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Nous savons que les transports représentent la première source d’émissions de gaz à effet de serre en France et une cause majeure de pollution de l’air, mais nous, citoyens, sommes piégés par les choix de nos prédécesseurs, par les politiques de transports passées.
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changer de fond en comble nos moyens de se déplacer, et avec eux l’aménagement de nos villes et de nos campagnes.
Mais la responsabilité d’une telle transformation ne peut être portée par les seuls citoyens : et c’est précisément sur cette injustice qu’est né le mouvement des gilets jaunes pour protester contre une politique fiscale qui fait reposer la réponse au problème sur ceux qui sont trop démunis pour le résoudre !
C’est au gouvernement de prendre ces mesures. Il en a le pouvoir, c’est son devoir.
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Nous demandons une politique de transports plus juste et plus écologique, avec notamment les mesures suivantes :
1 - L’interdiction dans la loi des ventes de voitures diesel et essence à moyen terme (horizon 2030) pour obliger les constructeurs automobiles à vendre des véhicules plus économes et moins polluants et sortir du piège à pétrole
2 - Une justice fiscale en mettant fin aux avantages fiscaux des transports polluants comme l'aérien et le transport par camions.
3 - Un plan d'investissements publics sans précédent dans les transports en commun et le vélo, le train, les RER, dans tous les territoires
4 - Un "forfait mobilité durable" obligeant les employeurs à rembourser les déplacements à vélo et en co-voiturage, comme c'est déjà le cas pour les transports en commun et la voiture
5 - L'abandon des projets de nouvelles routes qui entretiendraient une dépendance à la voiture et au pétrole pour des décennies encore et contribuerait à l’étalement urbain et l'artificialisation des sols
Le gouvernement peut prendre ces mesures dans la future loi sur les mobilités qui sera présentée la semaine du 26 novembre !
Nous avons 9 jours pour faire entendre notre voix.
1 Histoire et sociologie des sciences, Centre Alexandre Koyré, 75013, Paris
Mots-clés : environnement ; changement climatique ; expertise ; GIEC ; modèle linéaire
Résumé –
Depuis vingt-cinq ans, le changement climatique anthropogénique est appréhendé comme une question d’environnement global. Les sciences du climat jouent un rôle primordial dans la construction du problème, qui se veut résumé par la formule « science speaks truth to power », science et politique étant supposées séparées et étanches. Ce cadrage jusqu’ici dominant est aujourd’hui ébranlé par l’échec des négociations internationales : il est devenu manifeste que le consensus scientifique ne suffit pas à engendrer des décisions politiques globales significatives. À l’heure de la COP de Paris, alors que se discute la nécessité de changer de paradigme dans la négociation, cet article veut s’interroger sur l’évolution des relations entre science et politique dans le régime climatique, en revenant sur la vision du rôle de la science et en évoquant les critiques, propositions et perspectives qui se dessinent à propos des modèles d’expertise.
...
Des sociologues des sciences ont également mis en évidence des éléments de coconstruction entre science et politique dans les pratiques mêmes de modélisation du climat, montrant par exemple que certains choix des climatologues – comme la technique dite des ajustements de flux intervenue au moment du couplage des modèles atmosphériques avec les océans – ont résulté d’une anticipation des attentes des politiques et d’une volonté de produire des connaissances directement utiles (Shackley et al., 1999).
...
Le seuil de 2 °C a été adopté d’abord par l’Union européenne qui en fait un pilier de sa politique climatique, puis consacré par la COP de Copenhague et les conférences ultérieures – sans jamais préciser à quel horizon temporel le chiffre se réfère, ce qui laisse la porte ouverte à une multitude de scénarios de réduction. Ainsi, si le seuil de 2 °C domine les négociations et jouit d’une grande autorité, c’est
parce qu’il résulte d’une coconstruction combinant légitimités politique et scientifique. Pourtant, dans le sillage des changements qui affectent le régime climatique, cet objectif est aujourd’hui débattu, parfois même remis en cause.
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Conclusion
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une chose nous semble devoir s’imposer : plutôt que rechercher un consensus fondé sur la seule science et son hégémonie, il faut admettre et encourager le débat politique et social sur les divers enjeux du changement climatique et les valeurs éthiques qui y sont associées.
ndlr : connu / http://koyre.ehess.fr/index.php?367
Les stratégies face à l’effondrement : plus je lis des choses et me documente sur le sujet, plus il y a des formes de résilience qui naissent à mes yeux et surtout : plus il y a de directions vers lesquelles je tends. Sans parler des « solutions » (je me méfie toujours des solutions…), on peut aborder la question des stratégies, à savoir : des façons de vivre, de cohabiter, vers lesquelles se diriger, des changements du quotidien jusq’aux changements spirituels.
Aujourd’hui, c’est donc avec plaisir que je vous présente le travail de Tatoudi (https://tatoudi.com/), un facilitateur graphique qui a créé un petit document (https://tatoudi.files.wordpress.com/2018/11/20181107-sfae.pdf) très (très) synthétique regroupant un ensemble de stratégies pour faire face à l’effondrement. Ces stratégies sont des grands axes vraiment simples mais qui ne vont pas dans la profondeur. Cependant, les thématiques sont à prendre individuellement pour se les approprier et aller creuser soi-même.
Selon le rapport spécial du GIEC présenté lundi, au rythme actuel du réchauffement, le seuil de 1,5 °C sera franchi entre 2030 et 2052
Par Pierre Le Hir Publié le 08 octobre 2018 à 03h00 - Mis à jour le 08 octobre 2018 à 11h26
Temps de Lecture 9 min.
Barques de pêcheurs abandonnées sur le lac Poopo asséché, en Bolivie, le 1er septembre 2017. DAVID MERCADO/ REUTERS
Y croire encore, envers et contre tout. Et surtout, agir enfin. Même si la bataille est très mal engagée… Un rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), présenté lundi 8 octobre au terme d’une semaine de discussions tendues entre les représentants de 195 Etats, à Incheon (Corée du Sud), entretient l’espoir ténu qu’il reste une chance de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle.
Cela, alors même que tous les voyants sont au rouge : une concentration atmosphérique de gaz à effet de serre sans précédent depuis au moins 800 000 ans, des records de température battus année après année, des vagues de chaleur, des pluies diluviennes et des ouragans dévastateurs attestant que le dérèglement climatique est à l’œuvre.
Mais cet ultime espoir ne sera préservé, montre le rapport, qu’au prix d’un sursaut international dans la lutte contre le réchauffement.
Eclairer les gouvernements
L’accord de Paris, scellé en décembre 2015 lors de la COP21, prévoit de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». A la demande des pays les plus vulnérables, comme les nations insulaires menacées de submersion par la montée des océans, a été ajoutée la nécessité de poursuivre « l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5 °C ». Les Etats ont alors commandé au GIEC un rapport spécial sur « les impacts d’un réchauffement global de 1,5 °C et les trajectoires d’émissions mondiales de gaz à effet de serre associées ».
Ce rapport de 400 pages, établi par près d’une centaine d’auteurs de quarante pays sur la base de plus de 6 000 études scientifiques, donne lieu à un « résumé à l’intention des décideurs » d’une vingtaine de pages, destiné à éclairer les gouvernements.
Cette synthèse, qui doit être approuvée ligne à ligne par les représentants des Etats, a été adoptée, à l’unanimité, mais à l’issue de négociations qualifiées par un observateur de « rugueuses », notamment avec la délégation des Etats-Unis et avec celle de l’Arabie saoudite. « Des reformulations ont été faites, des précisions apportées, mais il y a eu finalement consensus sur les conclusions du rapport », indique Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail sur les sciences du climat du GIEC.
La suite est réservée aux abonnés.
104 984 vues - 2,8 k - 168
Interview de Éric Sadin, en direct le 08/11/2018 à 19h.
(CC BY-NC-SA 4.0)
Mettre obligatoirement un lien vers la source originale entière en cas de réutilisation. Merci.
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Actualités et politique
352 commentaires
franck Penitzka
Épinglé par Thinkerview il y a 1 jour
Je fonce acheter son bouquin ...en prenant le temps d'aller à la librairie du coin ;-) Merci à toute l'équipe de Thinkerview pour votre entêtement à essayer de nous rendre un peu moins con... ;-)
Transcription :
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l'éthique, cette grande imposture convoquée par des ingénieurs inféodés à l'économie. De même pour la régulation.
Ya une telle puissance qui impose sa doxa.
ils ont un sentiment de toute puissance. Ils ont compris qu'il fallait banaliser les discours. Une nouvelle race apparue : les évangélistes du numérique. Ce qui se joue, c'est la pression sur la décision humaine à plusieurs niveaux d'injonction. En vue d'instaurer une vision de la société reposant sur des systèmes technico-économiques.
...
Les zones à défendre comme à NDDL peuvent nous sauver de l'hyper rationnalité du transhumanisme
...
les données personnelles, privées / la quadrature du net ne sont plus le problème. Se soucier de liberté, de dignité humaine, /brevet de bracelet qui viserait à corriger la position de la main (surmoi et vérité) Ces modèles là, on n'en veut pas ! c'est ça la France !
Renouer avec l'hygiène de la langue. Conseille Georges Orwell, Anna Arent le conflit conditionne la politique, jacques élul "la technique, ou l'enjeu du siècle" ++
L'Association L214 dénonce les conditions dans lesquelles sont élevés des cochons dans une exploitation agricole de l'est de la Charente. L'association de défense des animaux a tourné une vidéo en avril 2018 dans cet élevage où les cochons, maintenus dans l'obscurité, sont couverts de mouches.
Sujets associés
Diesel Climat Prix des carburants Environnement Transports Eco / Conso Automobile Météo Monde3 vues - 0 - 0
Pour porter la parole du MNCP, Robert Cremieux était vendredi 9 novembre 2018 sur LCI. Il réagissait notamment aux propos récents d’Emmanuel Macron qui, derrière son bar, annonçait les grands axes de sa politique pour (ou plutôt contre) les chômeurs et les personnes en situation de précarité...
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Actualités et politique
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Qu'est ce que le Campus du Libre ?
Le Campus du Libre, c'est un nouvel événement autour du libre organisé par des personnes issues du milieu universitaire (étudiants et personnels) pour les étudiants lyonnais. L'objectif est de partager différents aspects du libre et des communs, allant par exemple du logiciel libre (Linux, Firefox, etc.) aux espaces communs gérés collaborativement (Wikipedia, OpenStreetMap).
Cet événement est avant tout pensé pour les curieux qui auraient envie de venir découvrir cet univers (nouveaux étudiants, non connaisseurs du sujet).
Quand et où ?
Le Campus du Libre se déroulera sur le Campus de la Doua, dans le bâtiment Nautibus.
L'événement se tiendra le samedi 10 novembre 2018 de 10h à 17h30.
Qui sommes nous ?
François Aubriot (PLOSS-RA)
Cylia Boutata (Univ Lyon 1)
Yves Caniou (Univ Lyon 1)
Ric De Souza (Univ Lyon 2)
Antonin Dudermel (ENS Lyon)
Luc Lafond (Univ Lyon 1)
François Lesueur (INSA Lyon)
Vincent Mabillot (Univ Lyon 2)
Lucas Ouaniche-Herbin (INSA Lyon)
Élodie Pades (Univ Lyon 2)
Laurent Quiquerez (Univ Lyon 1)
Benoît Renault (INSA Lyon)
Rémi Stach (Univ Lyon 2)
Nicolas Stouls (INSA Lyon)
Guillemette Trognot (INSA Lyon)LEROUX & LOTZ TECHNOLOGIES
Leader dans le domaine des chaudières biomasse et Waste to Energy. Leroux & Lotz Technologies (LLT) conçoit, réalise et met en service des solutions globales de production d’énergie de 1 à 150 MWth, adaptées à tous types de combustibles. Notre offre s’adresse aux installations neuves ainsi qu’au retrofit des installations existantes.
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Leroux & Lotz Industry (LLI) développe des usines modulaires dans le domaine de la production des huiles et des graisses, la régénération des huiles usagées ainsi que des équipements spéciaux pour les marché oil & gas, énergies marines renouvelables et nucléaire.
NOS MÉTIERS
HEAT & POWER
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nos propres ateliers de production, à Nantes et en Pologne
Depuis 1946
Groupe Altawest
Société par Actions Simplifiée au capital de 2 538 291 euros, dont le siège sociale est située au 10, rue des Usines 44100 Nantes – France.
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Pour toute question, vous pouvez nous contacter à l’adresse postale ci-dessus ou par mail : communication@lltcom.com
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Si l’on prend au sérieux le rapport spécial du GIEC sur les impacts d’un réchauffement climatique de 1.5°C publié début octobre 2018, et l’on a tout lieu de le faire notamment au vu des confirmations des alertes antérieures, la réduction drastique des émissions de émissions de gaz à effet de serre doit constituer le cadre de toute politique publique, et plus particulièrement de la programmation pluriannuelle énergétique. En cohérence avec l’Accord de Paris, adopté par la France et 196 autres parties, l’objectif est bien de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C. Et pour cela, le GIEC précise qu’il faut donc réduire de 45% les émissions de CO2 d’ici 2030, avant d’atteindre un niveau proche de zéro en 2050. C’est cela le cadre. Pour le premier pas, qui correspond en temporalité à la programmation énergétique, il faut donc diviser par deux les rejets de CO2 en 10 ans. L’effort est gigantesque, même pour la France déjà quasiment sorti du charbon, mais toujours aussi dépendante du pétrole et du gaz presque intégralement importés.
...
Dans cette course de vitesse et d’endurance, la sobriété et l’efficacité énergétique apparaissent comme piliers incontournables. Ce sont les seuls leviers permettant d’atteindre des réductions de consommations énergétiques, et d’émissions de CO2, massivement et aussi rapidement. Rénovation des bâtiments, mobilité partagée, active et économe, fin de l’étalement urbain et artificialisation des sols, évolutions des pratiques agricoles et régimes alimentaires en sont quelques exemples emblématiques. Et c’est le côté paradoxal de la programmation énergétique. En termes d’émissions de CO2, l’essentiel risque bien de se jouer en dehors du « simple » secteur énergétique, c’est à dire dans tous les secteurs qui déterminent la consommation d’énergie.
Enfin, au-delà d’un certain seuil, la consommation ne se traduit plus par une amélioration des conditions de vie. La plupart des usages peuvent être satisfaits avec des consommations divisées par deux, trois voire dix avec les technologies actuelles. Il faut donc arrêter de voir seulement une contrainte dans le prix des énergies pour en faire une opportunité de transformation, à la fois de mieux vivre et de meilleure performance économique. Mais ce changement de perspective ne se fera pas seul. Les appels à manifestation contre les hausses de prix de l’essence, liées notamment à la « contribution climat énergie » (ou taxe carbone) pour les ménages d’une part, et les milliards d’exonérations sur les transports routiers de marchandises ou aériens d’autre part, illustrent le besoin d’équité. Des politiques énergétiques systémiques, cohérentes et massives ne pourront être mises en œuvre que si elles sont justes et comprises.
Ce texte fut écrit suite à l'invitation à contribuer aux pages Débats&Controverses de l'Humanité le 5 novembre 2018 aux côté de Sylvestre Huet, Maxime Combes et Marie-Claire Cailletaud.
Mots-clés : Climat | Transition énergétique | Sobriété | Gaz à effet de serre
Grand Entretien avec François-Michel Lambert, président de l'Institut national de l'économie circulaire
Retex : les enseignements de la catastrophe Irma
Les très nombreux événements climatiques que nous avons vécu ces dernières années nous ont amené à publier ce dossier, Quelle trajectoire pour la transition écologique ? Ce que nous examinons dans le dossier de ce numéro n'est pas un énième catalogue de solutions, mais la stratégie qui est suivie dans de très nombreux domaines de la transition écologique depuis 40 ans et les propositions d’ordre stratégique que les auteurs et leurs organisations émettent.
La 2e grande partie de ce numéro de novembre est consacré à un retour d'expérience : Les enseignements de la catastrophe Irma, avec les contributions des sauveteurs, des autorités et d'une task force scientifique envoyée par l'université de Montpellier 3.
C'est Marie Herjean qui clôt ce numéro avec la deuxième partie de son article sur la situation des salariés au Japon, en particulier dans les black companies.
Extrait de l'éditorial:
Du temps pour s’adapter ?
Dans le numéro de septembre 2018, nous évoquions, avec la démission de Nicolas Hulot de son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire, le dossier de ce numéro : « Quelle trajectoire de la transition écologique en France ? ».
Plus que jamais l’actualité nous conforte dans ce choix :
les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Aude, qu’il est difficile de ne pas rapprocher du changement climatique ;
les moussons catastrophiques (1500 morts) en Inde et les grands incendies de Californie… ;
le rapport du Giec qui relie ces phénomènes de hausse régulière, accélérée des températures moyennes sur terre, avec l’augmentation de l’émission des gaz à effet de serre ; […]
Télécharger l'éditorial du n°160 par Didier Raciné
Actualités préventique:
L'actu de la communauté de risques
Sommaire:
Tout le 160 en un clin d'œil
Introduction du dossier:
Pour découvrir le dossier sur la transition écologique
Contenus de la revue
Rubrique
Actualité
Le billet de Jean-François Narbonne
Évaluation des risques et règlementation, la donne change
Historiquement, l’évaluation des risques liés à l’exposition aux substances chimiques était essentiellement basée sur une approche très pragmatique, celle de l’observation. Ainsi on pouvait facilement relier l’ingestion d’un poison avec les effets souvent mortels induits à court terme. L’observation a aussi permis de lier une exposition à des effets à plus long terme comme le saturnisme chez l’imprimeur ou la silicose chez le mineur.
Mais la démonstration d’un lien de causalité n’est pas suffisante pour construire des outils de gestion des risques qui doivent découler d’une évaluation de ces risques établissant une relation dose-effet (proportionnelle ou non). On est alors passé de l’observation épidémiologique aux études expérimentales utilisant les animaux comme « modèles ». Ainsi un effet peut être relié à une dose d’exposition permettant a contrario de définir une dose sans effets toxiques observables […]
Auteur(s):
Jean-François Narbonne
Nombre de pages :
1
Prix au téléchargement : 1,00€
In stock
Entretien
Accélérer la transition vers l’économie circulaire
Dans une réflexion critique sur la trajectoire de la transition écologique depuis 40 ans, où les thématiques d’énergie, de ressources naturelles, d’économie se conjuguent avec la réduction des émissions de CO2, il importe de mettre en avant l’économie circulaire dans sa dimension de pionnière en économie, pour sa valeur pédagogique en termes de comportement et d’efficacité énergétique, pour sa dynamique recherche de nouveaux modèles économiques, pour la politique volontariste actuelle de la France.
Auteur(s):
François-Michel Lambert
Nombre de pages :
3
Prix au téléchargement : 3,00€
In stock
Dossier
Quelle trajectoire pour la transition écologique ?
Les événements de l’Aude, à côté de tant d’autres et après l’ouragan Irma, nous ont rappelé à quelle violence nous risquons d’être soumis si nous ne nous engageons pas dans une réelle politique de transition écologique et solidaire, si nous ne changeons pas notre mode de vie, notre modèle économique productiviste. La démission de Nicolas Hulot est sans doute ce signal à cet égard.
Depuis 50 ans, cet appel est lancé. Sommes-nous vraiment sur la bonne trajectoire en matière de transition écologique ?
Ce dossier, qui se continuera en janvier, cherche modestement à y répondre, associant de nombreuses organisations et personnalités.
À l’heure où il devient évident que le changement climatique global peut nous conduire à une catastrophe majeure et irréversible, il est nécessaire de faire l’état des lieux. Sommes-nous sur le bon itinéraire pour faire face à ces risques environnementaux ?
L’action collectivement suivie est-elle à la hauteur des enjeux et des risques environnementaux ? Ce sujet a été remis dans l’actualité par la démission de Nicolas Hulot…
Au-delà d’un catalogue de bonnes pratiques, le dossier s’efforce de réfléchir à la trajectoire de la lutte qui est menée depuis plus de quarante ans, en France. Évidemment non exhaustive, cette réflexion collective voudrait apporter son concours à des recherches à mener dans la société sur ce thème.
Le « Grand Entretien » de ce numéro, s’intègre dans cette réflexion avec François Michel Lambert, de l’Institut de l’économie circulaire.
Cette étude, qui se continuera dans le numéro de janvier 2019 (162), s’articule autour de ces thèmes :
une réflexion globale sur la transition écologique et ses outils transversaux : proposition de méthodologie ; les rapports technologie–environnement ; les rapports droit–environnement ; l’économie au service de l’environnement ; les acteurs de la transition écologique, entreprises et territoires ;
la protection des ressources naturelles dont la biodiversité, la réduction des déchets et pollutions ;
le changement climatique : émissions de gaz à effet de serre et climat ; mix énergétique et plans pluriannuel de l’énergie ; réduction de la consommation énergétique, mobilités, circuits courts ; atténuation, réduction des impacts, adaptation, résilience.
En janvier 2019, nous poursuivrons les réflexions, l’accent sera notamment mis sur la gouvernance ; les rapports avec le droit ; avec les technologies ; l’économie et la RSE ; les acteurs de la transition écologique, entreprises et territoires ; l’énergie et le changement climatique ; la gestion des ressources naturelles ; l’atténuation, l’adaptation et la résilience.
ndlr :
- ne confondent-ils pas climat et météorologie ? ACT
ndlr :
un festival comme les autres, au final ? >>doutes :-(
1
.#Art #art numérique #culture #événement #Festival #Sciences
Sur le papier, le KIKK Festival de Namur en Belgique crée des ponts entre art, culture, sciences et technologies. Dans les faits, on y va et on revient un peu transformé. Sa 8ème édition, baptisée « Species and beyond », explorait les frontières entre le vivant et le non-vivant
Capitale de la Wallonie, ville natale de Benoît Poelvoorde, Namur accueillait du 1er au 4 novembre la 8ème édition du KIKK festival, un concentré de conférences, de speakers internationaux et de workshops interdisciplinaires gravitant autour des cultures numériques et créatives. Designers, ingénieurs, artistes, chercheurs, parents et enfants… en quatre jours, près de 25 000 visiteurs de tous horizons se sont réunis autour du thème « Species and beyond », une réflexion scientifique mais aussi citoyenne sur l’évolution de notre place dans le monde.
...
Puis, direction la galerie du Beffroi où une dizaine d’artistes étaient exposés. Parmi eux, Luce Moreau et ses ruches labyrinthiques à la croisée entre construction humaine et instinct animal, ou encore le musée futuriste d’Histoire naturelle de Julian Charrière. Sous une cloche de verre, des composant électroniques fondus avec de la lave sont ramenés à leur condition géologique. Une réflexion sur l’utilisation des matières premières et sur l’artificialité de nos produits transformés… à l’ère de l’Anthropocène.
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https://www.kikk.be/2018/en/home
connu / https://twitter.com/PourlaScience/status/1057573043843878912
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Pour la Science
@PourlaScience
10 hil y a 10 heures
Une analyse suggère que déclarer les hypothèses et les protocoles d’un projet de recherche avant d'effectuer les expériences et publier l'article quel que soit le résultat semble une approche prometteuse pour lutter contre le « biais de publication ».
https://www.pourlascience.fr/sd/science-societe/pre-enregistrer-les-etudes-scientifiques-reduit-le-biais-de-publication-15027.php …
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27 vues - 1 - 0
Speaker : Marie Guillaumet
Comment la typographie web peut-elle améliorer l’accessibilité d’une interface ? Puisque le contenu est roi, penchons-nous sur le design du texte à l’écran, et sur sa capacité à améliorer l’expérience utilisateur des personnes en situation de handicap visuel et/ou cognitif.
Taille, couleur, espacement et alignement des caractères ; longueurs des lignes ; polices de caractères adaptées ; personnalisation de l’interface par les utilisateurs ; aides à la lecture… Cette conférence vous permettra de faire des choix typographiques éclairés en matière d’accessibilité, et de créer ainsi des interfaces plus accessibles et plus inclusives.
La typographie étant une composante majeure du design graphique, cette présentation s’adresse en premier lieu aux designers UI. Mais la problématique de la typographie accessible concerne également les designers UX, les intégratrices et intégrateurs web, ainsi que toute personne amenée à contribuer à un projet web et s’intéressant au sujet.
Catégorie
Organisations à but non lucratif
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ndlr :
- connue / https://twitter.com/access42net/status/1057557791114715136
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Jean-Pierre Villain a retweeté
Access42
@access42net
8 hil y a 8 heures
🆘 Vous avez manqué le @devfestnantes et l'intervention passionnante de @kReEsTaL sur la typographie et l'accessibilité ?
📽 Pas de panique, la vidéo est désormais en ligne : https://youtu.be/iWNIxGQtg2k
Bon visionnage !
.#a11y #accessibilité #handicap #design #UXUI #inclusivedesign
0 réponse 6 Retweets 2 j'aime
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ENVIRONNEMENT
Le changement climatique impacte les glaciers, les écosystèmes, la biodiversité. Il affecte notre santé mentale. Stress, dépression, comportements violents, suicides, des chercheurs ont estimé qu’une hausse de la température de 1°C pouvait augmenter la probabilité de développer des troubles mentaux de 2 % et accroître le taux de suicide de 0,7 à 2,1 %.
Depression suicide stress pixabay
Des températures mensuelles à plus de 30 °C augmentent la probabilité de développer des problèmes de santé mentale de 0,5 %.
@Pixabay
Des températures mensuelles à plus de 30 °C augmentent la probabilité de développer des problèmes de santé mentale de 0,5 %.
@Pixabay
C’est une conséquence du changement climatique passée inaperçue. Mais une exposition à des températures élevées ou à des catastrophes naturelles extrêmes peut également affecter notre santé mentale. C’est la conclusion inquiétante d’une étude publiée le 8 octobre dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
"Les augmentations exogènes de la température mensuelle et des jours de précipitation supplémentaire amplifient la probabilité d’avoir des problèmes de santé mentale en un mois", expliquent les scientifiques. Ils ont analysé l’état de santé mentale de deux millions d’Américains entre 2002 et 2012 comparé aux évolutions météorologiques.
"Le passage de températures mensuelles comprises entre 25 °C et 30 °C à plus de 30 °C augmente la probabilité de développer des problèmes de santé mentale de 0,5 %", indiquent les auteurs de l'étude. "Un degré Celsius de réchauffement sur 5 années est associé à une hausse de 2 % dans la fréquence des problèmes de santé mentale."
Impacts sur la qualité du sommeil et le bien-être
La fréquence accrue et l’intensité des catastrophes naturelles peuvent générer une hausse des traumatismes, des situations de stress et de dépression, y compris chez les personnes qui ne sont pas directement touchées. Après le passage de l’ouragan Katrina en 2005 aux États-Unis, les troubles mentaux avaient augmenté de 4 %. Et la moitié des survivants a développé un syndrome de stress post-traumatique.
Les vagues de chaleur caniculaire engendrent également des troubles de l'humeur, une fatigue intense, un manque de concentration, de discernement et de motivation. La hausse des températures peut ainsi impacter la qualité du sommeil et donc le bien-être au travail, la productivité, la qualité des relations sociales. Les déplacements de population en raison de la montée des eaux par exemple est également à l’origine de troubles mentaux. De même, l’urbanisation accroît la schizophrénie.
Cet été, une autre équipe de scientifiques a démontré le lien entre changement climatique et suicides. Selon eux, une hausse de la température de 1°C engendrerait une augmentation des taux de suicides de 0,7 % aux États-Unis et de 2,1 % au Mexique. "Lorsque les températures sont élevées, les individus se comportent de façon plus désinhibée, agressive et violente, ce qui pourrait en retour augmenter la propension au suicide" explique Lisa Page, chercheuse en psychologie au King's College de Londres.
Concepcion Alvarez, @conce1
Ce n’est qu’une question de décennies avant que l’Homme ne disparaisse complètement. Comme les Romains ou les Mayas, notre civilisation est elle aussi condamnée et pourrait ne pas voir la fin du siècle, selon la Nasa. L'agence spatiale américaine explique que la surexploitation des ressources et la répartition des richesses de plus en plus inégale seraient à l'origine de cet effondrement précipité.
Fin du monde apocalypse exploitation ressources famine Pixabay
Pour éviter ce scénarios catastrophes, l'étude souligne l'importance de réduire les inégalités économiques et la consommation de ressources non renouvelables.
@Pixabay
Le dernier rapport choc du Giec, publié début octobre, alertait sur l’imminence d’un monde en crise permanente. À cette occasion, une autre étude de la Nasa datant de 2014, passée alors un peu inaperçue, a refait surface. Il y a quatre ans, l’agence spatiale américaine estimait que l’effondrement de notre civilisation surviendrait dans quelques décennies seulement. En cause, la surexploitation des ressources naturelles et l’accroissement des inégalités. De quoi mobiliser de toute urgence la société.
Pour bâtir leur raisonnement, les scientifiques se sont appuyés sur l'histoire d'anciennes civilisations (Romains, Mésopotamiens, Mayas…) et ont comparé les données sur la population, le climat, l'agriculture, l'énergie ou encore la répartition des richesses des différents empires. Ils sont arrivés à la conclusion que, depuis 5 000 ans, les civilisations disparaissent lorsque les hommes surexploitent les ressources et organisent la société entre un petit nombre de riches et une masse de pauvres. La déforestation et la culture intensive du maïs auraient par exemple conduit à l’écroulement des Mayas.
La disparition des plus pauvres entraîne la disparition des élites
Selon les chercheurs, deux scénarios s’offrent à nous. Le premier décrit un monde dans lequel les plus riches, de moins en moins nombreux, s'accapareraient toutes les richesses, laissant les plus pauvres en proie à une famine mortelle. La disparition des travailleurs mènerait peu à peu à celle des élites, privées de main d’œuvre. Le second scénario repose sur une trop grande exploitation des ressources qui entraînerait là encore la disparition des plus pauvres d’abord, puis celle des plus riches.
Pour éviter ces scénarios catastrophes, l'étude souligne l'importance de réduire les inégalités économiques et la consommation de ressources non renouvelables. En 2015, une autre étude menée par l’université britannique Anglia Ruskin estimait qu’il restait seulement 25 ans à vivre à notre civilisation, en raison de pénuries alimentaires catastrophiques qui surviendraient si rien n’était fait pour changer la donne.
Concepcion Alvarez, @conce1
Actualités, PIB-La Chevêche
Le week-end du 6 et 7 octobre, le CPIE du Périgord-Limousin organisait un stage sur une journée et demie permettant d’acquérir les bases pour la construction d’une maison en paille.
Une petite équipe -petite mais efficace – c’est donc retrouvée autour de ce chantier et c’est en photos que nous vous proposons de revenir sur les différentes étapes :
- vissage de la structure bois
- Montage de la structure en bois qui est vissée.
- ouverture de la porte
- Emplacement de l’encadrement de porte.
- structure en bois
- découpe d'une botte
- Découpage d’une botte de paille en biais avec une aiguille en bambou.
- ficelage d'une botte
- Ficelage de la botte.
- sciage de tasseau
-
Sciage de tasseaux.
préparation torchis
Préparation du torchis – terre, chaux, sable, paille et eau – que l’on termine aux pieds !
fixation plaque de banche stage construction paille
Fixation de la plaque de banche, puis banchage à la main et pilonnage du pisé.
banchage stage construction paille
pilonnage du pisé stage construction paille
Comme il pleuvait, l’équipe c’est entraînée au torchis à l’abri :
fixation de tasseaux pour seconde couche de torchis stage construction paille
clous et application torchis stage construction paille
Fixation de tasseaux avec petits clous de retenue et application de la seconde couche.
découpe de la paille stage construction paille
Découpe de paille aux ciseaux pour la couche de finition :
vous pouvez utiliser un débroussailleur avec fil, ça va plus vite, mais ça fait du bruit et nous étions soucieux de notre bilan carbone !
fixation d'une bande sur tasseaux
lissage de la dernière couche de torchis
finitions de la dernière couche de torchis
Fixation d’une bande d’accroche sur les tasseaux puis application et lissage de la couche de finition.
décoration sur torchis frais
décoration sur torchis frais
Comme la pluie s’est arrêtée, l’équipe est retournée à la structure en paille :
fenêtre
structure de la fenêtre
l'équipe
Mise en place d’un cadre de fenêtre original et des bottes de pailles manquantes. Malheureusement l’humidité n’a pas permis le retrait de la plaque de banche pour découvrir le pisé, mais cela n’a pas empêché l’équipe d’être fière du travail accompli dans une très bonne ambiance !
Bravo !!!