Quotidien Shaarli

Tous les liens d'un jour sur une page.

September 9, 2025

10 SEPTEMBRE : ABOLIR LES PRIVILÈGES ? - 8 sept. 2025 / BLAST, Le souffle de l'info

1,52 M d’abonnés - 4,3k+ - 63 966 vues - 278 commentaires #privilèges #inégalités #macron

Depuis la Révolution française, les privilèges n'ont eu de cesse d'être dénoncés, ou au contraire relativisés. Mais le terme, lui, est toujours là. Et il ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Alors pour prendre un peu de recul sur ce terme et son histoire, la philosophe Alice de Rochechouart a écrit un livre qui commence ainsi : La philosophie est une discipline qui interroge l'évidence, qui examine ce qui semble aller de soi. Quoi de plus incontestable que l'abolition des privilèges et la devise française « Liberté, Égalité, Fraternité »? Pourtant, contrairement à ce que nous raconte notre roman national, nos structures sociales sont tout aussi hiérarchiques qu'avant la Révolution: la société est caractérisée par un ensemble d'avantages injustes que détiennent certains groupes sociaux au détriment des autres.

Quels sont ces avantages, comment expliquer la persistance de ce concept de privilèges dans le débat public, au point d’être sur certains tracts de la mobilisation du 10 septembre ? Devons-nous en conclure que les privilèges n'ont pas été véritablement abolis en 1789 ? Qu’est ce qu’un privilège exactement ? Réponses dans cette nouvelle émission pour Blast.

Journaliste : Salomé Saqué

« Bloquons tout » : tentative de portrait-robot d’un mouvement nébuleux Démocratie - 01/09/2025 / Fondation Jean-Jaurès

19 min

Le 10 septembre 2025, le mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux, appelle à une journée de blocages généralisés contre la politique budgétaire du gouvernement Bayrou. Massivement relayé en ligne et déjà soutenu par 63% de Français1, ce mot d’ordre interroge : qui sont ses partisans, que révèlent leurs colères et en quoi diffèrent-ils des « gilets jaunes » ? Antoine Bristielle propose un premier portrait de ce mouvement encore nébuleux.
...
Née sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées, cette initiative se présente comme un appel aux blocages, contre la politique du gouvernement Bayrou. Sur le site internet centralisant les revendications du mouvement https://indignonsnous.fr/, on peut en effet lire : « Nous appelons toutes les personnes résidant en France métropolitaine et dans les Dom-Tom à se mobiliser contre ce budget ! Nous ne voulons pas subir leur crise. Nous voulons changer de cap, pour de bon, avec et pour le peuple. Pas contre lui ».
...
le Rassemblement national a exprimé sa volonté de ne pas s’y associer
...
nous avons mené une enquête en immersion dans ce mouvement. Du 15 au 23 août 2025, nous avons posté à échéance régulière un questionnaire en ligne dans les différents groupes Telegram et Facebook du mouvement « Bloquons tout

...
Bloquons tout » est un mouvement structuré d’abord par une bonne partie d’individus à première vue très éloignés de l’extrême droite
...
Quel profil sociologique ? La jeunesse des petites villes à la manœuvre

Le profil par âge des soutiens de « Bloquons tout » met en évidence un mouvement notamment composé de jeunes et plus précisément de jeunes actifs.
...
nette surreprésentation des hommes : ils représentent 56% des répondants, contre 34% de femmes. On observe également une part non négligeable (10%) de personnes s’identifiant à une autre catégorie de genre.
...
« Bloquons tout » n’est pas avant tout un mouvement métropolitain ou parisien, mais qu’il puise sa force dans les petites et moyennes villes, espaces souvent marqués par un tissu social dense, une tradition de sociabilité locale et un rapport direct aux enjeux de redistribution et de services publics. Cela contribue à enraciner la mobilisation dans une géographie de la contestation distincte de celle des grandes capitales régionales ou de Paris. Ces résultats sont par ailleurs très cohérents avec la structuration du mouvement sur les boucles Telegram, qui ne s’organise pas avec un seul groupe national, mais avec des groupes régionaux, départementaux, voire locaux.
...
Seule une minorité des participants déclare avoir été eux-mêmes « gilets jaunes » (27%). La grande majorité (61%) affirme ne pas avoir participé au mouvement, mais l’avoir soutenu de l’extérieur. Enfin, 12% se disent indifférents ou opposés aux « gilets jaunes ».
...
Bloquons tout » ne s’enracine pas dans les catégories les plus précarisées et fragilisées économiquement, mais dans des segments plus jeunes, plus diplômés et plus politisés
...
Les participants expriment moins une détresse matérielle personnelle qu’un projet politique global, porté par l’idée de justice sociale et de transformation radicale
...
C’est un laboratoire d’auto-organisation […] fondé sur l’entraide, la solidarité de classe et la gestion collective des besoins », ou encore « Par la mutualisation des savoirs […] pour armer intellectuellement notre résistance
...
Le rejet d’Emmanuel Macron et du Premier ministre semble constituer l’un des ressorts centraux de l’engagement dans « Bloquons tout ». Nous l’avons dit, ce rejet se matérialisait dès l’élection présidentielle de 2022, mais trouve finalement dans le budget de François Bayrou une nouvelle opportunité d’expression. Seuls 2% des répondants à notre enquête déclarent avoir confiance dans le président de la République, contre 22% des Français, et à peine 2% dans le Premier ministre, contre 14% des Français. Cette absence quasi totale de confiance illustre la radicalité du rapport au pouvoir exécutif, perçu non seulement comme illégitime, mais comme l’incarnation même d’un système à abattre.
...
elle s’attaque à la légitimité même des institutions de la Ve République et du pouvoir centralisé, accusés de trahir le peuple et de gouverner pour les plus riches. Le mouvement se nourrit donc d’une rupture profonde avec l’exécutif, vécue comme une condition préalable à toute transformation politique.
...
Un système injuste gouverne nos vies, dès notre naissance et nous laissons une infime partie de la population décider pour nous
...
la mobilisation ne peut pas se limiter à l’arène électorale. Elle doit passer par d’autres formes d’action : la rue, la grève, la contestation directe, mais aussi l’invention de nouvelles institutions démocratiques. Le vote, perçu comme inefficace ou capturé par une minorité, cède la place à une logique de rupture et d’action collective directe.
...
la confiance dans les médias, déjà assez faible au sein de la population française (32%), atteint un niveau abyssal chez nos répondants (6%).

Le seul contre-pouvoir institutionnel qui conserve une crédibilité notable auprès des répondants de « Bloquons tout » est celui des syndicats. Dans notre enquête, 45% des participants déclarent leur faire confiance, soit un score supérieur à celui observé dans la population générale (39%). Cet écart est significatif : alors que la défiance s’étend à la quasi-totalité des institutions politiques et médiatiques, les syndicats apparaissent comme un espace encore légitime de représentation et de mobilisation collective.
...
les syndicats constituent un appui possible, non pas parce qu’ils incarneraient une solution institutionnelle, mais parce qu’ils participent d’une logique d’action collective en dehors du cadre parlementaire et électoral. De fait, si « Bloquons tout » se nourrit d’une défiance généralisée à l’égard du pouvoir et des institutions, il ne rejette pas toutes les formes d’organisation : les syndicats demeurent perçus comme des alliés potentiels dans la lutte, en tant que vecteurs de mobilisation et de rapport de force. Cette distinction éclaire l’une des raisons d’être du mouvement : chercher à construire une dynamique de transformation en s’appuyant non pas sur les institutions politiques classiques, mais sur des structures de lutte et de contestation issues de la société civile organisée.
...
Alors que 78% des Français estiment que leurs idées ne sont pas bien représentées par le système politique, ce constat est partagé par 96% des soutiens du mouvement ayant répondu à notre enquête. De même, 76% considèrent que « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » et 86% qu’ils agissent principalement dans leur intérêt personnel. Ces jugements traduisent une rupture radicale avec les institutions existantes et alimentent la conviction que la mobilisation est le seul levier de transformation
...
le système politique est perçu comme illégitime, corrompu et incapable de représenter le peuple
...
registre émotionnel ... avant tout de la colère (52%) ... L’inquiétude (24%) et l’espoir (19%) constituent des émotions secondaires, mais significatives, traduisant à la fois l’angoisse pour l’avenir et la conviction qu’un changement reste possible. À l’inverse, la peur (3%) et la sérénité (2%) sont quasi absentes, ce qui souligne que le mouvement n’est ni marqué par le repli ni par l’acceptation de l’ordre existant, mais bien par une logique d’opposition active.
...
Entre justice sociale et démocratie directe : des revendications extrêmement marquées
...
une immense majorité (82%, contre 37% en population générale) se prononce pour la démocratie directe – un système où le peuple décide directement des lois à travers des référendums, des assemblées citoyennes ou des instances tirées au sort. Les autres options – gouvernement des experts, pouvoir militaire ou autorité d’un dirigeant fort – sont quasi inexistantes, contrairement à une partie de l’opinion publique. Ce résultat met en évidence une revendication essentielle : « Bloquons tout » ne demande pas seulement des réformes sociales ou économiques, mais aspire à un changement institutionnel profond, rompant avec la démocratie représentative pour instaurer une démocratie directe et participative. C’est sur ce point précis que « Bloquons tout » se rapproche le plus des « gilets jaunes », dont l’une des principales revendications portait déjà sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et sur la volonté de donner au peuple un pouvoir direct dans les décisions politiques.

Les modalités d’action : jusqu’à la violence ?
...
décalage entre une détermination collective forte et une absence de structuration claire de l’action, qui laisse les individus dans l’attente de consignes ou d’initiatives locales ou nationales. Autrement dit, si l’intention de « bloquer » est partagée, sa mise en œuvre reste encore largement indéterminée, ce qui contribue à entretenir un climat d’incertitude autour de la mobilisation.
...
si la violence n’est pas une perspective unanime, elle est jugée légitime par une part significative des répondants de « Bloquons tout ». En effet, 44% d’entre eux estiment qu’il est « normal que certaines personnes usent de la violence pour défendre leurs intérêts », soit deux fois plus que dans l’ensemble de la population (22%). Ce résultat souligne que le mouvement n’exclut pas la radicalité : une partie non négligeable de ses membres considère la violence comme un mode d’action possible dans certaines circonstances, en cohérence avec une vision de confrontation directe avec le pouvoir. Cela ne signifie pas pour autant que « Bloquons tout » basculera nécessairement dans des formes d’action violentes, mais cela met en lumière une disponibilité accrue à la conflictualité totale, qui distingue le mouvement d’autres mobilisations plus strictement pacifiques et qui alimente l’incertitude sur ses formes d’action futures.
Connu / https://www.bfmtv.com/societe/10-septembre-pourquoi-le-mouvement-bloquons-tout-ressemble-plus-a-nuit-debout-qu-aux-gilets-jaunes_AV-202509050609.html
Ndlr :

  • parler de journée à propos des "blocages généralisés" est pathétique puisqu'il a été annoncé que ce sera un mouvement dans la durée pour l'atteinte d'un résultat politique que les GJ n'ont pas obtenu.
  • associer "radicalité" et "violence" me semble faux et regrettable.
    "Prendre les pb à la racine" n'a aucun rapport avec la violence !
    Enquête intéressante à prendre avec recul.
  • Je retiens : mouvement populaire, extrême droite NON, jeunesse, petites villes, démocratie directe.
DÉMISSION DE BAYROU : UNE FAILLITE INÉDITE, UN GRAND SAUT DANS L’INCONNU - 9 sept. 2025 / BLAST, Le souffle de l'info

1,52 M d’abonnés - 2,2k+ - 20 554 vues - 173 commentaires

LA POLITIQUE
C’est un coup de tonnerre politique. Le 8 septembre 2025, pour la seconde fois en 9 mois, le gouvernement nommé par Emmanuel Macron a perdu la confiance de l’Assemblée nationale. Les résultats sont sans appel et le président de la République a rapidement réagi : il a annoncé qu’il nommerait quelqu’un dans les tout prochains jours. La séquence politique est une fois de plus difficile à comprendre, depuis qu’Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale, il y a plus d’un an. L’incertitude politique et institutionnelle a rarement été aussi importante ! Alors que s’est-il passé exactement ce 8 septembre, qu’est-ce que ça veut dire pour notre pays, et surtout, qu’est-ce qui nous attend dans les prochaines semaines ? Aujourd’hui on vous propose de comprendre la situation politique de la France, dans cette émission spéciale pour Blast !

Une vidéo de Salomé Saqué, Camille Chastrusse et Victor-Ulysse Sultra, Doctorant en droit public

#Bayrou
#Macron
#AssembléeNationale

Gaza : la Flottille attaquée par un drone ? Notre journaliste embarqué raconte - 9 sept. 2025 / Journal l'Humanité

245 k abonnés - 2,4k+ - 30 612 vues - 679 commentaires
FOCUS 🔍
Dans la nuit du 8 au 9 septembre, un des navires de la Global Sumud Flotilla a été attaqué par ce qui semblerait, être des drones. Emilien Urbach, journaliste à l'Humanité, est présent sur un des bateaux en route vers Gaza, il nous raconte.

Revolution Permanente

1er mai 2023
... organisation politique révolutionnaire fondée officiellement en décembre 2022. Depuis 2015, ses militants animent le quotidien en ligne du même nom. Celui-ci traite l’actualité politique et les luttes nationales et internationales avec un point de vue assumé : *du côté des travailleurs, de la jeunesse, des femmes, des personnes LGBT, des quartiers populaires et de tous les exploités et opprimés.

Révolution Permanente veut également faire entendre leur voix. Depuis les piquets de grève, les lieux d’études ou les manifestations, nous leur donnons la parole. De même, nos pages sont ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent contribuer à faire vivre ce projet en devenant correspondants du site ou en envoyant des témoignages sur les luttes, les conditions de vie et de travail et le quotidien de ceux qui font tourner l’ensemble de la société.

Révolution Permanente s’inscrit dans le projet plus large de redonner une vitalité aux idées marxistes et révolutionnaires, en démontrant qu’elles n’ont pas vocation à rester confinées dans les bibliothèques, les caves ou les musées, mais gardent au contraire toute leur actualité pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et former de nouvelles générations militantes prêtes à le transformer.

Révolution Permanente fait partie du réseau international de quotidiens en ligne La Izquierda Diario, présent dans 14 pays et en 8 langues, et impulsé par les différentes organisations de la Fraction Trotskyste – Quatrième Internationale. A l’image de chacun de ces journaux, nous entendons contribuer aux débats au sein de l’extrême-gauche nationale et internationale, dans le cadre de notre lutte pour reconstruire une internationale de la révolution socialiste, la IVème Internationale.

Les gens sont dégoûtés par vos magouilles - 8 sept. 2025 / Clémence Guetté

61,4 k abonnés - 3,6k+ - 90 551 vues - 1 818 commentaires

Sur le plateau de BFMTV, j'étais face à un macroniste, un socialiste et un député du RN.

L'occasion de revenir sur la chute de Bayrou et sur les magouilles du PS à LR pour préparer la suite.

Jean-Luc Mélenchon invité du 20h de France 2 - 8 sept. 2025 / JEAN-LUC MÉLENCHON

1,19 M d’abonnés - 12k+ - 353480 vues - 2 654 commentaires
Emissions et passages médias
Jean-Luc Mélenchon est intervenu dans le 20h de France 2 après la chute du gouvernement Bayrou, le 8 septembre 2025.
Ndlr : un sans faute.

L'actrice Adèle Haenel s'exprime avant son départ pour Gaza à bord de la flotille humanitaire - 7 sept. 2025 / BFMTV

2,47 M d’abonnés - 427+ -12 384 vues - 445 commentaires
Adèle Haenel s'est exprimée dans un point presse, ce samedi 6 septembre, avant de rejoindre la flottille humanitaire "Global Sumud" en direction de Gaza depuis Tunis.

APRÈS LA CHUTE DE BAYROU, LE 10 SEPTEMBRE ARRIVE ! - Diffusé en direct il y a 5 heures /Le Média 24-7

APRÈS LA CHUTE DE BAYROU, LE 10 SEPTEMBRE ARRIVE ! - Diffusé en direct il y a 5 heures /Le Média 24-7
48,9 k abonnés - 310+ - 1488 vues - 42 commentaires

Le 10 septembre : une journée de mobilisation qui fera date. Le mouvement citoyen “Bloquons tout” appelle à paralyser le pays contre le plan d’austérité du gouvernement, et plusieurs syndicats, dont Sud Rail, s’y associent. Dans les transports, la grève pourrait être massive, notamment à la SNCF. Et cette mobilisation intervient dans un contexte politique particulier : hier soir, les députés n'ont pas accordé leur confiance au gouvernement contraignant François Bayrou à quitter Matignon. Est ce que cela change quelque chose à la mobilisation de demain ? on en parle avec Julien Troccaz du syndicat Sud Rail.