Portrait
L'ancien gestionnaire de la fortune de Pierre-Edouard Stérin est devenu le 1er avril conseiller spécial de Jordan Bardella au Rassemblement national. Ce polytechnicien de 42 ans s'est donné pour mission de « faire le lien entre les entreprises et les dirigeants du RN ».
François Durvye, économiste et « conseiller spécial » de Jordan Bardella, le 31 mars 2026. (Photo François Bouchon/Le Figaro/Figarophoto.com)
Il oeuvrait jusqu'à présent dans l'ombre, il a décidé d'officialiser les choses : le 1er avril, François Durvye a quitté son poste de directeur général du fonds d'investissement Otium Capital, chargé de gérer la fortune du milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin, pour devenir conseiller spécial du président du Rassemblement national, Jordan Bardella.
« Mon départ était dans les tuyaux depuis la rentrée 2025, lorsque la perspective de nouvelles élections législatives est devenue plausible, explique ce polytechnicien de 42 ans. Je m'étais alors fixé la date limite du 31 mars 2026, je m'y suis tenu. »
D'abord des « fiches » pour le RN
...
Avec ses vingt années passées dans le conseil et l'industrie, chez le pétrolier Schlumberger (désormais SLB), le Boston Consulting Group, puis l'allemand spécialiste des installations électriques Hager Group, il s'est donné pour mission de « faire le lien entre les entreprises et les dirigeants du RN ».
Lire aussi :
- DECRYPTAGE - Les rencontres des patrons avec le RN se multiplient à un an de la présidentielle 2027
- EDITO - Patronat et RN, la forme et le fond
Ce Versaillais, père de quatre enfants, accompagne Marine Le Pen et Jordan Bardella dans leurs rencontres avec les patrons depuis plusieurs années déjà - il était au déjeuner du Medef ce lundi. Il en a lui-même organisé plusieurs (avec Vincent Bolloré ou Jean-Pascal Beaufret, par exemple), affirmant que les dirigeants du RN ont déjà échangé avec la moitié des patrons du CAC 40 - une information difficile à confirmer tant ces derniers se montrent discrets.
Son engagement politique ne date pas d'hier (étudiant à l'X, il a milité au sein du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers), mais il l'a mis en sourdine pendant ses années en entreprise. Jusqu'à sa rencontre « par hasard » avec Marine Le Pen, dans un dîner en 2021. « Elle m'a impressionné, par son épaisseur de cuir et sa sincérité d'engagement », raconte-t-il.
Discours antieuropéen relativisé
Son expérience du monde des affaires ne l'empêche pas d'endosser la vision du parti d'extrême droite, du rôle essentiel de l'Etat dans l'économie. « C'est la prospérité économique qui permet de financer le modèle social, auquel nous sommes très attachés. A condition que l'Etat joue son rôle », dit-il, se réclamant du « Gaullisme social » et citant par exemple un rôle d'« incitation dans l'utilisation de l'épargne » - tout en prônant par ailleurs une « meilleure efficacité » de l'Etat.
Lire aussi :
- Présidentielle 2027 : comment le Medef se prépare à être « un acteur central du débat »
- Les économistes pointent les failles du contre-budget du RN
supprimer les normes et les contraintes qui pèsent sur les entreprises. Il figure d'ailleurs parmi les trois membres du parti chargés aujourd'hui de rencontrer les principales organisations patronales, afin de préparer « un grand projet d'ordonnance de simplification » qui serait publié « dès le début du mandat », en cas d'arrivée du RN au pouvoir l'an prochain.
Thématiques associées CAC 40 Partis politiques Jordan Bardella Marine Le Pen Calvados
Publié Il y a 2 jours • 17 vues
Son premier spectacle Makoumé superstar cartonne. C’est un show de stand-up mais pas que ! Il y a aussi de la danse, de la poésie… tout cela nourri par son expérience personnelle et les violences qu’il a subies. Il a décidé de s’en servir pour faire des blagues, célébrer les marges, et toutes les superstars qui s’y trouvent. Noam Sinseau est gay, noir et surtout très drôle.
Il sillonne les scènes de stand-up dans toute la France depuis plus de deux ans pour présenter ce spectacle hautement politique. Sur le fauteuil du Média, il raconte son enfance, les discriminations vécues qui sont les sources de son inspiration. Il revient bientôt avec un nouveau spectacle, Iman, en hommage à un ami cher décédé l’année dernière, où il explorera la thématique du deuil, toujours avec humour.
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Publié originellement 01/05/2026
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Qui veut tuer Mélenchon à gauche avant 2027 ? Les candidatures se multiplient pour faire tomber LFI. Enquête.
La gauche fait plier le gouvernement sur la loi Yadan. On vous raconte les coulisses de ce nouveau recul de l'exécutif. Enfin, en apparence…
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Publié originellement 01/05/2026
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Ndlr : Ruffin ne veut pas parler à Le Média ?!
IRAN : TRUMP EST-IL EN TRAIN DE PERDRE LA MAIN ? |GÉOSTRATÉGIX AVEC BONIFACE
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Enfin, direction la Syrie, où s’est ouvert le procès de Bachar el-Assad, jugé par contumace pour son rôle dans la répression du soulèvement de 2011. Un procès hautement symbolique, plus de quinze ans après le début de la guerre civile.
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Elle a été le visage de la lutte des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles, une figure de proue de la mobilisation sociale, avant de devenir députée de la République. Aujourd'hui, Rachel Keke est de retour au cœur de l'actualité, mais pas sur les bancs de l'Assemblée. Après la fin de son mandat, elle a retrouvé son employeur, le groupe STN, et c'est désormais devant le Conseil de prud'hommes qu'elle se bat. Mutation à 40 kilomètres de chez elle, sanction ou simple réorganisation ? Rachel Keke nous explique pourquoi, après avoir porté la voix des travailleurs à l'Assemblée, elle doit, aujourd’hui, mener sa propre bataille pour le respect et la dignité.
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Publié originellement 02/05/2026
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Quels sont les dangers du nucléaire aujourd’hui ? Pourquoi Greenpeace alerte depuis des décennies ? Et quelles sont les implications concrètes pour le Luxembourg, notamment avec la centrale de Cattenom à proximité ?
Découvrez les réponses de nos trois intervenant·es, lors d'un webinaire organisé le 28 avril 2026 : Roger Spautz, expert nucléaire, Greenpeace Luxembourg ; Pauline Boyer, chargée de campagne Transition énergétique, Greenpeace France et Meris Šehović, membre de l’Alliance des communes contre l’énergie nucléaire et échevin de la Ville d’Esch-sur-Alzette.
Parce que les décisions prises aujourd’hui auront des conséquences pour des décennies.
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contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.
La santé est influencée par une multitude de facteurs, qu’ils soient individuels, collectifs ou liés aux conditions de vie. Notre action considère ainsi la santé comme un état de bien-être global, dans toutes ses dimensions physique, mentale, sociale et environnementale.
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C’est pourquoi nous accompagnons :
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Pour cela, nous développons une offre de services variés pour répondre aux besoins des populations et enjeux des territoires.
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Luc Rouban, directeur de recherche émérite CNRS, Renauld Meltz, historien, et Guénaëlle Gault, DG de l'ObSoCo (L'Observatoire Société & Consommation))
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Par Thomas Snégaroff
Quel est le bilan de la décennie macroniste ? Quels seront les enjeux politiques de la campagne présidentielle ? Et à quoi aspirent vraiment les Français ? Débat avec le politologue, Luc Rouban, la sociologue, Guénaëlle Gault, et Renauld Meltz, historien.
Avec
- Luc Rouban Directeur de recherche au CNRS à Sciences Po Paris
- Renaud Meltz Historien, professeur des universités, directeur de recherche au CNRS
- Guénaëlle Gault Directrice générale de l’ObSoCo, l’Observatoire société et consommation
"Grand face à face" spécial un an avant l'élection présidentielle avec :
Luc Rouban, directeur de recherche émérite CNRS au Cevipof, auteur de “La société contre la politique” (Presses de Sciences Po, 2026), “Le paradoxe du macronisme” (Presses de Sciences Po, 2018), “Les Ressorts cachés du vote RN” (Presses de Sciences Po, 2024),
Guénaëlle Gault, directrice générale de l'ObSoCo (L'Observatoire Société et Consommation), sociologue et enseignante à l’Université de Paris, auteure de “Nos futurs possibles” (L’Aube), “Les mots de la guerre” (Bona),
Renauld Meltz, historien, professeur des universités (Institut universitaire de France), directeur de recherche au CNRS, auteur de “Égaux ou libres. Histoire de la démocratie française” (Tallandier).
Références Info Politique Élections
L'équipe
Thomas Snégaroff - Journaliste et historien
Natacha Polony - Journaliste
Gilles Finchelstein - Journaliste
Marie Merier - Réalisation
Mathilde Khlat - Attaché(e) de production
Ndlr : la mondialisation néolibérale toujours l'alpha et l'oméga pour ces personnes et non pas l'anthropocène actant le changement de paradigme ?
DÉNONCER ACT
@nicolas.benoit et @greenpeacefr
Pourquoi l’ESSENCE est si CHER ? / Greenpeace et Nicolas Benoît
Avec Dominique Méda, professeure de sociologie à Paris-Dauphine-PSL et présidente de l’Institut Veblen
Publié le samedi 25 avril 2026 à 09:13
France Inter
26 min restantes
On n'arrête pas l'éco
Par Claire Chaudière
Au menu ce samedi : un débat sur les nouveaux concepts économiques de la campagne présidentielle, un détour par la Grèce dans la tourmente d'un scandale de fraude aux aides européennes et un focus sur le travail, avec un reportage sur le unbossing et un entretien avec la sociologue Dominique Méda.
"Les politiques n'ont jamais aussi peu parlé de logement", nous disait donc avant-hier Sébastien Lecornu depuis Marseille, annonçant un nouveau projet de loi avant l'été, devant un parterre d'acteurs et d'anciens et d'anciennes ministres du logement, qui ont dû apprécier. En voilà un drôle d'aveu. Celui de l'échec des gouvernements successifs. Dans les couloirs de la Macronie, depuis quelques temps déjà certains n'hésitent plus d'ailleurs à le verbaliser : c'est effarant sur le logement, le président a eu tout faux...
Le logement considéré, souvenez-vous, comme une richesse "improductive" par Emmanuel Macron. ça a commencé par un coup sur la tête du secteur HLM et la baisse de 5 euros sur les APL, suivi de la promesse d'un choc de l'offre qui n'a jamais eu lieu... Changements incessants de formule pour le prêt à taux zéro, le Pinel, Ma Prime Rénov'. Et puis, pas de chance, hausse des taux d'intérêt avec la guerre en Ukraine : la machine immobilière se grippe, se bloque. Catastrophe. La construction atteint un plus bas historique. Elle repart aujourd'hui mais reste bien fragile.
Alors 2 millions de logements à construire d'ici à 2030, l'objectif rappelé cette semaine est très ambitieux. L'exécutif s'est presque réconcilié avec les bailleurs sociaux et avec les investisseurs locatifs, les deux locomotives du secteur. Mais il n'a pas changé de paradigme. Il veut toujours simplifier, accélérer.
Il reste des incompréhensions, des irritants pour les associations, comme lorsque Sébastien Lecornu associe le troisième grand chantier de rénovation urbaine à la lutte contre le narcotrafic ou comme cette marche arrière sur l'interdiction de location des passoires thermiques. Il reste des angles morts : la régulation des loyers et des prix du foncier.
La crise du logement ou plutôt les crises du logement se sont pour certaines amplifiées en dix ans. Mais le reconnaître, même à demi-mot, c'est peut-être le début d'un sursaut.
Chroniques
- "Démarchandisation", "économie de la prospérité"... À un an de la présidentielle, où sont les bonnes idées économiques ?
Le Débat d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
15 min - En Grèce, vaste enquête sur une fraude aux aides agricoles européennes
L'Éco en VO
France Inter
Samedi 25 avril 2026
3 min - Unbossing : quand les postes à responsabilités ne font plus rêver
Le Reportage d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
9 min - Dominique Méda : "Il faut sortir de cette idée que les Français ne veulent pas travailler"
L'Invité d'On n'arrête pas l'éco
France Inter
Samedi 25 avril 2026
10 min - Deux siècles de luttes environnementales et Spotify : les recommandations "vertes" de Christian Chavagneux
L'Éco à la page
France Inter
Samedi 25 avril 2026
2 min
Tr.: ...
30:00 Le rapport au travail a changé ... La fonction de manager s'est aussi dégradée. C'est ce que pense Mathieu DETCHESSAHAR, professeur d'économie et de management à l'université de Nantes. Il estime qu'aujourd'hui le contrat de confiance entre les managers et sa hiérarchie n'est plus rempli.
Idée que les managers ont toujours beaucoup travaillé. Mais en contrepartie, on leur donnait des marges de manoeuvre, la possibilité d'initiatives. On leur faisait confiance pour gérer en partie à leur guise les pb auxquels ils s'affrontaient avec leurs équipes. Les 20 dernières années, ce contrat de confiance qui faisait le sens du manager a beaucoup évolué. Il n'est pas rare d'entendre des managers nous dire qu'ils sont des ouvriers en costard qui ne peuvent à peu près rien décider à leur niveau. Ils nous disent qu'ils sont devenus de simples passeurs de plats. Ils descendent de l'information et ils en remontent. Mais rien ne peut se jouer à leur initiative et à leur niveau. Et son regarde de l'autre côté du contrat de confiance, du côté de la charge de travail, ce qui semble surtout faire pb c'est la nature des taches qu'on leur confie. Donc ils disent tous que ce travail est un travail moins managérial, moins d'animation, moins en contact avec leurs équipes. Et de plus en plus un travail qui les conduit à être enfermés dans leur bureau, vissés devant leur ordinateur manipulant de multiples applications informatiques à des fins effectivement de reporting multipoints sur les différents sites de performance comptable, financière, rh, mais aussi RSE.
...
Cette figure de la réunion qui est devenue aujourd'hui honnie, détestée dans beaucoup d'entreprises tellment elles sont effectivement descendantes, monologiques, peu participatives. Si on veut réenchanter le travail des managers, ils ont besoin d'être de plus en plus avec leur direction dans une relation d'écoute et de participation, que l'on puisse reconstituter leur pouvoir d'agir. Et ça passe effectivement par des réunions pour essayer de repartir du travail, dans un rapport d'écoute et de construction collective. ...
32:36
Dominique Méda
... J'ai beaucoup aimé ce reportage ... D'abord, il nous montre bien que c'est pas vrai que les jeunes ne veulent plus travailler. Ils veulent le faire autrement avec une grande importance donnée à la possibilité de concilier sa vie professionnelle et sa vie privée. Et ça rejoint des tas d'études où on nous dit que les attentes des jeunes sont immenses. Ils veulent une bonne ambiance de travail, un contenu intéressant, être utile, etc ... J'aime beaucoup le reportage sur le père qui s'occupe de ses enfants. Quelque chose qu'on voit beaucoup, des difficultés de conciliation qui sont ressenties à la fois par les hommes et par les femmes.
2ème point sur le management très intéressant aussi. Il ne faut pas oublier - il y avait une très belle enquête de la DARES publiée en 2023 - qui montrait que 37% des salariés ne se sentait pas capable de travailler jusqu'à l'âge de la retraite. Et là, les cadres étaient 32%, presqu'autant que les ouvriers et les employés. Donc en effet, la charge de manager est devenue de plus en plus difficile, de plus en plus lourde avec beaucoup de charge mentale. L'APEC raconte ça très bien. Il n'y a pas de désaffection au travail. Au contraire, il y a des attentes de réalisation de soi de plus en plus importantes qui viennent se fracasser sur la réalité des conditions d'exercice du travail aujourd'hui.
DÉMOCRATISER L'ENTREPRISE
34:56 On porte cette idée depuis plusieurs années notamment avec Isabelle Ferrera qui vient de rendre à la Ministre espagnole un rapport sur comment on pourrait démocratiser l'entreprise en Espagne. Ça veut dire qu'aujourd'hui, notamment en France, les salariés sont parmi les moins consultés sur leur travail, y compris sur des décisions qui concernent vraiment leur travail au quotidien. J'ai fait des tas d'enquêtes où on voyait un mépris pour ceux qui font le travail, qui était invraissemblable. Donc l'idée de démocratiser l'entreprise, c'est d'abord de redonner la parole aux gens, de les faire participer à la décision. Et nous, on va un peu plus loin. On dit faire comme en Allemagne ou dans les pays du nord de l'Europe, la codétermination, c'est-à-dire à la fois des conseils d'entreprise dans lesquels les salariés ont beaucoup de pouvoir d'organisation, de décision. Et puis aussi des sièges réservés dans les conseils d'administration ou les conseils de surveillance, aux représentants des salariés. Et on pense - on avait écrit il y a longtemps un livre qui s'appelait Manifeste au travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer - et on se disait que plus on donne la parole aux salariés qui font le travail donc qui savent comment on doit faire, mieux c'est, et pour l'entreprise et pour toute la société.
Deux mondes du travail... celui qui a le choix et celui qui ne l'a pas, comme ces livreurs à vélo et à ces associations qui ont attaqué en justice les plateformes de livraison Deliveroo et Uber eats pour traite d'êtres humains. L'Ubérisation, le retour de l'esclavage ?
36:14 Totalement. J'ai travaillé sur ce sujet notamment avec les inspecteurs du travail et des URSSAF qui nous disaient "on ramasse la mer à la petit cuiller". Ils n'ont aucun moyen pour contrer ces énormes plateformes qui, en transformant, en ne reconnaissant pas les personnes non salariées, ça veut dire que 1- elles n'ont pas à faire respecter le soin dont on doit entourer les salariés (prendre en charge leur santé et leur sécurité, faire en sorte que rien de grave ne leur arrive). 2èmement, elles ne payent pas de cotisations sociales, ce qui fait un énorme manque à gagner puisqu'on cherche de l'argent pour la sécurité sociale. Donc OUI, ce sont des conditions souvent proches de l'esclavage. Il faut transposer la directive européenne qui nous donne les critères pour montrer que ces personnes sont des salariés.
37:31 Dans votre livre vous remontez dans l'histoire et vous parlez de cette lettre de Keynes qui nous imagine enfin libérés du travail en 2030.
Tout petit texte magnifique ! On sera dans l'abondance. et on n'aura plus besoin de travailler. Il dit qu'il y a deux types de besoins à caractère absolu et les besoins à caractère relatif. À cararctère absolu, ils peuvent être satisfaits. À caractère relatif, c'est notre désir de supériorité, d'avoir toujours des choses différentes des autres. Et ça, il pensait que ça serait résolu mais il n'en est rien. Donc ya toujours cette envie chez nous.
On n'est pas dans une religion du travail, mais dans le capitalisme. C'est-à-dire de faire toujours plus de profit, y compris en produisant des choses qui n'ont aucun intérêt. C'est cette volonté du toujours plus. Et du capitalisme. On a un souci d'améliorer nos conditions de vie qui est tout à fait louable mais ya pas que ça aujourd'hui dans notre frénésie de production et de consommation.
39:07
Débats autour du travail le 1er mai avec l'envie de rouvrir des magasins comme les fleuristes et les boulangers.
Il faut sortir de cette idée que les français ne veulent plus travailer. On a un pauvre petit jour qui est chômé et payée dans l'année. Si des patrons veulent bosser, ya aucun pb. Mais conservons ce jour un peu sacré pendant lequel la pression très forte du travail est suspendue, c'est ce qui s'est passé pendant la COVID. On pensait d'ailleurs que cette suspension allait nous permettre de travailler autrement, d'ouvrir le chantier des classifications, de la valeur sociale du travail, des métiers essentiels. On ne l'a pas fait. Profitons-en le prochain 1er mai pour penser comment revaloriser les métiers essentiels.
40:11
/pragmatisme le code du travail dit très bien les choses : il faut que ça soit indispensable. Aller à l'hôpital, Sa baguette, on peut l'acheter la veille.
L'intelligence artificielle.
L'horizon s'obscurcit. En 2023, l'OIT disait ça va. C'est les femmes qui seront les 1ères affectées puisqu'elles occupent massivement les emplois de bureau. Mais en 2025, c'est en train de s'aggraver.
Oui, ya un énorme sujet. Je reboucle avec ce dont on a parlé tout à l'heure, la codétermination.
Sam Altmann a produit une lettre il y a quelques jours invraissemblable dans laquelle il dit "discutons-en. Oui, redonne à tes techniciens et salariés la possibilité de t'exprimer. C'est la seule manière pour éviter que des choses épouvantables soient encapsulées dans ces dispositifs.
Il manque un débat sur la propriété des moyens de production. ...
42:13 /Revenu universel tout petit et retirer toutes les règles sur le marché du travail. Qui nous le donnera ?
Ouvrage "POURQUOI TRAVAILLONS-NOUS ?".
lutte depuis 1977 pour améliorer la protection des enfants et pour éradiquer toutes les violences faites à leur encontre, des plus banalisées aux plus criminelles.
Nos actions sont tournées vers la détection et l’analyse des nouvelles formes de violence, la mobilisation des acteurs compétents agissant en faveur de la protection des enfants et de la sensibilisation des pouvoirs publics et des français pour engager des changements.
Notre équipe
JOËLLE
SICAMOIS
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joelle.sicamois@fondation-enfance.org
06 17 25 28 49
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angele.lefranc@fondation-enfance.org
06 08 93 35 74
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Responsable des partenariats
MÉLIE
LAGES
Chargée de missions sociales
Notre ambassadrice – Emma OUDIOU
Notre histoire
Le Centre français de protection de l’enfance
Depuis 2012
La Fondation pour l’Enfance est née en 2012 de la fusion de deux fondations : la Fondation pour l’Enfance créée par Anne-Aymone Giscard d’Estaing en 1977, et la Fondation Protection de l’Enfance, issue du Centre français de protection de l’enfance. Elle s’est donnée pour mission d’identifier et d’accompagner
les initiatives des acteurs de l’Enfance en faveur du renforcement de liens de qualité,
durables, stimulants et féconds dans l’entourage des enfants.
Retrouver nos combats ici.
Présidence
FRANCIS
CANTERINI
Président, Membre du bureau, Président de l’association France Parrainages, ancien Directeur Général Délégué de Crédit Agricole CIB
ANNE-AYMONE
GISCARD D’ESTAING
Présidente d’honneur et Fondatrice de la Fondation pour l’Enfance depuis 1977
MARC
GÉNOT
Président d’honneur et Fondateur de la Fondation pour l’Enfance depuis 2012
Conseil d’administration
Gilles PAILLARD
Vice-Président
Retraité. Ancien dirigeant d’organisations en charge de la protection de l’enfance.
MARIE
DERAIN DE VAUCRESSON
Vice-présidente, Membre du Bureau, Inspectrice de la Justice.
ODILE NAUDIN
Secrétaire
Conseillère auprès de la Défenseure des enfants, experte sur les thématiques jeunesse et numérique.
CATHERINE LENIQUE
Trésorière
Diplômée de Sciences Po, certifiée IFA, ancienne dirigeante de la filiale d’épargne salariale de Général Electric, avec plus de 30 ans d’expérience dans la banque d’affaires dans des fonctions managériales et commerciales. Engagée dans le bénévolat en soutien scolaire, avec un intérêt particulier pour l’enfance, notre avenir.
CÉLINE ASTOLFE
Avocat associé au cabinet Lombard Baratelli Astolfe & associés.
VERONIQUE BEAUPERE
Consultante experte en stratégie et management des Systèmes d’Information qui accompagne les organisations sur leurs sujets de transformation digitale depuis plus de 30 ans. Titulaire du Certificat Administrateur de Sociétés délivré par l’IFA-Sciences Po.
MARC GUYOT
Ancien auditeur financier et avocat. Expérience en développement chez Adecco et Sanofi, puis 25 ans en capital-investissement dans différentes structures, avec une expertise en durabilité. Fondateur de la Fondation Goélands et Président de l’Association La Mélopée, organisatrice des « Songes Musicaux ».
CLAIRE MAZERON
Éducation Nationale.
BERNARD OURIOU
Dirigeant d’entreprises et consultant en performance opérationnelle.
EMMANUELLE PERL
Diplômée de l’EM-LYON et titulaire du Certificat d’administrateur de société délivré par Sciences Po-IFA. Experte en transformation de PME/ETI avec plus de 25 ans d’expérience (Richemont, LVMH, Nature&Découvertes) sur des fonctions marketing et business development puis en tant que repreneure de PME/ETI.
CATHERINE TANNEAU
Dirigeante de Variations International, Professeur à HEC et administratrice indépendante.
Comité scientifique
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Pédiatre spécialisé en cardiopédiatrie, ancien Président de l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) et du réseau de périnatalité Orhéane (Hauts-de-France), membre du comité Jeune public de l’Arcom.
Catherine Gueguen
Pédiatre spécialisée dans le soutien à la parentalité, co-responsable du Diplôme Universitaire « Accompagnement à la parentalité » à la faculté de médecine de Sorbonne Université.
Héloïse Junier
Psychologue clinicienne, Docteure en psychologie, Enseignante à l’Université de Bordeaux, Membre du Comité de rédaction du Journal des Psychologues.
Aude KERIVEL
Docteure en sociologie, directrice du LEPPI (Laboratoire d’Évaluation des Politiques Publiques et des Innovations).
Anne Raynaud
Psychiatre, Directrice des Instituts de la Parentalité, Présidente de la fédération des praticiens de la parentalité.
Pierre VESPERINI
Chercheur au CNRS, philosophe et historien.
COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT : Étienne STOSKOPF
Connue / GT-Enfance_LFI
La Montagne Economie Agriculture Vidéo
Une étude sur dix ans coordonnée par l’Inrae, dont les résultats viennent d’être publiés, montre que l’on peut se passer totalement de pesticides dans les grandes cultures (blé, colza, orge, betterave…) tout en obtenant des rendements satisfaisants et en préservant la viabilité économique des exploitations. Chiche ?
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[30/04/2026 17:21] Alain GP : Hello, yes sinon voici une bonne nouvelle
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Le souverainisme revient à gauche avec ses solutions clés en main : relocaliser, protéger, fermer. Sur le papier, une réponse sociale. Dans les faits, un glissement. François Ruffin met en cause l’immigration de travail, déclenchant un malaise jusque dans son camp. Une vieille histoire qui rappelle Georges Marchais. Et qui trouve aujourd’hui son prolongement avec Arnaud Montebourg, dont le souverainisme brouille les lignes jusqu’à côtoyer celles de la droite dure.
A force de courir après des réponses simples, la gauche finit par parler une langue qui n’est plus vraiment la sienne.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
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Publié originellement 29/04/2026
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*Tr.: ...
Montebourg en lien avec Stérin ! ...
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Le 3 janvier dernier, une opération militaire américaine illegale a conduit à la capture et à l'exfiltration du président Nicolás Maduro vers les États-Unis. Ce qui était, pour beaucoup, un scénario improbable est devenu une réalité qui secoue le droit international et l'équilibre latino-américain.
Dans ce contexte, que reste-t-il du "chavisme" et de la structure de l'État vénézuélien ? Comment analyser cette séquence historique, alors que le pays semble plus que jamais plongé dans l'incertitude ?
Dans un article publié sur le site Mémoire des luttes, notre invité affirme au contraire que, malgré les sanctions, les tentatives de déstabilisation et les pressions internationales, le Venezuela « plie… mais ne rompt pas ».
Une lecture à contre-courant, qui interroge à la fois le rôle des États-Unis, celui de l’opposition, mais aussi le traitement médiatique du pays.
Pour parler de tout ça, on reçoit Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, il a suivi la trajectoire du Venezuela pendant des décennies.
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Publié originellement 30/04/2026
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Tr.: ...
La Grande Amérique du nord ... Trump s'intéresse au pétrole, pas à la démocratie ... loi d'amnistie signée par tout le monde ... les ni ni pas favorables à Trump ... écarte les crimes de sang ... les communes, démocratie participative, cœur du Chavisme, demeure ... cyberattaque des USA ...
LÂCHÉ PAR CLAUDE GUÉANT : LE JOUR OÙ TOUT A DÉRAPÉ POUR SARKOZY
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Sarkozy, pris au piège de sa défense
Le coup de théâtre était inattendu. Auditionné mercredi 29 avril devant la cour d'appel de Paris dans l'affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a commis une erreur de stratégie fatale : en cherchant à accabler Claude Guéant pour se dédouaner de tout pacte de corruption présumé avec Kadhafi, il a contraint son ancien bras droit à sortir du silence.
Absent des audiences pour raisons de santé, l'ex-secrétaire général de l'Élysée avait jusqu'ici observé une réserve prudente. Mais acculé par les déclarations de son ancien patron, Guéant a envoyé deux lettres explosives à la cour, datées des 11 et 26 avril, dans lesquelles il contredit point par point la version de Sarkozy. Il maintient notamment que Sarkozy lui a personnellement demandé d'examiner la situation d'Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité en France pour l'attentat du DC-10 UTA, au cœur du soupçon de contrepartie au financement occulte. Déjà condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, l'ancien président joue désormais sa liberté, avec un délibéré attendu en novembre 2026.
Pour en parler, nous avons reçu Maitre Vincent Brengarth, avocat des parties civiles dans l’affaire du financement libyen.
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Tous les jours, à 18h50 (heure de Paris), Patrick Simonin reçoit les personnalités qui font l'actualité sur TV5MONDE.
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Camus "Un homme ça s’empêche" ... nous somme homozemens? ... rapport amnesty international ... 2 libertés fondamentales l'indépendance de la justice et la liberté de la presse ... c'est la vitalité de la démocratie ... mafia Italie ... indépendance de la magistrature ... en France les procureurs sont toujours dépendants du ministre de la justice ... aucune force politique française ne réclame de s'aligner sur la magistrature italienne ... la gauche n'est pas au rendez-vous ... piège de l'élection présidentielle ... la gauche c'est la société. C'est d'abord construire le rapport de forces dans la société, être du côté du mouvement. Quand on ramène tout à la conquête du pouvoir, ça donne des gauches hégémoniques, des gauches irréconciliables ... Le présidentialisme fait que la gauche a abaissé son exigence démocratique ... elle se méfie de la justice dès qu'elle concerne ceux d'en haut. Ex. les 1ères affaires concernant le PS ... L'affaire Greenpeace. François Mitterrand n'a jamais été interrogé sur ce crime d'état. Jamais une commission d'enquête parlementaire ni de débouché judiciaire ... 2 placards ... en 1981 la gauche a choisi l'homme qui critiquait le coup d'état permanent ... démocratiser, la peine de mort, la réforme du conseil constitutionnel, la haute autorité sur l'audiovisuel. Mais très vite on en revient à l'absolu du présidentialisme ... cet immense pouvoir de nomination du pdt de la république date de 1985 ... bunker qui lui a permis de faire face sous la cohabitation d'avec Jacques Chirac ... Il verrouillait 2 histoires : Vichy la majorité des élites a accepté la collaboration. Pierre Laval avait commencé à gauche ... Bousquet chef de la police ... cf dernier livre dirigé par Laurent Joly sur Vichy et la dictature. Mitterrand ambigu gardait des amis de tous ces côtés ... Autre placard, en 1981 rétablir une relation nouvelle avec l'Algérie, ministre de l'intérieur, puis ministre de la justice ... période où ya le plus de condamnations à mort. La guillotine fonctionne en permanence à Alger ... de gens engagés pour l'indépence algérienne comme Fernand Rifton, le jeune communiste. Et le plus sévère, c'est Fr Mitt ... par opportunisme ... "il faut que j'ai l'air dur"
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bilan sévère de Macron
élu 2 fois contre l'extrême droite, 2 fois avec un souhait de sursaut démocratique "le barrage républicain" ... il n'en a rien fait. Pire, il a marché sur tout le monde. Répression des gilets jaunes, des mouvements sociaux, indifférence aux violences policières, l'indifférence aux questions de moralité publique, ex affaire Benalla "qu'ils viennent me chercher" ... Réélu par défaut, il n'en a à nouveau pas tenu compte. Et pire, 2 ans après, dissolution : en fait , il voulait une majorité d'extrême droite dans ce calcul sidérant d'apprenti sorcier. Mr Macron, fondé de pouvoir des milieux d'affaires. Ils recoivent Mr Bardella, Mme Le Pen, y compris le MEDEF aujourd'hui. Ils vont de ce côté là "plutôt Hitler que le Front Populaire" ... donner la main à ces pouvoirs autoritaires, antidémocratiques car ils ont l'apparence du vote comme Trump. Car ils sont contre l'égalité. La démocratie, l'égalité ! l'égalité naturelle. Nous naissons libres et égaux en droits sans distinction d'origine, de condition sociale, d'apparence, de sexe, de genre.
Ces identitaires, ces suprémacistes, Nettanyaou, Poutine, Trump, Orban, etc ont pour point commun l'inégalité naturelle !
Ils pensent qu'il y a des civilisations supérieures à d'autres, des couleurs de peau supérieures, des religions supérieures, des identités supérieures, des sexes supérieurs. D'où leur homophobie, leur lesbophobie, leur haine des LGBTQIA+, de toutes les minorités. Donc ils sont du côté de l'inégalité naturelle.
Notre idéal démocratique n'est pas simplement voter. C'est cette promesse de l'égalité. En 1789, il n'y a aucun droits, ni sociaux, ni politiques, ni droit des femmes, ya l'esclavage, le travail des enfants. C'est un horizon qui va nous permettre de conquérir des droits, d'inventer des droits. Et jusqu'à aujourd'hui, ils veulent mettre fin à ça, l'idéal de la promesse démocratique d'égalité naturelle.
C'est là où nous avons rendez-vous avec nous-mêmes. L'essentiel est en jeu. ... Nous sommes dans un moment où il y a "le feu au lac". Le people, c'est dérisoire.
Ya un génocide, c'est documenté ... commis à Gaza, ya le droit des nations souveraines qui est piétiné, cf le Liban ... le Grand Israël, la Grande Russie, l'Ukraine, la Grande Amérique : je te prends le Groënland, je t'enlève le pdt corrompu du Vénézuella, je piétine le droit international. Ça nous emmène dans le gouffre. C'est comme si notre débat fr se recroquevillait et se coupait du monde.
Cf Barcelone Pédro Sanchez qui a ramené tous les progressistes du monde entier pour sauver le droit international alors que l'UE maintient l'accord avec Israël qui se comporte comme un État voyou, qui continue à discuter avec Mr Trump comme si s'était un allié alors que c'est un ennemi ? Yavait les pdt Brésil, Mexique, Colombie, Paul Magnet le socialiste belge. La France, le héraut fr de cette réunion ? Gabriel Zucman ! L'homme de la taxation des grandes fortunes. Exactement ce qui a été refusé par la majorité actuelle.
Le peuple doit reprendre le pouvoir d'une autre manière.
Ya un fil qui s'est perdu.
PS espagnols, belges autrement ancrés dans la société.
Ce qui s'est perdu pour le camp de l'émancipation, c'est que c'est D'ABORD ORGANISER LA SOCIÉTÉ.
C'est pas d'abord gagner les élections. Là où on vit, là où on travaille, s'organiser.
En Fr c'est quoi le camp de l'émancipation ? Les 3 millions de personnes engagées dans le syndicalisme. 1 million de délégués, d'élus ... de moins en moins ... car en Fr ...
CGT, CFDT, vous avez des gens qui organisent la société. POur moi, si on est du côté des droits, de la défense des droits, du côté de la lutte contre les discrimination, les injustices. Journaliste, on a d'abord rendez-vous avec son travail, son métier. Et donc la réduction de tout ça à l'élection - demain je continuerai à faire barrage au pire, je ne déserterai pas les urnes - la vitalité de la démocratie ce n'est pas à ce moment là. Intuition de Tocqueville "la tyranie douce" il parlait du populisme américain? Venez, j'ai beaucoup d'argent, votez puis vous vous taisez. C'est moi qui ai le pouvoir, vous me laissez faire ce que je veux. Ma seule légitimité c'est l'élection. Alors que justice et presse sont des marqueurs. Un politique qui déteste la presse quand elle le dérange, n'est pas de culture démocrate.
Le journalisme a une raison d'être sociale qui est de produire des connaissances, des savoirs, des informations. L'opinion appartient à tout le monde. On ne peut pas avoir en démocratie des médias de masse sur des canaux biens publics (TNT, hertzien) qui soient des médias d'opinion. Mr Bolloré peut faire tous les médias privés qu'il veut à condition qu'on les achète. Donner à des chaines qui violent en permance les droits fondamentaux - le haut-parleur de la TNT, canal publi, c'est un TRÈS GRAVE DANGER. Et répondre en disant on va faire des chaînes de droite et d'extrême droite, de gauche et d'extrême gauche, c'est ruiner ce qu'est un espace public démocratique. On est au coeur des questions qui concernent notre profession et ses dérives. C'est pas le bla bla bla des opinions.
Le prix de l'indépendance est d'être attaqué de tous côtés.
CNews n'a pas un rapport à la réalité. C'est hyper dangereux de se retrouver dans un espace public qui accepte la déréalisation, les vérités alternatives.
Annah Arenth a expliqué cela dans un texte de 1967 en pleine bataille sur les mensonges du Stalinisme et de la guerre du Vietnam ... les vérités les plus fragiles, les plus décisives : les vérités de faits. C'est les plus essentielles en démocratie. Un écosystème démocratique garantie le fait que notre débat a lieu en se mettant d'accord sur les vérités de faits qu'on a mis au milieu. S'il ne permet pas la naissance de ces vérités de faits, il n'y a plus de monde commun. Et on donne la main aux propagandes. cf Trump ... il s'attaque à la presse, à la vérité sur le climat, la connaissance ... coeur d'un enjeu démocratique, la presse qui informe et la justice qui enquête. On a besoin de savoir ... ce que les puissants font en notre nom - puissance économique, étatique, etc. Autrement, on est aveugle, prisonnier des propagandes, entraîné dans les pires crimes. des dirigeants qui nous emmènent à la catastrophe.
La démocratie, c'est défendre ça. Une forme de désordre, de conflit, de critiques.
La démocratie, c'est accepter le conflit, l'inachèvement permanent, le mouvement permanent.
... tous les milieux, le combat des femmes. Il a toujours dérangé. Y compris à gauche. Le prolétaire avec une prolétaire à la maison. ... Le droit des femmes, la maîtrise de mon corps, les hommes doivent se remettre en cause depuis la longue durée de la prédation. Tous les milieux pro sont concernés. La justice s'est mise en branle, il faut écouter, libérer l'écoute ... l'infinie conquête des droits, mouvement permanent. Autre ex les enjeux écologiques, la montre du vivant qui tourne ... homo sapiens est aussi homo demens, la plus destructrice du vivant bien qu'inventive ... les droits de la nature. Nous ne pouvons pas tout nous permettre. YA DES LIMITES. Nous ne pouvons pas tout saccager au risque de nous détruire nous-mêmes ...
Les contre-pouvoirs en France sont bien abîmés. /logiques de forces / présidentielle 2027 ... risque que tout bascule.
C'est documenté. Le logiciel du RN est RÉELLEMENT d'extrême droite. Il n'a pas rompu avec son fond de commerce idéologique y compris l'antisémisme quoi qu'ils disent. Les anciens du GUD autour de Marine Le Pen ... Il suffit de les lire. Les réunions internationales ... Musc et le salut nazi ... OUI IL EST NAZI ! ...nostalgiques de l'apparteid ...
À LFI il y a aussi de l'antisémitisme ?
il y a parfois des discours qui mordent la ligne, c'est documenté. Mais le programme qui n'est pas d'extrême gauche, n'a rien à voir avec les valeurs inégalitaires que défendent l'extrême droite. Qui est du côté des puissants, de l'inégalité des droits, des discriminations. Ex. Mr Retailleau veut mettre au ban de l'europe l'Espagne de Pédro Sanchez ! Oui, les vents sont mauvais. Si l'extrème droite prend le pouvoir en Fr c'est une bascule très dangereuse après 20 ans d'éclipse fr. Où la Fr a perdu le fil de son message universaliste et démocratique.
Rosa Luxembourg / liberté pas un privilège combat fondamental
à destination des jeunes qui se disent "ya le feu au lac" et se radicalisent à juste titre - il faut toujours accepter que la jeunesse bouscule, soit excessive, déborde car ça nous fait du bien est c'est comme ça que les sociétés avancent - quelques mois avant d'être assassinée hélas par ses propres anciens camarades socio-démocrates - grande fracture dans la gauche allemande - elle s'adresse à Lénine et Trosky - ils viennent de réaliser la révolution russe, de prendre le palais d'Hiver - et leur dit "ya quelque chose qui ne va pas. Vous avez dissout la constituante, vous réprimez l'autre force de gauche - les socialistes révolutionnaires - et là, la catastrophe va venir car il faut le mouvement de la société. Pour les idées que vous défendez, de justice, de paix, de démocratie réelle et sociale, elles ont besoin que la société continue à agir indépendamment de vous. Elles ont besoin d'une presse libre, du droit de réunion, du droit de grève, du droit de manifestation, d'une justice indépendante, de partis politiques qui vous critiquent. Et cet idéal poussé par Rosa Luxembourg au service de l'intérêt public, nous avons besoin de ce désordre créateur, de cette vitalité de la société.
Et mon engagement est d'être du côté de ce désordre créateur même si ça dérange, ça bouscule, si parfois la vérité est douloureuse, y compris avec ses propres amis, vos propres lecteurs, vous devez le faire. C'est ainsi que vous sauvez les principes et l'essentiel et quoi qu'il arrive, une petite flamme d'espoir.
Tr.: ... très forte proximité d'Action & Démocratie et de son porte-parole avec l'extrême droite. Mr Chiche s'est exprimé fréquemment dans des organes de presse gravitant dans cette famille de pensée, selon Mr Chambat : CNews, Radio-Courtoisie, Breizh Info, Le Tocsin ... a pris la parole lors du congrès des Patriotes, le mouvement de Florian Philippot - ancien haut dirigeant du Front National - et a appelé à voter en faveur de Marine Le Pen, lors de la présidentielle 2022.
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Connu / https://bsky.app/profile/nicolas.eurosky.social/post/3mkmlmtrp2c2x
"
Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social
Des nouvelles du syndicat qui se plaint d'être qualifié d'extrême droite (alors qu'il patauge dans... l'extrême droite).
Son assignation en référé a été frappée de nullité.
En raison de la « confusion » & de l'« équivoque » qui affligent les fondements juridiques de son recours.
=> bit.ly/4ubtbS5
Nicolas Hervieu @nicolas.eurosky.social · 28j
Grenouiller dans les médias d'extrême droite.
Prendre la parole dans un congrès d'extrême droite.
Appeler à voter extrême droite.
Mais ça hurle quand on les qualifie... d'extrême droite.
(L'énergie qu'ils dépensent contre ce stigmate prouve qu'il est essentiel de continuer à les désigner ainsi)
09:35 · 29 avr. 2026
25 reposts 52 ont aimé 1 conservé
"
Le nombre de candidats à l’élection présidentielle de 2027 ne cesse de croître au fil des jours qui passent. C'est dû au fait que ce scrutin constitue la clef de voûte de notre système politique et institutionnel. Peut-on sortir de notre obsession d'une quête d'un homme providentiel ?
Par Stéphane Robert • Publié le mercredi 29 avril 2026 à 08:15
France Culture
Déjà lu • 4 min
Panneaux électoraux à Montpellier pour la présidentielle de 2002 à laquelle se sont présentés 16 candidats ©AFP - Dominique FAGET
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réflexion de l’ancien ministre de la Justice de François Hollande, Jean Jacques Urvoas, aujourd’hui professeur de droit public à l’université de Quimper, en Bretagne. Il a écrit une note d’une dizaine de pages
https://www.jean-jaures.org/publication/sortir-de-lobsession-presidentielle-la-coalition-parlementaire-comme-cap-strategique-pour-le-ps/?post_id=75451&export_pdf=1
publiée il y a quelques jours par la Fondation Jean JaurèsOuverture dans un nouvel onglet à travers laquelle il s’adresse à ses anciens camarades du Parti socialiste
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inutile de présenter un candidat socialiste à la présidentielle en 2027. Il va perdre. Le PS ne dispose pas, selon lui, de personnalité suffisamment charismatique et populaire pour jouer les premiers rôles
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exemple ce qui s’est passé au Portugal en 1991. A l’élection présidentielle se présentait le très populaire président socialiste sortant, Mario Soares. Les libéraux du Parti social-démocrate ont estimé qu’il était inutile d’essayer de rivaliser et ils n’ont pas présenté de candidat face à Soares. Le scrutin leur a donné raison. Mario Soares a été réélu à plus de 70%. En revanche, ils ont bâti un vrai programme de gouvernement pour les élections législatives qui se tenaient quelques mois plus tard. Et ce sont eux qui l’ont emporté. Majorité absolue pour le Parti social-démocrate. Leur chef de file, Anibal Cavaco Silva, est devenu Premier ministre.
L'effondrement du fait majoritaire n'est pas un accident
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pour la première fois dans l'histoire de la Vème, une dissolution a aggravé la crise qu’elle était censée résoudre.
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La Vème République est à bout de souffle ... Fragilisée car elle est dirigée, depuis 20 ans, par des hyper-présidents qui donnent l’illusion de gouverner mais qui, en réalité, sont cesse rattrapés par l’urgence de crises qui se succèdent. La crise des "subprimes" en 2008 pour Nicolas Sarkozy. Les attentats terroristes en 2015 et cette courbe du chômage qui refusait obstinément de s’inverser pour François Hollande. La crise des gilets jaunes, la crise COVID et la guerre en Ukraine pour Emmanuel Macron...
L'origine du mal
... dans la réforme constitutionnelle de l’an 2000. Réforme qui a instauré le quinquennat et entrainé l’inversion du calendrier électoral, avec des législatives organisées juste après la présidentielle
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Le résultat fut l’hyper-présidentialisation du régime avec une pratique du pouvoir de plus en plus perçue comme autoritaire et déconnectée des réalités. Au fil des années, cette hyper-présidentialisation a nourri la défiance des citoyens qui, à 78% dans le dernier baromètre du CEVIPOF sur la confiance en politique, déclarent précisément ne plus avoir confiance dans la politique. C’est au point que nous en serions arrivés à une phase ultime de désacralisation du chef de l’Etat.
Pour cette raison, nous dit Jean-Jacques Urvoas, il est urgent de sortir de la logique institutionnelle qui fait de l’élection présidentielle la clef de voûte de notre système politique. Et de revenir à l’esprit originel de la constitution qui veut que les élections législatives soient le véritable moment d’attribution du pouvoir. Ça permettrait, selon lui, de bâtir un projet collectif et non plus individuel, de se concentrer sur le projet politique et non plus sur celui qui le porte.
Mais pour ça, il faudrait modifier notre imaginaire politique et sortir du paradigme gaulliste de l’homme providentiel
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Ndlr : passer à la 6ème république, en somme ?! Exactement ce que propose LFI !