Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon Niveau 1 : #Conflans : la riposte du peuple de France, c'est l'unité. #ConflansSaintHonorine #SamuelPaty
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Conflans : la riposte du peuple de France, c'est l'unité - Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 17 octobre 2020 au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty, professeur d'Histoire, à Conflans-Saint-Honorine par un terroriste islamiste.
3:44 PM · 17 oct. 2020·- 931 Retweets 284 Tweets cités 2,2 k J'aime
... mise en scène politicienne du président de la République visant à épouser l’idée selon laquelle l’islam serait le problème de notre pays.
Jean-Luc Mélenchon a rappelé tous les manquements à la laïcité du chef de l’État et a aussi expliqué qu’il aurait mieux fait de représenter la France au Conseil européen plutôt que de laisser madame Merkel, la chancelière allemande, représenter la France. Il a appelé à fermer toutes les écoles hors contrat si l’on voulait agir contre l’embrigadement religieux des plus jeunes de nos enfants.
Mais si Jean-Luc Mélenchon était dans le Doubs, c’était d’abord et avant tout pour parler de l’eau. En effet, la rivière qui donne son nom au département est à sec en plusieurs endroits. ... sortir l’eau de la gestion des mains du privé afin de protéger ce bien commun et planifier, de l’échelon communal à l’échelon national, pour régler les problèmes qui se posent.
À la suite de l’université d’été 2019 de La France Insoumise (LFI), l’UFAL avait apporté publiquement son soutien à Henri Pena-Ruiz, objet d’un lynchage politico-religieux pour des propos parfaitement républicains tenus à cette occasion sur la notion piège « d’islamophobie ».
Or cette année, aux « Amfis d’été » de LFI, un atelier consacré à « un nouvel antiracisme populaire » sera animé notamment par le nommé Taha Bouhafs, celui-là même qui s’était illustré l’an dernier comme l’un des meneurs de la cabale contre Henri Pena-Ruiz. Ce personnage a par ailleurs joué un rôle actif dans la marche « contre l’islamophobie » du 10 novembre 2019 qui a vu défiler derrière des militants islamistes et fréristes, et sur leurs slogans, certaines personnalités politiques ou syndicales précédemment étiquetées « progressistes » — dont des dirigeants de LFI.
Outre qu’on voit mal en quoi l’antiracisme devrait être « nouveau », ni surtout ce que cache l’épithète « populaire » (1), l’atelier prévu aux Amfis d’été de LFI donnera également la parole à quelques activistes du racialisme, du postcolonialisme, de l’indigénisme, et à d’autres intervenants connus pour leur refus de la laïcité et de l’universalisme républicain.
Certes, un atelier laïcité sera animé aux mêmes Amfis d’été par un responsable de LFI dont on ne peut critiquer les positions. Certes, le programme de LFI comporte un chapitre laïcité plutôt sympathique. Au demeurant, l’UFAL a été auditionnée à plusieurs reprises par LFI sur le sujet. Mais comment les militants se retrouveront-ils dans ce grand écart avec le supposé « nouvel antiracisme populaire » et ses promoteurs anti-laïques ? On ne peut servir deux maîtres. En se laissant aller au courant anti-universaliste à la mode, on s’expose à toutes les dérives.
...
La complaisance envers les islamistes, indigénistes, ou autres racialistes n’apportera aucun avantage à ses auteurs, et ne se fera qu’au détriment de l’universalisme et de la laïcité.
- ↑ Par exemple, le droit de qualifier Jean Castex « d’homme blanc » ?
Ndlr : au final, y a-t-il, y a-t-il eu "complaisance, ou non ? ACT
=> visionner la conf ACT
C’est nier que le communautarisme est l’enfermement des individus dans une supposée communauté uniforme et que, justement, le communautarisme nie les appartenances multiples et surtout changeantes.
... les mesures annoncées mardi par le Président de la République sont bonnes. Elles constituent un préalable à toute action de reconquête républicaine.
...
comment des élus de la République, comme Jean-Christophe Lagarde à Drancy, ont pu, pendant si longtemps, acheter la paix sociale en laissant des représentants d’une religion compenser le retrait de l’Etat et la destruction des services publics. ... jouer sur les mots pour ne fâcher personne. Quitte à oublier qu’il n’y aura pas de reconquête républicaine si l’on ne comprend pas ce qu’est la République et ce qui la menace. ... nier que le communautarisme est l’enfermement des individus dans une supposée communauté uniforme et que, justement, le communautarisme nie les appartenances multiples et surtout changeantes. La République, au contraire, oppose au « droit à la différence » le droit à être différent de sa différence, à n’être pas réduit à elle. ... Le séparatisme que le Président n’ose dire islamiste est celui des salafistes quiétistes dont une certaine gauche nous prétend qu’il n’est pas dangereux puisque, justement, ils sont quiétistes. Il n’est qu’une petite partie du problème. Le Président a raison de le refuser fermement, mais si l’objectif est de mettre tout le reste sous le tapis, il échouera. Quand des élèves expliquent à un professeur que le Coran contient des vérités scientifiques et que « lui croit ce qu’il veut » mais qu’eux garderont leur croyance, quand un sondage nous explique que 59% des 15-24 considèrent, façon Belloubet, qu’insulter une religion est une atteinte à la liberté de conscience, s’agit-il de séparatisme ? ... ceux qui défendent un Islam théologico-politique, pour lequel la religion a une emprise globale sur la vie des croyants, s’engouffrent dans les brèches creusées par le recul de la civilisation européenne en général et de la République en particulier. La République comme organisation de citoyens libres, guidés par leur seule raison et non par leurs déterminismes sociaux, identitaires ou religieux. La reconquête est donc plus vaste, parce qu’elle nécessite de retrouver et d’affirmer, par delà la diversité des croyances et des origines, une vision européenne de l’Homme et de sa liberté.
Lire aussi
Le président du CFCM sur l'affaire Mila : "Nous devons accepter que l'islam soit critiqué" https://www.marianne.net/debattons/tribunes/le-president-du-cfcm-sur-l-affaire-mila-nous-devons-accepter-que-l-islam-soit
Clés : islamisme - laïcité
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Le mardi 18 février, Jean-Luc Mélenchon répondra en direct à l'intervention d'Emmanuel Macron sur le communautarisme et le séparatisme. Participez avec le hashtag #JLMLaicite.
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Mercredi 5 février, Ugo Bernalicis était l'invité de LCI dans l'émission "Audrey & Co" pour débattre de l'actualité face à Bruno Bonnel (député LREM) et Philippe Val (ancien directeur de Charlie Hebdo).
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À Bayonne, la haine anti-musulmans a franchi un cap dans la violence. On a tenté d’assassiner des personnes en raison de leur religion. Cette attaque ignoble a prouvé que la répétition des discours de défiance et de haine à l’égard des croyants d’une religion, quelle qu’elle soit, finissent par trouver une traduction dans des actes criminels.n sont les deux manifestations les plus fondamentales. Elles sont garanties par la laïcité. Nul ne doit être inquiété en raison de ses opinions religieuses ni de ses opinions « irréligieuses ».
...
Dans la situation actuelle où la stigmatisation des musulmans continue à prendre de l’ampleur, relayée par des irresponsables politiques et des médias complaisants, la France insoumise juge que les autorités politiques de notre pays ne sont pas à la hauteur. Aucun acte fort d’unité nationale n’a été posé ni par l’exécutif, ni par l’Assemblée nationale. Nous refusons d’attendre que la haine fasse des morts pour réagir.
...
Nous avons donc apporté son soutien au principe d’une manifestation unitaire large permettant de donner concrètement à voir que, par-delà les désaccords, il existe aussi en France un lien incassable qui peut unir notre peuple par le respect des principes proclamés par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
...
La France insoumise a déjà dit les raisons pour lesquelles elle n’emploie pas dans sa propre communication le terme « islamophobie ». Il y a parmi les défenseurs de la liberté de conscience une divergence sur ce point.
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Le mercredi 23 octobre 2019, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Ruth Elkrief. Concernant l’élection présidentielle de 2022, il a indiqué qu’il prendrait sa décision en temps voulu en pensant aux 4 millions puis aux 7 millions de personnes qui ont voté pour lui en 2012 et 2017. Il a également affirmé qu’il ne serait plus candidat à une élection à part, peut-être, l’élection présidentielle.
Le débat portait ensuite sur la question des élections municipales. Jean-Luc Mélenchon a expliqué que la France insoumise ne présenterait pas de liste en mettant partout son drapeau et ses logos même si des insoumis venaient à être tête de liste. Concernant les listes dites « communautaires », il a affirmé qu’il préférait qu’il n’y ait pas de politique en religion et pas de religion en politique.
Ruth Elkrief a ensuite longuement interrogé Jean-Luc Mélenchon sur la question du voile. Il a dénoncé l’ambiance de haine anti-musulmans qui a cours dans notre pays. Il a plaidé pour la laïcité, c’est à dire le respect de la foi de chacun à condition que celle-ci ne trouble pas l’ordre public. Mais il a aussi dit que la République elle-même devait s’astreindre au respect de la laïcité, notamment lors du décès d’anciens présidents, comme Jacques Chirac. Il a ainsi plaidé pour que les cérémonies concernant les anciens présidents se tiennent au Panthéon et non à l’église.
Jean-Luc Mélenchon a aussi dénoncé la diversion qui était faite avec le voile alors que les sujets qui intéressent les Français sont sociaux. Il a ainsi appelé à participer à la manifestation et à la grève du 5 décembre pour défendre le service public.
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Dans ce 98e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur le conflit en Syrie et fait un point sur la situation après le départ des forces d'élite françaises présentes sur place. Il explique que suite aux retraits américain et français, la Russie devient l'arbitre du conflit entre les Turcs d'un côté et les Kurdes et Syriens de l'autre. Jean-Luc Mélenchon parle ensuite des problèmes posé par la police après la répression de la manifestation des pompiers et la mort du jeune Ibrahima. Il appelle à un sursaut républicain dans la police. Enfin, il aborde la question du voile et défend la laïcité après qu'une maman a été insultée par un élu du Rassemblement national au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.
SOMMAIRE
00:35 : Conflit en Syrie : la France ne se fait pas respecter, la Russie arbitre du conflit
16:03 : Répression des pompiers et des Gilets jaunes, mort d'Ibrahima : pour un sursaut républicain dans la police
26:52 : Voile : pour le respect de la laïcité
LES LIENS
Attaque d'Erdogan en Syrie : «Notre pays veut voir sa parole et ses armes respectées» : https://youtu.be/2PHgH2LlhjQ
Vladimir Poutine, arbitre du chaos syrien : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/10/16/vladimir-poutine-arbitre-et-grand-gagnant-du-chaos-syrien_6015654_3210.html
Affaire Dupont de Ligonnès : comment les policiers écossais et français se renvoient la responsabilité de la méprise : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/xavier-dupont-de-ligonnes/affaire-dupont-de-ligonnes-comment-les-policiers-ecossais-et-francais-se-renvoient-la-responsabilite-de-la-meprise_3660215.html
Val-d’Oise : la famille d’Ibrahima, mort sur sa moto à Villiers-le-Bel, « veut connaître la vérité » : http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/a-sarcelles-la-famille-d-ibrahima-veut-connaitre-la-verite-07-10-2019-8167962.php
"Pourquoi a-t-on donné des instructions pareilles ?" Pompiers et policiers s'interrogent après les incidents lors de la manifestation des soldats du feu : https://www.francetvinfo.fr/societe/mobilisation-des-pompiers/pourquoi-a-t-on-donne-des-instructions-pareilles-pompiers-et-policiers-s-interrogent-apres-les-incidents-lors-de-la-manifestation-des-soldats-du-feu_3661715.html
Chez certains policiers, un sentiment de malaise après la manifestation de pompiers réprimée : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/16/la-strategie-de-maintien-de-l-ordre-face-aux-pompiers-fait-debat-chez-les-policiers_6015780_3224.html
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Dans ce 96e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon parle de son livre « Et Ainsi de suite ». Il revient ensuite sur le décès de Jacques Chirac et explique qu'il est favorable à la tenue d'une cérémonie laïque au Panthéon lors du décès d'un ancien président de la Ve République. Défendant la laïcité, il condamne également les propos d'Éric Zemmour qui appelle à la haine contre les musulmans. Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur l'interpellation de la députée Mathilde Panot en Algérie. Il parle également de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen et appelle le gouvernement à être transparent sur cette affaire. Enfin, il évoque le suicide de Christine Renon et explique combien le rôle d'enseignant est important à ses yeux.
SOMMAIRE
00:44 : Remerciements pour les commentaires sur la RDLS et le livre
04:13 : Décès de Jacques Chirac
07:50 : Condamnation des propos d'Éric Zemmour
09:27 : Pour une cérémonie laïque au Panthéon lors du décès d'anciens présidents de la République
17:00 : Mathilde Panot interpellée en Algérie
25:55 : L'explosion de Lubrizol à Rouen : le gouvernement doit faire la transparence
30:25 : Le suicide de Christine Renon, directrice d'école épuisée
LES LIENS
- Commander le livre «Et Ainsi de suite» : https://www.leslibraires.fr/livre/16108693-et-ainsi-de-suite--jean-luc-melenchon-plon
- Interventions de Jean-Luc Mélenchon sur le projet de loi dit «bioéthique» :
https://www.youtube.com/watch?v=StaTn_sBA5I, https://www.youtube.com/watch?v=JscjZiEKnik, https://www.youtube.com/watch?v=zvxbibz4D30 - Question de François Ruffin au gouvernement sur Lubrizol : https://youtu.be/RwNwbNyswmQ
- Pourquoi la liste des produits chimiques stockés dans l’usine Lubrizol de Rouen est inexploitable : https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/03/lubrizol-l-inventaire-inexploitable-des-produits-brules_6014050_3244.htmlredir_token=FHiw1yAMCTkIXTGSI00zpCeRG1B8MTU3MDMyNjQ0OUAxNTcwMjQwMDQ5
- Question de Bastien Lachaud au gouvernement sur le suicide de Christine Renon : https://www.youtube.com/watch?v=UWM5eyxkzzM
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Une conférence qui s'est déroulée lors des AMFiS2019 avec Henri Peña-Ruiz (philosophe)
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Wib il y a 5 jours
Soutien indéfectible au camarade Peña-Ruiz.
Les Insoumis entendaient profiter des AmFis 2019 pour couper court à toute ambiguïté sur leur ligne en matière de laïcité. Mais le philosophe Henri Peña-Ruiz, au cours d’un exposé sur la laïcité, a été victime d’un absurde procès en racisme. Un mal pour un bien ?
...
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C'est la suite du "Grand débat des idées" animé par Guillaume Erner, producteur sur France Culture. Emmanuel Macron débat face à 64 intellectuels français des questions de laïcité, de djihadisme, de laïcité, et de l'Algérie, avec notamment Gilles Kepel et Benjamin Stora.
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Transcription :
... Dominique Schapper ... Rachid Dasil ? ... Valentine Zuber ?
Voir AUSSI
- 29:35 2e partie : la place de l'homme, la démocratie, le rôle des intellectuels 515 vues https://www.youtube.com/watch?v=CMfm3Pgrasc
- 1:03:54 - 4e partie, les sciences 92 vues https://www.youtube.com/watch?v=stG1yfU4EbY
*ndlr : que vient faire l'algérie dans ce thème ??? dénoncer ACT
By Collectif on 1 janvier 2019 Laïcité
Depuis 113 ans, la Loi de séparation des Églises et de l’État est un texte fondateur de notre République. Cette loi et nulle autre, assure la liberté de conscience et affirme sans ambiguïté ni faux-semblants que la République ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. Elle garantit le libre exercice des cultes assuré par des associations dont l’objet et le patrimoine doivent être strictement cultuels.
Par l’esprit et la lettre, elle œuvre au rassemblement des êtres humains par-delà leurs différences. Avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, elle est au cœur du fonctionnement de notre vie collective, elle est le moteur du développement de nos libertés, elle contribue de manière décisive à l’égalité entre tous les citoyens quelles que soient leurs convictions.
La Loi de 1905 est la clé de voûte de l’édifice démocratique et républicain qui nous abrite et l’expression de l’idéal de justice et de fraternité universelle qui nous anime. Le principe de laïcité qui en découle est si fondamental qu’il a été inscrit à l’article 1er de notre Constitution.
Par l’universalité des principes qu’elle affirme et des dispositions qu’elle édicte, la Loi de séparation s’applique à tous les cultes et pose le principe de leur adaptation à la société républicaine. Non l’inverse.
Les signataires de l’appel sont conscients des inquiétudes soulevées par les menées communautaristes et par les dérives intégristes de l’islamisme politique, qui affaiblissent la société française. L’organisation du culte musulman, la transparence de ses financements et le contrôle du respect de l’ordre public par les organes cultuels sont les trois préoccupations que met en avant le gouvernement pour envisager la révision de la Loi de séparation.
En aucun cas la modification de cette Loi ne saurait être l’un des moyens de droit permettant de résoudre ces graves problèmes. L’organisation d’un culte et a fortiori ses principes théologiques ne regardent pas l’État mais les croyants et les pratiquants. La transparence du financement privé des cultes peut être assurée par des mesures de police fiscale et par des contrôles étroits autorisés par les lois françaises. La police des cultes est déjà entièrement contenue dans la Loi de 1905. Quant à la lutte contre les menées subversives et terroristes, elle ne relève pas de cette loi.
Au moment où l’unité citoyenne et la paix sociale sont mises en péril, il ne peut être question d’affaiblir leurs fondations en ouvrant la voie aux exigences de tous les groupes de pression et en relativisant le caractère inviolable de leurs principes.
C’est pourquoi les signataires demandent à tous les citoyens et toutes les citoyennes, toutes les associations, tous les syndicats, tous les partis politiques républicains de se rassembler autour de cet appel pour en faire une très large pétition nationale exigeant le respect de la Loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905.
ASSOCIATIONS
Agir pour la laïcité et les valeurs de la République ; Association des libres penseurs de France (ADLPF) ; Association Européenne de la Pensée Libre (A.E.P.L) ; C.A.E.D.E.L. – Mouvement Europe et Laïcité ; Comité 1905 PACA ; Comité Laïcité République (CLR) ; Conseil National des Associations Familiales Laïques (C.N.A.F.A.L) ; EGALE ; Esprit Laïque ; Fédération française du Droit Humain ; Fédération nationale des DDEN ; Forces Laïques ; Fraternelle parlementaire (FRAPAR) ; Grand Orient de France ; Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité ; Grande Loge Féminine de France (GLFF) ; Grande Loge Mixte de France (GLMF) ; Grande Loge Mixte Universelle (GLMU) ; la Ligue du Droit International des Femmes (LDIF) ; Laïcité Liberté ; Le Chevalier de la Barre ; Les VigilantEs, réseau féministe universaliste et laïque ; Libres MarianneS ; Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA) ; Lumières laïques – Cercle Maurice Allard ; Ni Putes Ni Soumises ; Observatoire de la Laïcité de Provence (O.L.P.A) ; Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis ; Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise ; Regards de Femmes ; Réseau 1905 ; Syndicat de l’inspection de l’Éducation nationale (SI.EN-UNSA) ; Union des Familles Laïques (UFAL) ; Viv(r)e la République
univers(a)(e)l(i)(s)(m)(t)(é)(l)(e)(s)
Qu’est-ce que la laïcité ? - Mise en ligne le 8 nov. 2018 / Campus Lumières d'Islam
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Transcription :
Philippe Gaudin, professeur de philosophie, directeur adjoint de l'IESR.
...définition la plus simple possible et si possible complète en peu de mots. Je définis la laîcité de la manière suivante, plus particulièrement dans le contexte qui est celui de la France, comme étant "La protection et l'encadrement de la liberté de conscience et de culte, par un État non confessionnel. Ou encore par une loi qui est de nature politique et non pas religieuse."
Autrement dit, cette définition générale que je propose, on peut quand même tirer quelques enseignements et quelques conséquences.
Premier enseignement : quand il est question de laïcité, il est question de liberté. Très clairement. Et d'une liberté protégée. D'une liberté à laquelle on attache la plus grande importance.
Et cette liberté s'exprime de deux manières ; liberté de conscience d'abord. Liberté de conscience, historiquement, il faut le dire, il faut le rappeler, la liberté de conscience a d'abord été la liberté de croire autrement. Et d'ailleurs en général, la liberté de croire autrement permet - a permis - la liberté de ne point croire. Et je crois que quand la liberté intra-religieuse, le pluralisme interne aux grandes religions est possible, alors, ceux qui ne croient pas, ceux qui ne veulent pas suivre une religion, trouvent une place égale à celle des autres. Liberté de conscience, donc liberté de croire autrement, liberté de croire ou de ne pas croire. Et l'article 10 de 1789 dit déjà que nul ne peut être inquiété par ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. Pas simplement la liberté de conscience, mais la liberté de culte. Et il est remarquable que, en France, la liberté de culte soit un sous-ensemble de la liberté de conscience. Et plus particulièremenet depuis l'article premier de la loi de 1905, puisque cette loi dit dans l'article premier que la république assure la liberté de conscience et garantie la liberté de culte. Autrement dit, on a un ordre : d'abord la liberté de conscience, ensuite la liberté de culte. Et on a deux verbes différents. Dans le premier cas, la république s'engage. Elle assure. Dans le deuxième cas, elle garantie. Son rôle n'est pas de promouvoir la liberté de culte, mais précisément, de la rendre toujours possible et de la protéger. Donc la liberté de culte, ça renvoie pour le coup à quelque chose qui peut avoir une dimension matérielle. Le culte, s'est pas simplement l'intime, ça suppose la capacité de s'organiser matériellement et la capacité de concrétiser sa foi d'une manière collective.
Et l'autre aspect de la définition de la laïcité - protection de deux libertés fondamentales - mais encadrement de ces deux libertés. il n'y a pas de liberté qui n'ait de limite - tout le monde peut quand même le comprendre me semble-t-il - donc la liberté ce n'est pas faire tout et n'importe quoi. La liberté, c'est ce qui rend possible la liberté d'autrui en face de la mienne, ce qui n'est possible que si on se donne une règle commune.
Et là, c'est un point où il ne faut pas négliger qu'il peut y avoir une difficulté. Notre loi est de nature politique et non pas religieuse. Notre loi est celle de la république. Et la déclaration de 1789 dit déjà que la loi est l'expression de la volonté générale, et non pas le défaut d'une révélation.
Si je lis dans un grand texte religieux "tu ne tueras point", je n'en déduirai pas que c'est un commandement stupide puisqu'il est religieux, bien évidemment. Mais par contre, ce n'est pas parce qu'il est dans un texte réputé et révélé, que ce commandement sera nécessairement adopté. Ne sont adoptés dans notre pays que des lois qui sont votées par des parlementaires représentants du peuple qui sont conformes à notre droit, sous la protection du juge. Et notre droit a lui-même comme fondement ce que l'on pourrait appeler les droits humains fondamentaux. C'est-à-dire des libertés individuelles comme la liberté d'avoir ou de ne pas avoir de religiion. Voila.
Politique Gauche
Habitué à louvoyer sur la laïcité, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a confié le cours de son école de formation sur le sujet à Henri Peña-Ruiz. Celui-ci s'est employé à démonter méthodiquement certaines thèses portées à l'intérieur même de la France insoumise.
Dans le contexte de crise interne qui agite la France insoumise (LFI), la moindre initiative devient un signal politique. Le cours donné par l'école de formation du mouvement le mardi 4 décembre était-il un nouveau virage significatif ? Il constitue en tout cas le dernier épisode d'une série d'indications contradictoires envoyées par LFI sur l'enjeu de la laïcité. Et diffuse un message d'une tonalité fort différente de celle des dernières semaines.
Les communautaristes ont le vent en poupe
A l'origine, le mouvement issu du Parti de gauche s'est avancé avec une ligne résolument républicaine et sans ambiguïté : le programme L'avenir en commun met en avant des propositions "à l'offensive sur la laïcité" couplées à une volonté de "combattre tous les communautarismes et l'utilisation politique des religions". C'est cette ligne qu'a porté avec conviction Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle de 2017. Mais LFI, mouvement "gazeux" qui agrège plusieurs formations et personnalités politiques d'horizons divers, compte également des partisans d'une vision fort différente de la laïcité. La figure la plus identifiée est Danièle Obono : proche de certains membres du Parti des indigènes de la République (PIR), la députée de Paris est opposée à la loi de 2004 sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école. Dans le média anglais Counterfire, elle a écrit que depuis 20 ans, "le concept de laïcité inscrit dans la Constitution et la loi de 1905 ont principalement été utilisés contre les musulmans". Le mouvement Ensemble, affilié à LFI (la députée Clémentine Autain en est membre), se dit lui favorable à l'abrogation de la loi de 2004. Bref, si la ligne laïque a le dessus en matière de programme à LFI, plusieurs cadres défendent des convictions à l'opposé.
Lire aussi
"L'Emission politique" : Jean-Luc Mélenchon ne veut décidément pas voir de problème Obono
De surcroît, les dernières semaines ont indiqué que la voix du camp communautariste portait davantage à LFI que durant la présidentielle. Un groupe de militants du 18e arrondissement de Paris, en pointe sur les sujets de laïcité a ainsi été exclu de la plateforme numérique de la France insoumise pour avoir organisé une réunion sur l'entrisme islamiste dans le milieu syndical. Dans leur courrier adressé à Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard, les membres du groupe dénoncent "la complaisance de la direction de la FI avec [des] groupes islamistes". Peu après leur exclusion, c'était au tour des cadres Djordje Kuzmanovic et François Cocq, aux positions notoirement laïques, d'être écartés de la liste LFI aux européennes. Le premier a pris la décision de quitter définitivement le mouvement. Dans une tribune à Marianne, il dénonce les choix stratégiques de LFI qui ont d'après lui laissé "s’installer une approche quasi communautariste, proche du modèle anglo-saxon et profondément contraire au républicanisme français".
...
Les thèses antilaïques méthodiquement démontées
Pour le neuvième cours, intitulé "Vive la laïcité", LFI a choisi de mettre en avant deux personnalités : Elliott Aubin, adjoint Insoumis à la mairie du 1er arrondissement de Lyon, ayant participé à la rédaction du chapitre laïcité du programme, est identifié comme comme un des défenseurs de la ligne républicaine au sein du mouvement. Surtout, l'essentiel du cours est effectué par Henri Peña-Ruiz, philosophe et écrivain, auteur du Dictionnaire amoureux de la laïcité - et par ailleurs contributeur hebdomadaire à Marianne. Pendant plus d'une heure, l'intellectuel s'est livré à une ardente défense de la laïcité mais s'est aussi employé à répondre à tous les arguments prononcés à son encontre… notamment à gauche, et à l'intérieur-même de LFI.
Combat contre une "collusion du religieux et du politique mortifère pour les libertés, mortifère pour l'égalité des êtres humains", défense de la liberté de conscience, de l'égalité des droits, interdiction de "tout privilège pour les religions, l'athéisme ou l'agnosticisme" : le début du cours fait dans le classique, et rappelle les bases du principe de laïcité. Mais très vite Henri Peña-Ruiz s'attaque à quelques "contre-sens" et "malentendus" colportés au sujet de la laïcité, n'hésitant pas à taper fort contre plusieurs thèses défendues dans le camp communautariste.
Première clarification, sur la notion d'islamophobie, très utilisée à gauche, que Peña-Ruiz s'emploie à démonter avec méthode : "Le mot islamophobie ne recouvre pas un délit, il recouvre, étymologiquement, le rejet de l'islam (...). Ce n'est pas un délit. Des croyants vont rejeter l'athéisme, on ne va pas les accuser de racisme pour ça. Il ne faut pas, comme le regrettait Charb, confondre le rejet d'une religion avec le racisme. Utilisons le terme racisme anti-musulman, ce sera clair, univoque, et non pas le mot 'islamophobie' qui est équivoque. Le racisme s'en prend aux personnes, pas aux doctrines. Il est invraisemblable qu'un obscurantisme ait pu faire passer le rejet d'une religion pour un acte de racisme." Un discours laïque offensif, inhabituel dans les rangs de LFI. L'auteur du Dictionnaire amoureux de la laïcité n'hésite d'ailleurs pas à livrer une position claire concernant le port du voile : "Les femmes qui veulent aller tête nue dans la rue pour montrer leurs cheveux et éventuellement séduire n'ont pas à être considérées a priori comme séductrices." En choisissant d'insister sur la pression exercée sur les femmes pour les forcer à se voiler, le philosophe se place aux antipodes de la rhétorique en vogue chez une bonne partie de la gauche, uniquement centrée sur la défense du hijab.
Deuxième mise au point d'importance : la loi de 2004 sur les signes religieux à l'école, ouvertement critiquée au sein de LFI et accusée par certains d'être une loi anti-musulmans. "Si on la lit bien, au lieu d'en dire n'importe quoi, on voit qu'elle concerne aussi bien la kippa, la croix charismatique que le voile. Alors qu'on arrête de dire que c'est une loi raciste et anti religieuse", cingle le philosophe. "D'autre part les enfants qui sont dans le processus éducatif ne sont pas encore maîtres de leur jugement, donc il est légitime qu'on les protège du prosélytisme religieux ou d'en faire des étendards d'une religion particulière." Ce sujet donne l'occasion à Peña-Ruiz de rappeler que "ce n'est pas parce que la laïcité pose des règles, des limites, et qu'elle distingue des lieux pour la neutralité vestimentaire qu'elle est anti-religieuse."
Piques à Danièle Obono et Ensemble
Suite de l'inventaire du philosophe, bien décidé à démolir une à une les théories du courant "décolonial" : l'assimilation du régime laïc républicain à un "racisme d'Etat". Un rapprochement que Peña-Ruiz juge "insensé", "invraisemblable". "La laïcité a été conquise à rebours de la tradition cléricale, catholico-centrée de l'Ancien Régime. Donc ce n'est pas un produit culturel qui serait propre à la culture de la France, comme certains le disent. (...) Les personnes qui disent cela et qui se prétendent par ailleurs progressistes devraient un petit peu réviser leurs concepts, et s'interroger sur ce qu'ils ou elles disent".
Tout le vocabulaire de la gauche racialiste y passe. La pratique de la non-mixité ? "Je suis très surpris que des gens progressistes parlent de commissions non-mixtes racialement. Utiliser le concept de races à propos des êtres humaines est complètement aberrant." La défense des "racisés" et la dénonciation d'une République universaliste "coloniale" ? "Cet universalisme qui est banni par certains au nom d'une identité culturelle 'racisée', il faut le défendre. Il n'a rien à voir avec le pseudo-universel colonialiste. Ce n'est pas parce que l'universel a été usurpé par les colonialistes qu'il serait colonialiste par essence." De quoi faire sérieusement tiquer Danièle Obono…
Lors de sa leçon, Henri Peña Ruiz s'en prend d'ailleurs frontalement à l'un des maîtres à penser de la gauche communautariste en matière de laïcité : Jean Baubérot, historien et sociologue défenseur d'une "laïcité inclusive". "Arrêtons avec l'idée qu'il y a plusieurs laïcités", peste de son côté Peña-Ruiz. "Quand je lis un livre qui s'appelle 'Les sept laïcités françaises' (écrit par Jean Baubérot, ndlr), je me précipite sur ce livre et je lis 'laïcité concordataire' : c'est un cercle carré (...). Quand on ajoute des adjectifs, quand on va chercher plusieurs laïcités, le but est toujours le même : invalider, relativiser un idéal." Dans un entretien à la revue Ballast accordé l'an dernier, Danièle Obono déclarait justement "préférer Jean Baubérot à Henri Peña-Ruiz", mais c'est au second que la France insoumise a décidé de donner tribune pour enseigner la laïcité à ses militants. Le signe que, malgré plusieurs signaux alarmants et une division interne évidente, le camp républicain n'a pas encore dit son dernier mot au sein du mouvement populiste de gauche.
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Au programme de L'Autre 20h ce soir, présenté par Rémi-Kenzo Pagès :
▶️ POINT FINANCIER
Comme promis, nous revenons vers vous pour faire un point hebdomadaire sur la situation financière du Média. Le nombre de socios, les dons,
les moyens de nous aider : on en parle dans ce point financier ! Avec Katerina Ryzhakova.
▶️ FACE CAM - PMA : POURQUOI ÇA BLOQUE
La PMA fait débat, à l'aube de la discussion sur la loi sur la bio éthique. Elle reste inaccessible en France aux femmes célibataires et lesbienne en couple. On a voulu comprendre pourquoi ça bloque encore ici avec Alice Coffin, membre très active de L'AJLGBT, l'asso des journalistes LGBT, entre beaucoup d'autres.
▶️ DANS LA GUEULE DU LOUP : LA LAÏCITÉ, LIBERTÉ OU SERVITUDE ?
A l’heure où toutes les religions veulent peser sur le politique, orienter les choix de société, entraver les libertés, à l’heure où certains politiques au plus haut niveau de l’état prêtent une oreille attentive aux exigences religieuses,
à l’heure où les communautarismes veulent s’imposer comme mode d’organisation et de pensée, la laïcité se trouve au cœur des priorités… La laïcité, trop contraignante pour certains, rempart pour d’autres… La Laïcité, Liberté ou servitude? C’est à cette question que DLGL pour son 6ème numéro tente de répondre, avec spécialistes, politiques de bords différents, UMP, Modem, FI, et questions sans concessions…
Animé par Jacques Cotta.
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