). Le défaut de réponse aura pour simple et unique conséquence l'impossibilité de poursuivre l'enquête.
Les informations recueillies au cours de cette enquête feront l’objet d’un traitement informatisé destiné à quantifier et à décrire le recours aux praticiens de santé en France. Les destinataires des données sont les investigateurs de l'étude. Conformément à la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification des informations qui vous concernent. Si vous souhaitez exercer ce droit, vous pouvez vous adresser à : Nicolas Pinsault, école de kinésithérapie du CHUGA, 19 avenue Kimberley, 38130 Échirolles ; téléphone : 04 76 76 52 56 ; mail : nicolas.pinsault@univ-grenoble-alpes.fr ; fax : 04 76 76 89 41. Vous pouvez également, pour des motifs légitimes, vous opposer au traitement des données vous concernant.
Informations supplémentaires
...obtenir des informations supplémentaires concernant cette étude auprès de l’investigateur principal (albin.guillaud@univ-grenoble-alpes.fr).
53 minutes
Le vertige est une illusion de mouvement soit du corps dans l’espace, soit de l’espace par rapport au corps. Il est généralement en rapport avec un problème de l’oreille interne.
dizzy tree on the blue sky with beautiful autumn colors © Getty / damn
Les vertiges se caractérisent par une sensation de mouvement ou de déséquilibre accompagnée souvent de nausées et vomissements.
Environ 15% des personnes semblent avoir présenté un vertige au moins une fois dans sa vie.
D'où vient le sentiment que l'environnement tourne autour de soi ?
Pour comprendre ce qu’il se passe il faut commencer par se représenter notre système de l’équilibre.
D'un point de vue clinique, il existe différents types de vertiges. C’est le diagnostic et l’examen clinique qui permettront de déterminer la cause de l’apparition des vertiges.
Où en est la compréhension médicale de ces phénomènes ? Quels traitements ? Et quelle prise en charge ?
14h10
Axel Villard
La une de la science
Le Nobel 2018 de chimie pour les recherches sur les enzymes et les bactériophages.
Par Axel Villard
Les invités
Michel Toupet
ORL spécialisé dans l'exploration des vertiges et des troubles de l'équilibre de l'adulte et de l'enfant
Programmation musicale
JACQUELINE TAIEB
7 HEURES DU MATIN
Label : UNIVERSAL1968
LEON BRIDGES
Bad bad news
2018
GAETAN ROUSSEL
Le jour et la nuit
2018
L'équipe
Mathieu Vidard Producteur
Fanny Bohuon Réalisatrice
Chantal Le Montagner Attachée de production
Lucie Sarfaty Chargée de programmes
Irène Ménahem Attachée de production
Thierry Dupin Programmateur musical
Mots-clés :
sciences santé médecine neurosciences
Transcription à terminer :
"
...
45:00
et quand ils sont stressés, fatigués, ça leur retombe dessus.
Encore une fois, oui, oui, le stress qui vient sans doute dérégler toute la gestion automatique du système. Avec plein d'hormones de stress qui agiraient : adrénaline, pro???ectine, hormones anti????, tout un monde qui serait autant comme l'hyper tension, la tachicardie, toutes sortes de choses. Et là, chez ces gens là, une oreille est malade cycliquement à chaque fois que pas dormi, fatigué, poussé à bout.
MV : et ça, c'est 6% des personnes.
Oui, et donc plein de variantes
MV : comment on traite ce vertige particulier de Ménière??? ?
ben on le traite mal. Donc d'abord par retirer le stress (détente, sophrologie, bien dormir, avoir compris que c'était comme ça les grandes causes), après des médicaments qui vont vider l'oedème, des médicaments qui s'appellent des diurétiques??? ou des médicaments comme le glicérol qui vont mettre l'eau dans les selles, donc on va pomper l'eau du corps pour assécher ce trop-plein. Après des médicaments qui sont comme le péta...????ine, le tanganine??? puis la cortisone, ... opérer, vidanger...
MV : et ça c'est efficace ?
oui et non, on avance. Qulquefois la maladie ne dure pas pour des raisons qu'on ne comprend pas. Elle s'arrête et ça va mieux....
MV : la névrite vestibulaire, autre type de vertiges, 6% aussi chez les personnes, là aussi c'est apparition brutale ?
C'est pas un truc qui va se répéter comme la maladie de ménière... ça met des mois à s'améliorer. ... nausées, instabilité, rester au lit dans le noir. Les aider à bouger, réveiller des suppléances. C'est la plasticité cérébrale, la capacité du cerveau à faire des connexions inattendue, ailleurs, sorte de roues de secours... se réparer sans guérir l'oreille perdue. Déjà avec sourire, se mettre debout. Un environnement protégé aide un peu.
MV : et vos consultations ?
racontez-moi comment ça s'est passé. ... ya plein de pièges partout mais ya des éléments en faveur de... on avance, ...
MV : vertiges liés à l'âge s'installent plus volontiers ?
Depuis l'antiquité, la cale fait que (vieillesse de l'oreille ?) pas seulement. Voyez, la vieillesse des pieds, des muscles, des yeux, du cerveau, c'est que tout vieillit pour l'équilibre. C'est tellement difficile d'être une bonne danseuse qu'on met beaucoup d'années à devenir vertueuses que c'est très périlleux et que ça redégringole très vite. Dès 60 ans, on est moins bons... Les premières chutes commencent à arriver à 65 ans, c'est 81 ans l'âge du col du fémur en France. Et donc des gens qui tombent pour pas grand chose. Les os en plus sont fragiles.
Le trouble de l'équilibre, première cause du sujet âgé. Première plainte avant la mémoire, avant les yeux, avant l'audition, c'est que je ne peux plus faire ce que je faisais avant.
MV : donc ce sont les organes qui vieillissent...
Et le retour moteur. Le cerveau qui pige vite et le retour musculaire, les articulations. Donc, c'est aider les gens à faire des promenades TOUS LES JOURS, continuer à aller au golf, à faire ses courses, à faire son ménage, sa toilette
MV : de l'activité physique pour stimuler toujours les organes.
Oui, ce qu'on fait d'habitude, ya pas besoin d'être très très malin eh, cette variété là, domestique, qui est déjà pas mal...
MV : Julie demande "est-ce que les pb de sensation de vertiges sont liés parfois à des douleurs cervicales ?
NON. C'est le piège. C'est plutôt quand on a un vertige, voyez, dès que je bouge la tête, et là, on complique son cou. Ya pas de vertiges d'origine cervicale. On a mal au coup dans les vertiges parce qu'on bloque son coup.
MV : Marlène dit "ma maman 95 ans souffre depuis plusieurs années de vertueuses qui l'empèchent de quitter son fauteuil avec des conséquences désastreuses que vous imaginez. Que lui conseiller ?
De se lever ? de marcher ?
OUI, même si se lever, c'est risquer de tomber, moins marcher, c'est le risque de tomber toute seule quand elle se lèvera pour aller aux toilettes. La nuit, en plus. Personne sera là pour la rattraper. Moins on marche, moins on sait marcher. Donc c'est l'entraînement À LA DURE !
Donc, prendre sa vieille grand-mère par le bras et l'emmener faire un petit tour dans la maison. C'est l'éducation. AVEC LE SOURIRE, inviter à FAIRE DES EFFORTS. Si les efforts ne sont pas naturels, il faut les motiver.
MV : Fabrice dit "je souffre de vertiges d'un disfonctionnement de l'oreille interne. Le spécialiste m'a dit qu'il n'y avait malheureusement rien à faire si ce n'est suivre quelques séances de kiné vestibulaire...
Ah ben voilà ce genre d'ar??? qui va vous aider à bouger. Sur un fauteuil passivement, on voit un peu comment ça marche. Mais la grande rééducation, elle est ACTIVE. DEBOUT ! ALLER, on y va.
MV: véritable handicap au quotidien. Je vis à 50 ou 60 % de mes moyens, c'est ce qu'il dit.
OUI, ça se retrouve à force de travail. Tant que ya de la vie ya de l'espoir. Cette neuroplasticité jusqu'au dernier moment de la vie, nous fait apprendre des choses. Il faut la stimuler. Aller la chercher.
MV : et les médicaments ?
YA pas de coup génial dans les médicaments. On les cherche. Mais par rapport à cette vérité qu'on vient de s'échanger là, voyez, cette kiné vestibulaire qui est une véritable RÉVOLUTION. Mais ACTIVITÉ, emmenez votre maman faire des courses au super marché. Mettez la derrière le caddy et allez l'aider à trouver où on a arrangé le nesquick pour les petits enfants ! Qu'elle donnes des coups d'oeil, qu'elle avance en cherchant, qu'elle ne se perde pas dans le super marché, voilà son hypocampe. Voilà les cellules de la mémoire des lieux, de la mémoire de l'orientation dans l'espace. Donc tout stimuler. Jusqu'au dernier moment.
MERCI.
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La santé des chercheurs d’emploi, enjeu de santé publique
Colloque « La santé des chercheurs d’emploi, enjeu de santé publique » le 20/09/2018 à 9h
.>> Suivez l'événement en direct
Dans son rapport La santé des chercheurs d’emploi, enjeu de santé publique, Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC) dresse le tableau des impacts du chômage sur la mortalité, les pathologies, les habitudes de vie, les addictions, les comportements à risques et la santé psychique des individus qui vivent le chômage. Les constats présentés sont sans appel et révèlent à la fois une sous-estimation collective du problème, la complexité des réponses pour remédier à la situation et la limite des solutions actuelles.
Télécharger le rapport
http://membres.snc.asso.fr/images/stories/actu/SNC-RAPPORTCHOMAGE2018.pdf
Partie 1
LUTTER CONTRE LE CHÔMAGE DE LONGUE DURÉE ET LA PRÉCARISATION DE L’EMPLOI
Télécharger la partie 1
Au début de l’année 2018, même si les évolutions sont depuis moins affirmées, le marché du travail présente deux tendances très contrastées. L’une, positive, marque une sensible augmentation du nombre d’emplois qui engendre une tout aussi sensible baisse du chômage. L’autre, négative, confirme un marché de l’emploi dual...
Partie 2
LUTTER CONTRE LES IMPACTS NÉGATIFS DU CHÔMAGE SUR LA SANTÉ DES CHERCHEURS D’EMPLOI
Télécharger la partie 2
Lorsque l’on s’intéresse aux liens entre le chômage et la santé, deux théories explicatives s’affrontent régulièrement dans la littérature scientifique. La première, dite hypothèse de sélection, avance que la mauvaise santé des personnes au chômage les exclurait de fait de l’emploi et du marché du travail. La seconde, appelée hypothèse d’exposition, soutient que le chômage a des effets délétères multiples tant sur la santé physique et psychique que sur le comportement des personnes touchées...
Résumé des propositions :
https://twitter.com/AssociationSNC/status/1042714709378691072
ndlr :
il y est question de médiation, approfondir /TdM ACT
Fabrice Nicolino est journaliste et essayiste. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’écologie ou l’agriculture et publie ce 13 septembre aux éditions Les Liens qui Libèrent, Nous voulons des coquelicots avec François Veillerette. Il revient avec nous sur cette ouvrage, qui constitue un manifeste contre l’utilisation des pesticides chimiques.
« Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant.
...
Les pesticides sont une tragédie pour la santé. » Voilà comment nous préviennent Fabrice Nicolino, journaliste, et François Veillerette, militant écologiste qui a notamment présidé Greenpeace France. Les deux auteurs publient un livre-manifeste, ainsi qu’un appel, intitulé « Nous voulons des coquelicots », en espérant un soulèvement pacifique contre l’effacement d’un monde.
Le Média : Pourquoi voulez-vous des coquelicots ?
Fabrice Nicolino : Le coquelicot est un symbole. C’est une fleur fragile et très belle. Avant le grand massacre des pesticides, il y avait des coquelicots partout dans les champs de blés, mais aussi des bleuets. Ce sont des fleurs que l’on qualifie de « messicoles », c’est-à-dire qui poussent pendant les moissons. La campagne en était remplie. Les pesticides qui ont déferlé à partir de la fin des années 1950 et du début des années 1960 les a presque fait disparaître. Il y en a dans les bas-côtés ou dans certains champs non-traités. Mais cette fleur réapparaît dès que les pesticides arrêtent d’être répandus. Elle est résistante et possède un pouvoir de germination long. Certains disent 100 ans, d’autres 500 ans. C’est-à-dire que la graine est fertile très longtemps. Il y a donc des graines encore présentes depuis 50 ans ou plus qui peuvent repousser. « Nous voulons des coquelicots » c’est une manière de dire originalement que nous souhaitons un monde différent. Nous voulons un monde coloré, avec des lumières, des fleurs sauvages et tout ce qui s’ensuit : des abeilles, des oiseaux, etc.
...
Henri Nallet, qui a été ministre de l’Agriculture de François Mitterrand à partir de 1985, est emblématique. Il est d’ailleurs maintenant impliqué dans l’Affaire du Mediator, en tant que lobbyiste pour les laboratoires Servier. Il a commencé sa carrière comme chargé de mission à la FNSEA, il est mouillé à fond dans tout cela. Nallet a ensuite été ministre de l’Agriculture. Il a toujours servi les intérêts industriels. Il a signé l’autorisation de l’utilisation du chlordécone en tant que ministre de l’Agriculture. Mais personne ne lui demande de compte. Qu’attendons-nous pour l’interpeller sur son autorisation d’utiliser un produit nuisible pour tout l’écosystème, dont les humains ? C’est pareil pour Jean-Pierre Soisson, « ministre d’ouverture » de Mitterrand en 1988. Ministres de gauche, ministres de droite, même infamie.
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À la sortie de la guerre, il y avait plein de choses à changer dans ce monde. Mais on a vendu autre chose aux paysans. On leur a faire croire que derrière la modernisation, ils vivraient plus confortablement et comme en ville. C’était de la manipulation. Derrière ce progrès promis, se cachaient des intérêts politiques et économiques. Ils voulaient détruire la paysannerie, qui leur paraissait retardataire, au profit d’une agriculture industrielle et exportatrice qui allait leur faire gagner beaucoup d’argent. Par exemple, les industriels et les politiques qui lui sont liés se sont mis en tête de vendre de la viande. Il y avait 20 millions de bovins en France. Des marchés comme l’Italie et l’Allemagne étaient très demandeurs. Quand de Gaulle est revenu au pouvoir en 1958, il voulait se servir de l’agriculture et en faire une arme industrielle, afin de financer des infrastructures lourdes. Les dirigeants voulaient liquider l’agriculture, sans que cela soit pensé. Ils n’en avaient rien à faire de ce secteur, ni des paysans. Ils ont créé un monstre, en vidant les campagnes pour remplir les banlieues. Ce pays a été déséquilibré par des millions d’emplois perdus à la campagne. Cela a donné des mégapoles comme l’Île-de-France, où s’entassent 11 millions de personnes. Parallèlement à la volonté de financer des infrastructures, ils désiraient aussi de la main-d’oeuvre pour l’industrie, pendant les Trente Glorieuses. Nous avons donc sacrifé les campagnes pour remplir les banlieues de chômeurs, pratiquement à vie.
Il y avait une autre voie possible. Elle passait par l’amélioration des conditions de vie et le maintien d’un réseau de petites villes. C’est un phénomène global. Les petites villes en France sont moribondes – les villages n’en parlons même pas. Pourquoi ? Je me balade souvent dans le pays et dans tous les centres-villes, on voit des magasin avec des enseignes « A vendre ». Tout s’effondre, parce que des crétins de politique, de tous bords, de droite comme de gauche, ont fait les mauvais choix. Ils ont vendu leurs villes aux hypermarchés, au commerce de masse et aux grands parking à la périphérie des villes. Ils ont construit des monstres commerciaux, qui attirent toute la population. Les petits commerces de proximité se sont tous cassé la gueule. Mais le drame pour moi c’est cette industrialisation à outrance, sans aucune réflexion, ni aucun débat humain. Nous pouvons appeler cela une révolution, mais au sens négatif du terme. Il s’agit d’un processus qui échappe au contrôle humain.
Le modèle paysan que vous prônez est-il possible dans une société où seuls 5% de la population travail dans le secteur agricole ? Existe-t-il d’autres moyens que l’agriculture industrielle pour nourrir une population importante avec si peu de personnes travaillant dans le secteur ?
La question est planétaire. Je refuse de la poser dans les limites de la France. Il est certain que ce modèle va faire faillite. Nous nous dirigeons vers 10 milliards d’humains sur Terre et l’industrie de l’agriculture a ruiné quantité de sol. Quand vous déversez autant de pesticides sur un sol, vous tuez sa fertilité naturelle. Un sol, c’est une couche de 10 ou 15 cm d’épaisseur, en général. Les produits chimiques la détruisent et éradiquent les insectes et micro-organismes qui lui sont indispensables. L’agriculture industrielle est aussi en train d’assécher des nappes phréatiques décisives pour le sort de tous les êtres humains. Par exemple, prenez la nappe d’Ogallala, dans le centre des États-Unis, qui fait 15 000 km de long. L’agriculture industrielle américaine l’a percée, elle ne se recharge plus au rythme où nous l’utilisons pour l’irrigation.
L’agriculture industrielle ne nourrira pas 10 milliards d’êtres humains. Dans ce monde fou, de plus en plus de gens veulent manger de la viande. Or, elle exige des pâturages massifs et des millions d’hectares. Il y a déjà 70% des terres agricoles en Europe qui sont destinées au bétail. En exportant ce modèle délirant en Chine et en Inde, nous sommes sûrs d’arriver à une impasse totale. Il y aura une fracture énorme entre ceux qui ont de l’argent et vont consommer de la viande et ceux qui n’en ont pas et ne mangeront pas. Nous allons vers une vraie tragédie planétaire. Il n’y a qu’une seule solution, certes compliquée. Il s’agit de l’agriculture paysanne, c’est-à-dire celle qui se passe de pesticide et qui est économe en eau. C’est l’agroécologie, pour aller vite, c’est-à-dire un système avec des gens à la campagne, qui bossent, avec une main-d’œuvre abondante. En France, nous pourrions très facilement le faire, dans des conditions nouvelles, avec internet, le numérique, etc. Mais nous pourrions imaginer qu’avec ce chômage de masse, qui pourrit tant de vies, nous pourrions recréer de l’activité dans les campagnes, avec un ou deux millions d’emplois supplémentaires. Beaucoup de calculs ont été réalisés dans plusieurs études. Ce n’est pas intouchable mais c’est sérieux. Il est presque certain que l’agriculture biologique, l’agroécologie et l’agriculture paysanne, qui ne forment qu’un seul et même système, sont les seules capables de nourrir la planète, en mobilisant une main-d’œuvre très importante. La robotisation et la numérisation du monde sont en train de détruire par centaines de millions les emplois.
Plastique, la grande intox - diffusé le mar. 11.09.18 à 21h10 - Replay Cash Investigation - France 2
magazines d'actu | 134min | tous publics
En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer. Sur les dix tonnes produites dans le monde chaque seconde, une tonne finit sa route dans les océans. Le continent plastique n'en finit pas de grandir. Les grandes marques, qui ont rendu le consommateur dépendant de ce matériau, se dédouanent souvent. Une équipe a enquêté sur les stratégies secrètes d'un des géants mondiaux des sodas et ses promesses de recyclage. Certains plastiques sont contaminés par des substances chimiques dangereuses pour la santé. Lesquelles ?
Le transport maritime achemine plus de 90% des marchandises dans le monde et transporte plusieurs millions de personnes chaque année. Mais derrière l’image cultivée par les armateurs d'un mode de transport propre, se cache une réalité beaucoup plus nuancée. Gourmands en énergie, chacun de ces monstres flottants génèrent autant de pollution aux particules ultra-fines qu'un million de voitures. Peu connue du grand public, cette pollution porte atteinte à la santé des habitants des villes portuaires. À Marseille, France Nature Environnement, France Nature Environnement PACA et l'ONG
...
Conséquences :
- Particules ultra-fines : un air jusqu'à 70 fois plus pollué sur le navire
- Europe : 60 000 morts prématurées par an à cause du transport maritime
...
Propositions - Arrêtons d'user de fuel lourd, carburant extrêmement polluant
- Installons des épurateurs pour réduire les pollutions
- Le contrôle des émissions des navires, un outil indispensable
- Face à la pollution de l'air, réduisons les émissions de chaque acteur
...
Contient vidéo https://www.youtube.com/watch?v=7bpSM0mrHu8
Enquête de :
- Axel Friedrich, ingénieur spécialiste des transports
- Daniel Rieger et Sönke Diesener NABU
- Joseph Wolfers FNE PACA
- Adrien Brunetti FNE
...
=> indexer et valoriser les propositions ACT
Cet appel à projets de recherche participative s’adresse aux chercheurs et organisations de la société civile qui souhaitent s’engager ensemble dans un processus de co-construction de connaissances favorisant la transition écologique et solidaire.
L’objectif fondamental du dispositif CO3 communément mis en place est de donner une place plus visible à la recherche participative dans l'espace public et de soutenir des projets de recherche. Il s'agit de dynamiser ces nouvelles formes de recherche participative, par des partages d’expériences, la mutualisation des moyens et l’innovation dans l’accompagnement. Au-delà de la production de connaissances sur le sujet spécifique de chaque recherche, le soutien apporté aux projets aura donc pour ambition :
de faciliter la construction scientifique des projets de recherche et faire reconnaître la robustesse des résultats acquis,
de capitaliser sur les méthodes et démarches de co-construction de la recherche entre acteurs de sphères différentes engagés au service de l'action sociétale,
de diffuser les enseignements sur la recherche participative auprès des différentes scènes d'acteurs afférentes (institutionnelles, académiques, professionnelles, citoyennes).
Le dispositif soutiendra deux types de projets, ayant des maturités différentes :
des projets en émergence, pour un accompagnement de leur maturation d'une durée maximale d'un an,
des projets de recherche participative déjà consolidés, pour un soutien et un accompagnement d'une durée inférieure ou égale à 3 ans.
Cette première édition portera un intérêt particulier, mais non exclusif sur les thématiques suivantes :
Agroécologie, agriculture et alimentation durables
Gestion intégrée des milieux
Santé et environnement
Mots-clés : recherche participative, Transition écologique et solidaire, agroécologie, alimentation, ecosystèmes, Services écosystémiques, Sols, santé, Conditions environnementales
Courriel : aprp.co3@ademe.fr
ndlr : fournir 30% de la somme sur fonds propres ? ACT
Qui sommes-nous ?
Voilà plusieurs années que nous observons chez nos patients une recrudescence de maladies chroniques : cancers, troubles de la fertilité, maladies neurologiques, diabète… Médecins du travail, médecins libéraux et hospitaliers, toutes spécialités confondues, nous faisons ce même constat.
Nous découvrons, dans le même temps, dans les publications scientifiques médicales, que les pesticides sont largement incriminés dans cette recrudescence.
Nous considérons donc qu’il est de notre devoir de médecins de mettre en garde les agriculteurs, les plus exposés, d’alerter les pouvoirs publics, et d’informer plus largement toute la population sur la dangerosité de ces produits.
L’appel du 15 mars, pour une réduction de l’usage des pesticides, concrétisait cette prise de conscience. Signé par 160 médecins limousins, il a été répercuté pendant quelques semaines dans les médias régionaux et nationaux.
Il a soulevé ici et là quelques questions. Il a eu le don d’agacer certains agriculteurs qui, sans les « phytosanitaires », sont convaincus d’aller à la faillite.
Mais il a fait naître un petit espoir chez les personnes victimes des pesticides – les associations de riverains des zones d’épandages, les malades des pesticides – voyant dans notre démarche un soutien à leurs doléances.
Il a bien sûr aussi été accueilli favorablement par les médecins épidémiologistes et toxicologues qui alertent, depuis des années, sur leurs dangers.
Puis, l’effervescence médiatique retombée, une vingtaine de signataires ont rapidement pris conscience que cet appel ne pouvait être qu’un début. Il fallait renouer avec les agriculteurs, ne pas abandonner les riverains, revenir à la charge auprès des décideurs, informer et sensibiliser le public, soutenir ceux qui se battent pour améliorer les règlementations vis à vis des pesticides….
Une association s’est donc créée, en juin 2013, composée de médecins issus du collectif des signataires de l’appel de mars, pour promouvoir et prolonger cet appel. Et pour tenter de réaliser les projets pré-cités.
COMPOSITION DU BUREAU :
– Président : Pierre-Michel PERINAUD pierre-michel.perinaud@orange.fr
– Vice-Président : Michel NICOLLE ma.nicolle@wanadoo.fr
– Secrétaire : Joseph MAZÉ
– Secrétaire-adjoint : Dominique GUINOT
– Trésorier : Jean MACLOUF
SIEGE SOCIAL: AMLP, 18, rue Séverine, 87000 LIMOGES