Samedi 17 octobre 2026
France Inter
15 min
15' de plus
Par Ali Baddou
Nous recevons ce soir Frédéric Worms, directeur de l’Ecole Normale Supérieure, il publie “L’urgence la plus vitale” : urgences sociales, urgences médicales, urgences environnementales, comment penser l’urgence, et en quoi est-ce qu’elles nous obligent ?
Avec Frédéric Worms Philosophe, directeur de l'École Normale Supérieure (Ulm)
Références Sciences et Savoirs Sciences sociales
L'équipe
Ali Baddou, Journaliste franco-marocain
Maëlle Polsinelli, Attaché(e) de production
Elodie Royer, Chargé(e) de programme
Mathilde Khlat, Programmateur
Dieu merci Katavali Molongise, Stagiaire
Réunion de travail.
ouvrir crédits photo
Épisode 4/4 · Codétermination : les salariés ont leur mot à dire
Série : Quand le travail est à la peine
Jeudi 17 septembre 2026 (Première diffusion le jeudi 8 février 2024)
France Culture
56 min restantes
LSD, la série documentaire
Par Johanna Bedeau
La France laisse très peu de place aux salariés au sein de l'organe décisif pour la gestion de l'entreprise qu'est le conseil d'administration, contrairement à ses voisins européens et notamment allemands. Les travailleurs ne sont-ils pourtant pas eux aussi des investisseurs ?
Personne n'est propriétaire d'une entreprise, pas même les actionnaires. Et pourtant, ce sont eux qui occupent la quasi-totalité des places au sein des conseils d'administrations, via les administrateurs indépendants. Pour Christophe Clerc, avocat et enseignant à Sciences po, cette situation est dû, entre autres, à une culture profondément ancrée et à l’enseignement délivré dans les écoles de management : “Dans les écoles de management en France, on va vous expliquer que le modèle naturel de gouvernement d'entreprise, c'est un modèle que les universitaires appellent la suprématie actionnariale, c'est le pouvoir ultime qui dit que le pouvoir essentiel doit revenir aux actionnaires, ils doivent être les seuls à désigner les membres du conseil d'administration et tout autre mécanisme serait une hérésie.”
Quid des travailleurs, qui investissent eux aussi, et bien plus que de l'argent ? Ils engagent leur intelligence, leur force et parfois même leur santé, tout en ayant très peu de pouvoir de décision. Alors qu'en Allemagne le système dit de la codétermination offre aux salariés la moitié des postes d'administrateurs, en France, la plupart des entreprises n'acceptent qu'un seul administrateur salarié... L’ancien PDG des usines Renault Louis Schweitzer donne son point de vue à ce sujet : “Il est clair, que s'il y a un ou deux représentants des salariés dans un conseil de quinze ou 20 personnes, ils sont dans une position très minoritaire qui rend l'expression d'une opinion forte plus difficile. C'est pour ça que je crois qu'il est important que les salariés aient plus qu'un ou deux représentants au conseil d'administration afin que leurs voix pèsent de façon différente, pour qu'ils se sentent plus forts au sein de ce conseil.”
L'enjeu est de taille : faire de l'entreprise un espace démocratique, où les travailleurs auraient leur mot à dire. Une démocratisation que portent les coopératives (Scop), où les « associés » se montrent désireux de participer à la gestion de ce qu'ils n'hésitent pas à nommer « leur » entreprise...
Avec :
- Mathieu Rouillard et les salariés de la Scop Maurer-Tempé de Kingersheim
- Isabelle FerrerasOuverture dans un nouvel onglet, sociologue, chercheuse au Fonds de la recherche scientifique (FNRS), professeure à l’université catholique de Louvain
- Louis Schweitzer, ancien PDG des usines Renault
- Marie-Christine Lebert, secrétaire nationale CFDT Cadres et administratrice salariée du groupe Worldline
- Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et membre du Bureau international du travail
- Christophe Clerc, avocat et enseignant à Sciences po
- Isabelle FerrerasOuverture dans un nouvel onglet, sociologue, chercheuse au Fonds de la recherche scientifique (FNRS), professeure à l’université catholique de Louvain,
Bibliographie :
Isabelle Ferreras, Hé patron ! Seuil
Christophe Clerc, Propriété, le sujet et sa chose, Seuil
Bernard Thibault, La troisième guerre mondiale est sociale, Editions de l'Atelier
Alain Alphon-Layre, Et si on écoutait les experts du travail, ceux qui le font, L'Harmattan
Patricia Crifo, La participation des salariés, Sciences Po
Références Documentaires de société Nos documentaires Économie Sciences et Savoirs Emploi – Travail Sciences sociales Sociologie
Connu / TG le 24/10/26 à 22:38 https://t.me/c/3701071620/2952
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Une histoire du travail avec un épisode 4 assez instructif ...(Si vous n'avez pas trop de temps, je vous conseil d'écouter au moins celui-ci)
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Tr.: ...
il faut changer les pouvoirs
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démocratie d'entreprise, débat d'idées ... les actions, c'est un droit de créance, pas de propriété
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la valeur ajoutée, les parties constituantes ... les risques, par l'investissement en travail ...risque financier, le seul risque à protéger ? ne le croit pas ... codétermination allemande, moitié par les salariés, pas en France, ... au vu que ça fonctionne dans la pratique, les mentalités changent ... culture du dialogue en allemagne ...
La connaissance est le fondement de la liberté, car une fois donnée elle ne se reprend plus
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Interview de Jean-Pierre Petit en 1981
L'association loi de 1901 Savoir sans Frontieres a ete creee en 2005 par Jean-Pierre Petit et Gilles d Agostini. Les Editions Belin s'etaient desinteressees depuis longtemps de la collection des Aventures d'Anselme Lanturlu, ayant recupere les droits sur ses albums l auteur, Jean-Pierre Petit, decida de les positionner sous forme de pdf gratuitement telechargeables les ouvrages en francais, de meme que ceux qui avaient fait l'objet de traductions, dans differentes langues.
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Gilles d'Agostini accepta d'assurer benevolement le rele de tresorier.
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Actualité du réseau Sobriété énergétique
Publié le 14 octobre 2026
Faire de la sobriété un levier concret de la transition énergétique suppose de partager les expériences, de confronter les pratiques et de ne pas rester seul face aux difficultés. C’est tout l’enjeu du réseau Sobriété : un espace où les professionnel·les peuvent apprendre, échanger et prendre du recul pour favoriser les dynamiques de sobriété dans leurs territoires et leurs organisations.
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Le réseau Sobriété est né en 2023 avec cet objectif de contribuer à une meilleure intégration de la sobriété dans la transition écologique et énergétique, en fédérant les acteurs. Co-animé par le réseau Cler et Virage Energie, avec le soutien de l’ADEME, il rassemble des professionnel·les aux profils et aux expériences variés, qui partagent une même vision en s’appuyant sur une charte.
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Contre-vérité
Série 2/10 Economie Budget 2027 Budget
Le coût de l'endettement public français progresse, faisant craindre un effet boule de neige par lequel le pays est étranglé par son remboursement. Si la situation se tend incontestablement, elle est encore sous contrôle.
Christian Chavagneux, le 14 octobre 2026
3 min
Devant le ministère de l'Economie et des Finances, à Paris, le 7 avril 2026. © JPL / REA
Si vous suivez régulièrement les débats actuels sur la dette française, vous avez sûrement entendu que notre situation budgétaire est rendue d’autant plus difficile que nous sommes victimes d’un « effet boule de neige ». De quoi s’agit-il ?
La France emprunte auprès des marchés financiers de quoi financer sa dette publique. Ces crédits ont bien sûr un coût, que l’on appelle la « charge des intérêts de la dette ». On peut mesurer le solde budgétaire de deux façons : soit on observe la différence entre les dépenses et les recettes, soit on se focalise sur la différence entre les dépenses hors charge de la dette et les recettes. C’est ce que les économistes baptisent le « solde primaire », et il reflète mieux la situation économique de l’année.
Lorsqu’un gouvernement souhaite réduire son déficit budgétaire, il engage une politique d’austérité en réduisant les dépenses et/ou en augmentant les prélèvements obligatoires. Cela lui permet de réduire son déficit primaire.
Mais si, dans le même temps, à cause d’un stock de dette important et de taux d’intérêt élevés, la charge de la dette augmente plus vite que la politique d’austérité ne réduit le solde primaire, alors le déficit total ne diminue pas. Cela oblige à renforcer l’austérité, ce qui casse la croissance, réduit les recettes fiscales, creuse le déficit et donc la dette. De quoi augmenter encore les charges d’intérêt. Ce cercle vicieux, c’est l’effet boule de neige, et il peut aboutir à une avalanche.
A quelles conditions ce scénario peut-il apparaître ? Il faut que le taux d’intérêt de la dette devienne supérieur au taux de croissance de l’économie, et ce de manière durable. Si on observe la situation française actuelle, il y a a priori de quoi s’inquiéter : l’Hexagone emprunte en ce moment, sur les emprunts à 10 ans, à un taux d’intérêt proche de 5 %.
Dans le même temps, la croissance nominale (c’est-à-dire la somme de la croissance en volume et de l’inflation) devrait se situer cette année autour de 2,7 % (0,4 % de croissance en volume et 2,3 % de hausse des prix). En théorie, donc, l’effet boule de neige est déjà bel et bien là.
L’effet boule de neige n’est pas (encore) là
En réalité, il n’est pas encore là. Car pour avoir une juste vision de la situation, il faut comparer le taux de croissance nominal de l’année, non pas avec le taux d’emprunt actuel, mais avec celui de l’ensemble de notre dette. Or, celle-ci a une maturité de l’ordre de huit ans et demi.
Cela signifie que dans notre stock de dette actuelle, certains crédits ont été obtenus il y a plusieurs années à des taux bien inférieurs à ceux d’aujourd’hui. Si l’on compare ce taux sur l’ensemble de la dette avec la croissance nominale sur les dix dernières années, on s’aperçoit que le taux de croissance a toujours été supérieur au taux d’intérêt, sauf en 2020, année rendue très particulière par la pandémie de Covid-19.
Le taux d'intérêt reste plus faible que le taux de croissance nominal
Taux d'intérêt apparent sur la dette publique et taux de croissance nominale du PIB, en %
Source : Insee
© Alternatives Economiques
Cette situation devrait se vérifier de nouveau en 2026 : selon les documents budgétaires du projet de loi de finances pour 2027, le taux d’intérêt sur l’ensemble de notre dette devrait se situer autour de 2,3 %. Soit encore en dessous des 2,7 % de croissance nominale.
Certes, les taux d’intérêt grimpent plus vite qu’anticipé en cette fin d’année. Il est probable que le 2,3 % soit d’ores et déjà un peu sous-estimé. Mais l’Agence France Trésor, qui gère la dette française, a déjà réalisé fin septembre 85 % de son programme d’emprunt pour 2026.
Il n’y a donc pas (encore) d’effet boule de neige en France. Mais le taux d’emprunt sur l’ensemble de notre dette s’approche désormais du taux de croissance nominal. Avec une croissance qui faiblit et des taux d’emprunt qui montent, le début de sa mise en route est plausible.
Article écrit par Christian Chavagneux, Editorialiste
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Continuer le dossier Dix contre-vérités sur le débat budgétaire
Non, tout le monde ne contribue pas à l’effort dans le budget 2027
Contre-vérité
Série 1/10
Michaël Zemmour, le 12 octobre 2026
6 min
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La question
élue par les abonnés Economie Fiscalité Entreprise
En allant puiser dans les réserves stratégiques de diesel, Matignon mise sur une baisse du prix à la pompe de 12 à 18 centimes le litre. Mais cette mesure ne règle pas le problème structurel de notre dépendance à ce carburant.
Justin Delépine, le 14 octobre 2026
6 min
Un chauffeur de poids lourd fait le plein de gazole, à Rennes. Depuis l'été, le seuil symbolique des deux euros le litre de diesel a largement été dépassé. © KERMALO / REA
Jusqu’à récemment, le seuil symbolique du litre de carburant à deux euros constituait une sorte de plafond. Mais depuis la fin de l’été, la moyenne nationale hebdomadaire a tutoyé les 2,5 euros et certaines stations se sont approchées des 3 euros le litre.
Cette crise énergétique est évidemment la conséquence de la guerre au Moyen-Orient, mais pas seulement. Car cette hausse du prix à la pompe payée par l’automobiliste français concerne spécifiquement un carburant : le diesel.
Depuis le début des bombardements israélo-américains en Iran, le cours du diesel a en effet enregistré une trajectoire légèrement différente de celle de l’essence qui sont deux produits raffinés du pétrole brut.
Le prix hors taxe du diesel a progressé de près de 80 % en France quand celui de l’essence augmentait « seulement » de 55 %. Le prix du baril d’or noir, qui a connu une inflation d’environ 60 % par rapport à début février, est la principale explication au renchérissement du coût du diesel, mais il y en a d’autres.
Le diesel a plus augmenté que l'essence et que le baril de pétrole
Evolution du prix hors taxe du diesel et du super sans plomb 95 en France, et du baril de Brent, en base 100 (semaine du 20 février 2026)
Source : Reuters et DGEC
© Alternatives Economiques
Le diesel résiste
Le sujet est loin d’être anecdotique puisque ce carburant est largement majoritaire en France. Certes, la part du diesel dans la consommation hexagonale de carburant ne cesse de diminuer depuis 2014 mais elle représentait encore 67 % en 2025 !
Et plus de dix ans après le « dieselgate » qui a frappé Volkswagen au premier chef, la sortie du diesel en France est bien longue. Les voitures roulant à l’essence sont devenues, pour la première fois en 2026, plus nombreuses que celles au gazole (l’autre nom du diesel), ces dernières pesant encore 46 % du parc automobile français. Mais surtout, le diesel est le carburant de l’économie.
« Le gazole reste essentiel au transport de marchandises, aux livraisons, aux autocars, à l’agriculture et aux chantiers », résume l’économiste Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières (CGEMP).
Cette motorisation représente 91 % des 6 millions d’utilitaires légers en circulation, 92 % des autocars, 96 % des poids lourds, etc. Auquel il faudrait ajouter l’utilisation du gazole non routier pour les engins de chantier, les tracteurs forestiers ou encore les bateaux de plaisance.
Le diesel reste le carburant dominant
Evolution de la consommation de carburants routiers en France, en Mtep
Source : SDES
© Alternatives Economiques
Ce carburant continue d’ailleurs d’être légèrement moins taxé que l’essence : 8 centimes de moins. Historiquement encouragée par les pouvoirs publics, la fiscalité avantageuse du diesel a été largement réduite et devait s’aligner sur l’essence, mais à la suite du mouvement des gilets jaunes, ce rattrapage a été gelé.
Attaques sur les raffineries russes
Mais alors pourquoi le prix de ce carburant s’est-il envolé ? Au premier choc de la guerre au Moyen-Orient s’en est ajouté un second : les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes. L’armée ukrainienne arrive à toucher en profondeur le territoire russe et cible les infrastructures pétrolières.
La production de diesel russe a ainsi chuté d’environ 30 % par rapport au niveau de 2025, selon l’Agence internationale de l’énergie. Moscou, troisième exportateur mondial de produits raffinés, a interdit l’exportation de diesel à partir du 8 juillet. Quant aux volumes de carburant exportés depuis le Golfe, ils ont également chuté pour des raisons de blocage de routes ou des destructions de raffineries. Résultat, les exportations mondiales se sont réduites d’environ 10 % par rapport à 2025.
Une baisse de l’offre qui fait grimper les prix.
Mais si la France ou l’Europe sont si touchées, c’est que le continent est dépendant de ce carburant. L’Hexagone raffine l’équivalent de sa consommation d’essence mais que la moitié de celle du diesel.
« Il existe un déséquilibre structurel en Europe entre sa production et sa consommation de carburants : elle produit notamment davantage d’essence qu’elle n’en consomme, mais doit importer du diesel pour satisfaire sa demande, résume Valérie Mignon, économiste à l’université Paris Nanterre. La France a ainsi importé plus de la moitié du gazole consommé en 2025, cette dépendance rend les prix français particulièrement sensibles aux tensions internationales. »
Le raffinage a lui aussi fait les frais de la désindustrialisation française, et l’Hexagone ne compte aujourd’hui plus que six raffineries contre 24 dans les années 1970.
« On paie aujourd’hui cette réduction générale du raffinage, ce sont des choix d’entreprises privées qui ont estimé que ces activités n’étaient plus rentables en Europe », regrette Bastien Gebel, responsable décarbonation de l’industrie automobile au sein de l’ONG Transport & Environment.
L’Europe est aujourd’hui d’autant plus fragilisée qu’elle se fournissait massivement en diesel auprès de la Russie. Depuis 2023 et l’embargo sur les produits pétroliers russes, le Vieux Continent n’importe donc plus directement de diesel russe, alors que Moscou était à l’origine d’environ la moitié de ses importations.
Des sanctions internationales dont vient, de son côté, de s’affranchir allégrement Donald Trump en signant le 9 octobre un accord avec Vladimir Poutine pour se fournir en diesel russe.
Conséquence de toutes ces secousses géopolitiques, la part des Etats-Unis, du Moyen-Orient et de certains pays asiatiques dans l’approvisionnement en diesel européen a largement progressé.
« La crise actuelle perturbe les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient et les Etats-Unis jouent donc un rôle croissant dans l’approvisionnement européen », synthétise Valérie Mignon.
Marge des raffineurs
Le fait que le prix du diesel augmente plus fortement que celui du pétrole fait aussi mécaniquement les affaires des raffineurs. Dit autrement, le renchérissement à la pompe s’explique par la hausse des marges des raffineurs.
« L’écart de prix entre le gazole raffiné et le brut s’est fortement accru et contribue à la hausse à la pompe, confirme Patrice Geoffron. Par exemple, la BCE estimait la composante “coûts et marges de raffinage” à 35 centimes par litre de diesel dans la zone euro durant les trois premières semaines de juillet 2026, contre 10 centimes en février. »
« Sur les près de 70 centimes de hausse du prix du diesel, enregistrés fin septembre par rapport à début février, 26 centimes proviennent d’une augmentation de la marge des raffineurs et distributeurs », abonde Bastien Gebel de T&E.
Toute la question est ensuite de déterminer où se situe géographiquement cette marge et s’il est possible de la taxer. La France dépendant de l’étranger pour la moitié de son approvisionnement, celle-ci se trouve en partie en dehors du continent, donc difficilement accessible. Mais l’autre moitié l’est bien plus.
« Une part significative des marges supplémentaires réalisées sur le raffinage est localisée en Europe et peut donc faire l’objet d’une taxation de ces superprofits », plaide Bastien Gebel.
Dans le cas de la France, quatre entreprises contrôlent les raffineries : North Atlantic, Rhône Energies, Petroineos et TotalEnergies. La place de cette dernière est de premier ordre puisque le géant pétrolier contrôle 50 % des capacités du territoire. Le dirigeant de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a d’ailleurs confirmé fin septembre la forte lucrativité du secteur et déclaré que les raffineries européennes du groupe « sont comme des mines d’or, cette année ».
Le géant français s’est par ailleurs engagé à baisser de 10 centimes le litre de diesel, du 1er novembre au 31 janvier 2027, dans ses 3 300 stations service. Cette décision fait suite à celle de Matignon qui a annoncé lundi 12 octobre libérer 10 millions de barils de gazole issus des réserves stratégiques. Selon le Premier ministre, cette mesure devrait faire mécaniquement baisser le prix à la pompe de 12 à 18 centimes par litre de diesel. De quoi apaiser momentanément les rouleurs, mais pas régler un problème structurel de dépendance à ce carburant.
Article écrit par Justin Delépine, Journaliste
🎦 ’L’eau, bien commun : quelle gestion pour quel équilibre ?’ - La Conférence-débat du 26/09/2026 à Saintes est en ligne !
L’eau est un commun vital. Sa gestion concerne l’ensemble de la population et ne peut être accaparée par une minorité d’exploitations agricoles pour leurs intérêts particuliers, au détriment des tous les autres usagers et de la préservation des milieux et de la ressource en eau.
Retrouvez en intégralité les interventions de nos trois invités : Julien Le Guet pour Bassines Non Merci, Jean-François Périgné pour la Confédération Paysanne et Stéphane Trifiletti pour le collectif des Droits du fleuve Charente.
À Saint-Denis, la police tente d’interpeller un élève dans le bureau du proviseur
France — Reportage
La quasi-totalité des professeurs du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis se sont mis en grève ce jeudi. Et demandent la démission du proviseur, après une tentative d’interpellation d’un élève dans l’enceinte de leur établissement.
par Samia Dechir
https://bsky.app/profile/ireneer.bsky.social/post/3mxwuq3yols2b
"
@ireneer.bsky.social
Des nouvelles de la souveraineté vente à la découpe (il y en a un peu plus, je vous le mets ?).
Nvidia lorgne sur Doctolib avec, à l'intérieur, nos données de santé, captées par un monopole (qu'il faudrait nationaliser) en passe de tout filer sur un plateau aux USA.
www.mediapart.fr/journal/fran... 1/2
L’entrée de Nvidia au capital de Doctolib, un hold-up sur nos données de santé
En situation de quasi-monopole privé sur nos données de santé, Doctolib accueille Nvidia dans son capital, et le gouvernement applaudit. Loin d’aider au développement d’une IA souveraine européenne, …
www.mediapart.fr
22:12 · 15 oct. 2026
34 reposts
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3 conservés
Irénée Régnauld @ireneer.bsky.social · 13 h
Citons Martine Orange, en fin d'article « Et c’est tout cela que le gouvernement applaudit. Un capitalisme de rente et de prédation, qui se constitue sur notre dos. » 2/2
"
@marcelaiphan.bsky.social
Tout le monde devrait visiter le château fort du lycée Jean Monnet.
Ce mouvement est magnifique et bien plus puissant que ce que la télé des milliardaires essaye de nous faire croire.
Ne les regardons pas, rejoignons-les ✊
🎥 FR3 Occitanie
1:06
0:08 / 1:15
22:50 · 15 oct. 2026
144 reposts
9 citations
369 ont aimé
26 conservés
Le Club de Mediapart
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Dossier
Rentrée 2026 : la colère lycéenne
Lycées, 17 octobre : « Faisons fructifier la colère »
La mobilisation du 17 octobre signe-t-elle un début de convergence des luttes ? Après des semaines de manifestations lycéennes et étudiantes, les appels à se mobiliser se multiplient. Notre émission en accès libre.
À l’air libre
15 octobre 2026 à 18h57
Samedi 17 octobre, de nombreuses manifestations sont annoncées partout en France. Des mobilisations qui font suite à des appels lancés sur les réseaux sociaux avant même l’émergence de la mobilisation lycéenne.
Ces appels de citoyen·nes et de collectifs, désormais soutenus par certains syndicats, insistent sur la hausse des prix mais les revendications sociales, écologiques, politiques et démocratiques vont souvent bien au-delà.
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Raphaël Gribe Marquis et Mathieu Mialaret.
Avec :
- Inès Nesrine Boutaybi, élue au Conseil de vie lycéenne de l’établissement Eugène-Delacroix à Drancy (Seine-Saint-Denis), étudiante à Sciences Po Paris ;
- Pierre Douillard-Lefevre, chercheur en sciences sociales, contributeur de Contre-Attaque et auteur de plusieurs livres sur les libertés publiques et la militarisation de la police et de la société : L’Arme à l’œil (éd. Grevis, 2016), Nous sommes en guerre (éd. Grevis, 2021) ; Dissoudre (éd. Grevis, 2024) et Maudite soit la guerre, manuel de résistance antimilitariste (éd. Divergences, 2025) ;
- Anne-Gaëlle Kramer, infirmière libérale en Côte-d’Or, vice-présidente d’Infirmiers libéraux en colère, qui a lancé un appel commun à la mobilisation pour les 17 et 18 octobre avec les collectifs Convergence infirmière et La Force invisible des aides à domicile ;
- Fatima Ouassak, essayiste, politologue, militante écologiste et antiraciste, cofondatrice du Front de mères et de la maison de l’écologie populaire Verdragon à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), autrice de La Puissance des mères (éd. La Découverte, 2020), Pour une écologie pirate. Et nous serons libres (éd. La Découverte, 2023) et coautrice avec Alice Coffin du Camp du bien (éd. Les liens qui libèrent, 2026) ;
- Julie Souman, cofondatrice du Mouvement des mères isolées, ancienne participante du mouvement « Bloquons tout ! » de septembre 2025 ;
- Ayoub, élève de terminale au lycée Mozart du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).
Connu / https://bsky.app/profile/edwyplenel.bsky.social/post/3mxwss4oeps2r
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@edwyplenel.bsky.social
La mobilisation du 17 octobre signe-t-elle un début de convergence des luttes ? Après des semaines de manifestations lycéennes et étudiantes, les appels à se mobiliser se multiplient. L’émission en accès libre de Mediapart.
21:38 · 15 oct. 2026
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3 conservés
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Tr.: ...
nous vivons un moment fasciste sous Macron ... menace insurrectionnelle ... joie, solidaires, dimension raciale et coloniale ... solidarité antiraciste ... violence institutionnelle subie par les lycéens dans des conditions déplorables et insalubres ... crée de la haine, réponse proportionnelle à ces violences institutionnelles ... majoritaire manifestations pacifiques ... ce n'est pas encore un État fasciste, le RN au pouvoir, ce serait pire ... patriarcat hyper puissant dans le monde de la santé ... on ne fera pas barrage à l'extrême droite pour sauver l'extrême centre ... travailler l'ancrage local pour que la gauche de rupture gagne ... le fascisme est l'évolution de la démocratie par temps de crise ... on bouleverse la nasse électorale ... Mélenchon victoire, pas impossible ... patronat ne cache plus sa préférence vers l'extrême droite ... pas seulement déléguer par le vote, descendre dans la rue ... croit aux mobilisations sociales face au violences administratives avec peu de recours ... contrôles de la CAF ... devoir prouver qu'on est célibataire ... une maman a santé du 7ème étage car n'avait plus de solutions ... faire fructifier sa colère, en faire de la joie ... si pas de violence, on n'est pas écoutés ... c'est un rapport de forces ... les citoyens les plus précaires souffrent le plus ... avec les professeurs, on recherche le même but ... se battre pour le maintien à domicile ... quartier populaire et quartier huppé ... les gens seuls à domicile regardent la TV h 24 les chaines d'info en boucle, ça les rend encore plus racistes ... appel toutes et tous à sortir dans les rues et revendiquer ...
Le mouvement pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale appelle au 17 octobre
« Nous sommes membres du mouvement du 26 septembre, pour le vivant, le climat, la paix et la justice sociale. C’est avec ces combats que nous appelons à soutenir la mobilisation des gilets jaunes du 17 octobre et à la rejoindre. » Fin du monde, fin du mois : le 17 octobre nous serons là ! (https://17octobregiletjaune.net/actualites/fin-du-monde-fin-du-mois-le-17-octobre-nous-serons-la), tribune de la coordination nationale du mouvement du 26 septembre.
https://17octobregiletjaune.net/actualites/le-mouvement-pour-le-climat-le-vivant-la-paix-et-la-justice-sociale-appelle-au-17-octobre
MOUVEMENT SOCIAL
13.10.2026
Les mobilisations lycéennes de ces dernières semaines nous montrent la voie. Ce soulèvement de la jeunesse nous indique le chemin pour enfin exiger collectivement des politiques publiques qui répondent à l'intérêt général et prennent à bras le corps les problématiques de notre avenir à tou·tes: lutte contre le changement climatique, développement des services publics, justice sociale, accès à une alimentation de qualité, dynamique des territoires ruraux et des quartiers populaires...
...
Connu / https://17octobregiletjaune.net/actualites/mobilisations-du-17-octobre-la-confederation-paysanne-appelle-a-la-convergence-des-luttes
LE DOCU EXPLOSIF SUR LES GILETS JAUNES À VOIR AVANT LE 17 OCTOBRE (FENWICK, EN INTÉGRALITÉ)
Publié Il y a 1 jour • 55 vues
Le Média
Par lemediatv
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Le moment social que nous sommes en train de vivre et la grande manifestation du 17 octobre était le prétexte parfait pour le film que nous vous présentons dans ce numéro de Derrière les Docs, exceptionnellement disponible en replay YouTube jusqu'au 18 octobre.
Le film en question nous emmène auprès des gilets jaunes de la première heure. Celui des insurrections Place de l’Etoile, des violences policières et judiciaires, celui qui a fait trembler le pouvoir macroniste et le pouvoir tout court comme peu auparavant. Aussi bien dans les cœurs que dans les corps, ce mouvement a laissé des traces. Ce sont ces traces, que Léna Ichkhanian questionne. “Fenwick”, le nom du film, a été tourné dans la Drôme, en Bourgogne, à Saint-Etienne et même dans les quartiers populaires à Aubervilliers interroger cette colère sociale et écouter ceux qui ont porté ce mouvement historique.
Comme chaque émission de Derrière les Docs, Irving Magi s'entretient avec la réalisatrice Léna Ichkhanian tout de suite après le film.
Pour soutenir la réalisatrice Léna Ichkhanian : https://fr.tipeee.com/lena-ichkhanian
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VisibilitéPublique
Publié originellement12/10/2026
LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
LangueFrançais
Durée1h 35min 28s
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Tournée et publiée le 12 octobre 2026. Premier épisode d'une série d'analyses froides de l'actualité économique chaude par le directeur de recherche au CNRS et économiste Gaël Giraud.
Dans cet entretien, il analyse les liens entre dépenses publiques, croissance et dette publique, et les conditions dans lesquelles une politique d’austérité peut augmenter le ratio dette/PIB.
Au programme :
- Distinction entre le montant de la dette publique et le ratio dette/PIB.
- Fonctionnement du refinancement de la dette et rôle des taux d’intérêt.
- Effets d’une baisse des dépenses publiques sur l’activité économique et les recettes fiscales.
- Rôle du multiplicateur budgétaire, illustré par des exemples et un calcul chiffré.
- Analyse de la dépense publique et des prélèvements obligatoires en France.
- Comparaison des expériences de la Grèce, du Danemark et de l’Irlande.
- Risques liés à la hausse des taux, aux CDS et aux anticipations des marchés financiers.
- Rôle potentiel de la Banque centrale européenne.
- Présentation des effets économiques et sociaux de la rigueur selon les simulations de l’intervenant, et des besoins d’investissement liés à la transition écologique.
00:00 Réduire les dépenses publiques réduit-il la dette ?
01:40 Dette et PIB : comprendre le ratio
02:44 Refinancement de la dette et taux d’intérêt
05:23 Les limites du ratio dette/PIB
06:17 Pourquoi réduire les dépenses peut réduire les revenus
10:11 L’exemple de l’agriculteur : dépenses et capital
13:08 Application à l’économie française
14:26 Le multiplicateur budgétaire
15:10 Dette et PIB : un exemple chiffré
17:15 Le seuil critique du multiplicateur
19:19 Quand l’austérité augmente le ratio dette/PIB
20:11 Comment la dépense peut réduire ce ratio
23:11 Que représente le chiffre de 57 % de dépenses publiques ?
25:51 La contribution de la dépense publique
28:28 Prélèvements obligatoires et comparaison européenne
30:29 Inflation, taux de change et hypothèses du modèle
36:29 Les expériences internationales
37:43 Le cas de la Grèce
39:14 Les cas du Danemark et de l’Irlande
42:03 Les différences avec la situation française
43:22 Taux d’intérêt et inquiétudes des marchés
45:46 Le risque d’un effet boule de neige de la dette
50:05 CDS et prime de risque
53:47 Les anticipations autoréalisatrices des marchés
55:21 Le rôle de la BCE
57:38 Marché primaire et marché secondaire
1:15:28 Simulations, effets sociaux et conclusion
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150 commentaires
@PatrickLavialle-z4l il y a 17 heures
Cette approche centrée exclusivement sur les « mécanismes » économiques est intéressante en elle-même, mais n’intègre pas l’environnement global de la France et sa dégradation interne (absence quasi absolue dans les « technologies d’avenir », destruction de son économie par son taux de change, système éducatif et de santé en chute, absence d’autonomie décisionnelle etc.) qui ont des effets économiques significatifs.
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@estebanmichel2138 il y a 22 heures
J'ai deux questions : 1) Comment nos super ploutocrates de presque tous bords n'écoutent pas cela, vu le pédigrée, suis je fondé a être étonné ? 2) Sait on qui fait quoi dans ce "merdier", j'ai la douloureuse impression que personne ne le sait, tout ne serait il pas une histoire de dilution des responsabilités ?
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Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11921374
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Emmanuel Florac - il y a environ 2 heures
Dette publique et tentation de la rigueur : analyse au scalpel de l’économiste Gaël Giraud
#économie #politique #dette
Baisser les dépenses de l’État ne réduira pas la dette.
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Tr.: ... la plupart des pays font "rouler" la dette qui n'est jamais remboursée
... flux des taux d'intérêt que nous devons rembourser chaque année / flux des recettes publiques de l'État ... le pic de pétrole non conventionnel sera atteint avant la fin de la décennie selon le consensus des pétroliers ... il faut en moyenne 8 ans à 8,5 ans pour renouveler la dette ... risque d'effet boule de neige avant 8 ans, ce qui rend la situation sérieuse ... actifs dérivés ... contrat d'assurance CDS ... préoccupant car les marchés financiers anticipent la prime de risque, prophétie autoréalisatrice ... état de frémissement inquiétude ... dispositif BCE de protection : le TPI ... rachat de la dette publique sur le marché secondaire ... les banques créent de la monnaie à partir de rien ... ya plus aucun risque de défaut grâce à la BCE ... les banques ne courrent aucun risque ... font des bénéfices colossaux ... la BCE détient 40% de notre dette ... décision discrétionnaire de la BCE ... Négociation politique entre Paris et nos voisins ... surenchère des marchés financiers ... la BCE négocie pour le respect des 4 conditions :
- respecter les règles budgétaires de l'UE
- pas de déséquilibre macro grave
- une dette jugée soutenable
- tenir des engagements européens
a simulé 2 scénarios comparés de "laisser faire" la rigueur effondre le PIB !
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Questions
ton discours va à l'encontre de tout ce qu'on entend ... /déficit public, déficit primaire on est à 3%, on est dans les clous ... n'a aucun fondement scientifique ... on s'est mis un couperet en obligeant à emprunter sur les marchés financier ... pour des raisons purement idéologiques, dynamiques grégaire de mimétisme ! ... déficit public ne baisserait pas ... car le ratio dette sur PIB continue d'augmenter ... et c'est l'indicateur des traideurs ... le chômage explose à 40% en 20240 ! 1 fr sur 4, index de Jini explose, etc
... les robots chinois, les chocs IA, les chocs climatiques ... la population active va baisser donc baisse du PIB .... réchauff de la fr supérieur à la moy ... on va vers une décoissance subie si on ne fait rien ...
Ndlr : il confirme en tous points le programme LAEC. Valoriser ACT
Film de Terrence Malick, sorti en 2019
Une vie cachée est un drame psychologique et religieux américano-allemand réalisé par Terrence Malick, sorti en 2019. Il s'agit d'un film biographique sur l'objecteur de conscience autrichien Franz Jägerstätter, vénéré comme bienheureux et martyr par l'Église catholique depuis sa béatification par Benoît XVI en 2007
*Ndlr : non-violence et désobéissance civile sous hitler
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11921507
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gilles geirnaert about an hour ago
Pourquoi la non-violence ne résout rien
Nicolas Framont
Si le soutien au mouvement lycéen est majoritaire, selon les derniers sondages, et partagé par plusieurs personnalités politiques de gauche ainsi que quelques journalistes ou éditorialistes qui sont conscients du marasme qu’est la vie et l’avenir de la jeunesse populaire, un consensus règne : “la violence ne résout rien”. Manifester oui, mais “pacifiquement” et sans feux de poubelles. Si possible en annonçant son parcours à l’avance. Macron, lui, réclame une mobilisation “dans le calme, dans l’ordre”. Et puis pourquoi ne pas “rétablir le dialogue” au sein des lycées, sur la base d’une grande concertation par exemple ? Parce que ça ne marche pas. Si la “violence”, terme sur lequel il faut revenir tant il est flou et arbitraire, s’impose, c’est parce que la non-violence a toujours été inefficace.
Qu’est-ce que la violence ?
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Demander gentiment n’a jamais fonctionné
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“en démocratie” on peut vouloir brûler des poubelles précisément parce que nous ne sommes pas en démocratie. La démocratie, ce n’est pas l’élection d’un monarque tout puissant tous les cinq ans. C’est le pouvoir du peuple. Or, nous n’avons pas d’autre pouvoir qu’en obtenant un rapport de force avec ceux qui nous oppriment.
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Comment créer un rapport de force
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Seul le nombre nous protège (en partie) de cette répression. Aussi, pour parvenir à mettre en œuvre des blocages à grande échelle, il faut parvenir à convaincre un nombre suffisamment important de gens que le jeu en vaut la chandelle. C’est la chose la plus dure à obtenir : pourquoi sacrifier son temps, son énergie, son argent et son intégrité physique pour rejoindre une lutte ? Parce que l’on sait qu’elle peut fonctionner et rapporter à tout le monde de sérieux gains (pas seulement financier, mais aussi en termes de pouvoir démocratique, de dignité, de conditions de travail etc.). Cela veut dire qu’il ne faut pas multiplier les actions brouillonnes, mais regrouper toutes ses forces en même temps. L’annonce du 17 octobre (trouvez le rendez-vous le plus proche de chez vous sur cette carte interactive) permet ce genre de regroupement de force : quand une date arrive sur toutes les lèvres (mais est-ce déjà le cas ?), on peut espérer que le nombre de gens convaincus que le jeu en vaut la chandelle soit suffisamment élevé pour qu’on aille au-delà de l’action symbolique, que l’économie capitaliste soit sérieusement ébranlée pour plusieurs jours, que le pouvoir ressente, à minima, de la peur.
En finir avec l’impuissance apprise
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Pour en finir avec cette impuissance apprise, il nous faut des victoires. Et pour cela, il faut concentrer son attention sur ce qui crée du rapport de force et arrêter de les disperser dans des actions symboliques, démonstratives, performatives, tout en faisant attention à ce que la répression peut provoquer. Heureusement, de plus en plus de gens sont convaincus de cela, et depuis quelques années la part de la population en colère essaye de briser les vieilles routines. À voir si, après l’élan radical du mouvement lycéen, le 17 octobre transforme l’essai.
https://frustrationmagazine.fr/pourquoi-la-non-violence
Pourquoi la non-violence ne résout rien
Si le soutien au mouvement lycéen est majoritaire, selon les derniers sondages, et partagé par plusieurs personnalités politiques de gauche ainsi que quelques journalistes ou éditorialistes qui sont conscients du marasme qu’est la vie et l’avenir de ...
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connu / https://diaspora-fr.org/posts/11921449
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gilles geirnaert about an hour ago
La France mutile ses enfants pour étouffer la contestation sociale
par Mohamed Lamine Kaba
Prise en tenaille entre la répression méthodique de sa propre jeunesse et le choc d’un rebasculement géopolitique mondial qui la marginalise, la France d’Emmanuel Macron voit le mythe républicain s’effondrer sous l’effet conjugué de son cynisme intérieur et d’une *déroute stratégique historique à l’extérieur
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La grande césure des discours
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Le diptyque du cynisme
...
La realpolitik énergétique et le solde des comptes
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De Fukuyama à la réalité des puissances
Quoi qu’il en soit, l’accumulation des tensions internes et des revers extérieurs scelle le crépuscule des illusions technocratiques.
La thèse fukuyamienne de la «fin de l’histoire» et du triomphe inéluctable du modèle libéral cède la place aux réalités de la rivalité des blocs.
Comme l’a si bien analysé Emmanuel Todd, la décomposition interne des modèles d’autorité et l’isolement stratégique révèlent la vulnérabilité d’un système qui a préféré la gestion comptable au dialogue social et au réalisme diplomatique.
Il est désormais évident que les élections ne suffiront plus à contenir la frustration sociale en France. Le macronisme s’effondre par le vide éthique de son dogmatisme. Car, l’isolation sociologique du pouvoir accélère la désintégration de sa base électorale. La chute de Macron ne viendra pas des prétoires, mais de la rue insurgée.
La France doit donc cesser de mutiler sa propre jeunesse.
Mohamed Lamine Kaba
source : New Eastern Outlook
La France mutile ses enfants pour étouffer la contestation sociale - Réseau International
par Mohamed Lamine Kaba. Prise en tenaille entre la répression méthodique de sa propre jeunesse et le choc d’un rebasculement géopolitique mondial qui la marginalise, la France d’Emmanuel Macron voit le mythe républicain s’effondrer.
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France Finance Stockage
4 octobre 2026
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Franck Woitiez, président-directeur général de TagEnergy
TagEnergy et la Banque des Territoires inaugurent leur système de stockage d’électricité par batteries de Cernay-lès-Reims, dans la Marne. D’une puissance de 240 MW pour une capacité de 480 MWh, l’installation est en exploitation commerciale depuis mai 2026. Plus grande batterie opérationnelle en France, elle constitue le premier actif de TagEnergy en service dans le pays. Une idée de ce qu’est le stockage XXL !
La batterie de Cernay-lès-Reims permet d’injecter cette puissance de 240MW pendant 2h (soit la consommation de 450 000 foyers), restituée aux moments où le réseau en a le plus besoin. Elle est détenue conjointement par TagEnergy et la Banque des Territoires qui est entrée au capital du projet en 2025. Ce site constitue le premier investissement conjoint des deux partenaires dans le cadre d’un partenariat conclu pour trois ans en 2025 en vue d’accompagner le financement de plusieurs projets de batteries en France.
L’inauguration qui a eu lieu en ce début d’automne s’est tenue en présence de Jérôme Goulden, maire de Cernay-lès-Reims, d’Arnaud Robinet, maire de Reims et président de la Communauté Urbaine du Grand Reims, de Jacques Veyrat, président fondateur d’Impala et actionnaire initial de TagEnergy, des représentants d’Omnes Capital, de Mirova et d’Exor N.V., actionnaires de TagEnergy, ainsi que d’une centaine d’invités parmi lesquels des élus, partenaires et acteurs économiques du territoire.
Un projet exigeant construit en concertation étroite avec le territoire
Raccordé au réseau de transport d’électricité de RTE à une tension de 225 000 volts et équipé de 140 containers de batterie (Megapacks) fournis par Tesla, répartis sur un peu plus de 3 hectares, le site a été mis en service après avoir satisfait aux exigences de simulations, tests et certifications nécessaires à la fourniture de services de régulation de fréquence (FCR, aFRR), et de tension pour contribuer à la stabilité du réseau RTE.
« Cernay-lès-Reims est la démonstration que le stockage d’électricité à grande échelle est désormais une réalité industrielle en France. Les chiffres de ces quatre premiers mois le montrent : ce site fonctionne et nous sommes fiers de ce succès collectif. Ce modèle est exactement celui que nous souhaitons pouvoir reproduire à l’avenir. » déclare Franck Woitiez, président-directeur général de TagEnergy.
« Un projet de cette taille ne se fait pas sans la confiance des élus et des habitants »
Le projet s’est construit en étroite concertation avec le territoire et avec le soutien continu de la municipalité de Cernay-lès-Reims et de la Communauté Urbaine du Grand Reims. Ce projet a également été rendu possible grâce à la collaboration de plusieurs acteurs reconnus : Tesla pour la fourniture des équipements, la coordination de la construction et l’interface marché, Eiffage pour le génie civil et électrique, et RTE en tant que gestionnaire de réseau. Le financement du site a par ailleurs été assuré par un consortium bancaire réunissant ABN AMRO, NORD/LB et la Caisse d’Epargne CEPAC.
« Un projet de cette taille ne se fait pas sans la confiance des élus et des habitants. Nous avons pris le temps du dialogue et de l’explication. Cet été, la batterie s’est chargée quand l’électricité était surabondante et a restitué cette énergie quand le réseau en avait besoin. Cette flexibilité devient progressivement essentielle au système électrique et permet d’intégrer davantage d’énergies renouvelables dans notre mix énergétique » explique Christophe Léonard, directeur associé de TagEnergy pour la France.
Des priorités stratégiques alignées en faveur de la filière du stockage d’électricité
Le partenariat d’investissement conclu pour trois ans entre TagEnergy et la Banque des Territoires a vocation à financer plusieurs installations de stockage de grande taille en France. La Banque des Territoires intervient à hauteur de 49 % du capital nécessaire aux sociétés de projets pour porter les actifs ainsi développés, TagEnergy restant actionnaire majoritaire de ses actifs. La Banque des Territoires est mobilisée pour accompagner la mise en place du nouveau mix énergétique décarboné, notamment par le déploiement de la filière du stockage d’électricité. Positionnée sur ce segment depuis 2021, avec plus de 250 MW de batteries en exploitation, 150 MW en construction, et plusieurs centaines de MW en développement, la Banque des Territoires ambitionne de s’engager plus activement sur ce secteur. Ce partenariat s’inscrit en pleine cohérence avec les mesures prioritaires de son plan stratégique.
« La mission de la Banque des Territoires est d’accompagner les projets d’envergure comme celui de Cernay-lès-Reims. Notre ambition est de renforcer les capacités de stockage et contribuer à la construction d’un système énergétique compétitif et capable d’intégrer toujours plus d’électricité renouvelable, au service de l’électrification de l’économie française et de la souveraineté énergétique du pays » ajoute François Wohrer, directeur de l’investissement de la Banque des Territoires.
Premier bilan
Un premier bilan de la plus grande installation de stockage d’électricité par batteries de France après 15 mois de construction et 4 mois d’exploitation :
- 41 635 Heures-homme mobilisées sur le chantier
- 145 Cycles complets en 125 jours
- 70,5 GWh Injectés sur le réseau depuis fin mai au 23 septembre 2026