7h50 - Baddou - L'hour
Aujourd'hui, nous recevons le chargé de mission Parcoursup au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Jérôme Teillard.
Avec Jérôme Teillard, chef de projet en charge de Parcoursup au ministère de l’Enseignement supérieur
En 2018, au lancement de Parcoursup, il y avait eu des ratés, beaucoup d'élèves sans affectation qui ne comprenaient pas les modalités de sélection, des universités qui ne savaient pas combien d'étudiants à attendre... Sept ans après, la première phase de vœux qui s'achève s'est bien passée, assure Jérôme Teillard. "Parcoursup a beaucoup évolué en écoutant les usagers, les universités, les lycéens, les familles... Et cette phase s'est absolument bien passée, pas de difficultés techniques et, je crois, une bonne compréhension de la part des élèves, des familles, de sorte que tout le monde a pu faire les vœux qu'il souhaitait."
Une inquiétude toujours pour les parents et les élèves : l'idée que ce serait un algorithme qui déciderait de votre avenir. "Sur Parcoursup, on n'examine pas les dossiers", rappelle Jérôme Teillard. "Ce sont bien des enseignants dans les formations du supérieur qui vont examiner les candidatures. Ce sont eux-mêmes qui ont défini les critères, et ils sont tous affichés depuis le mois de décembre sur Parcoursup, pour que chacun des élèves puisse les voir. Ce sont eux qui examinent les lettres de motivation. Ce sont eux qui examinent les notes, les bulletins scolaires, les appréciations des professeurs. Donc ce ne sont pas des ordinateurs qui regardent [les dossiers], ce sont des enseignants."
"Prendre l'élève dans sa globalité", au-delà des notes
L'idée de Parcoursup, assure-t-il, "c'est de prendre l'élève dans sa globalité, avec des éléments qui ne sont pas liés à son bulletin scolaire. Je pense que chacun peut faire valoir son expérience, des engagements, et ce sont des situations très concrètes. La lettre de motivation, on a voulu qu'elle soit courte, c'est d'une manière générale 1500 caractères, pour que chacun puisse être synthétique et exprimer sa motivation. Elle est aussi anonyme. Ce dont nous avons besoin, c'est que les élèves expriment ce qu'ils sont en dehors des notes."
"Beaucoup d'enseignants du supérieur nous disent ce qui les intéresse, ce sont les appréciations des enseignants, sur la méthode de travail, la capacité à réussir, l'investissement de l'élève. Ce qu'on essaye de faire sur Parcoursup, c'est de ne pas résumer un élève à ses notes, parce que les conditions de réussite dans l'enseignement supérieur, c'est un peu tout cela : sa motivation, les appréciations des enseignants, la manière dont il s'investit, et les notes."
Clés : Société Éducation Collèges – Lycées Études supérieures Parcoursup Diplôme du baccalauréat