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February 16, 2026

La surprenante convergence télé-plateformes - Publié le lundi 16 février 2026 à 07:20 | France Inter
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Logos de Netflix et TF1. ©AFP - Chris DELMAS, Martin LELIEVRE

Lacarrière - Medias

Chaînes de télévisions et plateformes ont plus d'intérêts en commun qu'on ne le pense.

La semaine dernière au Sénat, Maxime Saada, le patron de Canal+ a dit ça : « Sur la télévision linéaire, je pense que la TNT c'est terminé, honnêtement, je pense qu'il y a 10 ans, à peu près, devant »

Et après ciao la TNT ! Bon, c’est pas très réjouissant mais quand on regarde la tendance, difficile de lui donner tort. Écoutez ce chiffre : un tiers des 15-24 ans ne regardent plus du tout la télévision en linéaire… c’est-à-dire la télé en direct.

C’est le président de l’Arcom qui le dit. Autant dire que ce public-là, il est perdu à jamais pour la télé comme elle existe depuis toujours. Mais peut-être pas la télé tout court, car il se passe un drôle de truc en ce moment…

Le patron de Canal, Maxime Saada : « On voit une espèce de convergence entre les plateformes qui sont obsédées par la volonté de devenir des chaînes de télévision et les chaînes de télévision qui sont obsédées par la volonté de devenir des plateformes. »

TF1 qui se rêve en Netflix… et Netflix qui se rêve en TF1… et non, on ne marche pas sur la tête. Toutes les chaînes françaises misent sur leur plateforme… TF1+, M6+, france.tv Chez France Télés, elle est même à l’origine de toute la nouvelle organisation de la boîte : faire du streaming le cœur du réacteur de France Télévisions.

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Chez TF1, ça commence à prendre forme, TF1+, c’est déjà pas loin de 15% des revenus publicitaires. Leur modèle, c’est YouTube. Des contenus gratuits avec de la pub. YouTube qui est devenue la première chaîne qu’on regarde sur les écrans de télé aux États-Unis.

Mais comment les plateformes, de leur coté, se mettent à faire de la télé ?

Déjà, elles ont commencé en adoptant les mêmes genres de programmes. ll n’y a qu’à voir comment la télé-réalité a envahi leur catalogue. Et puis, elles ont aussi mis des coupures pub… comme la télé. Autre exemple, terminé le temps où toute une série était mise en ligne d’un bloc. Les plateformes sont revenues à des rendez-vous hebdomadaires. Comme la télé.

Même Netflix découpe les saisons en plusieurs parties, comme avec Stranger Things. Ça permet d’occuper les conversations sociales durant plusieurs mois. Les conversations sociales, c’est ce qu’on se raconte sur les réseaux. C’est devenu essentiel.

Elles font aussi des événements en direct maintenant : foot, boxe, tennis, spectacle, catch. Comme la télé. Et il y aura des rendez-vous à heure fixe, parce qu’on se lasse de passer 20 minutes à choisir ce qu’on va regarder sur Disney+ ou sur Netflix.

Il y a aussi des alliances

Le combo qu’on n’attendait pas… bientôt les abonnés Netflix pourront regarder… TF1. Cette bonne chaîne de télé sera bientôt dans l’offre de la plus grande plateforme mondiale. Pareil pour les chaînes de France Télés et M6 sur Amazon.

Un mélange bizarre mais révélateur. Chacun a besoin de l’autre. Le défi pour les chaînes sera de ne pas se faire avaler… et d’utiliser la puissance de ces alliés de circonstances pour rester dans le jeu. Pas simple… mais pas perdu d’avance !

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Le livre blanc de France Terre de Pêches - Lundi 16 février 2026 / Chroniques littorales | France Inter
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Ce Livre blanc est porté par France Terre de Pêche, représenté aujourd’hui par Kenatea Chavez-Hey

Kenatea Chavez-Hei : "Ce livre blanc qu'on a publié a pour objectif de projeter la profession dans l'avenir et de rappeler de quoi on parle lorsqu'on parle de durabilité."

La durabilité, c'est un concept qui est tiré du développement durable

Et donc dans le développement durable, on a trois piliers l'économique, le social et l'environnement. Aujourd'hui, quand on parle de durabilité, on l'entend presque seulement sous le prisme de l'environnement. Et nous, on appelle à ce que l'économique et le social soient davantage intégrés." Kenatea Chavez-Hey.

site : terredepeches.fr

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Clés : Monde Environnement Biodiversité Pêche Mers et océans Outre-mer – DOM-TOM

Stratégie énergétique : "On a été beaucoup trop mous sur l'électrification des usages", déplore Jean-Marc Jancovici | France Inter
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Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, comment la stratégie énergétique du gouvernement et présente son étude sur les élus municipaux et la transition écologique.
Avec Jean-Marc Jancovici, ingénieur français

"On a été beaucoup trop mous sur l'électrification des usages", déplore Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, sur France Inter, jeudi 12 février, alors que Sébastien Lecornu s'apprête à présenter la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) jusqu'à 2035. Cette stratégie énergétique acte justement une stagnation de la consommation électrique. Le gouvernement prévoit de lever le pied sur le déploiement des énergies éolienne terrestre et solaire, à côté d'une relance nucléaire accrue. "C'est essentiel d'avoir ce genre de document", souligne Jean-Marc Jancovici.

Avec la planification énergétique, "on ne joue qu'une seule fois", insiste le président du Shift Project. "Si la première fois, on s'est décidés pour des raisons non pertinentes, ce qui a été le cas quand on a décidé de supprimer 14 réacteurs, on se retrouve derrière avec une dette, un héritage qui devient compliqué à gérer", affirme-t-il. C'est donc "légitime", selon lui, que les discussions pour construire la PPE3 ait pris du temps.

"Décarbonation subie"

Pour Jean-Marc Jancovici, l'enjeu est "d'électrifier tous les usages" pour faire baisser la consommation en énergies fossiles, notamment de gaz russe. "L'Union européenne importe 97 % de son pétrole et 90 % de son gaz, ces chiffres étant respectivement de 99 et 100 % pour la France", rappelle l'ingénieur. Selon lui, l'Europe est déjà dans une forme de "décarbonation subie" en raison des baisses de ressources en énergies fossiles. "On est en train de réagir de façon beaucoup trop molle par rapport à la réalité physique qui est celle qui nous arrive dessus de manière croissante", assène-t-il.

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De son côté, le Rassemblement national propose de passer au 100% nucléaire. "C'est évident que là on est dans le slogan électoraliste, parce que les chefs de partis ont besoin de se différencier par rapport aux autres en promettant des choses, qu'elle soit réaliste ou pas", rétorque Jean-Marc Jancovici, rappelant que la France produit 350 térawattheures avec ses centrales nucléaires alors qu'elle a besoin de 2 100 térawattheures pour fonctionner.

87% des élus municipaux préoccupés par le changement climatique

Ces questions de transition énergétique sont souvent discutées au plus haut niveau de l'État, mais elles touchent aussi les élus locaux. Selon une étude du Shift Project présentée jeudi, 87% des maires ou des élus municipaux se disent préoccupés par le changement climatique et 69% en font une priorité du prochain mandat. Plus de 99% des répondants déclarent avoir perçu au moins un effet du changement climatique sur leur territoire, selon cette consultation menée par le groupe de réflexion auprès de maires et d'élus municipaux ou d'intercommunalités, de juin 2025 à janvier 2026.

Une étude qui vient contredire la sensation de "backlash" envers les enjeux environnementaux, en tout cas au niveau local. "Quand vous regardez la population dans son ensemble, il n'y a pas de backlash", insiste Jean-Marc Jancovici sur France Inter.

*Clés : Info Environnement Économie Développement durable Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergie nucléaire Énergies renouvelables Jean-Marc Jancovici

L'équipe Benjamin Duhamel Journaliste français Matinale France Inter Florence Paracuellos Journaliste
Ndlr : il renvoie Marine Le Pen dans ses foyers / 100%nucléaire à la place des énergies fossiles, mais reste plus que jamais pro-nucléaire. Il concède que cela dépend de ce qu'on veut comme société. Il voit les maires comme des entrepreneurs !

La faillite mondiale de l’eau | France Inter
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a dry riverbed ©Getty - Emad Abduallah

Lundi 16 février 2026 / La terre au carré

Un rapport de l’ONU lance l’alerte : la planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Cette faillite mondiale de l’eau se définit par des pertes irréversibles de capital hydrique naturel, et une incapacité à retrouver les niveaux historiques.
Avec Agnès Ducharne, directrice de recherche CNRS, UMR METIS - IPSL

Après des décennies de surexploitation et l’accélération du changement climatique, le problème est devenu structurel : il ne s’agit pas d’une crise mais bien d’une faillite mondiale de l’eau, qui affecte déjà des milliards de personnes et de nombreuses régions du monde.

Alors que la « crise » suggère un choc temporaire suivi d'un retour à la normale, la faillite désigne un état post-crise durable et structurel où l'ancien équilibre a disparu.

À l'échelle planétaire, les signes de cette faillite sont désormais omniprésents et touchent tous les continents habités. Les données publiées par l'ONU en janvier 2026 sont alarmantes … La disponibilité de l’eau se détériore dans des zones essentielles à l’alimentation, l’agriculture et les écosystèmes.
De la crise à la faillite : un basculement historique

On parlait hier encore de « stress hydrique », de « crise », de tensions passagères. Désormais, le rapport de l’ONU évoque une « faillite mondiale de l’eau ». Le terme n’est pas rhétorique. Il marque un changement d’époque. Agnès Ducharne rappelle les faits : près de 75 % de l’humanité vit dans des pays en insécurité hydrique ; 4 milliards de personnes subissent une pénurie sévère au moins un mois par an. Mais le cœur du problème est plus structurel : l’humanité consomme davantage d’eau douce que le cycle naturel ne peut en renouveler.

L’hydrologue pose les bases scientifiques avec clarté et pédagogie. Sur les continents, « en moyenne sur la planète », environ deux tiers des précipitations repartent rapidement vers l’atmosphère par évaporation et transpiration des plantes. Il ne reste qu’« un tiers de l’eau de pluie, qui est liquide » — celle que nous devons partager « entre tous les êtres humains et avec tous les écosystèmes terrestres ».

À écouter
La responsabilité des entreprises pétrolières dans le réchauffement climatique.
La Terre au carré
6 min

Les signes visibles d’un monde en déficit hydrique

La faillite hydrique n’est pas une abstraction. Elle se lit dans les paysages. Les mers fermées comme la Caspienne ou l’Aral ont spectaculairement reculé, mais l’Europe n’est pas épargnée. En 2022, la Loire « coulait à peine », la Tamise ne coulait plus par endroits, le Rhin était trop bas pour la navigation. À l’échelle mondiale, le Nil, le Colorado ou le fleuve Jaune n’atteignent plus toujours leur embouchure.

Un phénomène plus discret mais tout aussi inquiétant se développe : la multiplication des cours d’eau intermittents. « Ce qu’on constate depuis une vingtaine d’années en France, c’est que le nombre de cours d’eau intermittents augmente », observe-t-elle, notamment dans le pourtour méditerranéen. Des rivières autrefois pérennes cessent de couler.

Ducharne insiste aussi sur la pression agricole : 70 % de l’eau douce pompée sert à l’irrigation et à l’élevage. « Dans énormément de régions du monde », le modèle agricole est devenu incompatible avec la ressource disponible. L’urbanisation massive et la concentration des populations dans des conurbations accentuent encore la pression locale : les besoins explosent alors que l’apport climatique, lui, ne change pas. Pour autant, l’hydrologue ne cède ni au fatalisme ni à la simplification. Il n’existe pas une solution unique : « il n’y a pas une solution à penser, mais plein », adaptées aux réalités locales. Certaines nappes peuvent se reconstituer si l’on cesse de les surexploiter — mais « ça ne va pas être immédiat ».

Clés : Environnement Biodiversité Écologie Nature Gestion et accès à l'eau