En octobre 2020, l’Atelier Paysan lancera sa formation longue d’accompagnant·e en technologies paysannes. Une formation nouvelle et unique en son genre pour encourager et accompagner le développement sur les territoires d’activités autour des technologies appropriées en agriculture. Les inscriptions sont ouvertes !
10 ans après le début de l’aventure de l’Atelier Paysan, la coopérative est plus que jamais engagée dans une démarche d’essaimage pour que fleurissent localement des initiatives autour des machines, outils et bâtiments paysans. Ces 10 années ont été riches d’explorations, de chemins empruntés, de réflexions stratégiques et d’apprentissages. Nous proposons aujourd’hui de partager cette expérience avec toute personne ou organisation souhaitant s’engager dans le développement d’activités autour des technologies paysannes appropriées.
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modules techniques (travail du bois et du métal, connaissance détaillée des outils et bâtiments paysans, conception assistée par ordinateur-CAO et prototypage), cette formation met aussi l’accent sur des contenus pédagogiques et des mises en situation pour être en capacité d’encadrer des formations et d’accompagner des groupes sur de la R&D et des chantiers d’autoconstruction. Parce que les technologies paysannes n’existent qu’en lien avec des communautés paysannes qui les font vivre et évoluer sur le terrain, la formation fait également la part belle aux voyages d’études, visites et stages dans des fermes et plus généralement aux savoirs et savoir-faire paysans. Des apports politiques, scientifiques et stratégiques compléteront enfin le cursus.
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46 semaines étalées sur une année ... principalement en Isère et de manière plus ponctuelle à la Maison des technologies paysannes en cours de construction en Bretagne ... des moments en autonomie (stages, résidences à la ferme, tournées de recensement des innovations paysannes) sur des territoires au choix ainsi que des pauses pour permettre aux stagiaires d’avancer sur leurs propres projets ... attestation de suivi de la formation d’accompagnant-e en technologies paysannes (Attention, cette formation n’est ni diplômante, ni certifiante ... Contact : Morgane Laurent : Animatrice nationale m.laurent@latelierpaysan.org
HAL halshs-01973430 Date de publication 01/01/2015
Editeur Presses Universitaires de Rennes Titre Tétralogiques
ISSNs du journal 0755-8953 Type article de journal
Résumé
Politique et morale ont toujours été associées, du moins dans la tradition occidentale. La philosophie en témoigne à travers l'ensemble de son histoire depuis les Grecs. En même temps, les champs que chacun de ces registres recouvre sont nécessairement distingués. On n'associe que ce qui n'est pas formellement identique et, le mot conceptualisant en nous le monde, nous sommes en présence de deux termes distincts qui définissent nécessairement des réalités différentes. Il reste que cette constante association des termes et donc des réalités qu'ils sont supposés désigner rend problématique leur dissociation d'un point de vue théorique. Certains mouvements philosophiques et certains auteurs se saisissent incontestablement plus d'une réalité que de l'autre, sans parvenir pour autant à les faire participer de registres explicatifs clairement séparés. La théorie de la médiation de Jean Gagnepain a l'ambition de systématiser cette séparation à travers la distinction de deux ordres de déterminismes humains, le social et l'éthique. Ce point du modèle constitue sans nul doute l'un des plus surprenants pour qui vient s'y confronter. Il est plus exactement l'un des plus difficiles, non pas à comprendre, mais à admettre, du fait de cette constante association des deux champs et du poids de cette tradition.
FAQ
scanR est un outil d'exploration du paysage de la recherche et de l'innovation en France. Il a pour ambition d'aider à comprendre qui sont les acteurs de la recherche et de l'innovation en France, à mettre en valeur leur travail. scanR s'adresse à l'ensemble de la société française dans une logique de transparence de travaux largement soutenus par les crédits publics. Il vise également à favoriser l'appropriation par tous des dernières avancées de la recherche et de l'innovation pour alimenter le débat public. Enfin, scanR entend contribuer à l'intensification de liens entre différents acteurs (appartenant à des champs de recherche ou de statut différent), vecteur de dynamisation de cette activité.
QUE TROUVE-T-ON DANS scanR ?
scanR s'intéresse à 4 types d' "Objets" principaux : les entités, les projets, les auteurs et les productions (publications, thèses et brevets). Parmi les "entités", scanR couvre l'ensemble des structures de recherche référencées dans le Répertoire national des structures de recherche (RNSR) ainsi que leur tutelle. Il couvre également, de la manière la plus complète possible, l'ensemble des institutions publiques ou privées, avec ou sans but lucratif mentionnées dans les principales sources mobilisées. scanR couvre un ensemble de "Projets" qui correspondent à des travaux de recherche qui ont fait l'objet d'un financement public français ou non dans la mesure où une source ouverte et réutilisable existe (voir FAQ "Quels sont les financements recensés dans scanR ?"). scanR couvre les auteurs disposant d'un identifiant Idref (voir FAQ "Quels auteurs disposent d'un profil-auteur dans scanR ?") pour lesquels au moins un lien vers une autre source (RNSR, production, projet) a pu être établi. Pour éviter les erreurs, scanR exclut les auteurs homonymes. Sur demande et en disposant d'informations complémentaires, scanR pourra les introduire individuellement. scanR couvre les publications (voir FAQ "Quels est le périmètre des publications de recherche (articles, thèses, monographies) présenté dans scanR ?") depuis 2013, une sélection d'ouvrages et de monographies, les thèses depuis 1990, les brevets depuis 2013.
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Identifiant 2011DIJOL033 - Date de soutenance 28/11/2011
Auteur de la thèse Otilia Holgado
-> https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00732890 -> https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00732890/document
Citation
Otilia Holgado. Analyse didactique de l'activité en formation professionnelle : le cas de l'apprentissage des Systèmes d'Information Géographique. Education. Université de Bourgogne, 2011. Français. ⟨NNT : 2011DIJOL033⟩. ⟨tel-00732890⟩
Résumé
Des travaux de recherche en ergonomie et en psychologie cognitive signalent une difficulté d’apprentissage du SIG, sans pour autant s’attarder sur le sujet (Medyckyj-Scott 1991, Nyerges 1991, Davies 1995 et, en France, Wurtz 1996). Notre recherche vient à la suite de ces travaux et tente d’apporter, par la compréhension des mécanismes de l’apprentissage du SIG dans les conditions offertes par la formation professionnelle continue, un éclairage sur les difficultés d’apprentissage du SIG et les manières possibles de les dépasser. Nous avons retenu – filmé et analysé – deux sessions de formation SIG d’une semaine (env. 30h chacune), ayant lieu à 3 années d’intervalle, dans le même centre de formation et étant co-animées par les mêmes deux formateurs. A la manière d’Aline Robert (2008), nous avons observé et enregistré l’activité en formation sans intervenir : une caméra fixe (image et son) a été placée à l’écart, de manière à couvrir le plus largement possible la partie occupée de la salle. Sur le plan théorique, la thèse centrale est celle de la possibilité et de la pertinence d’accéder aux processus et aux mécanismes d’apprentissage par les représentations que les professionnels adultes se construisent. Nous avons examiné cela avec la théorie de la représentation fonctionnelle (Leplat), également appelée image opérative (Ochanine) ou représentation pour l’action (Teiger, Weill-Fassina, Rabardel). Plusieurs autres cadres théoriques ont également été mobilisés : les théories de la formation pour adultes (Barbier, Bourgeois, Kaddouri), celles de la formation professionnelle (Mayen, Pastré, Vergnaud), la théorie des instruments et de l’action instrumentée (Rabardel), la théorie de la médiation et du guidage par autrui (Galperine, Savoyant). Nous avons rendu compte du processus d’apprentissage dans son déroulement, à travers l’évolution du système de représentation des personnes, auquel nous avons eu accès par l’analyse de l’activité verbale. En effet, dans l’interaction verbale entre les formateurs et les apprenants, ou entre des apprenants, les représentations des personnes ressortent comme des ressources (représentations construites avant la formation) ou comme des effets de la formation (représentations récentes, en cours de construction ou de transformation). L’évolution du système de représentations est systématiquement mise en relation avec les conditions qui le déterminent. Une organisation a priori structurée en séquences, mais qui autorise l’intervention de chacun, laisse place à l’expression des représentations des professionnels en formation. L’accent est cependant mis sur l’interaction verbale entre les formateurs et les apprenants et les effets produits. La fonction formative est assurée par deux formateurs, qui sont des professionnels expérimentés et qui agissent en co-animation simultanée. Cela offre un terrain intéressant d’analyse du partage de l’activité de transmission. Nous observons comment les formateurs organisent leur intervention commune : ils se complètent et se soutiennent, mais aussi se contredisent et s’empêchent…La thèse s’inscrit dans une nouvelle orientation du courant de la didactique professionnelle, orientation initiée par Mayen : il s’agit d’analyser la formation en vue du travail et non plus seulement le travail en vue de la formation. En analysant le processus d’apprentissage en formation, la thèse reste toutefois centrée sur le travail. D’abord, parce que l’objet de l’apprentissage, le SIG, est un instrument professionnel. Ensuite, parce que les sujets de la recherche sont des professionnels en activité, qui ne se détachent pas de leur travail en arrivant en formation (Pastré, Mayen et Vergnaud, 2007). Enfin, parce que les tâches et les situations de travail connues et vécues par chacun – et verbalisées devant le groupe – sont autant de ressources pour apprendre en situation de formation.
Mots clés : Apprentissage professionnel ; Co-animation ; Didactique professionnelle ; Formation pour adultes ; Functional representation ; Learning mechanisms ; Mécanismes d’apprentissage ; Médiation par autrui ; Professional training ; Représentation fonctionnelle ; Trainers’ simultaneous activity ; Vocational didactics
Connu / https://my.framasoft.org/u/mediationpourtous/?HgUK-A
Ndlr : dans le résumé, il est fait référence à "la théorie de la médiation et du guidage par autrui (Galperine, Savoyant)." => chercher ACT
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Conférence du 12 avril 2019 "La permaculture face à l'effondrement" menée par Arthur KELLER, Vincent MIGNEROT et Joris DANTHON. L'événement était organisé à Nantes par les associations Permaculture 44 et Adrastia.
Site d'Arthur Keller : http://arthur-keller.fr/
Site de Vincent Mignerot : https://vincent-mignerot.fr/
Site de Joris Danthon : https://www.atelierfertile.com/
Catégorie Organisations à but non lucratif 189 commentaires
Transcription :
Arthur Keller
6 sphères :
- lithosphère limite de flux
- hydrosphère dans un état de dégrations avancées (pollutions, déchets, acidification, réchauffement, montée des eaux, salinisation, zone mortes sans oxygène
- cryosphères (ensemble des glaces) ça fond plus vite que prévu
- atmosphère climat, pollutions
- biosphère hécatombe totale 60% des vertébrés ont disparu en 34 ans hors homme et animaux d'élevage. Les être vivants exterminés par nos modes de vies
- pédosphère (sols) dans un état critique, haut risque de pénurie alimentaire
- anthroposhère (produit/êtres humains) explose. son empreinte s'accroit très vite
vulnérables
- / flux => transports => pétrole
- / infrastructures ont besoin d'énergie
- technologie partout a complexifié mais fragilisé peut s'effondrer rapidement par propagation de chocs
- à la merci d'emballement des marchés du système financier hors intérêt général
le pb, ya pas les réponses en face. Les réponses de nos dirigeants sont inadaptées.
Ex. /cop transitions énergétiques etc accélération de l'augm des ges on s'entête /découplage croissance et ém de ges. Politiques destructrices. ex enr. /Pays bas : pb des émissions importées ya pas de découplage. / Royaume uni a diminué les ém de ges car sont sortis du charbon mais ne peuvent maintenir dans la durée la croissance sans ém de ges. on ne sait donc pas découpler durablement.
Le dérèglement climatique est un symptôme.
Changer de civilisation. La nôtre s'automaintien. En construire une nouvelle en parallèle. Ça ne peut pas venir d'en haut, même si ça vaut le coup de mobiliser élus et grandes entreprises, qui ont une énorme culpabilité. Faire basculer. à pb systémique, solution systémique.
Notre rapport au monde, respect avec le monde naturel. La résilience se fabrique au niveau collectif et à la juste échelle. Créer des réseaux de complémentarité et de solidarité.
Anticiper. Revoir nos rapports au monde naturel. Exploiter, c'est surexploiter. Dépasser opposition nature et culture. Nous réintégrer à la nature.
Être inspirants sans prosélytisme. Une osmose peut se produire si on est inspirant pour les autres.
/Permaculture a son certificat mais peu de connaissances pratiques.
Boîte à outil utile, pertinente. Principes fondateurs ++
En 1988 Bill Molison un monde sans pétrole. Une zone 5 réservée à la nature. Créer du surplus, le redistribuer. Crée des réseaux de confiance.
Prendre soin de la terre, adopter une mentalité d'écosystèmes.
Prendre soin des hommes. Limiter la population et la consommation des hommes.
Retourner les logiques. Idem techno.
Ex. gamin, rentrer dans son garage avec les vélos sur le toit = catastrophe, a tout bousillé !
Sylvain presbiski.
Vincent Mignerot
comprendre la complexité des grands processus qui nous déterminent. Rendre visible ce qu'on a tendance à occulter. Anticiper. Retourner à la pensée complexe comme les chasseurs-cueilleurs, société peu impactante.
Sources : dévoyées.
pensée systémique et holistique. irénisme, façon de rendre le réel confortable en le travestissant.
Darwin : "La lutte pour l'existance, lutte universelle pour la vie. Rien de plus difficile que d'avoir toujours ce principe à l'esprit. Hors, à moins qu'il en soit ainsi ou bien on verra mal toute l'économie de la nature, on se méprendra sur le sens qu'il convient d'attribuer à tous les faits relatifs à la distribution, à la rareté, à l'abondance, à l'extinction et aux variations des êtres organisés. Nous contemplons la nature brillante de beauté et de bonne heure. Nous remarquons souvent une surabondance d'alimentation. Mais nous ne voyons pas, nous oublions que les oiseaux qui chantent perchés nonchalamment sur une branche se nourrissent principalement d'insectes ou de graines. Et que, ce faisant, ils détruisent continuellement des être vivants. Nous oublions que des oiseaux carnassiers ou des bêtes de proies sont aux aguets pour détruire des quantités considérables de ces charmants chanteurs. Et pour dévorer leurs oeufs ou leurs petits. Nous ne nous rappelons pas toujours que s'il y a en certain moment surabondance d'alimentation, il n'en est pas de même pendant toutes les saisons de chaque année. Je dois faire remarquer que j'emploie le terme de lutte pour l'existance dans un sens général et métaphorique. Ce qui implique les relations mutuelles de dépendance des êtres organisés et ce qui est plus important, non seulement la vie d'un individu, mais son aptitude ou sa réussite à laisser des descendants. On peut certainement affirmer que deux animaux carnivores en temps de famine luttent l'un contre l'autre à qui se procurera les aliments nécessaires à en existance. Mais on dit qu'une plante dans le désert lutte pour l'existance contre la sécheresse, alors qu'il serait plus exact de dire que son existance dépend de l'humidité. On pourra dire plus exactement qu'une plante qui produit annuellement un million de graines sur lesquelles une seule en moyenne parvient à se développer et à mûrir à son tour, lutte avec les plantes de la même espèce ou d'espèces différentes qui recouvrent déjà le sol. Le gui dépend du pommier et de quelques autres arbres. Hors, c'est seulement au figuré qu'on pourra dire qu'il lutte contre ces arbres car si ces parasites s'établissent en trop grand nombre sur le même arbre, ce dernier languit?? et meurt. Mais on peut dire que plusieurs guis poussant ensemble sur la même branche et produisant des graines, luttent l'un avec l'autre comme ce sont les oiseaux qui disséminent les graines du gui, leur existance dépend d'eux. On pourrait dire au figuré que le gui lutte avec d'autres plantes portant des fruits car il importe à chaque plante d'amener des oiseaux à manger les fruits qu'elle produit pour en disséminer les graines. J'emploie donc pour plus de commodité le terme général de lutte pour l’existance dans ses différents sens pour les confondre les uns avec les autres. Il faut donc lorsque l'on contemple la nature, se bien pénétrer des observations que nous venons de faire. Il ne faut jamais oublier que chaque être organisé s'efforce toujours de se propager, que chacun d'eux soutient et lutte pendant une certaine période de son existance, que les jeunes et les vieux sont si inévitablement exposés à de lourdes pertes, soit durant chaque génération, soit de certaines intervalles. Car de ces freins viennent à se relâcher, que la destruction s'arrête si peu que ce soit, et le nombre des individus d'une espèce s'élève rapidement à un chiffre prodigieux. Le visage de la nature peut être comparé à une surface friable où se pressent dix mille coins acérés, poussés par des coups incessants l'un des coins, puis un autre, s'enfonçant parfois avec une plus grande force. 150 ans, ce texte rappelle toute la méthodologie en fait de la permaculture et aussi les conséquences de la réinscription dans un sytème - on va dire - respectueux des interactions de l'humain avec son milieu. Et, Arthur l'a parfaitement rappelé, c'est notre plus grande interrogation, la réinscription de l'humain dans son milieu dans un plus grand respect des flux, la distribution de la matière organique, de la ressource énergétique - c'est aussi une régulation démographique et Molison le disait, Arthur l'a rappelé - et c'est notre grand skotum??? - presqu'un cécité, un skotum, c'est un point aveugle dans le champ de vision, mais c'est presque une cécité pour nous, en fait. On est encore dans un modèle de pensées qui fonctionne toutes choses égales par ailleurs. On imagine que nous allons pouvoir convertir notre société, notre civilisation, à un nouveau mode de relations au milieu sans avoir d'impacts majeurs par exemple sur la démographie, et éventuellement même -et ça c'est le grand fantasme - sur nos niveaux de vie ou notre niveau de confort, de bonheur - celui-ci étant bien sûr quelque part indépendant de la matérialité, mais pas totalement. ..."
La laïcité n'en finit décidément pas de faire débat. Deux regards s'affrontent à la Ligue de l'enseignement, organisme chargé de former les jeunes du SNU à ce principe.
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Selon nos informations, son vice-président délégué en charge de la laïcité, Jean-Paul Delahaye, par ailleurs ancien directeur général de l’enseignement scolaire et proche de Vincent Peillon, vient de démissionner. Lui se situe sur une ligne plus républicaine, « équilibrée », comme il la nomme, et s’oppose à l’orientation que tient son président, Joël Roman, tenant d’une laïcité plus communautariste.
Parmi leurs sujets de controverse, une note de la Ligue au sujet du service national universel (SNU) – dont les jeunes participants pourraient être encadrés par les membres de la fédération. Ce texte dit en substance : « Il ne faudrait pas qu’une approche trop interdictive nourrisse une nouvelle fois des logiques d’objection de conscience […]. Ceci aboutirait à des exclusions de fait de toute une partie de la jeunesse. » Une prise de position en désaccord avec les convictions de Delahaye, qu’il juge « complaisante à l’égard de revendications identitaires », et qu’il dénonce dans un mail adressé au président pour annoncer sa démission.
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- Nom du collectif : AC ! Angoulême
- Adresse :
Résidence DARRAS - Porte B - 75 bis avenue De Lattre de Tassigny - 16000 ANGOULÈME - Contacts :
par téléphone : Nicole au 06.19.88.83.31 ou Francis au 06.24.41.22.24. - Permanences :
le lundi de 16 h 30 à 18 h au centre Madeleine DELBREL - 3 rue Paul Claudel à Soyaux - bus N° 6 arrèt J.J. Rousseau.
le jeudi devant l’ANPE Wrésinsky de 13 h à 14 h. - Activités du collectif : campagne sur la Prime de Noël et contre le PARE.
Ndlr : page à jour ? ACT
50 minutes
Faut-il en finir avec l’obsession de la croissance ? L’objectif de l’ouvrage d'Eloi Laurent est de montrer que nous gouvernons aujourd’hui nos économies avec de mauvais indicateurs - la croissance et le PIB – qui détournent notre attention des véritables défis.
Sortir de la croissance © Getty / Carol Yepes
Invité du jour
Eloi Laurent est économiste à l’OFCE et professeur à Sciences-Po et à Stanford.
Il est auteur de Sortir de la croissance http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Sortir_de_la_croissance,_mode_d%E2%80%99emploi-9791020907769-1-1-0-1.html, (éditions LLL) et a réalisé la préface et la traduction du Petit manuel de justice climatique à l’usage des citoyens de James Boyce (éditions LLL) http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Petit_manuel_de_justice_climatique_%C3%A0_l_usage_des_citoyens-9791020908032-1-1-0-1.html.
D'après Eloi Laurent, l’économie actuelle impose une vision biaisée du monde social et déterminent des choix collectifs cruciaux qui sont à peine débattus dans l’espace public.
Les politiques publiques sont-elles orientées vers le #bienêtre ? "Le bien-être des personnes est la valeur cardinale à défendre. La santé est l'interface qui permet de comprendre le lien entre le bien-être et la question écologique." #EloiLaurent économiste pic.twitter.com/SB0GjJ3Fgp— La Terre au Carré (@LaTacfi) January 20, 2020
Transcription : ... un économiste qui s'intéresse à l'environnement : espècre râre ? Oui, quand on regarde
économiste sociale-écologie ... l'État joue CONTRE le système social = définition du néolibéralisme ... la décroissance n'est pas le sujet, viser directement le bien-être ...
L’emploi de ce concept pointe un mal que seules des solutions numériques seraient à même de soigner… alors que le problème se situe dans le rapport à l’école, à l’information ou dans la réduction des effectifs de la fonction publique.
Tribune. Popularisé en 1996 par Bill Clinton qui parle de «digital divide», le concept de «fracture numérique» est dès ses origines marqué par une forte empreinte idéologique et s’inscrit en France dans la lignée de la «fracture sociale». Bien que contestée par la plupart des chercheurs, la notion revient fréquemment dans le débat public. L’emploi abusif de cette expression est loin d’être sans conséquence. C’est ce que nous démontrons à l’issue de l’exploration Capital numérique, une étude qui s’est intéressée aux pratiques numériques d’habitants de quartiers prioritaires.
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ce n’est pas le numérique qui renforcera la confiance de Rémi et Makatouch en eux-mêmes, et encore moins à l’égard des institutions. Même constat avec des collégiens et collégiennes de 9 à 14 ans. Pour eux qui maîtrisent Wikipédia mais ne voient son utilité que dans un cadre scolaire (comme le dictionnaire), les difficultés ne sont pas d’ordre numérique. Elles tiennent d’abord au rapport à l’école et à l’information.
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Parler de fracture numérique, c’est donc essentialiser les difficultés et supposées lacunes des personnes sans interroger les mécanismes de leur (re) production. On place les dysfonctionnements du côté des utilisateurs, pour lesquels on déploie des programmes d’«inclusion» et de «pédagogie», sans s’intéresser à la façon dont les services, interfaces et dispositifs d’accompagnement numérique sont conçus. Prennent-ils en compte les situations des personnes ? Répondent-ils à leurs besoins ?
Prenons l’exemple de la dématérialisation. Loin de simplifier les démarches administratives, elle numérise leur complexité.
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recours de plus en plus fréquent à des volontaires en service civique, des travailleurs de courte durée et parfois même des bénévoles pour faire de la «médiation numérique» - au guichet ou lors de formations ad hoc. Sur le terrain, ces aidants viennent surtout en renfort des travailleurs sociaux débordés par la réduction des effectifs et l’envol de leur périmètre d’activité sur un volet «numérique» qu’ils maîtrisent peu. Mais sont-ils seulement armés pour ?
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C’est pourquoi nous demandons une politique ambitieuse de maillage du territoire par des lieux physiques avec un accueil par des professionnels, formés au métier. Car dans une société qui se numérise à marche forcée, l’accompagnement numérique ne peut pas s’improviser. Surtout, nous appelons à une véritable éducation aux enjeux de la société numérique tout au long de la vie, qui ne se limite pas à savoir utiliser quelques outils ou services numériques. Car comprendre les enjeux de la numérisation de la société, c’est avoir les clés pour moins la subir.
Ndlr : faut-il demander ou imposer ? Faut-il se soumettre à la politique actuelle ou que les médiateurs accompagnent les projets, les conflits et controverses en rapport avec cette problématique de manière globale et systémique DONC EN RÉSEAU ? cf pj mpt (réseau de médiateurs généralistes + réseaux de lieux d'accueil généraliste dans chaque quartier, chaque village, arcdev2) ACT
Les plus aisés jurent de tout faire pour réduire leur bilan carbone. Or ils font tourner le compteur à CO2 plus vite que les catégories modestes, comme l'analyse une *étude de la Fondation Jean-Jaurès dont "Marianne" a eu la primeur.
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les ménages les plus nantis émettent chaque année 40t de CO2 contre presque 2,4 fois moins soit 16,7t pour les plus modestes. ... Tout se passe en fait comme si les plus aisés suivaient sans trop barguigner les préceptes du développement durable pour les actes peu contraignants mais se refusaient à renoncer aux "vrais plaisirs" plus polluants, véritables attributs de leur richesse, comme le voyage en avion ou l'achat d'une voiture SUV, le nouveau "must" des cadres sup. La palme de l'hypocrisie revient à Leonardo di Caprio avec, sur les cinq premiers mois de 2019, ses 39 000 km en avion "compensés" par l'achat de droit à polluer.
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3 questions à Chloé Morin et Daniel Perron, experts associés à la Fondation Jean-Jaurès
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En 2018, le Credoc a montré que la sensibilité écologique croît avec le capital économique et culturel. Mais, à cet écart "de classe" dans la prise de conscience des uns et des autres s'ajoute celui qui sépare les déclarations de principe et les actes. C'est chez les catégories les plus riches que l'écart entre les intentions écologiques déclarées et les actes réels est le plus grand. Plus écolos dans les mots mais polluent en moyenne davantage dans les actes ... L'ensemble de nos modèles de production doivent être interrogés, au niveau individuel comme collectif. Les plus riches ont à la fois une responsabilité et une capacité à changer plus grande que celle des autres.
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Deux entreprises du même secteur d'activité avec le même résultat seraient traitées différemment selon leur empreinte écologique
1er Congrès International se déroulera au Centre de Congrès Jean Monnier. Il réunira plus de 500 experts, venus des 5 continents : médiateurs de tous bords, juristes, sociologues, anthropologues, dirigeants d’entreprises ou encore enseignants chercheurs et journalistes. Au-delà du très riche programme de conférences proposé, le Congrès Médiations 2020 s’apparentera avant tout à une plateforme d’échanges et entendra privilégier le débat contradictoire et le dialogue avec le public.
Principal objectif : construire l’avenir de la médiation, en partageant les bonnes pratiques, les expériences, les réseaux, les communications et les études scientifiques, et cela dans tous les secteurs où les médiateurs sont désormais appelés à intervenir ; l’initiative s’inscrivant dans une démarche de formation tant initiale que continue.
Organisateur : Destination Angers
Lieu : Centre de Congrès d'Angers
Contact : 02 41 96 32 32
Ahmed BEN TAHAR GALAI, Prix Nobel et défenseur des droits de l’Homme.
Hervé CARRE, président du congrès, médiateur de la Ville d'Angers et du Conseil Départemental de Maine-et-Loire, président de l'Association des Médiateurs des Collectivités Territoriales (AMCT)
Transcription :
Hervé Carre : d'abord, je veux saluer votre présence à vous tous ici. Aujourd'hui, vous avez décidé de consacrer du temps à un événement qui nous tient à coeur qui va lui-même se consacrer à la médiation. Et je pense que c'est un moment important pour que nous puissions vous convaincre que nous sommes dans une actualité très prégnante, en fait. Nous vivons dans un monde tellement incertain, tellement habité par des conflits qui sont exigeants, qui sont rugueux. Et il est incontestable que les médiateurs sont vraiment des témoins sensibles de ces mouvements de la société, inspirés par l'incertitude de l'avenir, du présent. Et c'est sûr que comme témoins sensibles, ils ont aussi conscience des potentialités qui sont contenues dans les conflits. Et c'est de cela que nous souhaitons parler aujourd'hui avec vous, à la faveur de la présentation du congrès de toutes les médiations, qui se tiendra à Angers du 5 au 7 février 2020, un congrès international.
Mais d'abord, je voudrais vous présenter les personnes qui sont à mes côtés. Et en premier lieu, j'ai l'honneur de vous présenter Ahmed GALAÏ qui est un ami tunisien qui a eu un rôle très important, mais qui le précisera lui-même tout à l'heure, dans la transition démocratique qui a eu lieu en Tunisie il y a maintenant quelques années - on s'habitue d'ailleurs à cet état d'esprit qui règne en Tunisie et il y a été pour quelque chose, c'est à ce titre qu'il a été nommé dans le cadre d'un quartet prix nobel de la paix en 2015. À côté de lui, Carole Chatelin ??? qui est rédactrice en chef de la revue science et avenir. Et enfin, Didier Morfoisse qui est le président de l'association nationale des médiateurs. Je vais tout de suite passer la parole à Ahmed pour qu'il nous dise pourquoi il a souhaité être présent à cette conférence de presse. Il est arrivé de Tunis hier soir pour être avec vous et nous dire pourquoi pour lui, la médiation, ça compte.
Ahmed Gailai, prix Nobel de la Paix et membre de la Ligue des Droits de l'Homme de Tunisie : Bonjour (en arabe puis en français), [large sourire] donc je suis entre les miens, entre des amis. Je suis très ravi de me trouver avec mes camarades, mes collègues, parce que j'étais journaliste dans mes premiers temps - j'ai fait une école de journalisme en Tunisie - Ravi d'être ici aussi parce que le thème m'est très cher. Nous sommes avant tout [2mn50] des militants des droits de l'Homme et des médiateurs. Médiation entre citoyens et droits, médiation entre autorités publiques, collectivités locales, et l'égalité. Je vais dire que le langage lui-même est une tension comme disent les linguistes. [3:06] Alors que dire des relations internationales ? Vous savez que maintenant, le monde, c'est comme la légende d'Atlas - la terre sur la tête d'un taureau - Lorsque le taureau commence à avoir mal dans un coin, il va tourner la tête puis la terre bascule d'une corde à l'autre. C'est un peu ça notre monde actuellement. Quand j'étais enfant, j'ai pensé que la guerre est finie, que la 2ème guerre mondiale, comme je dis dans les écoles, [3:32] ça y est, c'est du passé... Maintenant, le monde construit la paix, l'égalité, les ponts, l'interculturalité. Mais malheureusement, on a vu partout et ailleurs beaucoup de guerres que ce soit dans le pays lui-même ou bien des guerres civiles, ou bien entre les pays eux-mêmes. [3:49] Voyez maintenant autour de vous malheureusement ya beaucoup de canons qui tonnent, d'enfants qui meurent, beaucoup d'hommes et de femmes qui sont expatriés, pas de leur gré, ya beaucoup de dénis de droit, beaucoup de méconnaissances de l'égalité malgré l'impressionnant arsenal de droits et de textes internationaux - le droit international, de droit [4:12] humanitaire international. Malgré cela, malgré cet outillage que l'homme a bâti, que l'être humain a bâti pour aplatir et aplanir la guerre, au contraire, les guerres sont encore là. C'est pour cela que les médiations sont très importantes.
On a encore de la chance d'avoir des gens qui pensent à la médiation [4:26] parce que tout est équilibre, en fait, parce qu'il y a le noir et le blanc, le mal et le méchant ???, ya le médiateur et l'autre. Je suis ravi d'être associé à ces préparations et cette conférence de presse. Ça sera avec moi une occasion d'en parler parce que les conflits - et c'est ça aussi la chance de ce congrès là, il repose sur une annecdote africaine qui est très intéressante qui dit que le conflit est pour la cohabitation ce que la sauce est pour le bon plat. C'est-à-dire que le conflit n'est pas nécessairement mauvais ou bien méchant, déconstructif ou bien constructif. Ça dépend de la manière dont on gère ce conflit là. Ya du conflit intéressant parce qu'il réaffermissent les lois, le droit, les relations de chacun, ils donnent de nouveaux rôles aux protagonistes lorsqu'on sait s'en servir, lorsqu'on sait gérer ce conflit là. Donc il faut toujours être là. Puis en fait, le conflit, il est partout. Il est pas seulement entre les pays, il est entre nous-mêmes. Nous avons aussi des conflits intra-personnels, intra-groupes, et des conflits interpersonnels, qui intéressent les besoins pratiques de la personne, des conflits qui émanent de leur intérêt, de leurs croyances. Donc cette panoplie de conflits appelle une panoplie de médiations. Et je crois que le congrès de février, ça sera aussi son rôle -s'est vous qui l'avez organisé avec une bonne équipe - c'est de donner un modèle, en fait. Un modèle heuristique, un modèle même théorique pour ces diversités de médiations. Est-ce qu'il y a une ou des médiations ? Je crois qu'il faudrait y penser. beaucoup d'autres l'ont fait avant, on continuera ensemble. C'est faire accumulation de la pensée humaine, c'est ça le savoir, une accumulation. Comment créer un modèle de pensées, une chaîne de pensées sur la médiation ? Que chacun dans la famille, l'école - creuset de l'éducation et aussi creuset de conflits - la famille, l'entreprise, les syndicats, les autorités. Donc cette diversité de conflits avec cette diversité de médiations appelle à une unité aussi de réflexions. Unité et diversité ne sont pas antinomiques, ne sont pas contradictoires. On peut penser ensemble à un modèle unique pour sortir des conflits que chacun, à l'entreprise, à l'école, aux Nations unies, à la Ligue arabe, à la ligue??? française aussi, peuvent avoir des idées innovantes pour créer un monde meilleur. Et Aldous Huxley a dit [en français et italien ?] "Un monde meilleur est possible". [Sourire] [Ndlr : citation non trouvée en ligne]
[07:22]
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médiation ethno-clinique ... en rapport avec la souffrance ... a formé des interprêtes à la médiation ... on est dans une symétrie totale. Juste que le médiateur va extraire ... médiation entre pairs ...
Ndlr :
- le sous-titre de la conf est très MINORANT par rapport aux risques cataclysmiques auxquels notre génération est confrontée, en responsabilité pour les générations futures. En effet, la médiation, c'est d'abord et avant tout accueillir, écouter, et INFORMER : veiller à ce que la hiérarchie des informations qualifiées (par les scientifiques, experts, controverses documentées, etc) arrive jusqu'aux citoyens, c'est-à-dire assimilée par eux. Hervé Carre lui-même, dans son introduction insiste sur le "monde tellement incertain" !
L’urgence est aujourd’hui édifiée en culte. Elle est devenue en quelques décennies une modalité qui tend à régir de nombreux acteurs et institutions. La médiation familiale n’est pas épargnée. Elle est de plus en plus pressurisée par les personnes qui la sollicite et souhaite rapidement trouver une solution à leur conflit mais aussi, dans son application judiciaire, par les délais qu’imposent la justice.
...
Dans cette course effrénée, la médiation familiale offre un espace tiers pour prendre le temps de penser l’urgence. Elle invite à une pause, qui permet de prendre de la distance. Face à une urgence qui disperse, elle propose de se recentrer sur l’essentiel qu’a tendance à sacrifier l’urgence 3.
Il apparait alors important de pouvoir se départir de toutes les pressions temporelles qui envahissent désormais l’espace de médiation familiale pour garantir un espace tiers fondateur au rétablissement d’un dialogue entre les
personnes.
3 Je fais ici référence à ce qu’écrit Edgar MORIN, sociologue et philosophe français, dans son ouvrage la méthode éthique par rapport à l’urgence : « A force de sacrifier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel »
Ndlr : texte intéressant mais contrasté qui, selon moi, ne fait pas le tour de la question => le prouver ACT
Connu / https://my.framasoft.org/u/mediationpourtous/?hB3YBw
dans la creuse ? ACT