lundi 28 juillet 2025
Le 29 mai 2005, le traité établissant une Constitution pour l’Europe était rejeté par référendum. À l’époque, nous y avions consacré de nombreux articles et un livre : Médias en campagne. Retours sur le référendum de 2005 (Henri Maler et Antoine Schwartz, Syllepse, 2005). À l’occasion de ce vingtième anniversaire, nous publions au fil de l’été les différents chapitres de cet ouvrage. Au programme ici : l’introduction.
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Suivi de https://www.acrimed.org/20-ans-apres-retours-sur-le-referendum-de-2005-2
dans lequel figure l'analyse de JLM.
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Et dans le 4
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Vous avez dit « démocratie » ?
29 mai 2005. Les électeurs se sont prononcés majoritairement contre le Traité constitutionnel européen. Toutes les autorités qui se sont mobilisées en faveur de son adoption sont démocratiquement désavouées. Les commentaires politiques et éditoriaux du soir du scrutin et du lendemain, comme il fallait s’y attendre, brodent sur ce thème. Mais d’abord pour disqualifier ce peuple qui a mal voté. Et dans les jours qui suivent, on a beau réajuster ses lunettes et tendre l’oreille, on ne lit, ne voit et n’entend rien qui vienne remettre en question la débâcle des médias dominants. On se dit ironiquement : « C’est sûr : tous les chroniqueurs et éditorialistes, donneurs de leçon à tous vents et spécialistes de l’autocritique des autres, ne vont pas tarder à s’interroger sur leur implication et sur celle des médias qu’ils orientent. Et, si cela advient, ce sera, une fois de plus, après avoir (éventuellement) reconnu quelques erreurs vénielles, pour n’en tirer aucune conséquence ». Mais rien de ce genre n’a eu lieu. Ce sera pour un autre jour, peut-être…
En attendant, plus que la campagne elle-même, ses lendemains permettent de comprendre quelle idée les principales sommités médiatiques se font de la démocratie quand elle ne conforte pas leur pouvoir.
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Enfin la conclusion dans le 5
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l’échec politique des prescripteurs d’opinion juchés au sommet du journalisme ne sera une (première) victoire démocratique sur la question des médias qu’à la condition de donner naissance à un mouvement de contestation cohérent et durable : « La question des médias et de leur avenir est une question trop sérieuse pour être abandonnée seulement à leurs responsables. C’est une question trop grave pour que seuls s’en préoccupent quelques syndicats et associations. C’est une question politique : elle concerne toutes celles et tous ceux qui n’entendent pas que le marché pense pour eux et agisse à leur place. » [6]
Si un autre monde est possible, d’autres médias le sont aussi.
Annexe. Lettre ouverte à la gauche de gauche. Les médias désavoués ? Et maintenant ? (lien)
https://www.acrimed.org/Lettre-ouverte-a-la-gauche-de-gauche-Les-medias-desavoues-Et-maintenant
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