Marine Tondelier était l'invitée du grand entretien de France Inter ©Radio France
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Provenant du podcast L'invité de 8h20 : le grand entretien
Interrogée sur la formation d'un futur gouvernement après les élections législatives, Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV, a affirmé que les membres de la société civile "font partie de la solution".
Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV, estime que "la logique institutionnelle dicte que le président de la République demande au Nouveau Front populaire de lui proposer un Premier ministre", alors que l'alliance de gauche est arrivée en tête des élections législatives, avec 178 sièges, auxquels il faut ajouter "beaucoup de candidats ultra marins qui ont été élus hier soir et dont nous nous savons qu'ils siégeront" dans les rangs du NFP à l'Assemblée nationale. Il y aura "entre 190 et 195" députés au sein de l'alliance de gauche, assure-t-elle.
La société civile "a joué son rôle merveilleusement"
Pour désigner un Premier ministre, Marine Tondelier estime que "la meilleure méthode, c'est le consensus", plutôt que "le rapport de force, de savoir qui a deux voix de plus, une forme de bras de fer interne". Elle souhaite "trouver des solutions intelligentes collectivement". "On sait que ça ne va pas être simple, que ça ne va pas facile, que ça ne va pas être confortable, mais quand on est écologiste et de gauche on a l'habitude", prévient-elle.
Elle salue "la société civile" qui "s'est mobilisée comme jamais (...) pour faire barrage au Rassemblement national". "Ils ont joué leur rôle merveilleusement et ils font partie de la solution", estime-t-elle, interrogée sur le choix d'un futur Premier ministre à gauche.
"On va se confronter à l'épreuve des faits", avec le programme
"Ce résultat et la situation inédite que nous vivons nous obligent. On ne va pas passer des mois et des mois dans une forme d'indécision, d'ingouvernabilité", poursuit-elle. Quant au programme du NFP, qui se donne notamment comme objectif la retraite à 60 ans, "on va se confronter rapidement à l'épreuve des faits", estime Marine Tondelier. "Il va falloir passer ces mesures, mener des batailles culturelles pour qu'elles soient soutenues dans le pays", et c'est pour cela que l'important "n'est pas de savoir qui va à Matignon, mais pourquoi faire", dit-elle. "Le NFP est là aussi pour améliorer votre quotidien mais aussi pour rendre pour possible vos lendemains, et ceux qui oublieront l'écologie s'oublieront eux-mêmes", conclut-elle.
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