La vague ©Getty
Vivre enfin ! Avec François Jullien
Vendredi 9 janvier 2026
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Être en vie ne garantit pas que l'on sache vivre. Avec "Vivre enfin, édité chez Plon François Jullien ne nous propose pas des recettes pour « profiter de la vie », mais nous invite à apprendre, et surtout à décider de vivre, un choix à l’origine de tout commencement.
Avec François Jullien, philosophe, helléniste et sinologue, professeur à l'université Paris-Diderot et titulaire de la Chaire sur l’altérité au Collège d’Etudes mondiales de la Fondation Maison des sciences de l’homme
... La vie nous est donnée, mais le vivre, lui, n’est jamais acquis. Est-ce que vivre s'apprend ? Comment penser ce rapport à ce que nous sommes le plus originairement : des vivants ? Qui ne s’est jamais réveillé un matin en se demandant : est-ce que je vis vraiment ? Suis-je passé à côté ? Qu’attends-je pour vivre enfin ? À la manière de Montaigne, François Jullien nous invite à nous arrêter, parfois même au cœur de la nuit, pour éprouver ce que vivre signifie.
Plutôt que d’élaborer une théorie abstraite sur la vie, le philosophe s'intéresse au verbe "vivre", qui implique davantage le mouvement. Pour cela, il part de nos existences ordinaires afin d’ouvrir de nouveaux possibles sur notre manière d’exister, ici et maintenant. La question n’est donc pas "Qu’est-ce que vivre ?" mais "Comment vivre ?" Le vivre ne se donne pas comme une expérience que l’on pourrait observer de l’extérieur ; on y est jeté comme dans des vagues. Comment, dès lors, s’arrêter un instant au cœur du mouvement pour saisir ce qui se vit ? Peut-on être sans cesse emporté par la vie ou faut-il, à un moment faire un pas de côté ? Il s’agit de ce "saut risqué" dans l’abstrait que François Jullien nous invite à tenter.
Cet essai édité chez Plon, vise à "repossibiliser" la vie, à lui redonner de l’espace. Il se lit comme un manifeste où l’aspiration à vivre est un défi sans cesse relancé. Ces questionnements sont au cœur de l’œuvre de François Jullien depuis plus de dix ouvrages. François Julien est aussi l'auteur de "La transparence du matin "édité aux Editions de l'Observatoire, "Puissance du pensif ou Comment pense la littérature" chez Actes Sud, "Revoir. Aux Amis des musées" et "Dénouer. Petite philosophie de la médiation" chez Rue de l'Echiquier.
Programmation : David Bowie : "Life on Mars" et Gaetan Roussel : "Ta part"
À écouter
Vivre et mourir avec André Comte-Sponville et Francis Wolff
L'Heure philo
49 min
Clés : Sciences et Savoirs Arts et Divertissement Philosophie Livres Essais – Livres d'art Idées François Jullien
L'équipe
- Patricia Martin Journaliste, critique littéraire et productrice chez France Inter
Lilian Alleaume Réalisation
Chantal Le Montagner Chargé(e) de programme
Ethel Alzial Attaché(e) de production
Tr.: ... nous écarte du marché du bonheur ... la vraie vie ... le contraire de la mort, être en vie. Et il y a le vivant avec son contraire, la non-vie ... illusion qu'on vit, mais enlisé ... l'important n'est pas de vivre, mais de bien vivre ... La vie est un indifférent ... réthorique, dialectique ... je m'écarte de "la vie bonne" ... on s'écarte du bonheur, du bien vivre ... autre exigence de vraiment vivre ... pas simplement moral ... répondre à cette exigence du vivre en nous ... le vital est le fait d'être en vie ... le vivant est la capacité de faire émerger la vie qui est en nous ... exigence d'être dans cette capacité de vivre, ne pas être dans une pseudo vie ... entre pensée chinoise et européenne ... helléniste et sinologue ... mettre en vis-à-vis ces pensées pour y réfléchir l'une par l'autre ... ouvrir l'horizon de pensée ... s'est déporté sur vivre / la pensée de l'être ... en Chine, il n'y a pas d’anthologie ... le verbe être ne se dit pas en chinois, c'est radical ... a pensé le vivre, tournant dans ma réflexion ... vivre est peut-être ce qu'on peut le moins saisir par des concepts, outil même de la philosophie ... comment essayer de penser vivre ... distinction du vital et du vivant ... la pensée de l'inoui, de l'intime, de l'incommensurable ... la transparence du matin ... saisir ce qui résiste le plus aux concepts ... une abstraction qui ne nous détache pas de l'existance, qui soit une sorte de condensateur de l'expérience. Le concept passe par une abstraction, on décolle mais il faut réatterrir un peu plus loin ! Et penser le concept comme un intensificateur d'expérience qui puisse changer la vie, ambition de la philosophie. ... le bonheur renvoie à l'idée de satisfaction. On sait bien qu'il n'y en a pas ... c'est superficiel, image de contentement qui n'est pas vraiment sérieuse, non seulement parce que ce qui nous promet en l'homme c'est qu'on ne satisfait pas de la satisfaction ! ... penser la vraie vie par distinction avec cette image du bonheur à laquelle on est accolé, je ne sais pas pourquoi. ... l'usage de la vie, qu'est-ce que j'en fais ? Question essentielle, radicale. ... vivre vraiment ou se contenter d'une pseudo vie ... on est dans une tension entre une vie dans laquelle on est et une vie à laquelle on n'accède pas. À la fois condition de toutes les conditions et aspiration de toutes les aspirations. C'est ça qui met en tension de vivre.Et vivre, c'est être dans cette tension. J'essaie de faire sur un plan conceptuel, c'est de penser des concepts qui soient des intensificateurs d'expérience. Ce qui menace la vie, c'est le rabattement dans la non vie, la pseudo vie ... la vie dépouille la vie ... la vie ne vit pas. C'est donc la non-vie qui est notre pb. Cela dégage de ces banalités sur le bonheur ... ça ne porte pas effectivement à vivre. ... le vital et le vivant ... au moment de la pandémie COVID, on a rabattu sur le vital pour rester en vie ... les grecs ont fait le travail ... il y a 3 mots : bios, c'est la vie morale et politique, celle dont parle Platon etc ... psychée, c'est le souffle vital qui sort de nous quand on meurt. Et Zoé, la vie vivante d'Aristote déjà la vie de Dieu et dans l'évangile de Jean "qui est attaché à sa vie la perd". En grec il y a 2 mots : il faudrait une note de bas de page pour dire que ce n'est pas le vie qui est en question. Ya d'une part le vital qui est d'être en vie et la source intarissable de vie, le vivant.Et l'épisode de la Samaritaine, c'est justement de passer du vital de l'eau qu'il faut boire pour ne pas mourir, à cette eau qui ne cesse de jaillir. Et qui est cette eau, non pas symbolique, ... mais qui est cette eau intarissable de capacité à effectivement vivre. Inépuisable ... Donc au fond, ça change les choses de sortir du contexte bonheur/malheur ... l'être en vie et le VRAIMENT vivre ... c'était au début un rabattement nécessaire de s'occuper du vital de la vie. Mals elle ne s'y limite pas. Il y a à penser qu'est-ce que c'est que d'être effectivement en vie, nettement vivant. Et je crois que c'est notre occupation la plus légitime, la plus nécessaire. Et qu'elle nous débarrasse des thématiques trop faciles du bonheur, de la satisfaction ... la littérature, la peinture, la poésie, l'art en général. Pour Gilles Deleuze, c'est une forme de résistance ... il n'y a pas d'art qui soit une libération d'une puissance de vie ... l'art consiste à libérer la vie que l'homme a emprisonné ... l'artiste est celui qui libère une vie. Oui on essaye de rabattre la vie. ... émonder un arbre pour lui donner de la puissance ... Vivre, c'est résister à cela. ... La vie ne cesse de se résigner. Se dérésigner, c'est faire apparaître le vivant de la vie. Une ne cesse de s'enliser. Se désenliser, c'est ça faire émerger le vivant de la vie. ... le portable ... désaliéner sa vie ... résister à ce qui m'empêche de vivre. Se désenliser, se dérésigner, se désaliéner, porte sa capacité de vivre ... L'art a vocation à défaire ce rabattement qui ne cesse de peser sur la vie. ... Vivre, c'est s'opposer à tout ce qui vient rabattre la vie. ... résistance, révolte ... se méfie de ces affects. Se désenliser est une opération à sens contraire de ce à quoi on est soumis ou condamné ... résignation. Donc c'est pour éviter une image plate de la vie ... dire non à tout ce qui vient recouvrir ma vie. C'est l'opération même de la philosophie. ... L'amour ... Aragon ... la possibilité ou non du couple ... passer par l'autre pour trouver quelque chose ... ni l'étouffer, ni s'étouffer soi-même ... nous détacher de ces lieux-communs ... entre l'amour don de soi et l'amour possession de l'autre - l'eros - quoi de commun ? ... résister à l'enferment dans des mots ... donc faire un écart ... l'atavisme de Nietzsche ... se décaler, s'écarter ... 2 concepts : l'intime et l'extime ... le plus profond du profond de moi ... une présence de l'autre partagée ... c'est pas l'intimité ni l'intimisme. L'intimité est déjà un état. Lever la frontière avec l'autre ... abstraire l'autre des rapports de forces qui font le monde ... être en l'autre, c'est l'intime ... Au plus profond de moi, je peux être en même temps en toi ... IL Y A DE LA CONSCIENCE PARTAGÉE ... Penser aussi que l'amour peut être un enfermement, donc l'extime ! Remettre un écart entre l'autre et soi pour l'autre ne soit pas assimilé par soi, approprié par soi, mais on retrouve un dehors qui fasse qu'on le rencontre encore. ... À la fois arriver à ce partage des consciences et en même temps ne pas rabattre l'autre par une sorte d'appropriation où l'émergence de l'autre disparaît. D'où dé??? coupler les deux, l'intime et l'extime. À la fois ... secouer de temps en temps ... l'autre retrouve une distance qui fait qu'il peut à nouveau être rencontré. Le drame de l'amour fait qu'on passe de la rencontre à la relation. ... amour fusionnel ... il faut qu'il reste l'autre sinon comment le désirer ? il faut un écart ... la ruse de la vie, c'est à la fois de pouvoir ouvrir un dedans partagé entre l'autre et soi, et en même temps réintroduire un écart qui fasse que l'autre existe comme autre et qu'on puisse à nouveau le rencontrer. Une rencontre continue ... si on ne dit pas couple, on dit compagnon, sinon, c'est acquis, une sorte de rangement de la vie. Et ça c'est mortel. ... Nicolas Bouvier ... le voyage, une façon de vivre plus intense et plus lyrique ... un catalyseur ... on devient plus vulnérable, plus mobile, on est obligé de s'engager chaque jour. On est beaucoup plus réceptif et on est mieux à même de faire le point aussi. C'est-à-dire d'éprouver les choses par rapport à soi et non pas par rapport au milieu qui vous abrite et au cadre qui vous détermine.
... voyager, c'est introduire de l'écart dans sa vie. Un écart de conduite, de langage, négativement. ... découvre d'autres possibles. ... de façon à se déporter de soi ... pour remettre en tension. Ouvrir une distance mais qui maintient en regard. Et donc, quand on voyage, on s'écarte sans oublier ce dont on s'est écarté. C'est cette tension qui fait vivre. Voyager fait décohencider. ... faire réémerger cette exigence qu'on réapparaît. Les vacances, c'est pas ne rien faire. Ça remet en tension sa vie. ... être dans l'entre-deux, dans la tension de cet écart. ...
sous-titre "petite flèche". /médiation ça devient peu important??? aujourd'hui dans la société. ... de terrain, qui aille sur le terrain des autres ... être utile conceptuellement pour éclairer ces expériences ... j'ai mis la médiation en rapport avec certains concepts de mon travail, par exemple celui de potentiel de situation, au fond, non pas projeter un plan mais voir quel est le potentiel de la situation dans laquelle on est. Le médiateur, c'est ce qu'il fait. Il ne commence pas par faire le plan de la médiation qu'il va essayer de faire avancer mais qu'est-ce qui peut être porteur dans la situation pour m'aider à opérer cette médiation ?
De même, ce qui me paraît important c'est de distinguer la figure du médiateur de celle du juge qui est la grande figure que l'on a pensé dans la civilisation européenne. Avec la vérité, le juste milieu, tout cela qui fait l'impartialité. Il me semble que le médiateur doit être détaché de cette figure là parce qu'il pense non pas que son enjeu n'est pas vraiment la vérité mais la viabilité. Et rendre viable ... Là je me reporte à la notion chinoise de voie comme étant la voie non pas qui conduit vers quelque part, mais plus viable, par où ça passe. Si c'est vivable. Tao ... Et puis penser ce qui revient tout le temps en France - le compromis - comme étant l'ultime figure de la politique. Comme si c'était ce qu'on devait vraiment promouvoir en France... Le compromis, c'est FAIBLE. C'est couper la poire en deux, mettre de l'eau dans son vin, cette sorte de "chacun s'arrête à mi-distance". Mais ça reste des rapports de force. Et finalement, est-ce que c'est une politique, le compromis ? Un peu de ceci, un peu de cela... Il faut penser quelque chose de beaucoup plus exigeant, le concept n'est pas de moi : c'est le COMPOSSIBLE. Passer du compromis au compossible. ... Le compromis reste dans les rapports de force. On le voit bien aujourd'hui à l'international. Que ce soit entre Israël et Gaza. On est arrivé à un compromis comme si c'était résolu. Non car les rapports de forces changent et le compromis va sauter. Remis en question voire oublié. Donc penser la compossibilité. C'est la véritable exigence du médiateur. Ça devrait être aussi celle de la France d'aujourd'hui puisqu'il n'y a pas de majorité pour gouverner.
Qui est donc de faire en sorte qu'une véritable possibilité s'ouvre ET pour l'un ET pour l'autre. Donc qu'on s'extraie du rapport de forces immédiat pour retrouver une logique de possibilité partagée.
Pour moi, l'ÉDIT DE NANTES, ça a été ça... L'europe de la seconde guerre mondiale. Ça a été ouvrir du compossible. On a vu à quel point les nationalismes s'entre-tuaient. Donc s'écarter de ce qui a précédé pour RE POSSIBILISER l'histoire. À partir de ce que j'ai appelé "potentiel de situation". ...
Donc il faut là aussi être vigilant. On est trop dans des mots maintenant qui sont des mots qui semblent indispensables à la pensée - ou plutôt qui ne pensent plus - résilience, compromis, enfin tous ces mots qui au fond nous enferment dans une sorte de faux débat. On dit on débat. Mais en fait on ne débat pas. On débat à l'intérieur de ces mots là. Il me semble que la philosophie doit avoir cette exigence justement de se demander "qu'est-ce qu'on pense avec ces mots ?" Et si on ne pense pas avec eux, d'en changer. Et d'essayer ce que j'ai essayé de faire en passant de compromis à compossible. C'est de passer d'un mot qui ne signifie plus rien - au mieux, un peu de bonne intention. Mais qui rate l'essentiel qui est la tâche d'un homme politique: trouver par où l'histoire peut passer... Donc il y a cette logique qu'il faut retrouver qui est celle sans doute d'être rabattue pour REPOSSIBILISER notre vie. Et repossibiliser la politique. C'est ça qui me paraît essentiel. C'est pas les rêves et la réalité ... c'est s'écarter de ce qui s'enlise, se perd dans notre vie comme dans la vie politique pour relancer ce que j'ai appelé décohencider pour repossibiliser la pensée et la société.
...
Difficile d'être philosophe ? Ça l'est de plus en plus ... mais de plus en plus nécessaire pour la société parce qu'on est dans un régime d'opinion. Et philosopher, les grecs l'ont dit - c'est le grand thème de Platon - c'est s'écarter de l'opinion. Non pas l'oublier ou l'effacer mais ouvrir un écart par rapport à l'opinion en décohencidant de façon à ne pas être enlisé dans l'opinion. Et donc de faire travailler la pensée.
Aujourd'hui, le rythme de l'opinion est de plus en plus consistant - les médias y contribuent aussi - et donc de faire sujet une interrogation qui se déphase de tout ce qu'a ... ce par quoi l'opinion nous enferme. Est de plus en plus difficile à secouer ... Tous les termes sont des mots cohencidants qui sont résilience, tous ces mots là, font que on ne débat que dans le débattable. Et en fait, qu'est-ce qui reste non débattu dans nos débats ? Et je crois que c'est le rôle de la philosophie de faire émerger ce qu'on ne pense pas ... Ce qu'on ne pense pas à penser. C'est ça qui est l'enjeu. ... difficile car le rythme de l'opinion est dominant, le marché est dominant. Les livres sont de plus en plus des produits de marché y compris ceux de philo ... On en demande de la vente immédiate. C'est pas de la réflexion, ni de la pensée. ... La situation est critique et il est de plus en plus difficile de philosopher et donc il est de plus en plus nécessaire de le faire.
A propos
Je me fais la belle est un projet artistique collaboratif prescrit par des soignants, qui accompagne les personnes en fin de vie et leur entourage. Une démarche poétique pour offrir un dernier témoignage de soi en chanson, au cœur du parcours de soins.
Je me fais la belle a été fondé en 2019 par la chanteuse Marie Tout Court. Sa rencontre avec les médecins du Pôle de Santé des Envierges (Paris 20e) fut déterminante pour le développement du projet.
Nous nous adressons prioritairement à une population âgée et/ou malade, présentant des facteurs de vulnérabilité, tant sociologiques qu’économiques.
... mobilise une équipe artistique (chanteuse, musiciens, photographes) intégrée aux soins. Des chansons originales écrites et composées à partir de leurs récits de vie, offertes à l’entourage et chantées lors des funérailles ou à l’occasion des concerts de restitutions. Ces créations sont également enregistrées et mises à disposition du grand public sur ce site.
... offre un espace d’expression, de réconciliation, dans une période où tout semble se refermer, en ouvrant une réflexion sur le rôle de la création dans les derniers temps de l’existence.
Depuis six ans, nous nous rendons plusieurs fois par mois au domicile de patients malades ou en fin de vie. Ces personnes sont choisies parmi la patientèle des médecins du Pôle de Santé des Envierges, du Centre d’accueil de Jour “Les Balkans”, et du dispositif Humanest (hôpital des Diaconesses). Depuis 2024, nous nous rendons également à l’unité de soins palliatifs de l’hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans.
En parallèle sont proposés des ateliers intergénérationnels à l’école, favorisant les échanges entre élèves et patients, autour de chansons ou comptines écrites sur le cycle de la vie et du temps qui passe.
Les sentiments sont recueillis et transformés en créations artistiques avec la volonté de soulager un poids souvent lourd à porter. Nous allons là, à cet endroit où la mort prochaine est inévitable mais où la transmission est encore possible. Prendre soin de ceux qui partent mais aussi éclairer ceux qui restent. Les chansons sont faites pour être partagées, leur force communicationnelle permet de transformer un sentiment personnel en une mémoire collective.
Libérer la parole, accompagner autrement, lutter contre la solitude, redonner de la confiance et mettre en valeur chaque personne dans sa particularité, laisser un souvenir, comme un témoignage figé dans le temps d’une tranche de vie précieuse, voici la volonté de Je me fais la Belle.
Partenaires
... sans qui “Je me fais la Belle” n’aurait pas vu le jour :
Fondation de France,
Fondation Jalmalv,
Fondation Mireille et Pierre Landrieu,
Fondation PFG,
Fondation Morillon,
Fondation des Petits Frères des Pauvres,
Fonds d’Action Sacem,
Centre d’Accueil de Jour des Balkans,
Service d’aide à domicile Logivitae,
Maison de Beaucourt.
Nous tenons également à remercier chaleureusement les personnes qui ont cru en ce projet fou et qui nous soutiennent encore avec bienveillance : Diego Pollet, Ludivine Grimber, Barberine Caillat, L’association Humanest.
Merci au studio Penny Lane à Paris et à Antoine Morelon pour tout le temps passé à chouchouter nos chansons.
Merci à Laurent et Maxime d’11h11, à Laurence Revol pour la création du logo.
Merci à la librairie le Dragon Savant et à la Bibliothèque Fessart pour leur accompagnement dans le projet à l’école.
L’équipe soignante
Le Pôle de santé des Envierges est un collectif de médecins engagés dans l’amélioration de l’accès au soin pour tous . Ils sont ancrés dans les 19ème et 20ème arrondissements de Paris depuis une dizaine d’années et accordent une importance particulière aux visites à domicile au service des personnes vulnérables et isolées .
Au sein du collectif , François Myara est le médecin référent de « Je me fais la belle”. Avec Mady Denantes et Dora Levy , ils choisissent parmi leur patientèle les personnes participantes au projet . Les médecins suivent de près l’évolution des ateliers et les bénéfices apportés . L’équipe soignante et les artistes se rencontrent de manière très régulière afin d’analyser la situation personnelle de chaque patient au fil des semaines.
Le centre d’accueil de jour « Les Balkans » accueille des personnes âgées de plus de 60 ans souffrant de troubles neuro-évolutifs liés à l’âge : maladie d’Alzheimer, maladie à Corps de Lewy, démence parkinsonienne, troubles vasculaires, DFT etc.
Il a pour objectifs de rompre l’isolement, de stimuler toutes les capacités restantes afin de ralentir l’évolution des troubles et de soulager et accompagner les aidants.
Sa prise en soin est groupale et s’articule autour d’activités thérapeutiques où le soin relationnel est au premier plan et vise à stimuler la mémoire, l’orientation spatio-temporelle, le langage, la mobilité, les gestes de la vie quotidienne …
L’accueil de jour est impliqué dans un réseau pluri-disciplinaire de proximité, en lien avec les professionnels de santé du territoire.
Deux ateliers collectifs par mois ont lieu au CAJ avec un groupe d’une dizaine de participants, ainsi que des ateliers individuels.
HumanEst rassemble la Maison des Aînés et des Aidants (M2A) Paris Est et le DAC-Dispositif d’Appui à la Coordination favorisant le maintien à domicile des personnes en situation complexe. Marielle Bernard, directrice du dispositif & Marie Le Floch, médecin coordinatrice et directrice médicale, propose depuis 2022 à des patients du réseau l’accompagnement de Je me fais la belle.
Les Artistes
- Martine Marras est une photographe de portrait documentaire. Elle photographie les gens à des étapes importantes de leur vie.
Avec un regard direct sur le monde, elle donne la parole à ses sujets à travers leur espoirs et leurs douleurs. Son travail se place au coeur de l’intime.
Dans le projet « Je me fais la belle », elle a dressé le portrait des patients dans leur espace personnel, à travers cette étape de la vie où le rapport à soi et au corps est bouleversé et où les éléments du quotidien portent les marques du temps qui passe.
https://www.martinemarras.com
- Marie Tout Court chante depuis 20 ans. Elle écrit ses chansons mais pas seulement. Elle aime écrire des chansons pour les autres, avec les autres plus exactement. Toutes sortes de choses pour toutes sortes de gens. Ceux qui doutent , ceux qui se trompent de route, ceux qui sont assis sur le bord… Après 15 ans d’actions spécifiques auprès de nombreux publics en besoin d’accompagnement, Marie en a fait sa spécialité et semble devenue une sorte de travailleuse sociale de la chanson !
Marie Tout Court a écrit les textes des chansons en ayant pour muses les patients, leur histoire ainsi que leur univers lexical et musical. Chaque chanson est le fruit d’une longue série de rencontres-ateliers où les personnes se sont livrées petit à petit au plus proche de leur intimité.
https://www.facebook.com/marie.toutcourt.96
- Les musiciens :
Marc Riou : Percussions, flûtes, clarinette, harmonica, sanza
Ronan Yvon : Guitares, banjo, basse
Musiciens invités :
Fabien Moryoussef : violon, claviers.
Emmanuel Chabbey : contrebasse
Enregistrement mixage et mastering Antoine Morelon / studio PennyLane Paris.
...
06 74 49 42 51 hello@jemefaislabelle.fr
Mentions légales
Éditeur du Site : Je me fais la belle
Responsable éditorial : Je me fais la belle
Téléphone : 06 67 76 68 92
Hébergement, Hébergeur : OVH
Développement : 11h11 Design & Communication 90000 – Belfort
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?jJjQTg
Marie Tout Court, fondatrice du projet "Je me fais la belle". ©Radio France - Dorothée Barba
Je me fais la belle : des chansons-hommages pour accompagner les personnes en fin de vie - Jeudi 4 décembre 2025 / Carnets de campagne | France Inter
La chanteuse Marie Tout Court accompagne les personnes en fin de vie et leur entourage, sur prescription des soignants d'une unité de soins palliatifs en Franche-Comté. Ses chansons sont une démarche poétique pour offrir un dernier témoignage, au cœur du parcours de soins.
Tout devrait toujours se terminer par une chanson. Y compris la vie ! Voici une initiative singulière et très émouvante, proposée par une chanteuse. Marie Tout Court propose aux personnes malades ou en fin de vie de créer, avec eux, une chanson originale : une chanson-hommage qui sera ensuite jouée aux obsèques ou transmise à leurs proches, leurs enfants, leurs conjoints. L'artiste travaille avec l'unité de soins palliatifs de l'hôpital Nord Franche-Comté, à Trévenans (Territoire de Belfort)**.
Marie Tout Court, fondatrice du projet Je me fais la belle, est notre invitée.
► Pour contacter Marie, la soutenir et lui proposer votre aide sur la communication du projet : marie.tout.court75@gmail.com
*Clés : Société Musiques – Actualité musicale Chanson française Associations – ONG
L'équipe Dorothée Barba
Ndlr : très beau projet de médiation avec comme vecteur l'écriture et la chanson. Valoriser et Contacter ACT
Connu / l'appel d'Angers
1 membre 1 événement 2 publications - 18/6/25 / Gestionnaire(s) du groupe Jean-Luc Poitoux
Militant Greenpeace Poitiers et Copilote • Médiation pour Tous
La médiation de l'urgence intègre l'urgence climatique, écologique, politique.
Les êtres humains ont généré un changement d'ère géologique... Cet événement inédit dans l'histoire humaine nécessite une prise en considération singulière.
Les scientifiques l'ont baptisée "ANTHROPOCÈNE". D'autres "CAPITALOCÈNE" pour signifier qu'elle s'inscrit dans une lutte des classes. Car la richesse a tendance à émettre massivement des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, de l'effondrement de la biodiversité, de la raréfaction des matières et de l'énergie, de l'amplification des phénomènes météorologiques extrêmes destructeurs.
Ce capitalisme financiarisé se heurte aux limites planétaires... Ses acteurs cessent-ils de consommer les ressources pour autant ? En aucune manière. Une période réactionnaire s'est ouverte avec le retour de régimes autoritaires, autoritaristes, voire fascistes. De Macron à Trump en passant par Orban, Poutine, Xi Jinping, Javier Milei et consorts, les variantes ne manquent pas... Conforter la puissance financière ou mourir serait-il leur crédo ?
Face à ce changement de paradigme, la citation de Gramsci -intellectuel et dirigeant politique italien du début du XXème siècle- n'en est que plus d'actualité :
« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».
La médiation peut-elle aider à faire accoucher un monde qui aura su préserver le vivant sur la terre ? C'est notre intime conviction. Si vous la partagez, rejoignez-nous !
Tags du groupe
Biodiversité ; Changement climatique ; Géopolitique ; Indépendance politique ; Capitalisme
Capitalisme ; Catastrophes climatiques ; Climat ; Conflit ; Démocratie ; Derèglement climatique ; Dignité humaine ; Droits humains ; Economie ; Effondrement ; Égalité des droits ; Energies fossiles ;Energies renouvelables ; Espèces en voie de disparition ; Etat d'urgence ; Extrême droite ; Finance ; Forêt
Espace de Vie Sociale (EVS) : un lieu d’échanges, d’engagement et de solidarité
...
est bien plus qu’un lieu d’activités : c’est un point d’ancrage pour les habitants, un espace de rencontres, de dialogue, d’initiatives citoyennes et de construction collective.
Au cœur de la vie sociale et solidaire du territoire, la MJC s’engage activement pour renforcer les liens entre les générations, les cultures et les parcours de vie, dans un esprit de respect, de coopération et de convivialité.
Une ambition collective à l’horizon 2032
...
souhaite être reconnue comme le lieu incontournable du vivre ensemble, un espace où chacun peut :
- Se rencontrer, partager ses expériences et s’ouvrir aux autres
- Agir localement sur des enjeux citoyens, culturels, sociaux et environnementaux
- Être accueilli, écouté, accompagné et valorisé dans ses idées et projets
Ce projet repose sur trois grandes ambitions structurantes :
- Ambition 1 : Un accueil adapté, chaleureux et inclusif
La MJC place l’accueil au cœur de sa mission EVS. Chaque habitant, quel que soit son âge, son origine ou sa situation, doit pouvoir :
Trouver un lieu sécurisé et bienveillant pour s’exprimer
Être informé et accompagné dans ses démarches ou projets
Participer à la vie locale en confiance, sans jugement ni exclusion
- Ambition 2 : Les habitants, moteurs de la vie locale
Les habitants ne sont pas de simples usagers : ils sont acteurs du changement. L’EVS favorise leur participation active à travers :
Des espaces de co-construction et de débat
Des projets collaboratifs qui répondent aux besoins identifiés ensemble
Une dynamique de Vivre Ensemble portée par la diversité sociale, culturelle, générationnelle et de genre
Ensemble, nous créons un territoire plus solidaire, plus participatif et plus humain.
- Ambition 3 : Une coopération renforcée avec les partenaires
Le développement de l’EVS repose sur une collaboration étroite avec :
- Les partenaires associatifs, sociaux et institutionnels
- Les structures culturelles, éducatives et environnementales locales
- Les habitants engagés dans des projets d’intérêt général
La MJC devient un acteur pivot de la vie sociale, capable de mettre en lien les énergies du territoire, de faciliter l’accès aux droits, et de favoriser l’innovation sociale.
Un lieu où s'invente le changement
Dans une logique de transition citoyenne, sociale et écologique, la MJC :
- Accompagne les habitants dans des projets artistiques, solidaires ou écoresponsables
- Encourage les initiatives collectives qui valorisent la diversité humaine et biologique
- Lutte contre les clichés, les discriminations et les inégalités par des temps de sensibilisation, de formation et de débat
C’est un espace pour penser autrement, imaginer un monde plus juste et plus durable, où chacun a sa place.
Un espace de vie pour tous, au service de chacun
L’EVS de la MJC est ouvert à tous les habitants, sans condition d’adhésion ou de statut. Il s’adresse :
- Aux familles, jeunes, adultes et seniors
- Aux personnes isolées ou en recherche de lien social
- À tous ceux qui souhaitent s’impliquer dans leur quartier, leur commune, leur territoire
En participant à l’EVS, vous rejoignez une communauté d’entraide, d’écoute et d’action tournée vers le bien-vivre ensemble et l’épanouissement collectif.
Contact 10 place du Dr Lhomme 16110 LA ROCHEFOUCAULD 06 10 09 74 77 coordination.mjclarochefoucauld@gmail.com
*Pour en savoir plus, voir par exemple :
- https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?searchterm=&searchtags=Espace_de_Vie_Sociale-EVS
- https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?searchterm=&searchtags=Maison%28s%29_des_Jeunes_et_de_la_Culture-MJC
Ndlr : cet EVS donne toute sa place à la médiation de projet mais élude la question des conflits. Questionner ACT
L’Institut Régional du Travail Social (IRTS) Poitou-Charentes est un institut de formation professionnelle aux métiers de l’Intervention Sociale implanté sur les 4 départements du nord de la Nouvelle-Aquitaine. L’IRTS exerce, dans le cadre d’une mission de service public, des activités de formation initiale, de formation tout au long de la vie, de formation supérieure, de conseil, d’animation, de recherche et d’expertise.
Le bâtiment de Poitiers a accueilli en 1963 la toute première école d’éducatrices spécialisées, puis en 1970, l’école de service social. En 1986, cette école fut ensuite l’une des 6 premières en France à obtenir l’agrément pour devenir un « Institut Régional du Travail Social ».
Fonctionnement associatif
L’IRTS Poitou-Charentes est géré par une association, l’ARFISS (Association de Recherche, de Conseil, de Formation en Intervention Sociale et de Santé Poitou-Charentes).
L’association réunit des acteurs diversifiés de l’action sociale : professionnels, structures publiques et privées du secteur social et éducatif, services d’aide et de soins à domicile, représentants de l’État, collectivités territoriales, organismes de sécurité et de prestations sociales… Des représentants du personnel de l’Institut et des étudiants y sont également associés.
La Région Nouvelle-Aquitaine participe financièrement et techniquement à la mise en œuvre
des formations de l’IRTS.
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Les Formations
- FORMATIONS SOCIALES ET ÉDUCATIVES
Educateur spécialisé
Éducateur de jeunes enfants
Éducateur technique spécialisé
Moniteur éducateur
Moniteur d’atelier
Assistant de service social
Technicien de l’intervention sociale et familiale
Conseiller en économie sociale familiale - FORMATIONS SOCIALES AUX MÉTIERS DE L’ACCOMPAGNEMENT
Accompagnant éducatif et social
Assistant de soins en gérontologie
Assistant familial
Surveillant de nuit
Maître de maison - FORMATIONS D’ENCADREMENT, DE SPÉCIALISATION, D’ACCOMPAGNEMENT DE PROJETS ET DE CONSEIL
Certificat d’aptitude aux fonctions d’encadrement et de responsable d’unité d’intervention sociale
Certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale
Médiateur familial
Formations de spécialisation
Conseil
Accompagnement de projets - AUTRES OFFRES
Atelier de pédagogie personnalisée
Validation des acquis de l’expérience
Modules préparatoires à l’entrée en formation
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La Formation à l’IRTS Poitou-Charentes
Elle participe à la construction et à l’affirmation de la citoyenneté de professionnels
conscients des enjeux sociétaux dans lesquels ils interviennent, de praticiens réflexifs,
singuliers et responsables, pouvant décrypter les liens entre l’action et le sens de l’action dans
un contexte donné.
Ce choix politique, affirmé dans la dynamique pédagogique, est porté par l’ensemble du
personnel de l’IRTS Poitou-Charentes. Il se décline de la manière suivante :
• La prise en considération de la personne en tant qu’acteur et citoyen,
• La prise en compte de l’altérité, de la singularité,
• La valorisation des potentialités de la personne,
• L’importance de la responsabilité à l’égard de soi et à l’égard d’autrui,
• La participation de chacun,
• La solidarité,
• La conscience et la réflexion politique,
• L’engagement personnel et la prise de risque.
La finalité sous-tendue est de former un travailleur social engagé qui ait :
• Une culture professionnelle multi-référencée,
• Une référence à des valeurs laïques,
• Des pratiques promotionnelles des groupes et des individus qu’il accompagne durant
« un temps de leur vie
• Une capacité à mettre en œuvre les politiques publiques tout en gardant une réflexion
Critique pour être force de proposition,
• Le respect des droits fondamentaux de chacun
• Une interrogation constante quant à son positionnement
professionnel,
• Une capacité à mobiliser ses propres ressources de perception,
d’évaluation, d’anticipation et de décision,
• Une position de veille professionnelle permanente.
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Voir aussi https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?0S1dBg
Chômage
Dysfonctionnements à France Travail : le médiateur national interpelle les pouvoirs publics
Dans son dernier rapport annuel, Jean-Louis Walter déplore que des alertes émises l’année dernière ne soient toujours pas réglées et en appelle au ministère du travail. Parmi les cas les plus épineux qu’il décrit, des trop-perçus réclamés aux chômeurs séniors et des difficultés liées au droit d’option.
Cécile Hautefeuille 27 mars 2025 à 14h14
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La Boussole accueille un public invisibilisé, les personnes étrangères en situation précaire, pour les orienter et les accompagner dans leur parcours en santé.
À travers son programme de médiation en santé, l’équipe de Médecins du Monde à Angoulême joue le rôle de trait d’union entre les personnes étrangères précarisées et d’autres structures médicales, face à des politiques publiques restrictives.
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lieu de ressource et de répit pour les demandeurs d’asile, ceux et celles qui n’ont pas de titre de séjour ou encore les mineurs non accompagnés, qui représentent environ un tiers de notre file active, détaille Amélie Trimoulet, coordinatrice du programme
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un désert médical où les médecins généralistes ne prennent plus de nouveaux patients et où les consultations qui acceptent les dossiers AME se trouvent souvent à plus de 50 kilomètres
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Maëlis Nivet, médiatrice en santé
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La santé mentale revient comme un fil rouge ... dans l’écoute et la bienveillance ...
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Amélie Trimoulet. Pour la coordinatrice, les volets prioritaires à développer sont l’accès à l’interprétariat, la reconnaissance des spécificités des mineurs non accompagnés et une meilleure information autour de l’AME, un dispositif dans le viseur du gouvernement. « Nous avons réussi à consolider un réseau très solidaire autour des personnes étrangères précaires à Angoulême. Une page se tourne mais le combat continue. »
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Bernadette Imbert, Infirmière hospitalière à la retraite, bénévole depuis sept ans
... que les personnes se sentent en sécurité et écoutées ...
L'Arabie saoudite accueille ce lundi des négociations entre Russes et Américains pour la paix en Ukraine. Ce rôle de "faiseur de paix" est l'occasion pour Mohammed ben Salmane de "redorer l'image internationale de l'Arabie saoudite", selon Marie Robin, maîtresse de conférence en étude des conflits.
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Ndlr : qui dit "expertise reconnue" dit "opérateur de médiation". MAIS l'Arabie Saoudite n'a-t-elle pas ses propres intérêts ? Questionner ACT
Emmanuel Lambert - Médiateur social à Angoulême - L.Gayet
Renouer le lien social. Serait-ce l'époque ? A l'heure où l'on parle insécurité, conflit, la place de médiateur social n'a sans doute jamais été aussi importante.
"Je rêvais d'être footballeur professionnel." Mais il n'avait pas le niveau. Emmanuel, c'est une histoire qui s'est jouée en plusieurs temps. Enfant, il quitte sa famille à Limoges pour intégrer le centre de formation de de l'AS Saint-Etienne. Il y restera quelques années et comprendra que malgré son talent, il n'aura pas celui de rejoindre une équipe professionnelle. N'est pas qui veut Mbappé ou Zidane. (A chacun son époque). Emmanuel Lambert n'est pas nostalgique. Il a fait ce qu'il a pu. Mais il reconnaît que le retour dans la maison familiale a été difficile.
C'est après que se joue la suite. Il aime le sport, il deviendra éducateur sportif. Premier emploi jeune en Charente dans un club de foot. Le quartier est difficile, il y a des choses à créer, du lien à encourager. Les vertus du foot, quoi qu'on en dise. Tisser, recréer du lien avec ceux qui souffrent, qui ne croient plus dans les institutions, c'est la suite pour Emmanuel. Deuxième emploi jeune, et la découverte de la profession de Médiateur social. "Au départ, c'était de l'insertion professionnelle, puis au fil du temps, c'est devenu un métier. Je l'ai appris en marchant."
A l'écouter, on se dit que 20 ans après ses débuts, Emmanuel ne pourrait pas faire autre chose aujourd'hui. Le quadragénaire aime l'idée d'être utile. Médiateur social, ce n'est pas le dernier recours, c'est celui qui entretient la relation à l'autre, qui ne prend pas partie. Chez Oméga, la structure pour laquelle il travaille, outre de la médiation, on fait aussi de la prévention, on intervient dans les écoles. On agit. Même si l'époque est aux finances plus réduites, Emmanuel milite pour que ce métier du social perdure. Moins de conflit = moins d'intervention des autorités = des économies. S'il faut trouver un moyen de convaincre
Clés : Info Sciences et Savoirs Sciences sociales Sociologie
Ndlr :
- "aucune institution" : la médiation sociale n'a-t-elle pas été institutionnalisée en France ? ACT
- le rapport au conflit présenté ici est-il neutre ? Quel rapport au neutre a ce médiateur ? Une structure à la fois médiatrice et opératrice sociale est-elle neutre ? ACT
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En pratique, la médiation narrative déplace l’accent de la résolution d’un problème spécifique vers la transformation de la manière dont les parties interagissent entre elles et avec le conflit. Elle encourage les individus à engager un dialogue qui réinvente leur relation avec le conflit, ouvrant ainsi la voie à une manière plus coopérative et empathique de résoudre les différends.
Le rôle des contextes structurels et sociaux
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Référence: Les fondements théoriques et les pratiques spécifiques de la médiation narrative ont été fournis par John Winslade et Gerald Monk en 2000 : « Narrative Mediation : A New Approach to Conflict Resolution »
Ndlr :
Publié le 27 février 2025 par Lettre des Médiations
sous
médiation, courants, logiques, Théorie de la médiation
« Dans le monde dynamique et complexe de la résolution des conflits, la médiation narrative offre une approche rafraîchissante et transformatrice, mettant en évidence le pouvoir des histoires dans la manière dont nous comprenons les conflits et les résolvons. Cette approche se distingue des méthodes traditionnelles de médiation, qui privilégient souvent la résolution de problèmes par la négociation des intérêts. La médiation narrative, quant à elle, plonge profondément dans les histoires et le langage que les individus utilisent pour décrire leurs conflits, reconnaissant que ces récits jouent un rôle central dans la manière dont les gens abordent le conflit et comment ils le résolvent. En se concentrant sur ces histoires, la médiation narrative offre un chemin vers une résolution de conflit plus durable et plus compatissante.
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le conflit est vu comme quelque chose de distinct des individus. Cela permet aux parties de prendre du recul par rapport au conflit et de le voir sous un angle différent. Cela réduit également la tendance à se rejeter mutuellement la faute, ce qui peut envenimer le conflit et rendre la résolution plus difficile. En séparant les individus du problème, la médiation narrative ouvre un espace pour des discussions plus objectives et permet d’explorer de nouvelles perspectives.
lundi 3 mars 2025
Marc FEIX, Frédéric ROGNON, Frédéric TRAUTMANN (dir.) : CONFLIT, MÉDIATION, ALLIANCE. Les nouvelles conditions du vivre-ensemble
Association Presses Universitaires de Strasbourg - Mars 2025
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il n’est pas de vie sans conflit. Toutes les entités sociales, des couples jusqu’aux nations, connaissent des tensions relationnelles
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véritable triade dialectique ... analyse par plusieurs approches disciplinaires ou par diverses convictions subjectives et intersubjectives. Elles permettent d’explorer, à travers les débats les plus contemporains, les nouvelles modalités de notre « être ensemble ».
Publication : 21/12/2023
Mis à jour : 07/01/2024 / Thomas Wagner
Sommaire
- Changement climatique : le plus juste ?
- Réchauffement climatique : le plus clair ?
. 10 records de chaleur, un record de froid - Dérèglement climatique : le moins juste ?
- A-t-on manipulé les termes réchauffement climatique et changement climatique ?
. Faire moins peur avec le terme changement climatique ? - Tant qu’on en parle…
Connu / https://mamot.fr/@bonpoteofficiel/113901420886961977
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Indispensable au bon fonctionnement de nos sociétés et à leur compréhension, l’information est également un produit de consommation. Inscrite dans un marché de l’offre et de la demande, elle s’éloigne parfois de son but premier pour détourner l’attention de consommateurs de plus en plus demandeurs de contenus sensationnels. Réussir à bien s’informer est devenu aussi compliqué que bien manger. Pour parvenir à maîtriser la complexité du monde dans lequel on vit, les sciences de l’information ont besoin d’être vulgarisées et généralisées pour faire converger consommateurs et producteurs vers une information plus saine.
Pour aborder ce thème, Mickaël Réault, CEO de Sindup, reçoit Patrick Busquet, Président d’Informations pour le Monde Suivant, association qui promeut l’Information utile d’intérêt collectif, sa signalétique et sa méthode spécifique de production pour les médias, collectivités, entreprises de profit ou de non profit, fondations et associations, organisations internationales, universités et grandes écoles, services publics, citoyens experts…
Principaux sujets abordés lors de cet entretien :
- Evolution des médias à l’ère des réseaux sociaux et du numérique.
- Qu’est-ce qu’une information utile et d’intérêt collectif ?
- La qualité de l’information peut-elle évoluer sans prise en compte par les citoyens, devenus des médias, de l’enjeu qu’elle représente pour l’avenir ?
- Choisir ses sources d’information et cibler des informations utiles.
- Développer l’esprit critique, vérifier l’information et croiser les sources.
- Comment éviter le piège des récits pour se concentrer sur les enjeux réels et majeurs afin de mieux anticiper les changements et de bâtir une vision et une stratégie pertinente sur le long terme ?
- Construire une « information utile d’intérêt collectif »
Intervenants :
- Patrick Busquet – Président d’Informations pour le Monde Suivant
Journaliste, ancien grand reporter, spécialiste des médias en Afrique, des relations internationales et du développement durable, Patrick a été précurseur du journalisme de solution. Entre 2005 et 2009, directeur général de Reporters d’espoirs et premier gérant de l’agence de presse créée pour cette organisation autour de l’InfoSolution.
En 2007, il a créé le Libé des Solutions avec Didier Pourquery, directeur délégué de la rédaction de Libération. Auteur de livres, dont « Nos paroles façonnent le réel » (L’Echappée Belle Editions). - Mickaël Réault – CEO Sindup
Mickaël a tissé ces 15 dernières années un réseau de partenaires pluridisciplinaires issus de l’intelligence économique, la veille, l’innovation et la formation pour répondre aux enjeux stratégiques des organisations grâce à un suivi des tendances et une détection des événements importants (risques et opportunités).
L’Intelligence Artificielle (IA) de la plateforme Sindup permet de gagner en productivité et en réactivité face à la surinformation, tout en favorisant la prise de décision et la transformation dans une démarche d’Intelligence Collective (IC).
Tr.: ...
faire monter la conscience de l'information ... informer jusqu'à aller aux modalités d'actions ... geste d'écriture ... n'est pas contre la communication ... communiquer dans une logique d'informer est une excellente méthode de communication ... fait échos aux curateurs ... RSE responsablité sociale des entreprises ... l'actu est un regard sur nous-mêmes ... désinformation ... fact checking ... perte de confiance ... les citoyens, premiers pourvoyeurs de contenus ... esprit critique ... recul sur les faits et les événements, contextualisation ... biais cognitifs ... penser contre soi-même ... sortir de ses certitudes ... aller vers ce qui est différent de nous ... se confronter aux autres ... nuance, complexité ... sociologue décédée Fatima Mernissi marocaine ... vitesse et colonisation ... aujourd'hui la colonisation du monde ne passe plus par la conquête de nouveaux territoires [Poutine nous fait croire le contraire] mais par la conquête des cerveaux. Et l'outil est la vitesse. Donc le sujet de l'information en continu est très grave. Car il faut tenir les heures d'antenne. C'est fait avec les commentaires... Nous vivons dans une réalité avec une couche de représentation produite par de la vitesse qui nous entraîne dans des faussetés ... c'est contre l'intelligence et contre la vie ... /mvt citoyen parler que nous sommes acteurs de l'information ... exigence vitale aujourd'hui ... Questions / Marie Frizat ... faire baisser le flot de contenus ravageurs ... besoin d'une vertu de référence ... /émotions et intuitions apporter des sources de vérification, récit, plusieurs sources, des faits ... notre société émotionnelle pollue ... présentiel/en ligne ... le langage corporel ... le tout en ligne est une cata ... /IA peut nous aider si finesse ... livre du journaliste-écrivain portugais Jose Rodrigues Dos Santos "immortel" roman sur l'IA ... Archimag ... le meilleur ou le pire, besoin d'accompagnement ... au service de ses objectifs, de ses besoins ... plus de collaboratif ...
Ndlr : intérêt collectif / intérêt général ? Questionner ACT