Présidentielle : le député LFI Manuel Bompard s'oppose au socialiste Olivier Faure sur une primaire
Dimanche 29 septembre 2024
Manuel Bompard ©AFP - Xose Bouzas / Hans Lucas
Questions politiques
Provenant du podcast Questions politiques
Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a réaffirmé dimanche son opposition à une primaire pour la désignation d'un candidat unique de la gauche à la présidentielle, comme le suggère le socialiste Olivier Faure, opposé à une candidature de Jean-Luc Mélenchon au nom de la gauche rassemblée.
"Les primaires, ça crée des divisions, ça crée des clivages et au lendemain de la primaire, vous avez les opposants au candidat qui a finalement été désigné, qui vont soutenir un autre candidat", juge le député LFI dans l'émission Questions Politiques sur France Inter. Dans un entretien samedi à Ouest-France, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure plaide pour "un candidat commun de la gauche et des écologistes", qui pourrait être choisi via "une primaire, un conseil des sages, une convention citoyenne, un mélange de plusieurs procédés". Et il ajoute que "Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être le candidat de toute la gauche".
"Une primaire dans laquelle on dit il y a ceux qui ont le droit de participer et ceux qui n'ont pas le droit de participer... tout ça n'est pas sérieux", a ajouté Manuel Bompard. Pour l'élu, Jean-Luc Mélenchon reste "la personne la mieux placée s'il devait y avoir une élection présidentielle demain". Le coordinateur de LFI a également marqué sa différence avec son allié du Nouveau Front populaire en soulignant que Lucie Castets "restait (la) candidate" du NFP pour aller à Matignon, en cas de chute du gouvernement Barnier, alors qu'Olivier Faure s'est montré dernièrement plus évasif sur ce point.
L'élimination de Hassan Nasrallah est "un acte d'escalade"
"Ce n'est pas une bonne nouvelle d'avoir un acte d'escalade et de fuite en avant comme nous avons sous les yeux", a estimé dimanche Manuel Bompard, au lendemain de l'annonce de la mort du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué vendredi dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth.
"Est-ce que cet acte va conduire au retour de la paix dans la région ?", a questionné le député LFI. "Tout le monde sait que ce n'est pas le cas, au contraire, ça risque de conduire à une forme de surenchère", a-t-il jugé. "Le Hezbollah ne va pas disparaître avec la disparition de Monsieur Nasrallah", a-t-il expliqué. "Donc peut-être qu'il n'y aura plus Monsieur Nasrallah, mais il va y avoir autre chose, avec d'autres dirigeants et on n'aura rien réglé", a-t-il poursuivi.
"Il faut d'urgence obtenir un cessez-le-feu au Proche-Orient et ouvrir une solution politique durable", a lancé Manuel Bompard. L'élu insoumis a rappelé son souhait d'une ouverture prochaine de "discussions", de "négociations" aboutissant à une "solution politique qui permet à l'Etat d'Israël de pouvoir vivre en paix et en sécurité, à l'Etat palestinien de pouvoir enfin voir le jour et au Liban, de pouvoir vivre dans le respect de la souveraineté de son territoire".
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L'équipe Carine Bécard, Production Amaury Bocher, Chargé(e) de programme Fabienne Le Moal, Coordination