magazines d'actu - 64 min - tous publics présenté par : Caroline Roux, Axel de Tarlé
Et si l’âge de départ à la retraite passait bientôt à 65 ans ? C'est en tout cas l’idée qui a été lancée à la surprise générale par la ministre des Solidarités et de la Santé ce dimanche 17 mars. Invitée du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, Agnès Buzyn a ainsi proposé « à titre personnel » de discuter d'« un allongement de la durée de travail » avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme des retraites qui doit être dévoilée cette année. « La durée de vie augmente d'année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté ». « Est-ce que, alors que le nombre d'actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée ? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir », a déclaré la ministre. « Très surpris » par ces propos qui évoquent un scénario exclu par Emmanuel Macron durant sa campagne, le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye a estimé que le débat doit avoir lieu « en toute transparence et non pas au travers d'une déclaration ou d'une émission ». Mais pour les syndicats, les « masques tombent » au sein du gouvernement. « L’urgent n'est pas tellement de reculer l'âge de la retraite, l'urgent est de faire en sorte que les politiques économiques assurent un emploi à temps plein dès l'entrée dans la vie active et jusqu'à l'âge légal de départ (…) Si on arrivait à cela déjà, l'équilibre économique des régimes de retraite serait fortement facilité », a réagit le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, qui rappelle que l'âge moyen du départ à la retraite (hors départ anticipé) est aujourd'hui de 63,3 ans. De son côté, le secrétaire national de la CFDT Frédéric Sève a estimé que « la ministre est hors sujet », les précédentes réformes ayant « déjà programmé une hausse de la durée d'activité qui suffit à tenir les régimes à l'équilibre à l'horizon 2030-2040 ». Aujourd’hui, les retraités sont 13 millions dans le pays. Ils représentent presque un quart de la population. Mais si leur nombre a été multiplié par cinq en presque 50 ans, ils sont désormais de plus en plus inquiets pour leur pouvoir d’achat. Et ce alors que la pauvreté augmente chez les séniors. D’après une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), près d'un million et demi de Français, âgés de 53 à 69 ans, ne perçoivent ni revenu d'activités, ni pension de retraite et plus de 466 000 vivent sous le seuil de pauvreté. D’autre part, la France figure actuellement parmi les pays européens où l’âge de départ est le plus bas, avec la Suède et la Norvège. La tendance dans l’Union est à l’augmentation progressive à 65 ou 67 ans même si certains Etats membres ont récemment opté pour un abaissement. Ainsi, l’Italie a décidé de permettre à ceux qui cumulent 38 années de cotisation de partir non plus à 67 ans mais à 62 ans. Alors faudra-t-il travailler plus longtemps avant de pouvoir prendre sa retraite ? Quel est l’âge de départ de nos voisins ? Quelle est la situation des seniors dans notre pays ? Y a-t-il une paupérisation des retraités français ? Invités : - Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction des Echos - Françoise Fressiz, journaliste et éditorialiste Le Monde - Fanny Guinochet, journaliste en charge des questions économiques et sociales à L’Opinion - Éric Heyer, économiste OFCE
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Au programme de l'Autre 20h présenté ce soir par Virginie Cresci :
⏩ RETRAITES : L'ESCROQUERIE DE MACRON
Pour sa chronique éco, Henri Sterdyniak revient sur les négociations sur la réforme des retraites
⏩ EDUCATION : LA FIN DE L'ÉGALITÉ DES CHANCES ?
Face cam d'Arnaud Parienty sur la réforme du bac et les dangers qu'elle contient.
⏩ LES NOUVEAUX PROLÉTAIRES DE L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Fond de l'info de Théophile Kouamouo sur les nouveaux métiers (très) peu payés créés par l'intelligence artificielle.
Catégorie Actualités et politique
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Après deux mois de consultations, plus de 10 000 réunions organisées, 1 400 000 contributions rédigées et 16.000 cahiers de doléances déposés dans les mairies, la première phase du grand débat national s’achève à la fin de la semaine. Le chef de l’État dévoilera ses conclusions à partir du mois prochain « jusqu’à l’été », mais déjà l’exécutif commence à élaborer ses réponses. Hier une « dizaine de ministres » se sont retrouvés autour du Premier ministre Édouard Philippe pour « une réunion de travail et un point d'étape et de calendrier », avant la présentation ce lundi de leurs propres contributions en Conseil des ministres. Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales, planche sur une réforme de la décentralisation, avec plus de pouvoirs aux départements et aux communes. Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du Numérique, travaille sur des jurys citoyens pour co-construire les lois et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur la manière d’améliorer la redistribution en direction des travailleurs à faibles revenus. Parallèlement, le parti présidentiel - qui veut être « l'aiguillon de la majorité » selon son patron Stanislas Guerini - a lui aussi mis sur la table une trentaine de propositions. Devant plusieurs centaines de militants et une petite dizaine de Gilets jaunes réunis ce dimanche au parc des expositions de Chartres, le numéro un de LREM a ainsi plaidé pour la suppression « pour tous » de la taxe d'habitation, contrebalancée par une augmentation de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l'impôt sur la fortune (ISF), ainsi qu'une taxation accrue pour les Français expatriés dans des pays qui n'ont pas de convention fiscale avec la France. Le parti de La République en Marche préconise également l’instauration d’une journée de solidarité supplémentaire pour financer la dépendance et surtout la fin de « la sous-indexation des retraites pour revenir à l'inflation ». Cette mesure, couplée à la hausse de la CSG, avait provoqué ce derniers mois la colère des retraités et leur présence en nombre dans les rangs des Gilets jaunes. Ont-ils été entendus par la majorité ? À l’approche des élections européennes, la restitution des marcheurs semble amorcer une nouvelle phase, celle de la reconquête de l’opinion mais aussi de la construction d’une coalition à l’échelle européenne. Ainsi une semaine après la publication de la tribune d’Emmanuel Macron pour une « Renaissance européenne », le délégué général de la République en marche s'est rendu ce week-end en Suède pour y rencontrer les libéraux de Liberalerna, et y défendre les propositions du chef de l’État, estimant que c'est « maintenant ou jamais pour agir ». Alors sommes-nous à un tournant du quinquennat ? Quelle sera l’issue du grand débat ? Les réponses de l’exécutif permettront-elles de répondre à la crise des Gilets jaunes ? Enfin quel impact sur les élections européennes ?
Invités :
- Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro
- Claude Weill, éditorialiste politique à Nice-Matin / Var-Matin
- Hélène Jouan, éditorialiste politique à Europe 1
- Bernard Sananès, politologue et président de l’institut de sondages Elabe
/ Caroline Roux et Axel Tarlé
Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin
Production : France Télévisions/Maximal Productions
Catégorie Divertissement 38 commentaires
Alors que la mobilisation des Gilets jaunes semble s'installer au-delà de la journée d’action de samedi, certains secteurs en lutte (routiers, agriculteurs, infirmiers, retraités, etc.) pourraient-ils rejoindre cette contestation plus générale ?
Mots-clés : Société fiscalité essence manifestations
Quand une mine de charbon géante engloutit un village en Allemagne, quand des Amérindiens sont chassés de leurs terres par un oléoduc, quand les compagnies pétrolières s’attaquent à l’Arctique, quand des millions de tonnes de CO2 supplémentaires s’apprêtent à être répandues dans l’atmosphère, c’est un peu, et bien malgré nous, grâce à notre argent. Voici douze projets méga-polluants dans lesquels l’Etat investit une partie de notre épargne et de nos cotisations retraites. Pour que la finance soit au service de « l’action climat », comme le souhaite Emmanuel Macron, il y a encore du travail !
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une première décision raisonnable serait de ne plus financer de nouveaux projets pour extraire du charbon, du pétrole et du gaz, ces sources fossiles qui sont de loin les premières sources de gaz à effet de serre. Une analyse effectuée par l’Observatoire des multinationales et l’ONG 350 France (lire notre article présentant cette étude) montre qu’en réalité, l’argent des Français continue aujourd’hui de financer des nouveaux projets d’énergies fossiles partout dans le monde. Ces projets sont incompatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris, car ils contribuent à ouvrir de nouveaux territoires à l’industrie pétrolière et gazière, comme l’Arctique ou les gisements pétroliers au large du Brésil.
- L’exploitation pétrolière dans l’Arctique norvégien
- La mine de charbon de Hambach en Allemagne, dévoreuse de l’environnement
- Le Dakota Access Pipeline, symbole de la lutte des Amérindiens
- Yamal LNG, un méga projet gazier dans l’extrême nord de la Russie
- La nouvelle frontière du pétrole offshore brésilien, du delta de l’Amazone au « pre sal »
- Le Trans Adriatic Pipeline, le gaz azéri au mépris des droits humains et de la démocratie
- Derrière la vitrine « verte » d’Engie et de la royauté marocaine, la centrale au charbon de Safi
- TransMountain, un nouvel oléoduc géant pour les sables bitumineux canadiens
- Du Sahara algérien aux Pyrénées, une nouvelle route du gaz
- Coral, une nouvelle manne gazière au large du Mozambique
- La centrale de Thabametsi, comment l’Afrique du sud s’obstine dans le charbon
- L’aide au développement française va-t-elle financer une centrale charbon en Chine ?
connu / http://colettepolitique.canalblog.com/archives/2013/06/24/27497348.html
FRANÇOIS DELAPIERRE - Livre - Jean-Baptiste Malet - “En Amazonie : Infiltré dans le ‘meilleur des mondes’”
François Delapierre nous parle du livre d'investigation En Amazonie : infiltré dans le " meilleur des mondes ", écrit par le journaliste Jean-Baptiste Malet. Un livre révélateur de l'absurdité de la réforme des retraites menée par le gouvernement Ayrault.
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“En Amazonie : Infiltré dans le ‘meilleur des mondes’” Jean-Baptiste Malet. éditions fayard, 160 pages, 12 euros.