Quotidien Shaarli
March 11, 2026
André Balestrini 1 semaine depuis Commentaires fermés sur Chilling Effect 3 Vues
L’effet dissuasif (ou chilling effect) désigne un phénomène d’autosurveillance et d’autocensure au sein d’une population, provoqué par la crainte de sanctions juridiques ou de pressions sociales. Il se manifeste lorsque des individus renoncent à exercer leurs droits fondamentaux — comme la liberté d’expression, de presse ou de manifestation — non pas par adhésion aux règles, mais par peur des conséquences disproportionnées (amendes lourdes, poursuites judiciaires, surveillance). Dans une démocratie, cet « effet de gel » est particulièrement préoccupant, car il étouffe la critique et le débat public sans qu’il soit nécessaire de recourir à une interdiction formelle, la menace de la sanction suffisant à paralyser l’engagement citoyen.
Connu / https://www.instagram.com/reel/DUB3WHoiH4r/ Connu / TG le 30/01/26 à 9:01
Publié Il y a 16 heures • 34 vues
À cinq jours du premier tour des municipales, le climat est de plus en plus délétère pour La France Insoumise. À Strasbourg, Jamila Haddoum, candidate et mère de famille, a été menacée de mort avec un couteau lors d’un collage d’affiches, sous les yeux de ses enfants. À Clermont-Ferrand, Marianne Maximi a subi des insultes et accusations d’antisémitisme lors d’un tractage. Ces agressions s’ajoutent à une série d’intimidations locales, permanences vandalisées et meetings perturbés, tandis que la diabolisation médiatique et politique du mouvement alimente un climat où l’intimidation devient banale.
La chasse aux sorcières ne se limite pas aux mots : elle produit un climat où l’intimidation et la violence se banalisent. Chaque faiblesse ou lâcheté politique nourrit ce mécanisme, et demain, ce n’est pas seulement LFI qui pourrait se retrouver dans le collimateur.
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
Visibilité Publique
Publié originellement 10/03/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 18min 32sec
Commentaires : Aucun
À La Rochefoucauld-en-Angoumois, sur la liste menée par un ancien membre du Parti socialiste, figure un moniteur de tir ayant tourné des vidéos avec des acteurs de la fachosphère. La tête de liste et le secrétaire départemental du PS assurent toutefois l’absence de connexion avec l’extrême droite.
Alix Garcia et Lucas Sarafian • 11 mars 2026
À La Rochefoucauld-en-Angoumois (Charente), parmi les quatre candidatures en lice pour les municipales 2026, l’une d’entre elles interroge. Classée « divers centre », la liste citoyenne conduite par Sébastien Rivière (ex-Parti socialiste) comprend en 9e position un armurier, apparu à plusieurs reprises sur des vidéos de l’influenceur d’extrême droite Baptiste Marchais.
En mai 2021, le youtubeur masculiniste réalise une première vidéo d’initiation au tir à l’arme à feu, en présence de Papacito, autre célèbre influenceur de la fachosphère. « On est venus chez mes potos de chez Gajoubert », précise Baptiste Marchais. Les hommes en question, Gaëtan et Romain, sont moniteurs dans cette armurerie de la Haute-Vienne. Ils participent au concours de tir entre Papacito et Baptiste Marchais, tout en se montrant plutôt discrets sur la vidéo.
Sur le même sujet : À Béziers, comment Robert Ménard a fait « péter le plafond de verre » des idées d’extrême droite
Quelques mois plus tard, en novembre 2021, Baptiste Marchais tourne une seconde vidéo à la salle d’armes de Gajoubert, cette fois-ci en présence de l’éditorialiste d’extrême droite Jean Messiha. Gaëtan est à nouveau présent pour encadrer la séance de tirs. Au moment où Jean Messiha et Baptiste Marchais se retrouvent autour d’un café, ce dernier en profite pour renvoyer ses abonnées vers la chaîne Youtube Tap Rack Gajoubert, sur laquelle le moniteur partage des tutos et revues d’armes.
Cinq ans après, Baptiste Marchais, entièrement acquis à la philosophie de la gâchette, est parti s’installer au Texas, où il partage du contenu et des formations sur la chasse. Depuis novembre 2025, l’influenceur fait par ailleurs l’objet d’une enquête préliminaire pour des propos pouvant s’apparenter à des « actes d’intimidation envers un magistrat ».
L’armurier précise également n’être impliqué dans aucun parti ou mouvement politique.
Bien qu’aucune autre vidéo ne semble depuis avoir été tournée par des figures notoires de l’extrême droite à l’armurerie, Gaëtan, le moniteur de tir, a fait sa réapparition sur la liste conduite par Sébastien Rivière. Cet ancien adhérent du Parti socialiste (PS) présente sa candidature à La Rochefoucauld-en-Angoumois, une petite commune de 4 000 habitants située en Charente, à une soixantaine de kilomètres du stand de tir où les vidéos de Baptiste Marchais ont été tournées.
Affinité avec l’influenceur
Sur son compte Facebook, la tête de liste Sébastien Rivière a présenté le visage de ses divers colistiers, dont la plupart paraissent sans étiquette politique. En neuvième position, Gaëtan Moussion figure ainsi comme un simple « armurier » et « moniteur de tir », « soucieux d’apporter le meilleur cadre de vie possible à [sa] famille ».
Contacté par Politis, l’homme se défend d’une proximité politique avec Baptiste Marchais ou tout autre membre de la fachosphère. « À l’époque, j’étais salarié de la structure qui a accueilli ces personnes sur un stand de tir, et ma présence relevait uniquement de mes fonctions professionnelles d’encadrant et de moniteur de tir », indique Gaëtan Moussion. Le gérant de la société, contacté par mail, n’a pas répondu à nos sollicitations.
De son côté, l’armurier précise également n’être impliqué dans aucun parti ou mouvement politique. Sa présence sur la liste menée par Sébastien Rivière relèverait « uniquement d’un engagement local et citoyen », « en dehors de toute considération partisane ». Si Gaëtan Moussion n’a pas répondu à nos questions concernant sa rencontre et la nature plus précise de ses liens avec Baptiste Marchais, le contenu publié sur ses réseaux sociaux dénote toutefois d’une certaine affinité avec l’influenceur.
Sur son compte Instagram, le moniteur a ainsi publié deux photos en compagnie de Baptiste Marchais en février 2021. Sur la première, on voit Baptiste Marchais et Gaëtan Moussion, lourdement armés. Baptiste Marchais remercie l’armurier, en précisant : « Pour moi le meilleur stand que j’ai visité dans ma vie est à Gajoubert ! ». En réponse, Gaëtan Moussion précise : « tu en es membres [sic] ».
Sur la légende assortie au second post, l’armurier écrit : « Bon Insta a effacé la photo avec la Team Bench&Cigars [la marque créée par Baptiste Marchais, N.D.L.R.] de mon Pote @baptiste_marchais4 .. Superbe Photo pourtant où on les voit tous Gajoubert Approuved, je vous redis bravo les Potes ».
Publication de Gaëtan Moussion sur sa page Instagram.
En octobre 2021, Gaëtan Moussion publie une troisième photo, où il pose seul, fusil à la main et lunettes de soleil vissées sur le nez, avec un tee-shirt et une casquette Bench&Cigars, la marque de vêtements et accessoires conçue par Baptiste Marchais. « Obligatoire ! », réagit ce dernier en commentaire.
« Gaëtan n’a pas les mêmes opinions politiques que moi »
Mais que fait un individu ayant eu des connexions avec des personnalités de l’extrême droite sur une liste citoyenne menée par un ancien socialiste ? Sébastien Rivière affirme avoir été mis au courant de l’existence de ces vidéos il y a quelques semaines, avant de déposer la liste. « Il vend des armes, donc il peut arriver qu’il ait affaire à des gens d’une certaine radicalité. Mais ça reste des clients. »
Le candidat à La Rochefoucauld-sur-Angoumois assure avoir vérifié l’absence de lien entre Gaëtan Moussion et la sphère d’extrême droite. « Il n’est pas non plus militant ou adhérent au Rassemblement national. Je l’ai recruté en lui expliquant que c’était ma ligne rouge », ajoute celui qui assume pour le reste la diversité des sensibilités politiques de ses colistiers. « Gaëtan est un type bien qui n’a pas les mêmes opinions que moi. Ce n’est pas interdit. »
Sur le même sujet : La fachosphère à la conquête des jeunes
En cinquième position sur la liste, Gautier Pezy, secrétaire départemental du PS, déclare ne pas avoir eu connaissance de la présence de Gaëtan Moussion sur ces vidéos. Il soutient avoir posé pour seul critère politique l’absence d’appartenance à l’extrême droite parmi les colistiers. « Notre programme parle de lui-même, sans ambiguïté idéologique d’aucune sorte », assure-t-il.
Sur les quatre autres membres de la liste contactés, aucun n’a souhaité nous répondre. L’une d’entre elles a cependant déclaré qu’ils avaient été prévenus de notre enquête. Avant de raccrocher.
Certifié / From Humans
Politique
Temps de lecture : 6 minutes
#Municipales 2026 #Élections municipales #Extrême droite #PS
Publié Il y a 18 heures • 29 vues
À l’approche des élections municipales, Paul Elek reçoit Manuel Menal, administrateur territorial et secrétaire général de l’Institut La Boétie, pour discuter de son livre Pour un nouveau communalisme. Au cœur de l’entretien : une question simple mais décisive : quel rôle les communes peuvent-elles encore jouer dans la transformation politique et sociale du pays ?
Pour Manuel Menal, la commune ne doit pas être réduite à un simple échelon de gestion locale. Historiquement, elle a souvent été un lieu d’expérimentation démocratique et sociale. Des chartes communales du Moyen Âge aux municipalités ouvrières du XXᵉ siècle, les villes ont servi de laboratoires pour inventer des droits nouveaux et développer des services publics.
Mais cette fonction s’est progressivement affaiblie. L’entretien pointe notamment la montée de l’intercommunalité, la technicisation des politiques locales et la réduction des marges de manœuvre financières des communes. Selon Menal, ces évolutions ont contribué à éloigner les habitants des décisions politiques et à transformer les élus en simples gestionnaires.
« On présente souvent l’élection municipale comme un concours du meilleur gestionnaire. Mais les choix qui s’y jouent sont profondément politiques : eau, transports, énergie, urbanisme… ce sont des leviers décisifs », explique-t-il.
Le constat s’étend aussi à la transformation des villes sous l’effet du capitalisme contemporain. Spéculation immobilière, ségrégation socio-spatiale, concentration des nuisances environnementales dans les quartiers populaires : pour Menal, la « ville néolibérale » produit des inégalités territoriales fortes.
« Les problèmes environnementaux, les pollutions, les infrastructures gênantes se retrouvent presque toujours dans les mêmes territoires : les plus pauvres et souvent les plus racisés », souligne-t-il.
Face à cette situation, l’ouvrage défend l’idée d’un « nouveau communalisme ». L’objectif serait de redonner à la commune un rôle stratégique dans la transformation sociale, sans pour autant se substituer à l’État.
Parmi les pistes avancées : remunicipaliser certains services essentiels comme l’eau ou les transports, développer des formes de participation citoyenne** réellement décisionnaires, et mettre en place des politiques sociales adaptées aux réalités contemporaines, notamment pour les familles monoparentales ou les personnes victimes de discriminations dans l’accès au logement.
« La commune peut redevenir un lieu où l’on préfigure concrètement un autre modèle de société », affirme Manuel Menal.
Pour les auteurs, les municipales ne seraient donc pas seulement un scrutin local. Elles pourraient constituer un terrain politique décisif pour reconstruire du pouvoir populaire et expérimenter des alternatives à l’ordre social actuel.
Visibilité Publique
Publié originellement 10/03/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Étiquettes Durée 1h 6min 30s
Commentaires Aucun
Tr.: ...
on a un mode de vie urbain partout en fr même en campagne, l'homourbanus? ... lieu d'expérimentation politique ... lieu de conflits ... offensive idéologique contre les communes -> interco alors que les communes coopèrent depuis longtemps ... régime de consensus ... lieu où se retrouvent les élus entre eux ... plus d'enjeux politique, élu que gestionnaire, forme de privatisation ... absurde car l'interco a les compétences les plus difficiles ... éloignement de la souveraineté, creuset de la révolution citoyenne ... on voyait un avant-goût des nouveaux droits ... aider la perspective nationale et réciproquement ... besoin de participation, élaboration démocratique, participation citoyenne ... expériences en Espagne implique relais national ... sociologie ... le capital contre les communes ... prédation ... céssession des riches ... rapports sociaux de domination ... baisse des dotations ... pire sous Sarkozy puis Hollande, fin taxe d'habitation impose une seule voie possible aux communes ... complicité d'élus ...
33:00 terminer ACT