Nucléaire - Paix et justice - Le 26 mars 2025
Le Rainbow Warrior premier du nom cingle dans l’océan Pacifique, en direction des îles Marshall. Nous sommes en mai 1985. Deux mois plus tard, le bateau emblématique de Greenpeace gît au fond du port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, la coque déchirée par deux bombes. Fernando Pereira, photographe et membre de l’équipage, trouve la mort dans cet attentat perpétré par les services secrets français. Aujourd’hui, tout le monde connaît « l’affaire du Rainbow Warrior ». Mais qui se souvient de la dernière expédition qui l’avait conduit là ?
C’est cette expédition que nous allons vous raconter aujourd’hui, alors que le Rainbow Warrior troisième du nom est de retour sur les traces de son grand frère, 40 ans après jour pour jour, dans les eaux du Pacifique.
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Dans le Sahara, des déchets radioactifs français sont toujours enfouis dans le sable, 60 ans après les campagnes d'essais nucléaires.
France 3
Jean-Claude Hervieux était au cœur des essais nucléaires français en Algérie. L'ingénieur a assisté à neuf tirs sur 17, et en a gardé des dizaines de photos. De 1957 à 1967, deux bases ont été installées dans le Sahara. Sur place, lors de premiers tirs, l'armée française va étudier l'impact de la bombe. "On a vu, autour du point zéro, tout un enchevêtrement de déchets", explique Jean-ClaudeHervieux.
Un dossier secret défense
En 1966, la France démantèle ses installations. Avant de partir, les militaires enfouissent dans le sable, à faible profondeur, des avions contaminés par la radioactivité. À Lyon (Rhône), l'association ICAN et l'observatoire des armements ont eu accès à un dossier secret défense qui met en lumière la présence de matériel enfoui dans le Sahara. 54 ans après le dernier tir, on ignore encore la quantité de déchets et leur emplacement.