Pourquoi ce « débat » sur l’identité française ? Qu’est-ce qui le justifie ? Rien, sinon la volonté d’un gouvernement sans majorité d’en trouver une en draguant sur les territoire ...
Politique Rassemblement national
Le député européen Hervé Juvin et l’ancien « insoumis » Andrea Kotarac (et tête de liste RN à la métropole de Lyon aux municipales) affirment que leur initiative n’est pas dirigée contre « contre le RN mais à côté, en complément » du parti de Marine Le Pen.
Le Monde avec AFP modifié le 16 décembre 2020 à 15h25 - Temps de Lecture 1 min.
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fonder en janvier 2021 « le parti localiste », pour mettre l’accent sur l’écologie, l’identité, ou les territoires, en « complément » du RN, traditionnellement plus centralisateur.
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promouvoir « une décision au plus près des territoires, l’écologie authentique ou les circuits courts », et publient un long manifeste, intitulé « Chez nous ! », qui estime que les « Français n’ont plus leur mot à dire » face à une « technocratie parisienne hors sol », et qu’ils ont un « sentiment de dépossession et de colère ».
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« le renouveau du localisme et des identités est un facteur d’intégration ». « Chez nous ! c’est l’inverse de vivre seul avec son écran, c’est ensemble au café du coin, à la sortie de l’école ou au match de football », fait valoir Hervé Juvin ... Le RN, qui est culturellement « très exigeant sur les fonctions régaliennes, sur la centralisation et la verticalité, a besoin de transformer sa vision du pouvoir en intégrant ce besoin d’horizontalité et de différenciation locale »
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« C’est parce qu’on est fier de la petite patrie », c’est-à-dire le village ou la région, « qu’on peut défendre la grande patrie », ajoute Andrea Kotarac, qui défend un « renforcement d’idées, de crédibilité » sur l’intelligence artificielle, la subsidiarité, l’Europe ou encore la justice sociale « que le RN ou d’autres partis ne portent pas assez ».
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7 décembre 2021 à 16h37 Mis à jour le 9 décembre 2021 à 11h59 - Celia Izoard (Reporterre)
Durée de lecture : 8 minutes - Clés : Libertés Numérique
Envie de partager votre vie entière avec un groupe privé, partenaire du gouvernement ? C’est l’idée du « portefeuille d’identité numérique », sur les rails en Europe. Selon notre chroniqueuse, avec ce contrôle étouffant, la liberté disparaît.
Celia Izoard, journaliste, coauteure de La Liberté dans le coma : Essai sur l’identification électronique et les motifs de s’y opposer (Groupe Marcuse, La Lenteur, réed. 2019). Elle a retraduit et préfacé 1984, de George Orwell (Agone, 2021). Elle est aussi chroniqueuse pour Reporterre.
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publicité du groupe Thalès pour son Digital Identity Wallet : un « portefeuille d’identité numérique », c’est-à-dire une sorte de passe sanitaire étendu à toutes les démarches de la vie quotidienne, assorti d’un dispositif de reconnaissance biométrique pour empêcher la fraude
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en juin 2021, la Commission européenne a acté par la voix de Thierry Breton, commissaire au Marché intérieur, la création d’un Digital Identity Wallet pour tous les Européens. D’ici septembre 2022, les États membres devront en avoir établi les procédures techniques pour lancer des expériences pilotes. Non seulement cette création porte le même nom que le produit de Thalès, mais elle repose, tout aussi étrangement, sur le même argumentaire : « Le portefeuille d’identité numérique permettra aux citoyens de choisir quelles informations d’identité ils partagent avec des tiers, et d’en garder le contrôle [4]. »
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L’important est que nous soyons en train d’oublier ce que signifie la liberté
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Comment lutter contre ce verrouillage de nos vies ? D’abord, combattre autant que possible l’informatisation des activités humaines, qui débouche nécessairement sur l’identification électronique. Créer des espaces alternatifs qui s’y soustraient (pour s’entraîner à la liberté). Quant à moi, le passe sanitaire m’a convaincue de ne plus avoir de smartphone. C’est une manière à la fois dérisoire et utile de ralentir la machine. Thalès, pour défendre son Digital Identity Wallet, argue que « 90 % des utilisateurs ont leur smartphone à portée de la main à tout moment ». Ce chiffre ne correspond pas au taux d’équipement en France, qui est de 84 %. En tous cas, il deviendrait beaucoup plus compliqué pour l’État et les entreprises d’imposer la biométrie, les QR code et tout ce qui s’ensuit si un bon quart de la population ne disposait pas de cet objet.
https://librairie-quilombo.org/La-liberte-dans-le-coma
Notes
[1] Film étasunien de science-fiction dystopique, d’Andrew Niccol, sorti en 1997.
[2] Frost & Sullivan Best Practices Awards 2019, 2020, p. 4.
[3] Crises sanitaires et outils numériques : répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés, Véronique Guillotin, Christine Lavarde et M. René-Paul Savary, fait au nom de la délégation sénatoriale à la prospective no 673 (2020-2021), 3/06/2021, p. 143.
[4] « Commission proposes a trusted and secure Digital Identity for all Europeans », Communiqué de presse, Bruxelles, 3 juin 2021.
[5] Dans La France contre les robots (éd. France libre, 1946), Plon, Le Livre de Poche.
CLERMONT-FERRAND
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Boris Cyrulnik, Docteur en médecine, Neuropsychiatre, Neurologue, auteur de nombreux livres grands publics et professionnels a animé le 21 octobre 2021 une conférence intitulée "Pourquoi dire non, langage totalitaire et résistance" dans les locaux de l'Université Clermont Auvergne.
Pourquoi lors de catastrophes (naturelles, sociales, ou dictature, etc.), certaines personnes ont le courage ou la force de dire non, alors que d'autres ont le plaisir de se soumettre ?
Cette conférence a été organisée par @Clermont Auvergne Métropole en partenariat avec l'UCA.
CHAPITRES
00:00:00 • Introduction
00:00:23 • Conférence
01:06:50 • Questions du public
LIENS
▶ Université Clermont Auvergne : https://www.uca.fr
#BorisCyrulnik #conférence #UCA #université #Clermont #2021
Tr.: ... la pensée paresseuse est délicieuse ... besoin d'appartenance, finit par emprisonner, désespoir, conflit, euphorie de la manifestation, contrainte affective ... La Boétie ... le danger, c'est qu'apparaissent un sauveur, pensée qui prétend tout expliquer, TOTALITAIRE, ex étrangers, épidémies de peste, processus de bouc-émissaire ... pas d'altérité, pas d'empathie, ...
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Alexis Corbière était l'invité de Jean-Michel Apathie dans la matinale LCI aujourd'hui.
Tr.: énergie nucléaire ...
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éléments clés relevés : intelligence collective, éthique, gauche, espaces de débat, ...
52 min - Disponible du 24/04/2021 au 22/07/2021
Que signifie être une femme, être un homme ? Est-ce une réalité chromosomique, hormonale ou une identité sociale définie par l’individu ? Les jeunes adultes sont de plus en plus nombreux à rejeter l’opposition binaire dictée par le sexe biologique pour embrasser des identités diverses, allant de la fluidité de genre à la transidentité.
Un changement de paradigme qui peut laisser perplexes les profanes, et qui suscite la défiance de certains groupes conservateurs pour lesquels la différence des sexes doit rester au fondement de nos sociétés. Ce sujet vertigineux et politiquement sensible soulève une myriade de questions auxquelles tentent de répondre les sciences naturelles et sociales. Si certains chercheurs parlent désormais du sexe biologique comme d’un continuum, d’autres soulignent l’importance de la socialisation dans le renforcement des rôles de genre. D’autres encore s’interrogent sur la pertinence de catégories rigides : en termes de comportements ou de préférences, les variations entre individus l’emportent bien souvent sur les différences entre les sexes… Ce documentaire éclaire avec pédagogie une problématique aux ramifications complexes, notamment au travers de précieux témoignages de personnes transgenres.
Réalisation : Olaf S.Müller Pays : Allemagne Année : 2020
Politiquement correct
Professeur de biologie dans la très progressiste université d’Evergreen aux États Unis, Bret Weinstein a démissionné avec fracas en 2017 après que ses relations avec les étudiants et l’administration se sont dégradées. Son tort ? S'être opposé à l’organisation d’une journée « anti-Blancs ». Dans une interview au Figaro il analyse le pouvoir de cette nouvelle gauche identitaire.
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Il n'avait été soutenu que par des médias marqués à droite. Dans un long entretien au Figaro ce vendredi 18 décembre, le premier accordé à la presse française, il revient sur ce courant intellectuel, qu'on qualifie de "woke", et le danger qu’il représente pour les démocraties occidentales. Dans certaines universités élitistes d’Amérique du Nord, des étudiants ne toléreraient plus le débat et les remises en cause. Toute pensée alternative à « l’intersectionnalité » serait considérée comme déviante et les réfractaires incités à reconnaître publiquement leurs fautes. Une dérive totalitaire pour Bret Weinstein qui raconte que « les gens ne prennent pas ces mouvements au sérieux parce qu’ils sont ridicules ». Et d’ajouter, « mais quand ils s’y retrouvent confrontés, ils n’ont plus qu’un choix : soit se soumettre, soit être détruits ». ...