Tel. 06 44 77 55 68 ; www.ahcp-mncp-lehavre.fr ; permanences le mardi de 9h30 à 12h, 2 parvis Saint-Michel.
connu /
https://twitter.com/Federation_MNCP/status/1085131740656685058
dimanche 24 avril 2016
par Philippe Bardonnaud , Pascal Dervieux , Vanessa Descouraux
Les forçats de l’intérim
47 minutes
La question de l'emploi, ou plutôt du chômage, est au centre du débat politique en France. L'inversion de la courbe du chômage, voulue par François Hollande, ne vient pas.
Mais il y a une forme d'emploi qui est repartie fortement à la hausse depuis un an, après quelques années de baisse, c'est l'intérim. Faut-il s'en réjouir ? Un emploi en intérim, c'est au moins un emploi, diront certains. Mais la grande précarité de ce statut pose question et la réalité de l'intérim est souvent loin de l'image idéale du salarié libre de choisir ses missions et mieux payé.
Arcelor Mittal à Fos sur Mer
Arcelor Mittal à Fos sur Mer © MaxPPP/Le Provence/Nicolas VALLAURI
Quelles en sont les conséquences et quel sens a une économie où l'intérim se substitue à de l'emploi pérenne ? Plus de deux millions de personnes signent, chaque année, en France, un contrat en intérim. L’intérim est très présent dans certains secteurs, notamment dans l'industrie et en particulier dans l'automobile Renault a ainsi employé jusqu'à 45% d'intérimaires dans ses usines en 2015. Le secteur public n'est pas en reste. Les hôpitaux de Paris ont récemment été visés par l'inspection du travail pour recours abusif à l'intérim. Et les pouvoirs publics encouragent l'intérim avec l'autorisation depuis mars 2014 d'intérimaires en CDI, embauchés par l'entreprise d'intérim pour enchainer les missions.Taillables et corvéables, plus exposés aux risques, moins armés pour se défendre, les intérimaires constituent une main d'œuvre ultra-flexible. Si tel est l'avenir du salariat, il n'est pas vraiment rose ...
►« Lettre de l’Inspection du travail adressée à Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance Publique- Hôpitaux de Paris (AP-HP), concernant le recours illégal à l’intérim dans les hôpitaux publics ».
► « tableau interne à une société d’intérim pour calculer les marges faites en fonction du taux horaire de l’intérimaire ».
« Moins l’intérimaire est payé, plus les marges sont élevées, car la société d’intérim bénéficie de réduction de cotisations patronales prévues par la loi Fillon de 2003».
Reportage de Pascale Pascariello présenté par Lionel Thompson
Réalisation : Sylvain Richard assisté de Stéphane Cosme et Zohra Bensmaïli.
Mixage : Philippe Bredin
Les liens
Sur le site « Insee », « Une rotation de la main-d'œuvre presque quintuplée en 30 ans : plus qu'un essor des formes particulière
Sur le site « La Croix », article du 21 février 2016, « Emplois en intérim : un bon cru 2015 »
Sur le site « Le Monde », article du 07/01/2016, « Recrutement : le grand décalage »
Sur le site « Le Monde », article du 18 décembre 2015, « La hausse de l’emploi intérimaire devrait se poursuivre en 2016 »
Sur le site de l'Humanité "Précarité Pris dans la chaîne sans fin de l’intérim"
Sur le site de l'Echo "L’intérim s’envole chez Renault et PSA"
Sur le site La Croix "Le CDI intérimaire, ce nouveau contrat hybride qui commence à percer"
Sur le site Le Monde "L'intérimaire a tendance à être considéré comme un sous-travailleur"
Les références
Serial Drama (28 Screen Stories for Electric Guitar) par Jean-Francois Morin (Cezame)
Couloir Boss extrait de la Bande Originale du Film Eastern Boys de Robin Campillo par Arnaud Rebotini (Blackstrobe Records)
Lit from Underneath par Andrew Bird (Wegawam Music)
Critique de l'organisation du travail écrit par Thomas Coutrot (éditions La Découverte)
Winter midnight suicide par Jasper TX Jasper TX (LIDAR)
Oculus extrait de la compilation : Journeys. Escape, sleep, relax, repeat par Luke Howard (Needwant records)
Marchands de travail écrit par Nicolas Jounin (Editions du Seuil / collection Raconter la Vie)
Turning Back the Clock par Vincent Leibovitz (Cezame)
Bowsprit par Balmorhea (Wesvi)
Les Nouveaux marchands d'hommes ? Etude du travail intérimaire écrit par Guy Caire (Editions de l'Atelier)
Visages de l’intérim en France et dans le monde, sous la direction de Rachid Belkacem, Cathel Kornig et François Michon écrit par Rachid Belkacem (Editions L'Harmattan)
L'équipe
Pascal DervieuxProducteur (trice)
Lionel ThompsonProducteur (trice)
Vanessa DescourauxProducteur (trice)
Anne LhioreauRéalisateur (trice)
Stéphane CosmeAttaché(e) de production
Zohra BensmaïliAttaché(e) de production
Mots-clés :
Société Info799 soutiens
Infos sur la pétition
/ Collectif de Citoyens, Gilets jaunes et CIP du Limousin et d'ailleurs , a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron, Président de la République française. et à 1 autre
Nous, citoyens, que nous soyons salariés, chômeurs, bénéficiaires des minimas sociaux ou retraités, refusons catégoriquement que des économies soient réalisées sur le dos des précaires.
Aujourd'hui, une nouvelle négociation sur l'assurance chômage est en cours en France. L'état exige 4 milliards d'euros d'économies sur le dos des chômeurs à partir de février 2019 et souhaite particulièrement pénaliser ceux qui alternent des CDD avec des périodes chômées soi-disant pour "lutter contre la précarité"!!!
C'est 150 000 chômeurs indemnisés par an qui ne le seront plus, et particulièrement ceux qui cumulent les "petits boulots"
(de la femme de ménage à l'assistante maternelle, du serveur à l'employé en batiment, du musicien au technicien).
Nous sommes tous concernés. Parce qu'il y aura désormais une flexibilité totale des travailleurs, qui, sans protection sociale suffisante, seront à la merci de devoir accepter des contrats de travail toujours plus précaires. Sans broncher.
Et ce sont les conditions d'emploi qui vont encore se dégrader par rebond.
Ces économies demandées par le gouvernement sont inacceptables.
La violence de l'État qui ose imposer cela est inouïe.
Pourquoi est ce inacceptable ?
▪ parce que les plus précaires vont être touchés de plein fouet. Encore plus durement que jamais,
▪ parce que 86% des embauches se font en CDD,
▪ parce que 6 chômeurs sur 10 ne sont déjà pas indemnisés,
▪ parce que 42% des demandeurs d'emplois indemnisés ont une allocation en dessous du seuil de pauvreté.
▪ parce qu'à l'heure où, selon les chiffres 2017 de pole emploi, il existe environ 200 000 offres d'emplois non pourvues pour 6,5 millions de chômeurs,
Le chômage n’est pas choisi. Il est subi. Personne n’est au chômage par choix ou en CDD par plaisir,
▪parce que nous refusons que la dette de l'assurance chômage soit érigée en bouclier. Alors que c'est en son nom que les économies sont réclamées (la dette de l'assurance chômage est illégitime et a été créée de toutes pièces),
▪parce qu'en 2017 encore, l'UNEDIC nous informe dans son rapport d'activité que les contributions collectées sont de 35,7 milliards d’euros et les allocations versées : 34,3, soit un excédent bénéficiaire,
▪parce que la fraude prétendue à l’assurance-chômage représente 60 millions d’euros, avec un taux de recouvrement de 90 %, alors que la fraude aux cotisations patronales (toutes caisses confondues) est estimée à hauteur de 20 000 millions, et seulement 1,5% de ce montant est récupéré,
Nous, citoyens, que nous soyons salariés, chômeurs, bénéficiaires des minimas sociaux ou retraités sommes solidaires et :
▪Nous refusons catégoriquement que des économies soient réalisées sur le dos des plus précaires. (Qu'ils soient salariés, retraités, chômeurs longue durée, courte durée, intérimaires ou intermittents).
▪ Nous demandons à l'état de renoncer aux 3.9 milliard d'économies demandées sur le dos des chômeurs dans sa lettre de cadrage. Si cela doit changer, ce sera pour indemniser dignement tous les chômeurs.
▪ Nous demandons à ce que tous les travailleurs en CDD (restauration, batiment, services à la personnes, culture,...) soient indemnisés sur le même modèle et les mêmes règles que les intermittents du spectacles le sont aujourd'hui, au nom de l'intermittence de l'emploi, parce que ce modèle est le seul adapté aux CDD et ne coûte pas plus cher, tout en étant plus juste et plus redistributif.
▪ Nous demandons enfin l'arrêt de la politique de stigmatisation du chômeur, la fin des contrôles sur présomption de culpabilité ainsi que la fin du harcèlement administratif.
"Sois jeune et tais-toi"
Porte-parole des gilets jaunes : “Ma vie a complètement changé”
Par Florent Vairet | 28/11/2018 à 18:12, mis à jour le 28/11/2018
Jason Herbert jongle avec ces trois emplois et ses nouvelles responsabilités au sein du mouvement des gilets jaunes. @Image BFMTV
Les jeunes se sont imposés dans la représentation des gilets jaunes. Jason Herbert, 26 ans, fait partie des huit porte-parole désignés. Il nous explique les raisons de son engagement, et l’impact que la surmédiatisation a eu dans sur sa vie depuis lundi, jour de son élection.
Samedi prochain, les gilets jaunes appellent de nouveau à descendre dans la rue. Samedi dernier, ils étaient plus de 280.000 à travers la France. Parmi les mécontents, des jeunes, des hommes, des femmes, des retraités. Tous les sexes, tous les âges semblent être représentés dans ce mouvement hétéroclite. Pourtant, parmi les huit porte-parole nationaux désignés par un collège de 30 porte-parole régionaux, seuls des jeunes de moins de 33 ans ont été élus.
Parmi eux, Jason Herbert. A 26 ans, ce Charentais cumule déjà trois jobs : conseiller prud’homal, rédacteur web pour un journal local et chargé de communication à l’intercommunalité du GrandAngoulême. Pour ce jeune “slasheur”, l’engagement était inévitable.
“Faire avancer le mouvement”
“Je travaille et je n’arrive pas à vivre dignement alors que je n’ai aucun crédit”, explique-t-il. Poussé par la cherté des loyers dans le centre ville d’Angoulême, Jason Herbert est parti vivre à 30 km de son lieu de travail. “C’était aussi une envie de fuir la bétonisation du centre, une envie de vert, je voulais respirer !”
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Résultat : il débourse environ 250 euros par mois pour son carburant. “Aucune solution alternative ne me permettrait de me rendre à mon travail”. Et ne lui parlez pas de véhicule électrique. “J’aurais adoré mais je n’en ai pas les moyens. Et je n’ai aucune envie de m’endetter”, assène-t-il.
Le mouvement des gilets jaunes est né à la suite de la décision d’augmenter les taxes sur les carburants. Le 10 octobre, un appel est lancé sur Facebook. Tout au long du mois de novembre, la contestation prend de l’ampleur sur internet. Le 17 novembre, 280.000 personnes défilent à travers la France, selon le ministère de l’Intérieur.
Alors quand les organisateurs lui proposent d’être sur la liste des candidats au porte-parolat du mouvement, il hésite un peu, avant de franchir le pas. “J’étais convaincu que j’y avais toute ma place”. Il dit qu’on est venu le chercher pour ses capacités en communication qui pouvaient aider le mouvement. “Après plusieurs jours de blocages, de blessés et même de morts, je voyais la situation s’enliser et le capital sympathie des automobilistes se réduire à néant, alors j’ai voulu aider à faire avancer les choses”, confie-t-il. “Autrement, je l’aurais regretté.”
Plus de 80 demandes de médias
A 26 ans, il ne craint pas la pression qu’implique ses nouvelles responsabilités. Jason ne s’attarde pas non plus sur la polémique qui monte sur le mode de désignation des porte-parole par une trentaine de leaders régionaux réunis en visio-conférence. Il dit s’en tenir à son rôle de porte-parole et faire simplement remonter les revendications du terrain.
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Il n’empêche, depuis lundi, jour de son élection, sa vie a “totalement changé”. “En une fraction de secondes, ma vie privée a été décortiquée dans les moindres détails. J’ai reçu des centaines de menaces”. Y compris physiques, lors d’échanges parfois musclés avec des passants dans sa ville Angoulême, où désormais tout le monde le reconnaît.
Il s’attendait à l’emballement médiatique, mais avait-il conscience de l’ampleur de la vague ? Sur son téléphone portable, il compte plus de 83 interlocuteurs différents depuis lundi 13h. “Ce sont à 99% des médias”. “Hier, j’ai commencé à 7h du matin avec BFM, j’ai terminé le soir à 23h avec RMC.” Et ce matin, il retrouvait cette même radio au micro de Jean-Jacques Bourdin qui l’a interviewé, juste avant le Premier ministre. Il dit ne plus avoir le temps de déjeuner car toutes les pauses sont dédiées aux médias.
Comme lui, ils sont huit jeunes porte-parole à avoir été élus. Le plus vieux est âgé de 33 ans. Il s’agit de Eric Drouet, chauffeur routier à Melun et l’instigateur de la manifestation du 17 novembre. Julien Terrier, 31 ans, gère en tant qu’auto-entrepreneur une société de rénovation près d’Annecy. Priscillia Ludosky, 32 ans, habitant la région parisienne est à l’origine de la pétition "pour une baisse des prix du carburant à la pompe" qui a réuni près d’un million de signatures. Mais il y a aussi Maxime Nicolle, 31 ans, intérimaire dans les Côtes-d’Armor, et Mathieu Blavier, 22 ans, étudiant dans les Bouches-du-Rhône.
La jeunesse impliquée dans le mouvement
Comment expliquer cette représentation du mouvement exclusivement par des jeunes? “C’est un mouvement qui est né et qui s’organise sur les réseaux sociaux. Même si les personnes de tous âges y sont présentes, les jeunes sont inévitablement plus actifs et plus agiles”, analyse Jason Herbert. “Les jeunes manifestent en même temps qu’ils relaient les événements sur internet”, ce qui leur donne une plus grande visibilité.
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Une analyse partagée par la sociologue et spécialiste de la culture du web Monique Dagnaud. Concernant l’engagement de la jeunesse dans le mouvement, cette directrice de recherche au CNRS identifie quelques raisons. “Globalement, les jeunes de ce mouvement habitent les petites villes ou les campagnes, et nombre d’entre eux sont auto-entrepreneurs et d’indépendants”, observe la spécialiste.
“Ces populations connaissent plus souvent la précarité économique que les jeunes actifs des grandes métropoles. Le statut auto-entrepreneur est plus une façon de se créer un emploi, à défaut de de devenir un premier de cordée en lançant une startup à succès. Le mouvement des gilets jaunes apparaît pour cette jeunesse qui se sent délaissée, et dont la mobilité repose exclusivement sur la voiture, comme un bon moyen d’exprimer leur colère”, conclut-elle.
Les associations de chômeurs AC!, APEIS, CGT chômeurs et MNCP, soutenues par les syndicats et organisations Sud-emploi, Snu/Fsu, JOC…, ont occupé l’agence Pôle emploi, 78 boulevard Ney (Paris), ce vendredi 29 juin 2018 à 10 heures. Il s’agissait de protester, entre autres, contre la multiplication par trois des contrôles et des sanctions ainsi que le vote de la loi Pénicaud, remplaçant l’assurance-chômage actuelle par un système non-assurantiel d’aides sociales. Celles-ci seront soumises aux aléas de décrets décidés en tout arbitraire par le gouvernement.
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Contacts presse :
Malika Zédiri (APEIS) : 06.18.56.26.05 | Claire Pauchet (MNCP) : 06.16.99.69.57