Titre : Essai sur l’œconomie
Auteur : Pierre Calame
Date de parution : Février 2009
Collection : Essai
Format : 21,6 x 14 cm
Nombre de pages : 640 pages.
Prix TTC : 25 !
Rayon : Sciences sociales
Le livre
La crise financière que nous vivons aujourd’hui est le signe inquiétant de dysfonctionnements structurels forts. Le système actuel de production et
d’échanges de biens et de services n’atteint pas, et c’est très visible en ce moment, les objectifs que l’on peut et que l’on doit assigner aux lois qui
régissent les sociétés. Il creuse un fossé profond entre des gagnants, minoritaires, et la masse des perdants qui vivent dans le dénuement.
Dans cet ouvrage, Pierre Calame s’intéresse à l’énoncé des règles et à la conception des facteurs qui fondent la production, l’échange et la consommation. Constatant l’impasse du paradigme économique actuel, il démontre que l’économie doit revenir à son sens étymologique « Oïkos », le foyer, la maison commune, et « Nomos », la loi.
Revenir à l’œconomie, c’est avoir une vision économique plus large, qui recouvre à la fois l’art de l’organisation des échanges matériels et immatériels entre les hommes, entre les sociétés et entre l’humanité et la biosphère. Pierre Calame préconise de remettre en cause les prétendues « lois naturelles de l’économie » dans la cité pour assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin.
L’ a u t e u r
Pierre Calame, polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, a travaillé vingt ans au Ministère français de l’équipement où il a occupé diverses responsabilités de gestion territoriale et d’administration centrale. Après un bref passage dans l’industrie, il dirige depuis plus de quinze ans une fondation internationale, la Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme.
Pierre Calame a déjà publié, entre autres :
Les travailleurs étrangers en France (avec Paulette Calame), Éditions ouvrières, 1969.
Mission possible, Desclée de Brouwer, 1993, Éditions Charles Léopold Mayer, 2003.
L’État au cœur (avec André Talmant), Desclée de Brouwer, 1997.
La démocratie en miettes, Descartes & Cie / Éditions Charles Léopold Mayer, 2003.
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Il serait quand même temps de passer aux choses sérieuses, de débattre effectivement de réponses à apporter à notre crise systémique au lieu de les appeler de nos vœux de façon incantatoire. Mais dans notre pays, il suffit de lire les journaux pour s'en apercevoir, on préfère les analyses savantes de ce qui ne va pas à l'aventure de propositions vraiment nouvelles, toujours discutables bien sûr. Eh bien, discutons en. Et prenons nos dirigeants au mot. Refondation? réinvention? de l'économie, de la gouvernance: chiche Monsieur le Président, chiche Monsieur le Premier Ministre, chiche Mesdames et Messieurs les députés. On organise un débat de fond, on confronte les solutions.
C'est le sens de la tribune ci-dessous qu'avec quelques autres j'ai publié dans l'édition du Monde du 12 aout.
La croissance écologique : nouvel oxymore ou refondation de l’économie ?
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signataires de la tribune: Pierre Calame (ingénieur, auteur de Petit traité d’oeconomie), Dominique Méda (sociologue, auteure de La Mystique de la croissance), Michèle Rivasi, députée européenne, Mathilde Szuba (politiste, co-auteur de Gouverner la décroissance), Christian Mouchet, président de la FPH, Armel Prieur (Président de l’association « Emploi zéro carbone ») et un collectif de personnes militant pour le compte carbone.
Cette tribune a fait quelques remous. L'idée en particulier que des fourmis frugales puissent vendre à des cigales dispendieuses une partie de leur quota choque certains.
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D'autres doutent de la faisabilité d'une traçabilité de l'empreinte carbone pour l'ensemble des acteurs. Je pense avoir répondu dans la plaquette publiée en janvier sur le compte carbone (ci-jointe). Mais l'essentiel n'est pas que j'aie raison ou tort. L'essentiel est qu'on puisse en débattre sérieusement en partant de notre obligation de résultat de réduire de 6 à 7%par an l'empreinte carbone totale des Français. Ce débat aurait pu avoir lieu à l'occasion de la Convention citoyenne sur le climat. J'ai expliqué dans un précédent billet blog pourquoi cette occasion a été manquée. Eh bien, créons en d'autres. Un vaste débat public organisé conjointement par le Parlement, quelques universités et think tanks, et de grands media comme le Monde? Pourquoi pas?
Quant au rôle des territoires dans la conception et la conduite de la transition, il pose les questions fondamentales de la gouvernance à multi-niveaux et de la capacité de l'Etat à sortir de ses postures descendantes.
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Passer d'une démarche descendante à l'idée d'apprentissage mutuel, de communauté apprenante. Construire ensemble la stratégie territoriale de transition. Inviter l'Etat, pour une fois, à accompagner ce développement en lui en donnant les moyens, car il continue à gérer la grande majorité de la masse fiscale, de l'argent des citoyens. On pourrait là commencer à parler de refondation de la gouvernance.
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Annexes
- quotas carbone_brochure .pdf http://blog.pierre-calame.fr/public/quotas_carbone_brochure_.pdf
- Charte d'alliance de la Fabrique des transitions.odt http://blog.pierre-calame.fr/public/Charte_d_alliance_de_la_Fabrique_des_transitions.odt
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