De l’émergence de l’altérité au changement de représentation : tiers exclu et tiers inclus Théorie et pratique
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Comment se réalise une médiation ? Qu’exige le métier de médiateur?
Cet ouvrage revient à l’essentiel d’une pratique fondée sur une éthique claire et exigeante. Il s’attache à éclairer la « boîte noire » qui constitue le noyau actif de toute médiation fructueuse : le processus ternaire de médiation. L’auteur en présente les principes, leviers, méthodes.
Passage d’une logique conventionnelle (binaire) à une logique quantique (ternaire), du tiers exclu au tiers inclus, changement de représentation...
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Date de publication : 08/10/2026
Collection : Interfaces et transdisciplinarités
Élie Barnavi et Elias Sanbar dans le studio de la matinale de France Inter
Élie Barnavi et Elias Sanbar : "Nous sommes les fils d'une histoire que nous n'avons pas choisie"
Publié le lundi 20 avril 2026 à 08:21
20 min restantes
L'invité de 8h20 : le grand entretien
Par Simon Le Baron
Les invités du Grand Entretien de Simon Le Baron sont Élie Barnavi et Elias Sanbar, historiens, à l’occasion de la parution de leurs ouvrages respectifs "Dictionnaire amoureux d’Israël" et "Nouveau dictionnaire amoureux de la Palestine" (Plon).
Avec
- Élie Barnavi Professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel-Aviv, ancien ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, directeur du comité scientifique du Musée de l'Europe à Bruxelles
- Elias Sanbar Historien, poète, essayiste, traducteur
"Nous sommes les fils d'une histoire que nous n'avons pas choisie, qui nous a été imposée, que nous assumons", explique Élie Barnavi, lundi 20 avril, à propos de son parcours et de celui d'Elias Sanbar. Tous deux historiens et diplomates, l'un israélien, l'autre palestinien, ils se livrent dans un entretien croisé sur France Inter, à la veille d'une conférence communeOuverture dans un nouvel onglet au musée d'art et d'histoire du Judaïsme, à Paris. "C'est un exercice un peu mélancolique, oui, mais difficile, non, c'est-à-dire qu'on a l'habitude du dialogue et je ne vois pas que l'on puisse faire autrement", souligne Élie Barnavi, qui publie un Dictionnaire amoureux d'Israël (Plon) quand Elias Sanbar publie, lui, un Nouveau dictionnaire amoureux de la Palestine (Plon).
"Nous avons un combat commun pour essayer de gagner contre tous les fanatismes, contre tous les jusqu'au-boutisme, essayer de faire ensemble ce qu'il faut pour que la vie tout simplement soit possible", rappelle l'historien israélien. "Ce n'est pas parce qu'une idée, en ce qui nous concerne c'était le principe des deux États, ne s'applique pas qu'elle est fausse", affirme Elias Sanbar qui refuse "le reniement". Et l'ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l'Unesco d'ajouter : "Ce n'est pas le rapport de force qui fixe la justesse des aspirations politiques."
"Résistance intellectuelle"
Élie Barnavi revendique "une forme de résistance intellectuelle" face notamment aux responsables de son pays. "Il est difficile d'imaginer pire", selon lui, que le gouvernement mené par Benyamin Nétanyahou. Il appelle "un front qui ferait pression sur le gouvernement Nétanyahou ou celui qui viendra après, qui créerait en quelque sorte un cadre et qui, pour une fois, imposerait" la paix entre Israéliens et Palestiniens. "Sans contrainte, rien ne se fera, c'est-à-dire qu'il faut que la paix soit imposée", insiste l'ancien ambassadeur d'Israël en France.
À écouter
Elie Barnavi : "Si on n'arrête pas Benyamin Nétanhayou", "on se sera rendu coupable d'un crime contre l'humanité massif"
L'invité de 7h50
France Inter
10 min
Le mot "guerre" est l'une des seules entrées communes aux deux dictionnaires. "C'est indéniable que la guerre est là, c'est indéniable que ça va être beaucoup plus compliqué", souligne Elias Sanbar. "Si on me pose la question aujourd'hui, dans les 24 heures, c'est impraticable. Mais ça n'est pas fini et ce que nous souhaitons n'est pas faux, au contraire, ce qui vient de se passer est en train de prouver à quel point il n'y a pas d'autre solution qu'un voisinage", poursuit le diplomate qui a participé aux accords d'Oslo. Selon lui, ce voisinage "n'est pas une formule magique", mais "peut être la bonne voie vers la réconciliation". Il demande la mise en place de "mesures d'urgence" avec "l'arrêt immédiat des morts (...) des bombardements, des destructions".
Pour Elias Sanbar, il faut aussi mettre fin à la "complicité silencieuse terrifiante au niveau des États qui se lamentent, qui sont dans de bonnes intentions, mais qui ne font rien".
Références Conflit israélo-palestinien Conflits – Guerres Élie Barnavi Elias Sanbar Info Monde Proche et Moyen-Orient Palestine Israël
Tr.: ... pardon, réconciliation, tribal ...
Ndlr :
- explorent les possibles ? ACT
- AUSSI indexé à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?hwU5pg
David Weber @david_weber@mastodon.top
Norvège
Rupture de la médiation : Grève dans le secteur de l'hôtellerie-restauration
19 avr. 2026, 07:21
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Dernière modification par Jean-Luc Poitoux - il y a 2 ans • 1 attachment
Les travaux de recherche du COREM
Présentation du COREM
Le COREM est le COllectif de Recherche et d’Etude sur les pratiques de Médiation.
Dernière publication
Veuillez trouver ci joint le travail de réflexion sur le thème de
« Médiation, société et citoyenneté »
réalisé par le COREM - COllectif de Recherche et d’Etude sur les pratiques de Médiation - de Septembre 2023.
Merci pour votre retour.
2024-05-08-Le_Corem_prend_la_parole-Publication_issue_des_travaux_de_sep_2023.pdf
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Nous étions toutes les deux étudiantes en master de géographie, spécialisé en médiation territoriale, image et expérimentation. Notre rencontre s’est faite sur les bancs de la fac.
Dans le cadre de notre master, nous avons réalisé un film documentaire portant sur un quartier nommé Saige de la ville de Pessac. Ce projet consistait à explorer le paysage des tours à travers le regard et l’appropriation des habitants, ainsi que leur attachement à cette forme architecturale. Ce film documentaire a suscité un intérêt particulier, notamment de la part de notre commanditaire à Bordeaux Métropole et d’un bailleur social. C’est à ce moment-là que nous avons réalisé le potentiel du marché qui s’ouvrait à nous. Ainsi, le film documentaire est devenu un moyen alternatif pour dresser un diagnostic du territoire, offrant une alternative à l’écrit et permettant de transcender les formes traditionnelles de diagnostic et apporter du sensible.
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faciliter la co-construction d’un laboratoire d’innovation territorial. Cela impliquait la mise en place d’équipes composées d’habitants, d’élus et d’experts pour développer diverses initiatives telles qu’une épicerie solidaire, des jardins partagés, ou encore le développement du tourisme vert. L’objectif était de favoriser une véritable démocratie participative au sein de cette communauté, ainsi que de promouvoir un vignoble respectueux de l’environnement. C’est une des premières missions fondatrice de la première année d’ALGA. Ainsi, ces deux activités, d’une part l’accompagnement des citoyens et des acteurs politiques dans le développement du territoire, et d’autre part la création d’outils participatifs, tels que des documentaires réalisés dans des quartiers prioritaires, ont constitué nos deux pôles fondateurs. Notre entreprise est marquée par notre volonté constante de fusionner nos compétences dans tous nos projets. Cette synergie continue de caractériser notre travail aujourd’hui.
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collaborer sur un projet stimulant : l’animation et la médiation du projet urbain de Mérignac-Marne-Soleil.
Ce projet représente une transformation majeure pour la ville, passant d’une zone commerciale à un espace de proximité et de vie sociale. Notre rôle consiste à accompagner les habitants riverains du projet, les nouveaux habitants, les commerçants.
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la ville de demain doit être co-construite par et avec ses citoyens, qui doivent pouvoir s’impliquer activement dans la vie de leur communauté. Il est essentiel d’accompagner l’évolution d’une relation consumériste à l’espace urbain à un modèle où chaque citoyen devient un acteur à part entière. Nous aspirons à favoriser une approche plus participative de la vie urbaine, où chacun contribue à façonner son environnement.
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nécessité de créer de nouveaux espaces de rencontre entre les acteurs de la ville.
Il est aussi important d’appporter de l’hybridation entre acteurs privés et publics dans le développement urbain. Cette idée résonne avec notre propre pratique, notamment dans le cadre du projet de la fresque de la salle Saint-Maurice à Bègles, où différents partenaires collaborent pour revitaliser un espace public.
Nous croyons fermement en l’idée d’une responsabilité partagée dans la gestion de nos espaces communs, que ce soit par les habitants, les acteurs privés ou les pouvoirs publics. Il est crucial de réinvestir ces espaces avec un souci de solidarité et de justice sociale, en veillant à ce que toutes les populations soient prises en compte, y compris celles qui sont souvent marginalisées.
Il s’agit de donner la parole à toutes et tous, et non seulement à celles et ceux qui possèdent un capital social, culturel et financier. Cela signifie écouter des populations actuellement peu entendues par les politiques publiques.
Les populations en grande précarité ont le droit de vivre dans des environnements agréables et inclusifs, propices au vivre ensemble. La reconstruction des liens peut se faire lorsque chacun se tourne vers les autres et que les richesses sont redistribuées de manière équitable.
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L’une des principales difficultés de l’engagement citoyen réside dans la méconnaissance des actions en cours. Informer la population et lui accorder le temps nécessaire pour s’impliquer représente un défi de taille. Ainsi, je recommande à tous ceux qui souhaitent s’engager dans des projets de médiation territoriale et d’amélioration du cadre de vie de consulter des plateformes telles que « je-participe-gironde.fr » ainsi que le site du département de la Gironde. Ces plateformes répertorient toutes les actions de concertation en cours.
Par ailleurs, nous avons co-créé un groupe local de l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne (ICPC) à Bordeaux. Ce groupe rassemble des acteurs publics, des acteurs privés et des citoyens dans le but d’améliorer nos pratiques de concertation.
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Ndlr : voir aussi https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?searchterm=&searchtags=Institut_de_la_Concertation_et_de_la_Participation_Citoyenne-i-cpc-ICPC
Matthieu Brient @mbrient.bsky.social · 11 mois
"Une démocratie locale pour la santé" - retour sur les usages de la donnée pour faciliter l'action collective au service de la santé environnement et des politiques locales.
#data
Sylvain Lapoix @sylvainlapoix.bsky.social · 11 mois
Face à la #pollution dont les autorités sanitaires rechignent à évaluer les effets, des citoyen·nes s'organisent en instituts écocitoyens pour produire leurs données et renouveler par la #démocratie la #santé environnementale.
Un dossier @politis.fr que j'ai l'honneur de signer.
Une démocratie locale pour la santé
À l’heure où les régulateurs de l’environnement sont remis en cause au nom de l’économie, les instituts et les observatoires écocitoyens réinvestissent le vide d’information et de débat sur la santé e...
www.politis.fr
Sylvain Lapoix @sylvainlapoix.bsky.social
Je pense que la clef n'est pas tant l'accès à la #data en soi que la création de nouvelles métrologies citoyennes (sujet documenté notamment par Christelle Gramaglia) : la médiation permise par les instituts permet de produire des données suivant des critères différents de la science réglementaire.
17:33 · 17 avr. 2025
2 ont aimé
Matthieu Brient @mbrient.bsky.social · 11 mois
Complètement aligné ! La mise en capacité collective pour la production de données d'intérêt local et surtout de débat.
Ndlr : qu'est-ce que ça signifie concrètement ? ACT
Depuis octobre 2021, le diplôme universitaire "Dialogues - Médiation, interprétariat et migration" est proposé par l'Université Lumière Lyon 2 et l'Orspere-Samdarra.
L’interprétariat et la médiation sont deux leviers essentiels pour l’amélioration de l’accès aux soins, de l’accompagnement et de l’accueil des personnes concernées par la migration. Malgré cela, et les nombreuses compétences et qualités qui les caractérisent, les professions de médiateurs et d’interprète manquent encore aujourd’hui de reconnaissance.
Le DU Dialogues – Médiation, interprétariat et migration a été créé pour répondre aux besoins de formation et de valorisation des métiers d’interprétariat et de médiation dans l’accompagnement de personnes concernées par la migration. Le DU propose un parcours professionnalisant dans l’objectif d’apporter des connaissances et de développer les compétences nécessaires et spécifiques notamment dans les domaines du social, de la santé, de l’asile et du droit.
Le DU Dialogues propose des temps de formations qui abordent les différents domaines, champs théoriques et situations pratiques que rencontrent les interprètes et médiateurs en milieu social et médical. Le DU permet aux étudiants d’acquérir des compétences sur différents volets spécifiques à la pratique de l’interprétariat et la médiation, comme : les contextes migratoires, le droit et le cadre réglementaire, la santé (mentale et somatique), la posture professionnelle et les compétences linguistiques.
Le DU Dialogues est :
- un parcours professionnalisant pour des personnes qui souhaitent travailler dans les domaines l’interprétariat et de la médiation ;
- répond à une demande spécifique de formation pour les interprètes et les médiateurs en milieu social dans les domaines de la santé, du social et du droit ;
- vise à répondre aux besoins en interprétariat et en médiation professionnelle et au manque de formation autour de ces deux métiers en région Auvergne-Rhône-Alpes et sur le territoire national.
Responsables du DU :
- Responsable universitaire et pédagogique : Adeline Vasquez-Para (Université Lumière Lyon 2)
- Responsables pédagogiques et administratives : Ada-Luz Duque et Gwen Le Goff (Orspere-Samdarra)
Le DU Dialogues est partenaire du laboratoire Icar (CNRS, ENS Lyon).
En 2024-25, il a bénéficié du soutien financier de la Préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de Grand Lyon Métropole et de la Fondation Caritas France.
Les candidatures pour l’année 2025-2026 sont ouvertes
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Compétences développées
- Maîtriser les différents contextes migratoires, géopolitiques et sociétaux des publics en situation de migration et les différents domaines d’intervention (santé, juridique, social, asile…) pour proposer une médiation linguistique adaptée aux besoins des bénéficiaires (personnes en situation de migration et professionnels de l’accompagnement) ;
- Mobiliser et mettre en pratique des techniques d’interprétation de liaison adaptées aux besoins spécifiques des personnes en situation de migration dans chacun des domaines concernés : social, santé et juridique, asile ;
- selon le contexte d’intervention identifié pour proposer, en tant qu’interprète médiateur, un accompagnement ciblé aux besoins de chaque situation ;
- Mobiliser la notion d’interculturalité dans sa pratique d’interprète médiateur pour résoudre des situations complexes d’accompagnement et lever les incompréhensions (linguistiques, culturelles, religieuses, de genre, de représentations…).
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Petite philosophie pratique de la médiation, de François Jullien
Quand le conflit survient, comment dénouer ce qui bloque et rouvrir un avenir ?
« Sans doute pratiquons-nous la médiation depuis toujours. C’est là, par son besoin impérieux, l’un des plus vieux métiers du monde. Mais peut-être aussi la pratiquons-nous par pragmatisme, trop cantonnés dans l’empirisme, ou bien nous contentant de la bonne volonté qu’elle mobilise. Car savons-nous la penser suffisamment en elle-même, à la fois dans sa logique propre et son art d’opérer ? »
La médiation prend une importance croissante dans nos sociétés. Mais ne garde-t-elle pas un certain flou au dire des médiateurs eux-mêmes ? Qu’est-ce qui résiste donc, en elle, à notre pensée ? Ne sommes-nous pas mieux disposés à penser la figure du Juge qui « tranche » le procès de l’extérieur, de par sa seule autorité ? Plutôt que celle du Médiateur engageant un processus d’où puisse advenir le « dénouement » du conflit ?
Date de parution : 03/10/2025
On en parle
François Jullien donne des clés de compréhension et d’approche passionnantes, permettant dès lors d’aborder la notion de médiation avec un nouvel œil plus que nécessaire dans une période qui aurait besoin de plus d’écoute
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?fo9u2A
Publié le 9 janvier 2026
Jeudi 23 avril et vendredi 24 avril 2026
Le souhait de favoriser l’autonomie des personnes, le souci d’impartialité, ou la préférence pour des relations horizontales et coopératives sont autant de raison d’adopter une posture la moins directive possible. Cependant, la pression des objectifs à atteindre, les contraintes temporelles, les habitudes de fonctionnement installées depuis longtemps, ou encore l’accumulation du stress peuvent nous conduire à des comportements plus ou moins directifs. Trouver le dosage de non-directivité adapté à chaque type de situation suppose alors une conscience des enjeux liés à la situation, mais aussi une perception claire de son propre état émotionnel et des valeurs qui nous animent. Le stage proposera d’aider chacun à clarifier et enrichir sa posture professionnelle, afin de pouvoir mettre en œuvre de manière constructive une approche intégrant directivité et non-directivité dans un dosage choisi et adapté au contexte et aux objectifs visés.
Intervenant : Guillaume TIXIER est formateur en compétences relationnelles et coordinateur pédagogique à l’IFMAN-Méditerranée, Institut de Recherche et de Formation du Mouvement pour une Alternative Non violente, depuis 2001. Il est aussi médiateur et animateur de dispositifs participatifs (dialogue territorial). Il est l’auteur des ouvrages :
- Le théâtre-forum : Apprendre à réguler les conflits, Chronique Sociale, Lyon, 2010
- Doser la directivité : Pour une pratique nuancée des approches non-directives, Chronique Sociale, Lyon, janvier 2026
Public : Professionnels en contact avec le public, notamment formateurs médiateurs, avocats, travailleurs sociaux, psychologues, et/ou animant des formations en compétences relationnelles ou des groupes de parole.
Lieu : Puyricard, Pays d’Aix-en-Provence.
Dates : Deux journées : le jeudi 23 avril 2026 de 9h30 à 17h30 et le vendredi 24 avril 2026de 9h à 17h, soit 14 heures.
Objectifs:
- Comprendre les enjeux et limites des postures directives et non-directives,
- Utiliser des outils peu directifs et développer une posture la moins directive possible
- Apprendre à intégrer de manière constructive une part de directivité en médiation et dans sa démarche d’accompagnement, en évitant les dérives « autoritaires »
- Adapter le dosage de directivité en fonction des situations
Pré-requis : Aucun prérequis n’est nécessaire pour participer à cette formation.
Contenu :
- clarification du principe de non-directivité : ressorts communs de la non-directivité dans des contextes professionnels différents (médiation, accompagnement, coordination d’équipe,…)
- Avantages, inconvénients et limites de la directivité et de la non-directivité
- Directivité/non-directivité, prise de recul et régulation émotionnelle : stratégies pour anticiper et adapter sa posture
- Repères à prendre en compte pour choisir le dosage directivité/non-directivité
- Méthodes et outils de communication plus ou moins directifs ou non-directifs : écoute empathique, assertivité, régulation du dialogue, supports d’expression,…
- Méthodes et outils organisationnels plus ou moins directifs ou non-directifs : cadrages et recadrages, règles relationnelles, structuration des échanges, conduite de réunion, démarches participatives,…
Modalités pédagogiques :
Le stage associera en alternance :
- partage d’expérience entre les participants
- apports conceptuels et méthodologiques
- jeux de communication et exercices pratiques permettant l’intégration des éléments méthodologiques abordés
- études de cas et mises en situation sous forme de simulation d’entretien ou de réunion, notamment avec la méthode du théâtre-forum
- travail en sous-groupes pour un accompagnement de projets ou la préparation de situations à visée plus ou moins directive
Modalités d’évaluation
A partir de l’ajustement des objectifs avec les participants en début de session, des temps de régulation seront prévus :
- à la fin de chaque mise en situation, pour préciser les compétences et outils mis en œuvre dans celle-ci, et identifier les besoins complémentaires,
- à la fin de la 1ère journée, pour vérifier l’avancée des acquis et adapter éventuellement le programme du lendemain,
- lors du travail sur projet, l’appropriation des éléments abordés permettra d’identifier d’éventuelles insuffisances et la nécessité d’apports complémentaires.
- Le bilan final écrit et oral s’appuiera sur une auto-évaluation des acquis de chacun.
Inscriptions: télécharger ici le bulletin d’inscription ci-joint et le renvoyer à l’adresse indiquée au plus tard un mois avant le début de la session.
NB. Ce stage est organisé en collaboration avec notre partenaire Marianne Souquet, médiatrice et formatrice.
Ndlr : la notion de directivité me renvoie à une notion importante dans la posture du médiateur : la neutralité.
Pour ma part, j'invite le médiateur que je suis ou à l'occasion d'une formation, à maîtriser cette neutralité. Pour faire court : maîtriser le neutre...
Cf. TdM.
La vague ©Getty
Vivre enfin ! Avec François Jullien
Vendredi 9 janvier 2026
heure_Philo
Être en vie ne garantit pas que l'on sache vivre. Avec "Vivre enfin, édité chez Plon François Jullien ne nous propose pas des recettes pour « profiter de la vie », mais nous invite à apprendre, et surtout à décider de vivre, un choix à l’origine de tout commencement.
Avec François Jullien, philosophe, helléniste et sinologue, professeur à l'université Paris-Diderot et titulaire de la Chaire sur l’altérité au Collège d’Etudes mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme
... La vie nous est donnée, mais le vivre, lui, n’est jamais acquis. Est-ce que vivre s'apprend ? Comment penser ce rapport à ce que nous sommes le plus originairement : des vivants ? Qui ne s’est jamais réveillé un matin en se demandant : est-ce que je vis vraiment ? Suis-je passé à côté ? Qu’attends-je pour vivre enfin ? À la manière de Montaigne, François Jullien nous invite à nous arrêter, parfois même au cœur de la nuit, pour éprouver ce que vivre signifie.
Plutôt que d’élaborer une théorie abstraite sur la vie, le philosophe s'intéresse au verbe "vivre", qui implique davantage le mouvement. Pour cela, il part de nos existences ordinaires afin d’ouvrir de nouveaux possibles sur notre manière d’exister, ici et maintenant. La question n’est donc pas "Qu’est-ce que vivre ?" mais "Comment vivre ?" Le vivre ne se donne pas comme une expérience que l’on pourrait observer de l’extérieur ; on y est jeté comme dans des vagues. Comment, dès lors, s’arrêter un instant au cœur du mouvement pour saisir ce qui se vit ? Peut-on être sans cesse emporté par la vie ou faut-il, à un moment faire un pas de côté ? Il s’agit de ce "saut risqué" dans l’abstrait que François Jullien nous invite à tenter.
Cet essai édité chez Plon, vise à "repossibiliser" la vie, à lui redonner de l’espace. Il se lit comme un manifeste où l’aspiration à vivre est un défi sans cesse relancé. Ces questionnements sont au cœur de l’œuvre de François Jullien depuis plus de dix ouvrages. François Julien est aussi l'auteur de "La transparence du matin "édité aux Editions de l'Observatoire, "Puissance du pensif ou Comment pense la littérature" chez Actes Sud, "Revoir. Aux Amis des musées" et "Dénouer. Petite philosophie pratique de la médiation" chez Rue de l'Echiquier.
Programmation : David Bowie : "Life on Mars" et Gaetan Roussel : "Ta part"
À écouter
Vivre et mourir avec André Comte-Sponville et Francis Wolff
L'Heure philo
49 min
Clés : Sciences et Savoirs Arts et Divertissement Philosophie Livres Essais – Livres d'art Idées François Jullien
L'équipe
- Patricia Martin Journaliste, critique littéraire et productrice chez France Inter
Lilian Alleaume Réalisation
Chantal Le Montagner Chargé(e) de programme
Ethel Alzial Attaché(e) de production
Tr.: ... nous écarte du marché du bonheur ... la vraie vie ... le contraire de la mort, être en vie. Et il y a le vivant avec son contraire, la non-vie ... illusion qu'on vit, mais enlisé ... l'important n'est pas de vivre, mais de bien vivre ... La vie est un indifférent ... réthorique, dialectique ... je m'écarte de "la vie bonne" ... on s'écarte du bonheur, du bien vivre ... autre exigence de vraiment vivre ... pas simplement moral ... répondre à cette exigence du vivre en nous ... le vital est le fait d'être en vie ... le vivant est la capacité de faire émerger la vie qui est en nous ... exigence d'être dans cette capacité de vivre, ne pas être dans une pseudo vie ... entre pensée chinoise et européenne ... helléniste et sinologue ... mettre en vis-à-vis ces pensées pour y réfléchir l'une par l'autre ... ouvrir l'horizon de pensée ... s'est déporté sur vivre / la pensée de l'être ... en Chine, il n'y a pas d’anthologie ... le verbe être ne se dit pas en chinois, c'est radical ... a pensé le vivre, tournant dans ma réflexion ... vivre est peut-être ce qu'on peut le moins saisir par des concepts, outil même de la philosophie ... comment essayer de penser vivre ... distinction du vital et du vivant ... la pensée de l'inoui, de l'intime, de l'incommensurable ... la transparence du matin ... saisir ce qui résiste le plus aux concepts ... une abstraction qui ne nous détache pas de l'existance, qui soit une sorte de condensateur de l'expérience. Le concept passe par une abstraction, on décolle mais il faut réatterrir un peu plus loin ! Et penser le concept comme un intensificateur d'expérience qui puisse changer la vie, ambition de la philosophie. ... le bonheur renvoie à l'idée de satisfaction. On sait bien qu'il n'y en a pas ... c'est superficiel, image de contentement qui n'est pas vraiment sérieuse, non seulement parce que ce qui nous promet en l'homme c'est qu'on ne satisfait pas de la satisfaction ! ... penser la vraie vie par distinction avec cette image du bonheur à laquelle on est accolé, je ne sais pas pourquoi. ... l'usage de la vie, qu'est-ce que j'en fais ? Question essentielle, radicale. ... vivre vraiment ou se contenter d'une pseudo vie ... on est dans une tension entre une vie dans laquelle on est et une vie à laquelle on n'accède pas. À la fois condition de toutes les conditions et aspiration de toutes les aspirations. C'est ça qui met en tension de vivre.Et vivre, c'est être dans cette tension. J'essaie de faire sur un plan conceptuel, c'est de penser des concepts qui soient des intensificateurs d'expérience. Ce qui menace la vie, c'est le rabattement dans la non vie, la pseudo vie ... la vie dépouille la vie ... la vie ne vit pas. C'est donc la non-vie qui est notre pb. Cela dégage de ces banalités sur le bonheur ... ça ne porte pas effectivement à vivre. ... le vital et le vivant ... au moment de la pandémie COVID, on a rabattu sur le vital pour rester en vie ... les grecs ont fait le travail ... il y a 3 mots : bios, c'est la vie morale et politique, celle dont parle Platon etc ... psychée, c'est le souffle vital qui sort de nous quand on meurt. Et Zoé, la vie vivante d'Aristote déjà la vie de Dieu et dans l'évangile de Jean "qui est attaché à sa vie la perd". En grec il y a 2 mots : il faudrait une note de bas de page pour dire que ce n'est pas le vie qui est en question. Ya d'une part le vital qui est d'être en vie et la source intarissable de vie, le vivant.Et l'épisode de la Samaritaine, c'est justement de passer du vital de l'eau qu'il faut boire pour ne pas mourir, à cette eau qui ne cesse de jaillir. Et qui est cette eau, non pas symbolique, ... mais qui est cette eau intarissable de capacité à effectivement vivre. Inépuisable ... Donc au fond, ça change les choses de sortir du contexte bonheur/malheur ... l'être en vie et le VRAIMENT vivre ... c'était au début un rabattement nécessaire de s'occuper du vital de la vie. Mals elle ne s'y limite pas. Il y a à penser qu'est-ce que c'est que d'être effectivement en vie, nettement vivant. Et je crois que c'est notre occupation la plus légitime, la plus nécessaire. Et qu'elle nous débarrasse des thématiques trop faciles du bonheur, de la satisfaction ... la littérature, la peinture, la poésie, l'art en général. Pour Gilles Deleuze, c'est une forme de résistance ... il n'y a pas d'art qui soit une libération d'une puissance de vie ... l'art consiste à libérer la vie que l'homme a emprisonné ... l'artiste est celui qui libère une vie. Oui on essaye de rabattre la vie. ... émonder un arbre pour lui donner de la puissance ... Vivre, c'est résister à cela. ... La vie ne cesse de se résigner. Se dérésigner, c'est faire apparaître le vivant de la vie. Une ne cesse de s'enliser. Se désenliser, c'est ça faire émerger le vivant de la vie. ... le portable ... désaliéner sa vie ... résister à ce qui m'empêche de vivre. Se désenliser, se dérésigner, se désaliéner, porte sa capacité de vivre ... L'art a vocation à défaire ce rabattement qui ne cesse de peser sur la vie. ... Vivre, c'est s'opposer à tout ce qui vient rabattre la vie. ... résistance, révolte ... se méfie de ces affects. Se désenliser est une opération à sens contraire de ce à quoi on est soumis ou condamné ... résignation. Donc c'est pour éviter une image plate de la vie ... dire non à tout ce qui vient recouvrir ma vie. C'est l'opération même de la philosophie. ... L'amour ... Aragon ... la possibilité ou non du couple ... passer par l'autre pour trouver quelque chose ... ni l'étouffer, ni s'étouffer soi-même ... nous détacher de ces lieux-communs ... entre l'amour don de soi et l'amour possession de l'autre - l'eros - quoi de commun ? ... résister à l'enferment dans des mots ... donc faire un écart ... l'atavisme de Nietzsche ... se décaler, s'écarter ... 2 concepts : l'intime et l'extime ... le plus profond du profond de moi ... une présence de l'autre partagée ... c'est pas l'intimité ni l'intimisme. L'intimité est déjà un état. Lever la frontière avec l'autre ... abstraire l'autre des rapports de forces qui font le monde ... être en l'autre, c'est l'intime ... Au plus profond de moi, je peux être en même temps en toi ... IL Y A DE LA CONSCIENCE PARTAGÉE ... Penser aussi que l'amour peut être un enfermement, donc l'extime ! Remettre un écart entre l'autre et soi pour l'autre ne soit pas assimilé par soi, approprié par soi, mais on retrouve un dehors qui fasse qu'on le rencontre encore. ... À la fois arriver à ce partage des consciences et en même temps ne pas rabattre l'autre par une sorte d'appropriation où l'émergence de l'autre disparaît. D'où dé??? coupler les deux, l'intime et l'extime. À la fois ... secouer de temps en temps ... l'autre retrouve une distance qui fait qu'il peut à nouveau être rencontré. Le drame de l'amour fait qu'on passe de la rencontre à la relation. ... amour fusionnel ... il faut qu'il reste l'autre sinon comment le désirer ? il faut un écart ... la ruse de la vie, c'est à la fois de pouvoir ouvrir un dedans partagé entre l'autre et soi, et en même temps réintroduire un écart qui fasse que l'autre existe comme autre et qu'on puisse à nouveau le rencontrer. Une rencontre continue ... si on ne dit pas couple, on dit compagnon, sinon, c'est acquis, une sorte de rangement de la vie. Et ça c'est mortel. ... Nicolas Bouvier ... le voyage, une façon de vivre plus intense et plus lyrique ... un catalyseur ... on devient plus vulnérable, plus mobile, on est obligé de s'engager chaque jour. On est beaucoup plus réceptif et on est mieux à même de faire le point aussi. C'est-à-dire d'éprouver les choses par rapport à soi et non pas par rapport au milieu qui vous abrite et au cadre qui vous détermine.
... voyager, c'est introduire de l'écart dans sa vie. Un écart de conduite, de langage, négativement. ... découvre d'autres possibles. ... de façon à se déporter de soi ... pour remettre en tension. Ouvrir une distance mais qui maintient en regard. Et donc, quand on voyage, on s'écarte sans oublier ce dont on s'est écarté. C'est cette tension qui fait vivre. Voyager fait décohencider. ... faire réémerger cette exigence qu'on réapparaît. Les vacances, c'est pas ne rien faire. Ça remet en tension sa vie. ... être dans l'entre-deux, dans la tension de cet écart. ...
sous-titre "petite flèche". /médiation ça devient peu important??? aujourd'hui dans la société. ... de terrain, qui aille sur le terrain des autres ... être utile conceptuellement pour éclairer ces expériences ... j'ai mis la médiation en rapport avec certains concepts de mon travail, par exemple celui de potentiel de situation, au fond, non pas projeter un plan mais voir quel est le potentiel de la situation dans laquelle on est. Le médiateur, c'est ce qu'il fait. Il ne commence pas par faire le plan de la médiation qu'il va essayer de faire avancer mais qu'est-ce qui peut être porteur dans la situation pour m'aider à opérer cette médiation ?
De même, ce qui me paraît important c'est de distinguer la figure du médiateur de celle du juge qui est la grande figure que l'on a pensé dans la civilisation européenne. Avec la vérité, le juste milieu, tout cela qui fait l'impartialité. Il me semble que le médiateur doit être détaché de cette figure là parce qu'il pense non pas que son enjeu n'est pas vraiment la vérité mais la viabilité. Et rendre viable ... Là je me reporte à la notion chinoise de voie comme étant la voie non pas qui conduit vers quelque part, mais plus viable, par où ça passe. Si c'est vivable. Tao ... Et puis penser ce qui revient tout le temps en France - le compromis - comme étant l'ultime figure de la politique. Comme si c'était ce qu'on devait vraiment promouvoir en France... Le compromis, c'est FAIBLE. C'est couper la poire en deux, mettre de l'eau dans son vin, cette sorte de "chacun s'arrête à mi-distance". Mais ça reste des rapports de force. Et finalement, est-ce que c'est une politique, le compromis ? Un peu de ceci, un peu de cela... Il faut penser quelque chose de beaucoup plus exigeant, le concept n'est pas de moi : c'est le COMPOSSIBLE. Passer du compromis au compossible. ... Le compromis reste dans les rapports de force. On le voit bien aujourd'hui à l'international. Que ce soit entre Israël et Gaza. On est arrivé à un compromis comme si c'était résolu. Non car les rapports de forces changent et le compromis va sauter. Remis en question voire oublié. Donc penser la compossibilité. C'est la véritable exigence du médiateur. Ça devrait être aussi celle de la France d'aujourd'hui puisqu'il n'y a pas de majorité pour gouverner.
Qui est donc de faire en sorte qu'une véritable possibilité s'ouvre ET pour l'un ET pour l'autre. Donc qu'on s'extraie du rapport de forces immédiat pour retrouver une logique de possibilité partagée.
Pour moi, l'ÉDIT DE NANTES, ça a été ça... L'europe de la seconde guerre mondiale. Ça a été ouvrir du compossible. On a vu à quel point les nationalismes s'entre-tuaient. Donc s'écarter de ce qui a précédé pour RE POSSIBILISER l'histoire. À partir de ce que j'ai appelé "potentiel de situation". ...
Donc il faut là aussi être vigilant. On est trop dans des mots maintenant qui sont des mots qui semblent indispensables à la pensée - ou plutôt qui ne pensent plus - résilience, compromis, enfin tous ces mots qui au fond nous enferment dans une sorte de faux débat. On dit on débat. Mais en fait on ne débat pas. On débat à l'intérieur de ces mots là. Il me semble que la philosophie doit avoir cette exigence justement de se demander "qu'est-ce qu'on pense avec ces mots ?" Et si on ne pense pas avec eux, d'en changer. Et d'essayer ce que j'ai essayé de faire en passant de compromis à compossible. C'est de passer d'un mot qui ne signifie plus rien - au mieux, un peu de bonne intention. Mais qui rate l'essentiel qui est la tâche d'un homme politique: trouver par où l'histoire peut passer... Donc il y a cette logique qu'il faut retrouver qui est celle sans doute d'être rabattue pour REPOSSIBILISER notre vie. Et repossibiliser la politique. C'est ça qui me paraît essentiel. C'est pas les rêves et la réalité ... c'est s'écarter de ce qui s'enlise, se perd dans notre vie comme dans la vie politique pour relancer ce que j'ai appelé décohencider pour repossibiliser la pensée et la société.
...
Difficile d'être philosophe ? Ça l'est de plus en plus ... mais de plus en plus nécessaire pour la société parce qu'on est dans un régime d'opinion. Et philosopher, les grecs l'ont dit - c'est le grand thème de Platon - c'est s'écarter de l'opinion. Non pas l'oublier ou l'effacer mais ouvrir un écart par rapport à l'opinion en décohencidant de façon à ne pas être enlisé dans l'opinion. Et donc de faire travailler la pensée.
Aujourd'hui, le rythme de l'opinion est de plus en plus consistant - les médias y contribuent aussi - et donc de faire sujet une interrogation qui se déphase de tout ce qu'a ... ce par quoi l'opinion nous enferme. Est de plus en plus difficile à secouer ... Tous les termes sont des mots cohencidants qui sont résilience, tous ces mots là, font que on ne débat que dans le débattable. Et en fait, qu'est-ce qui reste non débattu dans nos débats ? Et je crois que c'est le rôle de la philosophie de faire émerger ce qu'on ne pense pas ... Ce qu'on ne pense pas à penser. C'est ça qui est l'enjeu. ... difficile car le rythme de l'opinion est dominant, le marché est dominant. Les livres sont de plus en plus des produits de marché y compris ceux de philo ... On en demande de la vente immédiate. C'est pas de la réflexion, ni de la pensée. ... La situation est critique et il est de plus en plus difficile de philosopher et donc il est de plus en plus nécessaire de le faire.
Marie Tout Court, fondatrice du projet "Je me fais la belle". ©Radio France - Dorothée Barba
Je me fais la belle : des chansons-hommages pour accompagner les personnes en fin de vie - Jeudi 4 décembre 2025 / Carnets de campagne | France Inter
La chanteuse Marie Tout Court accompagne les personnes en fin de vie et leur entourage, sur prescription des soignants d'une unité de soins palliatifs en Franche-Comté. Ses chansons sont une démarche poétique pour offrir un dernier témoignage, au cœur du parcours de soins.
Tout devrait toujours se terminer par une chanson. Y compris la vie ! Voici une initiative singulière et très émouvante, proposée par une chanteuse. Marie Tout Court propose aux personnes malades ou en fin de vie de créer, avec eux, une chanson originale : une chanson-hommage qui sera ensuite jouée aux obsèques ou transmise à leurs proches, leurs enfants, leurs conjoints. L'artiste travaille avec l'unité de soins palliatifs de l'hôpital Nord Franche-Comté, à Trévenans (Territoire de Belfort)**.
Marie Tout Court, fondatrice du projet Je me fais la belle, est notre invitée.
► Pour contacter Marie, la soutenir et lui proposer votre aide sur la communication du projet : marie.tout.court75@gmail.com
*Clés : Société Musiques – Actualité musicale Chanson française Associations – ONG
L'équipe Dorothée Barba
Ndlr : très beau projet de médiation avec comme vecteur l'écriture et la chanson. Valoriser et Contacter ACT
Connu / l'appel d'Angers
1 membre 1 événement 2 publications - 18/6/25 / Gestionnaire(s) du groupe Jean-Luc Poitoux
Militant Greenpeace Poitiers et Copilote • Médiation pour Tous
La médiation de l'urgence intègre l'urgence climatique, écologique, politique.
Les êtres humains ont généré un changement d'ère géologique... Cet événement inédit dans l'histoire humaine nécessite une prise en considération singulière.
Les scientifiques l'ont baptisée "ANTHROPOCÈNE". D'autres "CAPITALOCÈNE" pour signifier qu'elle s'inscrit dans une lutte des classes. Car la richesse a tendance à émettre massivement des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, de l'effondrement de la biodiversité, de la raréfaction des matières et de l'énergie, de l'amplification des phénomènes météorologiques extrêmes destructeurs.
Ce capitalisme financiarisé se heurte aux limites planétaires... Ses acteurs cessent-ils de consommer les ressources pour autant ? En aucune manière. Une période réactionnaire s'est ouverte avec le retour de régimes autoritaires, autoritaristes, voire fascistes. De Macron à Trump en passant par Orban, Poutine, Xi Jinping, Javier Milei et consorts, les variantes ne manquent pas... Conforter la puissance financière ou mourir serait-il leur crédo ?
Face à ce changement de paradigme, la citation de Gramsci -intellectuel et dirigeant politique italien du début du XXème siècle- n'en est que plus d'actualité :
« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».
La médiation peut-elle aider à faire accoucher un monde qui aura su préserver le vivant sur la terre ? C'est notre intime conviction. Si vous la partagez, rejoignez-nous !
Tags du groupe
Biodiversité ; Changement climatique ; Géopolitique ; Indépendance politique ; Capitalisme
Capitalisme ; Catastrophes climatiques ; Climat ; Conflit ; Démocratie ; Derèglement climatique ; Dignité humaine ; Droits humains ; Economie ; Effondrement ; Égalité des droits ; Energies fossiles ;Energies renouvelables ; Espèces en voie de disparition ; Etat d'urgence ; Extrême droite ; Finance ; Forêt
La Boussole accueille un public invisibilisé, les personnes étrangères en situation précaire, pour les orienter et les accompagner dans leur parcours en santé.
À travers son programme de médiation en santé, l’équipe de Médecins du Monde à Angoulême joue le rôle de trait d’union entre les personnes étrangères précarisées et d’autres structures médicales, face à des politiques publiques restrictives.
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lieu de ressource et de répit pour les demandeurs d’asile, ceux et celles qui n’ont pas de titre de séjour ou encore les mineurs non accompagnés, qui représentent environ un tiers de notre file active, détaille Amélie Trimoulet, coordinatrice du programme
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un désert médical où les médecins généralistes ne prennent plus de nouveaux patients et où les consultations qui acceptent les dossiers AME se trouvent souvent à plus de 50 kilomètres
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Maëlis Nivet, médiatrice en santé
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La santé mentale revient comme un fil rouge ... dans l’écoute et la bienveillance ...
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Amélie Trimoulet. Pour la coordinatrice, les volets prioritaires à développer sont l’accès à l’interprétariat, la reconnaissance des spécificités des mineurs non accompagnés et une meilleure information autour de l’AME, un dispositif dans le viseur du gouvernement. « Nous avons réussi à consolider un réseau très solidaire autour des personnes étrangères précaires à Angoulême. Une page se tourne mais le combat continue. »
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Bernadette Imbert, Infirmière hospitalière à la retraite, bénévole depuis sept ans
... que les personnes se sentent en sécurité et écoutées ...
Publié le 27 février 2025 par Lettre des Médiations
sous
médiation, courants, logiques, Théorie de la médiation
« Dans le monde dynamique et complexe de la résolution des conflits, la médiation narrative offre une approche rafraîchissante et transformatrice, mettant en évidence le pouvoir des histoires dans la manière dont nous comprenons les conflits et les résolvons. Cette approche se distingue des méthodes traditionnelles de médiation, qui privilégient souvent la résolution de problèmes par la négociation des intérêts. La médiation narrative, quant à elle, plonge profondément dans les histoires et le langage que les individus utilisent pour décrire leurs conflits, reconnaissant que ces récits jouent un rôle central dans la manière dont les gens abordent le conflit et comment ils le résolvent. En se concentrant sur ces histoires, la médiation narrative offre un chemin vers une résolution de conflit plus durable et plus compatissante.
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le conflit est vu comme quelque chose de distinct des individus. Cela permet aux parties de prendre du recul par rapport au conflit et de le voir sous un angle différent. Cela réduit également la tendance à se rejeter mutuellement la faute, ce qui peut envenimer le conflit et rendre la résolution plus difficile. En séparant les individus du problème, la médiation narrative ouvre un espace pour des discussions plus objectives et permet d’explorer de nouvelles perspectives.
lundi 3 mars 2025
Marc FEIX, Frédéric ROGNON, Frédéric TRAUTMANN (dir.) : CONFLIT, MÉDIATION, ALLIANCE. Les nouvelles conditions du vivre-ensemble
Association Presses Universitaires de Strasbourg - Mars 2025
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il n’est pas de vie sans conflit. Toutes les entités sociales, des couples jusqu’aux nations, connaissent des tensions relationnelles
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véritable triade dialectique ... analyse par plusieurs approches disciplinaires ou par diverses convictions subjectives et intersubjectives. Elles permettent d’explorer, à travers les débats les plus contemporains, les nouvelles modalités de notre « être ensemble ».
Société École primaire et secondaire
La médiatrice de l’éducation nationale alerte sur « la vulnérabilité » des enseignants face à « la montée des comportements agressifs » - Publié le 17 juillet 2024 à 09h48 / Par Sylvie Lecherbonnier
Les services de la médiatrice ont enregistré plus de 20 000 saisines en 2023, soit une hausse de 12 % en un an. Les recours émanant des personnels sont en nette augmentation, selon le rapport d’activité publié mercredi 17 juillet.
modifié le 18 juillet 2024 à 06h49 - Temps de Lecture 3 min. - Article réservé aux abonnés
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Connu / https://mastodon.zaclys.com/@dinahgal/112806230183216567
Le fongicide Chorothalonil, imprudemment autorisé par l’État, a été épandu sur les terres agricoles durant trente ans avant d’être interdit en Europe en 2019, avec usage autorisé en France jusqu’en 2020. Les concentrations de ce métabolite ne devraient pas baisser dans les années à venir, mais au contraire augmenter compte tenu de la lenteur d’infiltration des eaux de pluie vers les nappes.
La médiation éthique que Médiation pour tous porte, accueille les lanceurs d'alerte qui s'appuient sur des faits et sur la science. C'est pourquoi nous relayons cette alerte formulée notamment sous forme de pétition ici.
Connue par https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?zsmSWQ
Angoulême
Sébastien Bechereau, le coordonnateur de Médecins du monde en Charente, et Amélie Brunet, assistante de délégation, attendent leurs nouveaux bénévoles de pied ferme.
Photo archive CL - 0
publié le 8 mars 2024 à 16h10, modifié à16h11.
Les bénévoles interviennent quelques heures par semaine sur des missions variées.
Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet de médiation en santé, la délégation départementale de Médecins du monde recherche ses nouveaux bénévoles et organise une réunion d’information, le lundi 11 mars, à 18h30, dans ses locaux, au 193 rue Saint Roch à Angoulême. Ces bénévoles seront dédiés à l’accueil du public à la permanence, à l’écoute et à des missions d’accompagnement médical.
En effet, l’association reçoit par exemple des personnes étrangères à la situation administrative précaire ou des demandeurs d’asile sans hébergement et se charge d’enclencher le parcours de prévention et de les aider à trouver un médecin ou un dentiste. Pas facile dans notre département. Ces bénévoles sont formés et doivent pouvoir donner deux à trois heures de leur temps par semaine environ. L’an passé, suite à une précédente réunion, Médecins du monde avait été renforcé de cinq bénévoles.
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2 Commentaires
- Fario 8 mars 2024 à 17:04 @Belbel Oui mais nous sommes Français !
- Belbel 8 mars 2024 à 16:20 Nous aussi, on cherche des médecins, en zone rurale, prêts à s'installer, pour palier, aux départs, des médecins âgés, désirant profiter, de leur retraite!
Résumé
Deux ancrages distincts sont à l’origine des initiatives de médiation sociale au Québec. Le premier provient de la mobilisation des organismes de justice alternative du Québec, le second, des politiques urbaines de la Ville de Montréal. Ces points d’ancrage, tout en s’interpénétrant occasionnellement, engendrent des pratiques de médiation portées par des fondements et des principes différents. Le premier favorise des pratiques sociales fondées sur les principes de démocratisation de la justice et du droit (principe de l’accès au droit) et sur la quête d’alternatives aux modes traditionnels de réaction sociale (en particulier celle de modalités non punitives de règlements des conflits). Il propose de favoriser un modèle de médiation non professionnalisé, c’est-à-dire intégrant des citoyens formés aux pratiques de la médiation. Le second émane des politiques publiques de la Ville de Montréal ; celles-ci fondent des pratiques de médiation fortement teintées par des enjeux de sécurisation, de pacification, d’inclusion sociale et de cohabitation sociale harmonieuse dans l’espace public et pour lesquelles le recours à des professionnels de la médiation est privilégié.
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Ndlr : la médiation généraliste aurait-elle la capacité à faire la synthèse entre ces deux approches antagonistes en prenant en compte les problématiques de l'ensemble des parties prenantes ? C'est ma conviction. Vérifier ACT