15 janvier 2025
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Le contrat du Nouveau Front Populaire doit être revu pour redevenir honnête et assumé à cent pour cent. Cette honnêteté et droiture politique du respect de la parole donnée, nous voulons que ce soit notre marque de fabrique et notre pacte de confiance avec les électeurs. Nous ne nous battons pas pour des places et des postes. Ni pour passer à la télé ou à la radio pour blablater avec des potes de soirées, de promotion et autres. Et le moment politique commande la cohésion dans l’action, la discipline dans l’exécution des manœuvres, le refus de se tirer dans le dos ou d’adopter les insultes de l’adversaire contre les personnes, la solidarité face aux menaces et aux agressions (nous n’irons pas jusqu’à demander la fraternité). Pourquoi ? Parce que nous affrontons déjà le pire, social et politique partout dans le pays et que la bourgeoisie des centres n’a pas l’air de le savoir ! Le pire du chômage, de la maltraitance sociale, de la faim et du froid. Le pire du racisme et des maltraitances autoritaires. Nous voulons tout changer et nous le pouvons si nous proposons une vraie alternative. Pas un arrangement bidon avec un gouvernement déjà détesté.
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Le surgissement du NFP a déjà coûté à la droite et aux macronistes une défaite électorale, une majorité au bureau de l’Assemblée, deux présidences de commissions parlementaires, deux vice-présidences de l’Assemblée, une procédure de destitution du président de la République bloquée in extremis. Et pour finir, horreur horrible horrifiante, une censure. La première censure en Europe depuis un siècle obtenue par un motion parlementaire d’une gauche radicale !
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Pour les « dialogueurs » François Bayrou serait une pâte à modeler
... Bayrou n’est rien de ce portrait qu’ils voudraient voir. C’est un guerrier endurant. C’est Bayrou qui a refusé la fin de l’UDF, même tout seul. C’est Bayrou qui a fait Macron en 2017 en le rejoignant quand Macron stagnait derrière la droite traditionnelle !
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Voyez son modèle. Henri IV a changé deux fois de religion sans changer lui-même. Il a fini par incarner un camp : celui qui refusait les deux autres camps et leurs violences inépuisables. Lui-même était un violent et un chef de guerre. Mais « ça l’a fait ». Et Bayrou croit que ça marchera encore. Alors, davantage même que du temps, il lui faut construire une image devant l’opinion à conquérir. Une image à laquelle il croit, et pour laquelle le PS, de Hollande et Faure, est en compétition avec lui. Les « macronistes de gauche » dont rêvent les PS, c’est aussi une partie de son objectif. Ils ne le voient pas. Leur arrogance les aveugle sur tout et tout le monde. Dans leur dialogue, Bayrou a le point dans les milieux « modérés ». Pas eux.
Si le RN fait le choix du soutien à Macron le 16 janvier prochain, il ne sera pas tiré d’affaires, mais nous saurons en tirer parti en le présentant pour ce qu’il est : une roue de secours et rien de plus. Mais quinze jours plus tard, ce sera le budget ! Alors ? S’il ne vote pas la censure alors ce sera le soutien sans participation ? En fait, oui. Il n’y a pas de milieu dans ce domaine. Mais il sera obligé de voter la censure à ce moment-là s’il veut rester dans l’opposition. Dans ce cas, Bayrou tombera et il le sait. Il agit en le sachant. Ne le prenez pas pour plus rustique qu’il ne l’est. Nous allons donc pouvoir tranquillement faire payer au Front national le prix fort son soutien au macronisme chez les dégagistes populaires. Car la campagne suivante, celle de l’après Bayrou est commencée.
Ndlr : quelle lecture faire de ce texte après le vote du budget ? ACT