Publié le jeudi 9 avril 2026 à 06:42
France Inter - 3 min - Histoire politique Par Yaël Goosz
Voici un livre, "Occidents", de Frédéric Martel, qui lance l’alerte à l’aube de la campagne présidentielle. Une enquête sur les réseaux cherchant à déstabiliser l'État de droit en Europe et souligne les financements internationaux de certains partis politiques.
Oui, qui sort ce matin en librairie. Une enquête menée pendant 8 ans, dans 52 pays, par le journaliste et confrère de France Culture, Frédéric Martel, publiée chez Plon. Son titre : « Occidents, enquête sur nos ennemis. »
De Shanghai à Budapest, de Rome à Moscou… L’auteur nous plonge dans la psychologie et les réseaux de tous ces idéologues qui rêvent de voir s’effondrer la démocratie libérale, l’Europe, l’Etat de droit.
J'y ai trouvé des réponses, en particulier sur Jean-Luc Mélenchon et son tropisme sud-américain. Rappelez-vous, cette polémique, en avril 2017, à quelques jours de la présidentielle. Point 62 de son programme, passé inaperçu. Le leader Insoumis propose que la France adhère à l’Alba, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques.
Une organisation de coopération, créée en 2004, à l’initiative d’Hugo Chavez, l’ex-président vénézuélien que Jean-Luc Mélenchon vénère. Combien d’étés ou de vacances passées à Caracas ! Supporteur aussi de son successeur, Nicolas Maduro, arrêté et exfiltré pour être jugé aux Etats-Unis, sur ordre de Donald Trump, le 3 janvier dernier.
"Il faut, sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro, libre au Venezuela." (Jean-Luc Mélenchon, le 5 janvier dernier, place de la République, à Paris)
Pourquoi ce soutien inconditionnel ?
Et pour un dictateur qui a ruiné son pays et fait fuir 8 millions de Vénézuéliens ? Toujours ce mythe d’un eldorado socialiste.
Mais sans doute aussi une reconnaissance de dette, des considérations beaucoup plus bassement matérielles, nous dit Frédéric Martel.
De Podemos en Espagne au Mouvement 5 Etoiles en Italie, Caracas a financé, en Europe, les gauches radicales.
"Il y a eu une cagnotte, on peut même dire un magot, un coffre-fort, qui était PDVSA, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, qui a été mise au service de la révolution socialiste bolivarienne partout dans le monde. J'apporte le témoignage de 5 anciens ministres et de 2 vice-présidents du Venezuela, qui me disent avoir contribué à l'aide du Parti de Gauche."
Le parti de Gauche, ancêtre de LFI, parti créé en 2008, quand Jean-Luc Mélenchon quitte le PS. Dans le livre, les témoins cités parlent de « transferts d’argent illicites », de « valises diplomatiques », d’allers-retours incessants entre Paris et Caracas.
Attention, ce n’est pas un livre exclusivement à charge contre Jean-Luc Mélenchon ! Frédéric Martel fait le tour de toutes les ingérences, d’extrême gauche ou d’extrême droite, ce poison lent qui polarise et déstabilise de l’intérieur.
"Je crois qu'on est aujourd'hui encerclés, et nous avons aussi, à domicile, des petits Chavez, à savoir Mélenchon, des petits pro-Trump, pro-Orban, Marine Le Pen est allée quasiment s'agenouiller la semaine dernière en Hongrie... On ne peut pas lutter et défendre nos valeurs, si on a aussi ces chevaux de Troie, je dirais, à domicile."
Combien de chevaux de Troie l'an prochain en France pour les élections ? Et ailleurs en Europe ? En 2027, on vote aussi, aux législatives, en Espagne, en Pologne, au Portugal et en Grèce.
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Ndlr : que répond JLM ?
Si le livre traite de TOUTES les ingérences, pourquoi les autres ne sont-elles pas documentées ici ?
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Clés : Actu Normandie Orne
Le frelon asiatique menace les ruches et les hommes depuis une décennie. Il semble pourtant qu'il existe une solution pour s'en débarrasser, inspirée du cheval de Troie.
L’ignoble frelon asiatique ... Ce parasite se nourrit de fruits et d’insectes, comme les abeilles dont il est particulièrement friand, et sa propagation suscite bien plus que de l’inquiétude, de la peur.
...
il n’existe aucune démarche nationale pour éradiquer ce fléau.
Entre 1 300 et 1 500 individus
Le site apiculture.net nous explique que pour espérer vaincre, il faut bien connaître son adversaire. On peut ainsi lire que « de mars à juillet, la reine fondatrice fabrique un nid primaire dont la taille ne dépassera pas celle d’un ballon de hand-ball. Les frelons sexués apparaissent au sein de la colonie vers le mois de juillet. Cela permettra l’engeance de futures reines en septembre ou octobre ». En été, les ouvrières construisent ce qu’on appelle des nids secondaires, souvent à la cime des arbres, mais pas seulement. Les nids secondaires peuvent atteindre jusqu’à un mètre de hauteur avec un diamètre de 80 cm. Un nid peut contenir entre 1 300 et 1 500 individus.
Pour réduire le nombre de frelons asiatiques, souvent positionnés à proximité des ruches, beaucoup sont tentés de poser des pièges. Comme nous l’a récemment expliqué Raymond Paris, il est facile d’en créer un avec deux bouteilles en plastique. A l’intérieur, on met un mélange de sirop de fruits rouges, de la bière brune et du vin blanc sec ou moelleux dont l’office est de repousser les abeilles. Le procédé fonctionne bien mais il ne peut suffire à avoir la peau de tous les frelons asiatiques. Selon un spécialiste du Vespa velutina, il existe une distance de sécurité à observer.
« Il ne faut surtout pas approcher de leur nid à moins de huit mètres. Les gardiens peuvent venir vous attaquer et dans ce cas-là, jusqu’à 95 % des individus d’un nid sortent pour les aider ».
Attention, car chez une personne allergique, une seule piqûre suffit pour provoquer un grave choc anaphylactique.
Le frelon détruit le frelon
Pour s’approcher d’un nid de frelons, il faut donc être équipé mais, « de toute façon, ce n’est pas la bonne méthode », poursuit l’observateur avisé.
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« Aller mettre un insecticide puissant dans le nid pour le détruire est totalement improductif. Il y a toujours des frelons à l’extérieur et ils vont aller faire un nouveau nid ailleurs. Résultat, en détruisant un nid de cette manière, on ne fait que multiplier le problème ».
Selon notre interlocuteur, anonyme parce que sa méthode n’est pas appréciée de tous, « la meilleure technique est celle du cheval de Troie. Il s’agit de mettre du Frontline® sur l’abdomen du frelon et ensuite y ajouter de l’anti doryphore en poudre, à manier avec précautions. Le frelon va rentrer au nid et ainsi contaminer les autres ». Il ne faut évidemment pas se contenter d’un frelon, il faut en imprégner plusieurs et y passer deux ou trois après-midi.
« Je l’ai testé personnellement et ça fonctionne très bien. On observe que rapidement le nid se désagrège parce qu’il n’y a plus de thermorégulation et il finit par tomber ».
Pour attirer le frelon et le capturer facilement avec une pince à épiler, il suffit de mettre du poisson blanc dans une assiette. Loin de sa base, le frelon n’est pas agressif, selon les spécialistes, mais nous ne saurions trop vous inviter à la prudence.
Une autre technique consiste à attirer les frelons avec ce même poisson blanc sur lequel on répand du larvicide. Le nuisible va fabriquer des boulettes et les apporter dans le nid. Le mal est à l’intérieur et fait son œuvre au fil du temps. Là encore, il ne faut pas se contenter d’un frelon, il est indispensable de multiplier l’expérience pour s’assurer de l’efficacité du procédé.
Dernière astuce, si vous voyez des frelons se battre sur ce morceau de poissin, c’est parce qu’il y a plusieurs nids. Ils se font la guerre parce qu’ils ont des phéromones différentes. Il suffit de les suivre pour savoir où sont les nids.