Programme
Jeudi 20 août
Horaires
13:30 - 15:3015:30 - 17:3017:30 - 20:1520:15 - 21:0021:00 - 21:3021:30 - 23:00
13:30 - 15:00
Qu’est-ce que la France insoumise ?
Formation
Francis Parny, ancien membre de la coordination des espaces
Pauline Léon
Démocratiser la justice
Conférence
- Célia Gissinger-Bosse, maîtresse de conférences associée, médiatrice familiale à l’association RESCIF
- Benjamin Fiorini, maître de conférences en droit pénal, président de l’association Sauvons les assises !
- Ugo Bernalicis, député LFI
- Jeanne Deroin
L’ère du suprémacisme
Conférence
Sylvie Laurent, historienne spécialiste des États-Unis, autrice de Pauvre petit blanc (2020), Capital et race (2024), La Contre-révolution californienne (2025)
Norman Ajari, philosophe spécialiste de la pensée décoloniale, auteur de Technofascisme : Le nouveau rêve de la suprématie blanche (2026)
Raphaël Arnault, député LFI, auteur d’Antifasciste (2026)
Louise-Félicité de Kéralio
Les bases du graphisme pour militer
Formation
Romain Spychala, directeur artistique
Héloïse, UX/UI designer
Jean-Baptiste Drouet
Présentation du service d’ordre
Formation
Par des membres du service d’ordre
Gracchus Babeuf
Introduction au matérialisme historique
Formation
Stathis Kouvélakis, philosophe
Jean-Baptiste Belley
Race, racisme et antiracisme
Formation
Imane El Hamzaoui, co-animatrice du groupe thématique Antiracisme
Danièle Obono, députée LFI
Jeanne et Paulette Nardal
Genre et féminisme
Formation
Fanny Gallot, co-animatrice du département d’histoire de l’Institut La Boétie
Flora Tristan
Contrer l’économie dominante grâce aux Mélenchonomics
Formation
Éric Berr, co-animateur du département d’économie de l’Institut La Boétie, auteur de Melenchonomics (2026)
John Oswald
L’ère du peuple
Formation
Antoine Salles-Papou, responsable de l’école de formation de l’Institut La Boétie
Anne-Josèphe Théroigne
15:00 - 15:30
Un trimestre de communalisme insoumis
Présentation
Présentation des maires et élu·es insoumis·es
Animée par Maxime Da Silva et Marie Quinton, co-président·es du Réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes
Petite scène
15:00 - 17:00
L’Affaire Abdallah
L’Affaire Abdallah
Cinéma - Projection
Réalisé par Pierre Carles
Le militant libanais Georges Abdallah a été incarcéré près de 41 ans en France. Ce résistant communiste pro-palestinien s’est vu affubler de l’étiquette « terroriste ». À tort. Une incroyable fake news et de fortes pressions exercées par les États-Unis sur la France sont à l’origine de cette durée de détention hors-norme. À 74 ans, il a réussi à sortir de prison, debout, ses convictions politiques intactes.
Débat après la projection en présence de Annie Gonzalez, productrice du film, et Andrée Taurinya députée LFI
Amphithéâtre Louise Michel
Point accueil des nouveaux et nouvelles militant·es
Présentation
Point info - Village
15:30 - 16:15
Norman Ajari
Dédicace
Technofascisme : Le nouveau rêve de la suprématie blanche (2026)
Village du Livre
15:30 - 17:00
République et républicanisme
Formation
Pierre Crétois, philosophe, co-animateur du groupe thématique 6ᵉ République
Pierre-Yves Cadalen, député LFI
Pauline Léon
La planification écologique
Formation
Claire Lejeune, députée LFI
Louise-Félicité de Kéralio
Introduction au matérialisme historique
Formation
Stathis Kouvélakis, philosophe
Jean-Baptiste Belley
Des droits nouveaux pour les travailleurs
Conférence
Guillaume Etiévant, co-rédacteur en chef de Frustration Magazine et auteur d’Autogestion générale (2026)
Lynda-May Azibi, déléguée aux affaires publiques du Mouvement des Scop et des Scic
Bérenger Cernon, député LFI
John Oswald
Lutter contre les violences sexistes et sexuelles
Formation
Par des membres du Comité de suivi contre les violences sexistes et sexuelles (CVSS)
Jean-Baptiste Drouet
Militer sur les réseaux sociaux
Formation
Camille Noury, communicante
Antoine Léaument, député LFI, co-animateur de l’Espace communication
Jeanne Deroin
Race, racisme et antiracisme
Formation
Imane El Hamzaoui, co-animatrice du groupe thématique Antiracisme
Danièle Obono, députée LFI
Jeanne et Paulette Nardal
L’économie selon Marx
Formation
Clément Carbonnier, professeur d’économie, co-directeur de l’axe de recherche politiques sociofiscales à Sciences Po
Anne-Josèphe Théroigne
Rechercher les 500 parrainages pour l’élection présidentielle
Formation
Guilhem Serieys, co-animateur du pôle Formations des élu·es
Séverine Véziès, co-animatrice de l’espace Élections et élu·es
Flora Tristan
Démarchandiser la santé
Conférence
Laure Pitti, professeure de sociologie à l’université Sorbonne Paris Nord
Rozenn Le Saint, journaliste à Reporterre, spécialisée dans le social et la santé
Damien Maudet, député LFI
Gracchus Babeuf
16:30 - 17:15
Jean-Christophe Sellin
Dédicace
Préface - Le manifeste du parti communiste (réédition 2026)
Village du Livre
17:30 - 19:00
Contrer l’économie dominante grâce aux Mélenchonomics
Formation
Éric Berr, co-animateur du département d’économie de l’Institut La Boétie, auteur de Melenchonomics (2026)
Pauline Léon
L’art comme outil de lutte décoloniale
Conférence
Olivier Marboeuf, auteur, artiste, commissaire d’exposition, producteur
Rébecca Chaillon, autrice, metteuse en scène, performeuse, comédienne
Mathilde Louvain, co-animatrice du groupe thématique Culture de la France insoumise
Jeanne et Paulette Nardal
Les nouvelles formes de sécurités sociales
Conférence
Alban Beaudouin, animateur du collectif pour une Sécurité sociale de la mort
Rozenn Le Saint, journaliste à Reporterre, spécialisée dans le social et la santé
Benjamin Ferras, membre de l’Inspection générale des affaires sociales
Mariella Espriet, chargée de mission à la caisse de l’alimentation de Lyon 8ᵉ
Hadrien Clouet, député LFI
Louise-Félicité de Kéralio
Comment créer son média ?
Formation
Hedi, rédacteur en chef de Sans Transition
Suline Astreide, conseillère municipale insoumise à Grigny, créatrice de contenu
Hicham Madani, journaliste chez Les Répliques
Anne-Josèphe Théroigne
Maîtriser les bases de la photographie
Formation
Claire Jacquin, photographe pour la France insoumise
Jean-Baptiste Drouet
Prendre la parole en public
Formation
Sophie de La Rochefoucauld, comédienne
Jean-Baptiste Belley
Qu’est-ce que la France insoumise ?
Formation
Danièle Obono, députée LFI, membre de la coordination des espaces
John Oswald
Genre et féminisme
Formation
Fanny Gallot, co-animatrice du département d’histoire de l’Institut La Boétie
Flora Tristan
Après le fossoyeur Macron, une politique du logement pour toutes et tous
Conférence
Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés
Bérangère Grisoni, présidente du Collectif les Morts de la Rue
Sandrine Nosbé, députée LFI
Animée par Cassandre Bliot, co-animatrice du groupe thématique Logement
Jeanne Deroin
19:15 - 19:45
Mot d’accueil
Mot d'accueil
Manuel Bompard, député LFI, coordinateur de la France insoumise
Clémence Guetté, co-présidente de l’Institut La Boétie, députée LFI, vice-présidente de l’Assemblée nationale
Bastien Lachaud, député LFI, co-animateur de l’espace Vie du mouvement
Petite scène
20:15 - 20:30
Drag Show
Fête
Emily Tante, drag queen
Elvis, drag king
Rico Loscopia, drag king
Zanni Lalune, drag king
Petite scène
21:00 - 22:30
Viewing Party - Drag Race France
Cinéma - Projection
Viewing de la demi-finale de l’émission, en présence notamment d’Emily Tante, drag queen
Amphithéâtre Louise Michel
Yann Tiersen
Yann Tiersen
Concert
Au-delà de sa carrière d’artiste en tournée, Yann Tiersen a commencé à mixer à l’ Eskal, son studio-lieu sur l’île d’Ouessant. Il y a cultivé un rapport direct et immersif avec le public. Pour lui, le DJing offre quelque chose que les concerts, peut-être, ne permettent pas : un dialogue honnête et physique, non pas une performance, mais une présence partagée.
Ses sets ont porté cette éthique sur des scènes internationales, souvent dans le prolongement de ses tournées live, et reflètent le même éclectisme qui traverse toute sa pratique musicale. Circulant librement entre house, techno, hyperpop et musiques du monde, il assume des juxtapositions inattendues, faites pour surprendre autant que pour déranger. Prises de parole politiques et spoken word s’y glissent de bout en bout, faisant du dancefloor un espace d’expression collective et de la danse une forme de résistance incarnée. Le DJing devient alors un outil de construction du commun ; non pas une démonstration, mais un échange.
Grande scène
21:30 - 23:00
Nuit des étoiles
Conférence
Pauline Zarrouk, cosmologiste
Sébastien Carassou, astrophysicien
Arnaud Saint-Martin, député LFI
Esplanade
Universités d’été de la France insoumise.
Valence · O Lac — du 20 au 23 août 2026.
Cet été, la commune de Sautron renouvelle son programme « Missions argent de poche », visant à offrir un emploi rémunéré à la mairie pour les moins de 18 ans.
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Les récentes décisions de justice aux États-Unis, reconnaissant que Google et Meta ont délibérément conçu des plateformes addictives, ...
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« Aucune violence n’est éducative. Pourtant, aujourd’hui encore, les violences font partie du quotidien de la grande majorité des enfants. »
À l’occasion de la Journée de la non-violence éducative, le 30 avril, Stop VEO, en partenariat avec Mouv’Enfants, la Fondation pour l’Enfance et AVI – Action contre les Violences Infantiles, alertent sur l’ampleur persistante des violences dites « éducatives ordinaires » (VEO).
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Des conséquences bien réelles pour les enfants
Les recherches scientifiques sont aujourd’hui unanimes : les violences « éducatives et ordinaires » ont des effets négatifs sur le développement de l’enfant. Elles peuvent entraîner durablement anxiété, troubles du comportement, difficultés relationnelles et altération de l’estime de soi.
Un cadre légal clair
La loi du 10 juillet 2019 interdit toute forme de violence dans l’éducation. Elle affirme qu’aucune violence, qu’elle soit physique ou psychologique, ne peut être considérée comme un mode d’éducation. Cette position a été réaffirmée en début d’année par la Cour de cassation, qui confirme qu’il n’existe pas de « droit de correction » des parents sur leurs enfants.
Le droit pénal prévoit d’ailleurs que les violences commises sur un mineur constituent une infraction, avec des peines aggravées lorsque l’auteur est un parent ou une personne ayant autorité sur l’enfant. Cette reconnaissance souligne la gravité particulière de ces actes lorsqu’ils surviennent dans le cadre familial.
Au-delà du cadre national, la France est engagée par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), qui garantit à chaque enfant le droit d’être protégé contre toute forme de violence, y compris au sein de sa famille (article 19).
Changer de regard, accompagner les parents
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essentiel d’accompagner les parents, sans les stigmatiser, vers des pratiques éducatives respectueuses, fondées sur l’écoute, le cadre et la bienveillance.
L’objectif : permettre à chacun de disposer de repères et d’alternatives concrètes pour éduquer sans violence.
Un enjeu collectif
Mettre fin aux violences éducatives ordinaires est un enjeu de société majeur. Protéger les enfants contre toute forme de violence, c’est investir dans une société plus juste, plus apaisée et plus respectueuse des droits fondamentaux.
En 2004, Catherine Dumonteil Kremer créait la Journée de la Non Violence Educative, qui s’est d’abord appelée Journée contre la fessée.
La loi contre les violences éducatives est passée en 2019 mais la JNVE est toujours d’actualité. En effet, son objectif depuis sa création est la recherche de solutions alternatives à la violence éducative ordinaire
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En amont du 30 avril, journée internationale de la non-violence éducative, la Fondation pour l’Enfance et l’équipe de recherche Prévéo présentent la 3e édition du baromètre sur les violences dites éducatives ordinaires (VEO).
Réalisé en partenariat avec l’Ifop auprès de 1 005 parents d’enfants de 0 à 17 ans, représentatifs de la population française, ce baromètre constitue un élément clé d’une première étude scientifique française consacrée aux violences dites éducatives ordinaires. Il met en lumière une réalité préoccupante :
- Des violences encore largement présentes dans le quotidien des familles : 83% des parents déclarent avoir eu recours, au moins une fois au cours des 12 derniers mois, à des violences verbales ou psychologiques et 37% à des violences physiques.
- Une légitimité persistante des punitions corporelles et une banalisation forte des violences psychologiques : 32% des parents pensent que les punitions psychologiques permettent d’apprendre ce qui est bien ou mal.
- Des écarts très nets entre les hommes et les femmes : 40% des hommes estiment que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter, contre 25% des femmes.
Une meilleure compréhension du développement, des besoins émotionnels et des séquelles liées aux violences pourrait permettre de prévenir les pratiques abusives. Cependant, pour faire reculer durablement ces violences, il faut également lever des freins majeurs : le poids des représentations et le maintien d’une norme sociale qui continue de légitimer ces pratiques en leur prêtant des vertus éducatives.
Découvrir la synthèse
Retrouver la 3ème édition du baromètre
Agroécologie
Temps de lecture 7 min
Le premier Forum international des laboratoires vivants dans les agroécosystèmes organisé par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et INRAE se tient à Montréal du 4 au 6 octobre 2023. En France comme dans le monde, INRAE s’investit depuis une dizaine d’années pour le développement des living labs, ces dispositifs de recherche participatifs et innovants qui placent l’usager au cœur des préoccupations. Quelles promesses et défis sont portés par les living labs ? Le point avec Christian Huyghe, directeur scientifique Agriculture à INRAE, et les porteurs de projets en Inde et en Afrique.
Publié le 04 octobre 2023
Cette thèse démarrera en octobre 2026 sous l'encadrement de Fatiha Fort (Institut Agro Montpellier - MoISA) et Jean Marc Touzard (INRAE - UMR Innovation). La ou le doctorant sera inscrit.e à l’EDEG, à l’Institut Agro Montpellier et accueilli.e à l’UMR Innovation.
Contexte
L'agriculture fait aujourd’hui face à de nombreux défis interdépendants
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Objectifs de la thèse
La thèse interroge le rôle et l’impact des Living labs comme outils de transformation sociale et territoriale pour l’agriculture, dans un contexte de crise multifactorielle qui demande une accélération et un changement d’échelle des processus de transition. L'objectif de cette recherche est de préciser les conditions économiques et organisationnelles de l’efficacité et du pouvoir transformatif de ces Living labs, puis de proposer un modèle de « Living Lab as a Service » (et inversement) incluant un cadre pratique pour sa mise en œuvre, sa gestion et son suivi évaluation.
Méthodologie
La recherche adoptera une méthode mixte, combinant une caractérisation générale des expériences de living labs agricoles à l’échelle nationale et européenne (revue de littérature, constitution et analyse d’une base de données), et une approche ethnographique auprès de participants d’un échantillon de living labs, permettant une compréhension plus fine des situations, besoins et solutions possibles (Liedtka, 2018). L’intérêt de l’ethnographie est sa capacité à décoder les pratiques et les discours (Chautard & Collin-Lachaud), en s’appuyant sur des techniques comme l’enquête qualitative, l’observation participante, l’écriture de journaux de bord, le storytelling, la prise de photographies. Les exemples retenus pour cette approche ethnographique seront des territoires français où cohabitent des Living labs et des projets locaux d’innovation agricole. Une analyse des discours, des documents du projet, des réseaux d’acteurs engagés, avec une perspective longitudinale, permettra de saisir les transformations sociales et territoriales induites par les projets de recherche et d’innovations portés par les Living labs. Un travail de modélisation conceptuelle et de comparaison avec des cas européens permettra enfin de proposer des modèles économiques et organisationnels de living labs, associés à des conditions territoriales et de filière, et de préciser leurs conditions de mise en œuvre pour favoriser la transformation des activités agricoles.
Profil recherché
La ou le candidat devra être motivé pour suivre des informations à l’échelle européenne et travailler sur des terrains agricoles territorialisés. Elle ou il devra être titulaire d’un Master en Sciences Sociales (Sciences de Gestion, Economie ou Sociologie, avec une orientation thématique sur l’agriculture, l’environnement ou l’alimentation) ou d’un diplôme d’ingénieur. Une appétence pour les approches qualitatives (enquête, approches participatives, ethnographiques, …) est souhaitée.
-> fatiha.fort@supagro.fr
Article de revue
Les living labs et la conception participative : l’exemple d’ActivAgeing Par Dimitri Voilmy
Pages 125 à 136
Démocratie participative
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18/01/2024
Dans le cadre de sa mission à Yogyakarta pour le projet RUBIS (Rubber Agroforestry Breeding Initiative for Smallholders), Sophia ALAMI, chercheuse au Cirad (UMR AGAP), a été invitée à donner une conférence à l'Institut français de Yogyakarta. La présentation a eu lieu le 27 novembre 2023, devant une trentaine d'enseignants et d'étudiants, dont la plupart venaient de l'UGM (Gadjah Mada University).
Des systèmes collaboratifs sont souvent mis en place pour soutenir les transitions vers de nouveaux paradigmes liés aux sciences de la durabilité, tels que l'agroécologie ou " One Health ". Parmi ces systèmes, les « living labs » agroécologiques sont aujourd'hui encouragés. En créant des conditions favorables à l'innovation collaborative par le partage d'idées, de connaissances, d'expériences, de ressources, d'espaces et d'opportunités, ils permettent la coproduction de nouvelles solutions aux problèmes et de stratégies adaptatives pour faire face aux changements globaux. Ils sont également des lieux de co-apprentissage, d'autonomisation et de renforcement des compétences. Ancrés dans un territoire et épousant ses spécificités, ce sont des dispositifs de long terme qui insufflent une dynamique d'adaptation durable.
Un tour d'horizon a permis de présenter les objectifs, les composantes et le fonctionnement de ces dispositifs et de donner quelques arguments relatifs à leur pertinence. Quelques mots ont été dits sur le réseau européen des « living labs » et le projet européen ALLREADY, en donnant quelques exemples de « living labs » opérationnels. Enfin, une approche critique permet de situer cette démarche dans la vie réelle et d'en aborder les limites, voire les dérives potentielles.
Sophia ALAMI TAZI est chercheur au CIRAD depuis 1999. Elle est agronome et ingénieur en innovation. Conceptrice et animatrice d'intelligence collective.
Elle fait partie de l'unité de recherche AGAP. Amélioration génétique et adaptation des plantes méditerranéennes et tropicales. "Mobiliser la diversité pour une agriculture durable".
Elle est actuellement en charge de la coordination des projets de recherche sur la transition agroécologique dans les pays du Sahel et initiatrice et coordinatrice d'un ‘‘living lab’’ agroécologique : " TAE Sahel " (Transition agroécologique au Sahel) : un réseau de 15 projets de recherche sur l'agroécologie en Afrique.
Elle est également l'agent de liaison du projet RUBIS en Indonésie. Elle est également agent de liaison pour le projet RUBIS en Indonésie, " Rubber agroforestry Breeding Initiative for Smallholders - Participatory breeding initiative for resilient rubber cultivation systems in a context of global change " et chef de work package du projet Horizon Europe " Accelerating farming systems transition - agroecology living labs and research infrastructures " (nom abrégé " Agroecology ") 2024-2032.
Article de revue - Pages 89 à 102
Avec l’essor de la psychologie positive, l’étude du bien-être et du bonheur s’affirme aujourd’hui comme une thématique incontournable de la recherche en psychologie (e.g. Csikszentmihalyi & Hunter, 2003 ; Diener, 2000 ; Lyubomirsky, Sheldon, & Schakde, 2005). Dans cette perspective, Dambrun et Ricard (2011) ont récemment proposé le Modèle du Bonheur basé sur le Soi Centré-Décentré (MBSCD ou « Self-centeredness/Selflessness Happiness Model », SSHM). L’objectif de la présente étude est de tester l’une des hypothèses centrales de ce modèle selon laquelle le bonheur authentique durable serait favorisé par un fonctionnement de soi décentré (ajustement harmonieux, forte connexion soi-environnement, pleine conscience). Voyons maintenant plus en détails les fondements théoriques de cette hypothèse.
D’après le modèle proposé par Dambrun et Ricard (2011), il existerait au moins deux types de bonheur qui seraient reliés et sous l’influence de deux types de fonctionnement psychologique relativement opposés : le fonctionnement psychologique du soi-centré (« Self-centeredness ») et le fonctionnement psychologique du soi-décentré (« Selflessness »). Ces deux types de fonctionnement se positionnent sur les deux pôles opposés d’un même continuum, mais se caractérisent toutefois par des fonctionnements qualitativement distincts. La propension à adopter un style de fonctionnement plutôt que l’autre serait dépendant de plusieurs variables telles que l’influence culturelle, le style d’éducation et d’attachement parental, le style d’éducation scolaire, les rôles sociaux et l’environnement professionnel, la religiosité et la spiritualité, la pratique de certaines formes d’entraînement mental, des expériences de vie particulières, et des facteurs liés à l’âge et au développement (pour plus de détails, voir Dambrun & Ricard, 2011).
...
P11 ... Ce modèle indique que la médiation de la transcendance de soi sur la dimension « paix intérieure » par les affects est partielle. En effet, lorsque les deux types d’affects sont statistiquement contrôlés, la relation entre la transcendance de soi et la paix intérieure diminue substantiellement (pourcentage de variance médiatisée = 38%), mais demeure statistiquement significative. Nous avons évalué la significativité de cette médiation ainsi que le poids respectif des deux médiateurs à l’aide de la procédure de « bootstrapping » proposée par Preacher et Hayes (2008). Cette analyse (5000 échantillons et intervalle de confiance à 95%) révèle que lorsque les affects afflictifs et les affects de bienveillance sont statistiquement contrôlés, la relation entre la transcendance de soi et la dimension « paix intérieure» est significativement réduite (b = .20, z = 3.62, p < .001). De plus les affects afflictifs (b = .11, z = 2.83, p < .01), ainsi que de bienveillance (b = .09, z = 2.34, p < .02) médiatisent tous les deux significativement cette relation.
Confirmant la validité de ce modèle, nous n’avons pas trouvé un modèle alternatif davantage en adéquation avec les données.
...
P 12 Ce dernier résultat suggère l’existence de variables médiatrices complémentaires non mesurées dans la présente étude. Si l’on se réfère au modèle de Dambrun et Ricard (2011), la présence d’affects de bienveillance serait l’un des principaux médiateurs de l’effet de la décentration de soi sur le bonheur authentique-durable incluant des dimensions telles que la sérénité ou la plénitude (i.e. dimension paix intérieure). Toutefois, comme nous l’avons évoqué en introduction, la décentration favoriserait le bonheur authentique-durable par l’augmentation dePresses universitaires de Liège | Téléchargé le 09/07/2026 sur https://shs.cairn.info (IP: 83.200.209.136)
la stabilité émotionnelle et également via le sentiment d’être en harmonie avec soi et avec l’environnement incluant les autres. Il serait par conséquent souhaitable de mesurer ces deux dimensions dans une prochaine étude afin de déterminer dans quelle mesure elles médiatisent les relations entre la décentration de soi, les affects de bienveillance et le bonheur authentique-durable.
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Date de mise en ligne : 19/12/2012
https://doi.org/10.3917/cips.093.0089
17 juin 2024
Roue de la Fortune et Providence
524 après Jésus-Christ. Un homme hier encore au faîte des honneurs vient d’être précipité métaphoriquement au bas de la roche Tarpéienne en attendant son exécution, au sens littéral cette fois. Boèce, celui qu’on a appelé le « dernier des Romains », médite dans sa prison sur le rôle de la Fortune, la signification du bonheur, et la manière dont la Providence régit le monde. Convoquant les ressources de son immense culture lettrée et philosophique, il compose un des classiques les plus lus et les plus commentés de la tradition occidentale, la Consolation de Philosophie.
Dame Philosophie s’y invite auprès du détenu plongé dans l’abattement pour lui remontrer ce que les leçons de toute une vie consacrée à la pensée lui eussent appris, s’il eût davantage écouté cette sage maîtresse : la mort n’est pas un mal pour l’homme de bien, les retournements de fortune ne sont pas de nature à surprendre celui qui s’est préparé à affronter son destin, et la marche du monde est à chaque instant gouvernée par la prévoyante Providence de Dieu, qui règle tout selon une sagesse admirable.
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[23/06/2026 11:04] Bertrand Geay (GPP): Quand vous aurez deux minutes, jetez un œil à ce débat en ligne, organisé par L'Huma, et surtout achetez le bouquin ! Il nous a demandé pas mal d'années de boulot...