Les thématiques Environnement Développement durable
Le rapport global 2019 de l'IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, équivalent du GIEC pour la biodiversité) tire la sonnette d'alarme : effondrement de la biodiversité terrestre et marine, extinction des espèces, dégradation sans précédent des services rendus par les écosystèmes !
La biodiversité connait un déclin global et l'activité humaine en est la principale responsable. « La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier », alerte le nouveau et historique rapport de l'IPBES.
Il n'est pas trop tard mais la situation est telle qu'il est urgent d'agir !
Dans ce contexte, ce MOOC Biodiversité et changements globaux vous apporte des connaissances indispensables pour mieux comprendre en quoi la biodiversité est essentielle à l'existence humaine, les services qu'elle rend, en quoi il est indispensable de l'intégrer et de la conserver, les raisons pour lesquelles les peuples autochtones et locaux en sont les gardiens, et pour vous permettre de vous engager dans la protection de la biodiversité.
Cette nouvelle session fait suite à la session 1 proposée en 2017. Elle propose 6 nouvelles vidéos ainsi qu'une mise à jour de l'ensemble des activités pédagogiques.
Connu / https://twitter.com/OFBiodiversite/status/1245622712053018624
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Office français de la biodiversité @OFBiodiversite
Pendant le confinement vous pouvez participer au MOOC "Biodiversité et changements globaux" ! 📚
La formation se déroule en 3 semaines de cours (Effort estimé 2h30/semaine).
.#ConfinementJour17 #RestezChezVous #biodiversité #eLearning 👉
S'inscrire : https://fun-mooc.fr/courses/course-v1:uved+34006+session02/about
322 Ko France Université Numérique et 7 autres - 10:02 AM · 2 avr. 2020·
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Bernard Swynghedauw plaide dans cette présentation pour une écologie globale de la santé, cherchant notamment à mieux prendre en compte le microbiote dans les questions de santé publique. Il pose en filigrane la question de la capacité de l'homme à s'adapter à lui-même.
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Transcription :
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L'homme peut-il s'adapter à lui-même ?
- Les changements environnementaux actuels semblent bien irréversibles, ou en passe de le devenir, et le seul problème sérieux n'est pas de savoir si nous pourrons les réduire mais comment et j'usqu'où nous nous y adapterons.
- L'adaptation de l'homme ne peut qu'être planétaire et sous-entend un certain degré de gouvernance à ce niveau, elle doit prendre en compte un facteur déterminant :
LES INÉGALITÉS SOCIO-ÉCONOMIQUES ET CULTURELLES.
... (son) livre recommandé "Pour une écologie globale de la santé" => ACHETER (ou à tout le moins, lire) ACT
Ndlr : a PLPDLA, le contacter ACT
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La présentation à https://chaire-philo.fr/heriter-et-prendre-soin-dun-monde-en-train-de-se-defaire/ -> https://chaire-philo.fr/wp-content/uploads/2020/03/Pr%C3%A9sentation-Alexandre-Monnin.pdf à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?esXHeA dont
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- page 33 tech zombie / tech vivante ++
- page 35 « Techniques du naturer »
- p 38 n gérer l’anthropocène
- p 40 Hériter et prendre soin du monde organisé - Le projet Closing Worlds
- p 41 Fermer l'avenir
- P 42 INVESTISSEZ DANS LE DERNIER INVESTISSEMENT
Diego Landivar : diegolandivar@gmail.combat
Alexandre Monnin : aamonnz@gmail.com - p 44 Futuration / Défuturation
- p 45 Undesign
- p 46 Hériter : deux directions : de l'existant - de ce qui n'existe pas encore
- p 47 CLIENTS : soutenir les patrons effondrés ; accompagner les organisations qui planifient leurs fins ; des terrains à fermer
- p 48 Une enquête en cours
- p 49-53 SCÉNARIOS ET FONCTIONNALITÉS : TABLEAUX
- P 55-65 Les communs négatifs
- p 56 Définition proposée avec Lionel Maurel
- p 66-69 Communs négatifs et pharmaka (ndlr : =pharmakon ?)
- p 70 La « mutabilité des communs » - dimension conflictuelle
- p 71 Designer les communs négatifs ?
- p 72 Conclusion - Que faire ?
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Connue / https://twitter.com/aamonnz/status/1237819846601007104
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Conversation Alexandre Monnin @aamonnz
"mon intervention", au @LeCnam, le 26 février dernier, dans le cadre de la la chaire @hospiphilo
1/2 - 8:17 PM · 11 mars 2020·Twitter Web App
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Transcription : ... dualité ... effet rebond ... c'est maintenant qu'il faut arrêter d'émettre de l'énerge ... pas le moment de semer des graines ex la fusion ... temps qui dramatise la question de l'action. Comment atterrir, où atterrir ?
Le monde organisé selon SAP (Leader des logiciels de gestion de multinationale) est un cliché / hhenry Mintzberg théorie des organisations ; thibaut Le Texier. Nous sommes dans un monde d'entreprises.
le devenir organisation du monde. opposer les organisations aux institutions, ce n'est pas la même chose. institutions dégradées en organisations.En sortir. Replacer des enjeux cosmologiques. /design maintenir l'habitabilité du monde pour les humains ) LE projet. Couplage entre design et organisations. Principes organisateurs du monde par les orgas. Rodolphe Durand. Pierre Montebello. ... Le manager manipule le groupe humain pour une efficience. Alors que :
- bruno latour /système d'engendrement : ... l'agir avec pour aller vers le commun ...pluraliser la technique now tech zombie / tech vivante basée sur du renouvelable. /livre techniques du naturer ... worldmaking (la fabrique du monde) comme les champignons donc design non humain.
/anthropocène brèche cosmologique dans les organisations. les orgas produisent de la désorganisation. crise ontologique ... sciences de gestion, science fondamentale, mais anthrorpocentrée. un mond humain devenu inhumain. Socialité des agencements ... couper distinction humain/non humain. sources théologiques de l'orga !
Pr closing word : hériter, prendre soin du monde organisé. BPI -> bp de désinvestissement. /brexit : londres symbole de la mondialisation ; comment hériter de ses ruines ? défuturation produite / Le design .... /habitable ... /objets connectés innov d'il y a >30 ans arrivent en étant obsolètes ++ /objets riches en services => >>q d'énergie => objets pauvres en services !
/undesign design non progressiste : le soutenable ...ya des survivances du passé
/Hériter : de l'existant pour la désaffecteret la réaffecter ou atterrissage par paliers ; de ce qui n'existe pas encore. destauration ne pas faire advenir une idée devenue obsolète
/patrons effondrés accompagner pour planifer leur fin
imposer une planification écologique car ex une planète à 4°C est inassurable ; la décroissance devenue le principal horizon d'optimisation financière .../stations de ski déjà 168 désaffectées. c'est donc dès aujourd'hui.
ne plus opposer nature et culture. les alpes s'effondrent. fabr de ski se lance dans le streetware, secteur aussi affecté ! sic
/boussole stratégique pour les orgas dans l'anthropo
un monde à reprendre ; une finitude qui approche ; désinnovation/désinvestissement (divest)
Matrice Mc Kinsey révisée -> prendre en compte la réalité de l'anthropocène dans la grille de gestion actuelle
À l'opposé de SAP !
enquêtes, veilles sur des actions, proposer les leviers qui font défaut, inventer
/obsolescence programmer lutter ? si pas d'effets de bord
Un ordiphone ne sera jamais durable. numériser la carte vitale = injonction contradictoire.
Programmer l'obsolescence sans culpabiliser mais renoncer démocratiquement ex gilets jaunes / voiture
Les communs négatifs
politiquedescommuns.cc ++
être en rupture avec la vision bocolique
sols pollués, infrastructures en déserrence, rivières polluées etc
avoir typologie : vivre sans communautés de non usage ;réinterroger
vivre avec de nouvelles réalités ex terrils de loos en goère lieu de mémoire refuge de biodiversité exemple de redirection démocratique.
vivre avec autrement : naturer autrement, autres techniques ex hors antibiotiques /bactéries sinon tragédie du commun négatif
diplomatie pour vivre avec els bactéries
type de négativité ex immédiate déchets nucléaire
zones d'exclusion /pesticides / numérique
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mécanismes de compensation niet
/externalités les intégrer dans le fonctionnement quotidien
pharmaka de stiegler
poison/remède puissance curative ou destructive ambivalance de la tech socialisation suppose de la prescription
discutable : pb d'usage ex /pétrole trajectoire proliférante
pbt de prohiber un pharmakon ex le nucléaire
2 usages : se mithridatiser ; remède puis poison ; la logique du pharmakon a donc été celle du capital
darren dochux ? escatologie percer le sol libère la mort ex pétrole
Les communs sont aussi des uncommuns ex le numérique
dimensions conflictuelles => luttes
un design plus qu'humain
que faire ?
ouv master en sept 2020 faire discuter des gens de toutes disciplines ++
Blog : Sortons de l'âge des fossiles !
Sidérant. Il est proprement sidérant de voir avec quel désintérêt Emmanuel Macron et son gouvernement ont accueilli le récent rapport publié par le GIEC pour contenir le réchauffement à 1,5°C. Alors que les marches pour le climat ont été un succès, plusieurs défis vont devoir être relevés pour obtenir les décisions visionnaires et courageuses qui ne viennent pas et dont nous avons besoin.
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Revenons d'abord sur les dix enseignements à tirer de la séquence que nous venons de vivre, qui s'étend de l'été caniculaire à la publication du rapport du GIEC, en passant par la démission de Nicolas Hulot et l'ampleur – inédite – de la mobilisation citoyenne :
- le réchauffement climatique se conjugue au présent et ici, pas (uniquement) au futur et ailleurs ;
- il n'y a pas plus de sauveur de l'humanité que de solution miracle ;
- la stratégie des « petits pas » des pouvoirs publics ne fonctionne pas et elle est discréditée aux yeux de l'opinion ;
- il n'y a pas de politique climatique à la hauteur des enjeux dans un cadre néolibéral, productiviste, consumériste et croissantiste ;
- le sérieux a changé de camp : affirmer qu'il faut transformer profondément notre système économique et social ne fait plus sourire, c'est devenu un passage obligé ;
- la dissonance entre les discours des décideurs politiques et économiques, toujours plus verts, et leurs décisions, qui ne le sont que trop rarement, n'a jamais été si grande et si bien perçue par l'opinion publique ;
- contenir le réchauffement climatique en-deçà de 1,5°C est encore possible au prix de « profondes réductions d'émissions dans tous les secteurs » ;
- si les impacts sur les milieux naturels et les populations varient fortement entre 1,5°C et 2°C de réchauffement, les solutions à mettre en œuvre sont identiques ; seule l'intensité et la rapidité d'application varient (autrement dit, quand on rate son arrêt de bus, on n'attend pas le terminus pour descendre, mais on descend à l'arrêt suivant)
- nous sommes bien plus nombreux à être prêts à nous mobiliser durablement et avec détermination que beaucoup d'observateurs ne l'affirmaient ;
- la participation aux manifestations et l'intérêt observé sur les réseaux sociaux se transcrivent dans une très forte demande d'actions et mobilisations concrètes, allant de la généralisation des petits gestes individuels à des actions plus engagées de désobéissance civile ;
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ni l'ONU, ni l'UE – incapable de revoir ses objectifs climatiques à la hausse – ni Emmanuel Macron ne vont se saisir du rapport du GIEC pour proposer un plan d'urgence pour le climat. Autrement dit, les superbes manifestations des 8 septembre et 13 octobre ne suffiront pas pour obtenir les décisions visionnaires et courageuses dont nous avons besoin. Un rapport de force autrement plus puissant est nécessaire. Il en découle trois défis majeurs pour toutes celles et ceux convaincus de l'urgence à agir.
Un défi stratégique
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Un défi organisationnel
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Pour débloquer, nourrir et déployer la transition écologique, nous avons besoin de tout autre chose. Par exemple, aucune organisation n'est outillée pour former et encadrer les centaines de milliers de personnes nécessaires afin d'insuffler des mobilisations et pratiques de transition, du local au global, en milieu rural et urbain, dans les entreprises et les institutions, etc. C'est pourtant décisif pour la suite.
Un mouvement citoyen ne peut perdurer dans le temps, se renforcer et s'étendre au plus profond de la société qu'en étant porteur d'un récit qui fait sens, dessinant un futur à la fois viable et enviable, en un mot désirable. En l'occurrence, il doit ici être capable de susciter un niveau d'engagement individuel et collectif rarement atteint dans l'histoire de l'humanité. Transformer les soubassements énergétiques de notre formidable machine à réchauffer la planète qu'est l'économie mondiale n'est pas une mince affaire : se limiter à la mobilisation de savoirs techniques ou à la juxtaposition de dates de mobilisation et de campagnes à mener, aussi essentiels soient-ils, ne sont pas suffisants pour donner du sens à la transition désirée.
Une partie de cet immense défi consiste à donner du sens à l'engagement de chacun.e. On le voit quotidiennement : beaucoup s'engagent aujourd'hui après avoir changé leur mode alimentaire (bio, local, réduction de sa consommation, etc) ou leur pratique quotidienne (se déplacer en vélo, etc). Loin d'être un frein à l'engagement collectif, ces actions individuelles peuvent en être un des moteurs. Pendant longtemps, on a opposé les engagements individuels aux engagements collectifs, les premiers étant supposés naïfs et insuffisants d'un côté quand les seconds étaient jugés illusoires et déconnectés de la réalité des gens. De ce point de vue, nous avons beaucoup à apprendre du mouvement féministe, de son histoire, de ses victoires et de ses échecs, pour réarticuler avec sérénité et détermination, plutôt que les opposer, les petits gestes de la vie quotidienne avec les mobilisations collectives.
Autre enjeu politique majeur jusqu'ici insuffisamment pris en charge par le mouvement climat ainsi que par les ONG et associations engagées : qu'à termes, nos manifestations pour le climat soient bien plus diversifiées d'un point de vue social. Ce n'est pas qu'un vœu pieux. La Marche pour le climat organisée à New York en 2014, qui a réuni plus de 400 000 personnes, était composé majoritairement de communautés noires, latino et indigènes, notamment impactées pas des projets nocifs dans leurs quartiers ou sur leurs territoires. Ce travail a été entrepris en France en amont de la COP21 en vue de la grande manifestation qui a finalement été interdite par François Hollande. Il est urgent de le reprendre : les populations les plus affectées – et les moins outillées pour y faire face – par les pollutions et le mal-développement doivent être au cœur de cette stratégie politique et nous devons collectivement nous atteler à mieux identifier les inégalités environnementales dans notre pays, pour mieux les combattre.
Marche pour le climat - septembre 2014 - New-York Marche pour le climat - septembre 2014 - New-York
Dernier aspect de ce défi politique : l'articulation du local et du global.
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« Si nous ne faisons pas l'impossible, nous devrons faire face à l'impensable ! », écrivait Murray Bookchin en 1982, dans The Ecology of freedom. Chaque jour qui passe renforce cette exigence.
Maxime Combes, économiste et auteur de Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition, Seuil, Anthropocène, 2015.
Parents & enfants
L’enfer est issu de l’accouplement d’un espace de co-working et de Montessori... à New York
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La part la plus innovante, la plus disruptive, la plus effrayante, c’est que les élèves seront encadrés par des entrepreneurs qui louent des locaux chez WeWork et qui les encourageront à créer leur propre entreprise. On parle d’enfants de moins de 11 ans.
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J’hésite entre ubérisation et macdonisation pour en parler. En gros, vous êtes ce parent qui doit souvent partir en voyage. Eh bien partout, il y aura la même école WeGrow.
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En gros, les parents qui doivent voyager pour des raisons professionnelles pourront se déplacer avec leurs enfants et les transférer d’un WeGrow à un autre, aussi facilement que l'on branche un ordi. Comme on sait que à peu près partout dans le monde, on peut manger un McDo, on pourra coller son gamin dans son école pour un jour, une semaine ou plus. Parce qu’être citoyen du monde, c’est aussi ça.
Ce texte est paru dans la newsletter hebdomadaire de Titiou Lecoq.
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- économie
- résistance
- communs
- globaia.org
L'universitaire américain Yochai Benkler fait partie de ces intellectuels qui pensent l'impact d'Internet sur nos sociétés depuis les années 1990. Le professeur d'études juridiques entrepreneuriales à Harvard est aujourd'hui membre d'une commission lancée le 11 septembre 2018 par l'ONG Reporters sans frontières et chargée de travailler à la rédaction d’une future « déclaration sur l’information et la démocratie ». Nous avons à cette occasion pu échanger avec l'auteur de The Wealth of Networks (La Richesse des Réseaux) autour de ses thèmatiques de prédilection : les communs, le rôle du domaine public informationnel et de la collaboration décentralisée dans l’innovation et la place de la liberté dans une économie et une société en réseau. Sans oublier de faire le point sur les évolutions récentes du Web, et ce qu'elles impliquent sur nos démocraties et nos sociétés.
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Des années 1970 jusqu'à la crise économique de 2008, que l'on subit encore, on avait une période de néolibéralisme à droite, accompagnée d'une croissance spectaculaire de l'individualisme à gauche. La combinaison des deux a mené à ce que j'appelle l'oligarchie pluraliste : un ensemble d'engagements à l'individualisme et au pluralisme aux côtés d'une liberté économique qui a conduit à l'émergence d'une oligarchie globalisée. Cela s'est effondré, et nous n'en avons pas perçu les implications jusqu'au mouvement Occupy.
À présent, le politique se situe entre deux tentatives concurrentes visant à remplacer cette oligarchie pluraliste. L'une est le nationalisme économique, et la montée de la droite incarnée par Trump. L'autre pourrait être ce que j'analyse comme les communs pragmatiques : l'idée de construire une économie qui est enchâssée dans la société. Une économie dans laquelle les entreprises seraient contraintes de respecter les individus, et de créer des relations de confiance en ayant un sens de notre destin commun. Tout ceci est contenu dans la notion de communs, qui rejette l'idée que tout est centré sur la propriété individuelle et atomisée et sur les échanges financiers.
Quand j'évoque les échecs cubiques, c'est de ça dont je parle. Pour moi, la gestion des communs ne peut s'envisager sans l'Etat et les entreprises. Et la suite à donner aux communs passe par l'alliance entre les communs ouverts et des communautés autonomes qui offriraient un complément aux systèmes fondés sur la propriété et le marché. Rien n'est binaire, mais nous allons devoir mettre une limite à l'autonomie des marchés afin que l'on ne se considère plus comme étrangers les uns aux autres, mais comme ayant un destin commun au sein d'un espace commun.
.#Société #Internet
Connu par
https://twitter.com/Calimaq/status/1039792056376471552
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Hervé Le Crosnier a retweeté
S.I.Lex @Calimaq 1 jil y a 1 jour
Très belle interview de Yochai Benkler, notamment ce qu'il dit sur la question des #Communs, très proche de la vision de @mbauwens sur les rapports Etat/Marché/Communs :
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intervenant à l’ENGAGE University, est un chercheur en biologie synthétique. Il est aujourd’hui un entrepreneur et un porte-parole reconnu pour la création d’écosystèmes scientifiques et d’innovation ouverts, inclusifs et collaboratifs, convaincu qu’il n’y a pas de monopole sur les grandes idées.
Nouveau projet, Just One Giant Lab (JOGL).
Il y a 7 ans, alors encore jeune chercheur académique en biologie synthétique, je montais un des premiers biohackerspaces au monde, La Paillasse, dans le but d’expérimenter sur ce que peut être un laboratoire ouvert de recherche à l’ère du numérique, du prototypage rapide et des communautés. Mon objectif n’a pas changé, mais alors que La Paillasse s’est révélée être une partie de la solution, sa capacité d’action reste locale. L’enjeu sur le long terme est de développer une véritable alternative ouverte et inclusive au modèle académique de la recherche, autant au niveau local que global, qu’elle soit créatrice de connaissance ou d’innovation.
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Toutes les avancées scientifiques et technologiques évoquées précédemment n’auront que peu d’effet positif si nos sociétés les encadrent mal et laissent peu de place à l’émancipation intellectuelle et civique.
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Le numérique a considérablement élargi les moyens d’émancipation intellectuelle et sociale à ceux qui le souhaitent. Associé à une capacité naturelle humaine à s’engager dans de la désobéissance civile, nous allons vers une société probablement plus instable mais plus alerte. Et cela tant que nous n’aurons pas implémenter des alternatives à nos modèles d’intégration, d’équité des chances, de gouvernance et de consommation non-durable de ressources naturelles. Notre monde est en mouvement, c’est suffisant pour espérer. Maintenant espérer ne suffit pas, il faut agir ! Et les moyens ne manquent pas.