Écologie et élections présidentielles : le compte à rebours est lancé / Publié le jeudi 3 avril 2025 - La terre au carré
À deux ans du scrutin des présidentielles, le compte à rebours pour que l'écologie soit un élément central du débat public est lancé. ©Getty
Dans les dix dernières minutes de l'émission, la Une des médias avec Thibaut Sardier, journaliste scientifique à Libération, qui interroge la place ainsi que le poids de l'écologie dans le débat public au vu de l'actualité et à l'approche des élections présidentielles de 2027.
Plus que deux ans avant la prochaine élection présidentielle.
Nous sommes dans ce fatidique mois d’avril, comme dans «21 avril 2002», quand Le Pen père est arrivé au second tour.
Comme le 23 avril 2017 et le 10 avril 2022 quand la fille a fait de même.
Alors je sais, sa condamnation lundi en première instance à une peine d’inéligibilité de 5 ans est une sacrée épine dans le pied. Mais avec ou sans elle, l’extrême droite a des chances de l’emporter. Or, elle est ennemie de l’écologie, comme Cyril Dion l’expliquait ici hier.
Et si la présidentielle ne fait pas tout, Donald Trump montre que la destruction de politiques environnementales peut aller vite : il a décimé l’Agence d’observation océanique et atmosphérique, et il pourrait soutenir l’exploitation des grands fonds marins à quelques semaines de la Conférence des Nations Unies sur l’océan, qui se tiendra en juin à Nice.
Les partis qui défendent l’écologie sont-ils prêts à faire face ?
Pour les finesses de l’analyse politique, il faudra demander à Patrick Cohen demain matin. Mais j’ai en mémoire le vent de panique à gauche quand il a fallu mener en express la campagne des législatives en juin dernier, et combien la victoire du Nouveau Front Populaire a semblé incertaine.
À l’époque, les militants écologistes de quartiers populaires comme Fatima Ouassak ou Feris Barkhat de Banlieues Climat expliquaient dans Libé que leur vote n’était pas acquis à la gauche tant elle aurait délaissé les quartiers. Et le constat n’était pas plus brillant dans les petites villes et dans la ruralité.
Dix mois plus tard, c’est toujours le RN qui se gargarise d’un lien privilégié avec les classes populaires, et laisse entendre que ses thèmes habituels - insécurité / immigration - seraient les plus pertinents. Par ailleurs, plusieurs observateurs notent un mécontentement croissant dans la société vis-à-vis des politiques de transition écologique.
La politique va-t-elle abandonner l’écologie ?
Soyons optimistes. A deux ans de la présidentielle, nous n’avons aucune raison de se résigner sur l’écologie. Reconquête démocratique et ambition écologique vont même de pair. Je vous donne trois arguments :
- Les classes populaires sont les plus vulnérables face aux conséquences des crises écologiques, elles sont surreprésentées dans les territoires exposés aux pollutions, et ont moins de moyens pour s’adapter aux vagues de chaleur ou aux catastrophes naturelles.
- L’impact écologique de leur mode de vie est plus faible. Elles consomment peu, réparent et partagent, ne prennent pas l’avion. Attention, ces comportements sont contraints par la précarité, ce n’est pas toujours de l’écologie revendiquée, mais peut-être que partir des standards de vie des employés et des ouvriers serait une bonne façon de diminuer l’empreinte carbone globale tout en augmentant le niveau de cohésion sociale.
- Les classes populaires ne sont pas réfractaires à la transition écologique. Elles refusent certaines mesures qui impactent leur mode de vie déjà très contraint (rappelez-vous les gilets jaunes) mais elles sont plutôt favorables aux énergies renouvelables ou à la transition agricole.
Bref, laissons les classes populaires dire ce qu’il faut faire !
J’emprunte une bonne partie au chercheur Théodore Tallent qui l’explique dans une note pour la Fondation Jean Jaurès et dans une interview à Libé avec Camille Etienne.
La militante considère qu’il est important pour la société civile, de faire corps sur des sujets qui ont un potentiel rassembleur, comme l’a récemment montré la loi contre les PFAS.
Tallent dit aussi que “Lorsque l’écologie occupe une place centrale dans le débat public, les citoyens deviennent plus attentifs et critiques envers un parti qui minimiserait son importance.”
Nous journalistes savons ce qu’il nous reste à faire. Il n’y a plus qu’à voir si nos politiques ont compris le message.
Clés : Environnement Biodiversité Écologie
Publié le jeudi 20 mars 2025
... un ennemi, le fondateur du réseau social LinkedIn, Reid Hoffman, qui dénonce les visions libertariennes du patron de Tesla.
...
a fondé le réseau social LinkedIn, a été un des premiers investisseurs dans Airbnb, Facebook ou encore OpenAI, la société à l’origine de ChatGPT.
...
Tous les deux font partie de ce qu'on appelle dans la Silicon Valley la mafia Paypal
...
le conseil d'administration dont faisait partie Reid Hoffman ... le virer ...
Connue / https://framapiaf.org/@damvfl@toot.aquilenet.fr/113619377881996120
"
14 h Damien :vegan: @damvfl@toot.aquilenet.fr
#espritcritique #trump
"
Tr: ... le fascisme est une manière de voir le monde avec des caractéristiques identiques :
- justification de la violence contre les opposants qui sont considérés comme des ennemis de l'intérieur ;
- recherche de boucs émissaires ;
- culte de l'action ;
- rapport de domination aux femmes ;
- exclusion des handicapés ;
- culte du chef, du héros ;
...
et c'est pour ça que le fascisme est une cochonnerie.
Que faire ?
Cultiver notre capacité à reconnaître les petits morceaux de fascisme dans le discours politique et aider les autres à les reconnaître.
Umberto Eco le décrit très bien dans son livre ... le fascisme peut revenir sous des apparences les plus innocentes ... le démasquer, montrer du doigt chacune de ses nouvelles formes ... il faut de l'esprit critique. Ça s'apprend. Armer notre cerveau et aider les autres à faire de même. Et se rappeler qu'on n'est pas tout seul.
Entretiens et débats
"Nous ignorons l’initiative populaire. Il nous faut un chef puissant qui nous donne la permission d’aller danser."
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Chantal Delsol : "Lorsque la gauche aura compris qu'elle n'est pas détentrice du Bien, le pays ira mieux" - Publié le 10/07/2024 à 17:00 / Isabelle Vogtensperger
Entretien
Au lendemain des élections législatives, l'académicienne Chantal Delsol déplore l'anathème jeté sur le RN durant la campagne d'entre deux tours, quand « le wokisme et le racisme anti-blanc de LFI sont élevés à la dignité de progrès ». La démocratie, rappelle la philosophe, ne consiste pas à s’exhiber en héros en luttant contre un ennemi qui fait l'affiche.
Marianne : Que vous inspire la victoire du NFP ? Assiste-t-on à un blocage démocratique ?
Chantal Delsol : Non je ne vois pas cela comme un blocage démocratique. C’est plutôt une série d’arrangements ou de combines pas bien claires pour parvenir finalement, avec succès, à évincer le courant qui a eu le plus de voix. Ce courant est considéré comme l’ennemi, et à cet égard, il s’agirait plutôt d’une méconnaissance de ce qu’est la démocratie.
Celle-ci ne connaît que des adversaires, avec lesquels on débat au sujet de la teneur du bien commun. Lorsqu’un courant est considéré comme un ennemi, il faut le sortir du jeu démocratique et l’interdire. Les Allemands après-guerre ont interdit les post-nazis, les États-Unis ont interdit en son temps le Parti communiste. Il n’y a pas de honte à interdire un parti, car il y a des courants de pensée qui n’attendent que de pouvoir abolir la démocratie quand ils arriveront au pouvoir (c’était le cas des nazis et des communistes). La démocratie doit se défendre. ...
Ndlr : tout à fait d'accord sur la démocratie mais pas d'accord avec son point de vue sur LFI. Et pourquoi ce moralisme ? Dénoncer ACT
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Dans ce 142e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur l’accélération du changement climatique. Il explique en quoi le changement climatique, en modifiant les conditions dans lesquelles l’humanité et toute la biodiversité vit, est le fait majeur qui va organiser les autres. Il revient ensuite sur la déclaration de l’ONU alertant sur les dangers de la sécheresse. Jean-Luc Mélenchon appelle à élever le niveau de culture et d’apprentissage de la population pour faire face à la catastrophe qui arrive.
Ensuite, le président du groupe « La France insoumise » revient sur les élections régionales et le niveau d’abstention record depuis le début de la Vème République. Il pointe du doigt le manque de publicité du scrutin de la part de l’État et le manque d’information sur le rôle des régions et des départements. Jean-Luc Mélenchon met aussi en cause la gestion catastrophique de la distribution du matériel électoral par l’entreprise privée Adrexo.
Enfin, le candidat à l'élection présidentielle de 2022 raconte l’émotion ressentie après avoir découvert la formidable mobilisation des insoumis sur Twitter suite à des propos infamants de Valérie Pécresse les traitant d’ennemis de la République. En utilisant le hashtag #EnnemiDeLaRepublique ils expliquent pourquoi ils ne sont pas d’accord pour qu’on les compare aux membres du Rassemblement National. Puis, Jean-Luc Mélenchon explique les différences entre les insoumis et les membres du parti de Le Pen.
SOMMAIRE
00:18 : Le changement climatique : fait majeur du siècle
09:40 : Elections régionales : abstention historique sous la Vème République
20:18 : Les insoumis montrent à Pécresse qu'ils ne sont pas des #EnnemisDeLaRepublique
Mediapart, le Club @MediapartBlogs
«Dialoguer entre ennemis»
Faire la paix sans l’ennemi, c’est comme faire la guerre sans ennemi : cela n’existe pas. Les Ateliers de la paix proposent un colloque international en visioconférence à l'Assemblée nationale, le...
blogs.mediapart.fr
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Débat exceptionnel mené le 8 avril 2021, entre Michel Onfray et Juan Branco, et animé par Stéphane Simon au sujet du nouvel ouvrage de Juan Branco, Abattre l'Ennemi.
... l'intégralité des contenus sur: frontpopulaire.fr
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Tr.: ... covid-19 marisol touraine, facteur compétences, oligarchie, on distribue de l'argent massivement sans plan ni projets, ... on endort les populations
...
Michel Onfray : l'état profond, les maastrichiens ont détruit la santé, il en va de même avec la défense nationale, l'impéritie se voit avec les manques de vaccins, masques, etc. recouvrer la souveraineté, la france, la commune de paris,
...
Propositions du livre :
manque d'analyse critique sur l'union européenne
Juan B : pas de recherche désintéressée, crée phobie, paralysie, échec idéologique de Macron.
M.O. : pb de compétences ex. avec Raoult. Le crédit de Macron, de la parole publique est mort. Effondrement de la pensée. En fait elle est dans un pj transhumaniste.
Juan B. : échec des dominants, /UE échec définitif /vaccins la GB nous mettent une claque, même Trump ! Trichet obsédé /inflation suite crise des subprimes 2008, que en UE en 2011, explosion de violence, crise migratoire à partir de 2013 : instrumentalisent la figure du migrant, bouc-émissaire, crise fruit de l'incompétence de l'UE, sortir des institutions. Macron s'est laissé asservir.
Q.: argent magique : mon état n'était pas là pour me protéger avec wikileaks
Onfray : pourquoi LFI d'accord avec le MEDEF ?
J.B. : système de reproduction sociale, la NSA avait mis sur écoute les présidents français, ya un rapport du politique à l'expérience. Sur l'UE : mon accompagnement des gj nécessite de la réserve par rapport à eux. Sur le fondamental, il faut une large majorité, pas 51/49% !
Q.: / él.présidentielle a une fonction révolutionnaire en puissance, plus girondin que jacobin
je vois l'abeille : coopération, couleur jaune/noir de l'orga communarde, la cité comme lieu d'orga du politique, pas de réalité politique des régions, interco, etc. Protéger le territoire des prédateurs. Donc besoin de centralité. Rétablissement du duopole département/commune, le girondin n'a fait que dépolitiser, laisser la liberté au terrain, entreliaisement de ces territoires, rationnaliser les décisions, redistribuer le savoir, /audit du personnel politique : fermer cette phase ex anne lauvergeon perd 4 milliard d'€. conditionner l'argent public à l'indépendance de la rédaction. /sortie de l'euro
La fin de la récré pour les patrons, un comité de clémence pour qu'ils cessent de jouer avec l'état.
Réhabiliter le modèle républicain. Chute de la réussite au concours par les femmes lié à la domination masculine => classes non mixtes. /culture sens des traditions pour mieux de résilience.
Q /immigration /désir d'être fr.
JB : /regroup familial le généraliser n'a pas de sens. Ya pas de structure d'accueil et de pbts d'assimilation ; intérêt de la Commune de Paris, Ya un besoin d'état.
La rédaction Environnement , Gaz naturel , Climat , Allemagne , Espagne
Infographie Le gaz naturel aurait pû faire une énergie fossile de transition acceptable. Mais c’était compter sans les fuites de méthane…
En émettant 230 grammes de CO2 par kilowattheure produit, le gaz naturel est significativement plus propre que le charbon.
Cétait pourtant bien parti. En 2019, le remplacement du charbon par le gaz pour la production d’électricité a permis d’éviter l’émission de 100 millions de tonnes de CO2 dans les économies avancées, notamment aux États-Unis et en Europe, en raison des prix record du gaz naturel sous les 20 euros du mégawattheure (MWh). Combinées à une croissance des énergies renouvelables, à l’augmentation du nucléaire et à une baisse de la demande d’électricité, les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie se sont stabilisées en 2019, observe l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Ndlr : vérifier ACT