Reportage — Animaux
Mis à jour le 31 juillet 2026 à 07h00
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Quasiment disparu en France il y a un siècle, le castor est de retour en nombre dans nos rivières. Illustration aux portes de Toulouse, entre Garonne et Ariège, où ce mammifère a été aperçu pour la première fois depuis 500 ans.
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Nous savions qu’il était déjà présent vers la confluence entre le Tarn et la Garonne, mais c’est à 75 km plus au nord. Nous ignorons pourquoi il est descendu aussi vite, mais l’hypothèse la plus probable est que certains individus n’ont pas trouvé d’habitat favorable et ont décidé de descendre rapidement jusqu’ici pour trouver des gîtes qui leur conviennent. »
... des castors d’Europe (Castor fiber), d’après des analyses ADN réalisées par l’OFB. ... En 1909, l’espèce est devenue le premier mammifère protégé en France ... Rémi Luglia, agrégé et docteur en histoire, auteur du livre Vivre en castor. Histoires de cohabitations et de réconciliation (Quae, 2024). ... la réussite des politiques de protection et de réintroduction ... Le castor est un véritable ingénieur de son écosystème. S’il constate que le niveau du cours d’eau baisse, notamment lors des sécheresses, il construit des barrages, qui retiennent l’eau. Il participe aussi à la stabilisation des berges en faisant tomber les grands arbres tout en conservant leurs systèmes racinaires
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Dans une période où les effets du changement climatique sont de plus en plus importants, le castor apparaît comme une espèce résiliente et précieuse pour nos cours d’eau, affirme Rémi Luglia, historien et spécialiste du castor. C’est aussi un allié face à l’effondrement de la biodiversité
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étude menée en 2020 par l’écohydrologue étasunienne Emily Fairfax, la présence de castors et de leurs barrages pourrait constituer un allié contre les incendies
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endommagent jusqu’à trois fois moins les berges des rivières où le castor est présent que celles où il ne l’est pas ... plus propices au développement de zones humides et d’une végétation plus dense, qui peut mieux résister à la combustion. La chercheuse souligne également que ces zones peuvent constituer de véritables refuges pour d’autres animaux en cas d’incendie.