Ces livreurs sans papiers vivent et travaillent en France depuis plusieurs années. Ils souhaitent être régularisés pour pouvoir travailler dans le respect de la loi et vivre dignement de leur travail. Individuellement, dans ce contexte politique hostile aux régularisations, ils ont peu de chance d’y parvenir. Ainsi *La Cimade les aide à mener une action collective.
Un collectif de 20 livreurs poitevins sans papiers s'est donc formé et a choisi la date du 22 mars 2025 pour déposer par voie postale leurs demandes de titre de séjour** auprès de la préfecture.
Ce dépôt a été soutenu par une manifestation rassemblant 500 personnes !
https://web86.info/video-photos-grosse-manifestation-a-poitiers-pour-la-regularisation-des-livreurs/
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Connu / TG le 19/06/25 à 9:10
Les reportages
Il y a des choses dans la vie qu’on donne pour acquis - jusqu’au jour où on nous les enlève. Anis, 25 ans, est né à Lyon de parents algériens. Il a grandi en France, y a étudié et même voté. A 11 ans, comme des milliers d’autres Français d’origine étrangère, il a pu obtenir sa carte d’identité et la nationalité française. Puis, un jour de 2018, il a reçu un appel de la préfecture : elle avait commis une erreur administrative lors de l’obtention de sa première carte d’identité. Il devait rendre tous ses papiers. Anis s’est donc retrouvé sans papiers dans son propre pays.
Depuis 3 ans, il vit enfermé dans une prison de papier, muni d’un simple récépissé de titre de séjour qui ne l’autorise pas à travailler. Sa vie est bloquée. A la préfecture comme au tribunal, on constate la situation mais on affirme ne rien pouvoir faire. Seule possibilité : l’intervention directe du ministre de la Justice. Pour l’atteindre, Anis est épaulé par un député du Rhône.
Pour le jeune homme, il s’agit d’une galère quotidienne mais aussi d’un événement qui lui a fait découvrir que, face à l’administration, il est un peu moins français que d’autres. Avant cette histoire, dit-il, il n’aurait jamais questionné sa nationalité. Aujourd'hui, c’est l’Etat lui-même qui la remet en question. Notre reportage.