Quotidien Shaarli
August 27, 2025
2 304 signatures
Appel lancé par... / a joint call led by... Virginie Raisson-Victor, citoyenne européenne, chercheuse
...
Il n’y a plus de neutralité possible face à un crime contre l’humanité.
Depuis des mois et des mois, à Gaza, des milliers de femmes, d’enfants, de soignants sont tués, mutilés, piégés sous les décombres ou condamnés à mourir de faim. Des quartiers entiers sont rayés de la carte, des hôpitaux visés, des civils entassés dans des zones censées être "sûres", puis bombardés à nouveau. À Gaza, et en Cisjordanie, la population palestinienne est poussée à l’exode, affamée, assiégée, privée des droits les plus élémentaires. Désormais, il ne s’agit plus ni de bavure, ni de "dommages collatéraux" au nom d’un droit à la légitime défense. Il s’agit d’une politique de destruction délibérée et publiquement assumée par ceux qui la mènent.
...
nous ne visons qu’une chose : protéger les civils, les enfants, les innocents.
...
Nous demandons un acte clair et concret : la suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’État d’Israël tant que se poursuivent, sans limite ni frein, les attaques contre les civils palestiniens, les violations du droit international humanitaire, et le mépris absolu de la vie humaine.
Cet accord, signé en 1995, prévoit une coopération économique, politique et scientifique entre l’UE et Israël. Il repose sur une clause explicite : le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques. Des droits dont il n’est plus possible aujourd’hui de nier la violation quotidienne à Gaza et en Cisjordanie. Aussi, en continuant à coopérer dans le cadre de cet accord d’association qui lie l’UE à Israël, les pays européens envoient un message terrible au reste du monde, et à leurs propres citoyens : les droits humains sont conditionnels, négociables et géopolitiquement sujets à l’opportunisme.
Nous, citoyens européens, ne pouvons pas, ne voulons pas l’accepter. Car chaque jour où rien n’est fait, chaque jour où le droit est piétiné, c’est notre responsabilité collective qui se trouve engagée. Nous, citoyens européens, ne voulons pas, une fois encore, que l’Histoire écrive en lettres de honte ce que nous aurions pu empêcher. C’est pourquoi nous demandons qu’une action juridique et politique soit menée dans le cadre des engagements européens.
Par notre signature, nous appelons donc les institutions européennes, les gouvernements des États membres et leurs représentants élus à faire ce qui est en leur pouvoir, ici et maintenant, pour faire cesser les massacres. Pour dire que l’Europe ne transige pas avec le droit international et qu’elle se tient aux côtés des victimes, quel que soit leur passeport, leur culture, leur religion.
En signant cet appel, nous affirmons aussi que nous savons, que nous voyons, et que nous refusons d’être les témoins muets d’un crime commis en direct sous les yeux du monde.
Il y a 3 jours • 38 vues
Rédigé par
l'équipe de la campagne de Démocratie Sans Filtre et le groupe Assemblée Citoyenne, Démocratie & Co
Publié le 28 mai 2021
Démocratie sans filtre
Assemblées citoyennes
Assemblée Populaire et Assemblée citoyenne sont deux processus similaires de débat public.
Ils permettent à chacun.e d’exprimer ouvertement ses idées, dans le cadre d’une atmosphère bienveillante et inclusive. Ces deux dispositifs ne doivent cependant pas être confondus :
- C’est quoi une Assemblée Populaire (ou AP pour les intimes) ?
Définition :
Une assemblée populaire c’est un rassemblement de personnes s’exprimant de façon organisée et partageant leurs humeurs et idées sur divers sujets. C’est une façon de s’auto-organiser pour débattre et prendre des décisions collectivement, où chaque voix peut être entendue et également considérée, sans qu’aucun individu ou groupe ne puisse prendre l’ascendant.
...
-> https://rdv.extinctionrebellion.fr/index.php/s/SPGyTioYxHc4mac - C’est quoi une Assemblée Citoyenne (ou AC pour les intimes) ?
Définition :
Une assemblée citoyenne c’est un rassemblement éphémère et indépendant d’au moins 100 citoyen.ne.s tiré.e.s au sort, représentant la population dans toute sa diversité, devant répondre à une question précise, en lien direct avec une décision politique d’intérêt national.
...
Exemples :
Les assemblées citoyennes sont des dispositifs ayant déjà fait leur preuve dans de nombreux pays depuis maintenant près de 20 ans. L’un des exemples les plus couramment cités est celui de l’Assemblée citoyenne irlandaise qui a permis d’autoriser l’avortement et le mariage homosexuel au sein d’un pays pourtant très conservateur sur ces questions.
Notre page plus détaillée sur les Assemblées Citoyennes
Notre guide PDF https://rdv.extinctionrebellion.fr/index.php/s/TDc5bjqjjrHGwE9?dir=/&editing=false&openfile=true
Extrait :
"
Le groupe de facilitateurs
Cette équipe est désignée par les coordinateurs. A chaque session,
plusieurs facilitateurs accompagnent les citoyens réunis en différents groupes de travail. Leur rôle est de garantir qu’aucun débat ne puisse être dominé par un nombre de voix réduit et de s’assurer que chacun puisse s’exprimer. Il est recommandé de faire appel à des facilitateurs expérimentés qui pourront mener à bien cette mission. Cette équipe doit être absolument neutre et en aucun cas donner leur opinion personnelle ; ses membres sont suffisamment nombreux pour permettre un climat respectueux lors des discussions.
"
Connu / TG le 26/08/25 à 20:19
Ndlr : je suis en désaccord sur la neutralité : ne pas donner son opinion personnelle, oui, mais accompagnement orienté vers le but à atteindre par l'assemblée, donc non neutre.
Nicolas Framont | 24/08/2025
*Clés : LGBT ; Luttes ; Stratégie
A la mi-juillet, nous appelions à réagir aux annonces brutales et ultra violentes de Bayrou pour le budget et nous recevions des centaines de mails et de messages de gens prêts à en découdre. Fin juillet, un groupe anonyme lançait une plateforme web contenant une date : le 10 septembre et nous leur emboitions le pas. Depuis, et une fois les réticences initiales dépassées (“qui sont ces gens ?” “Pourquoi cette date ?” “et avec qui ?” “est-ce que c’est pas d’extrême-droite ?”) de très nombreuses personnes ont annoncé, sur leurs réseaux sociaux, rejoindre le mouvement, tandis que le premier sondage mené sur le sujet évalue à ⅔ la proportion de Français sympathisants du 10 septembre. Et ce, alors que l’extrême-droite, le RN en tête, s’en est complètement désolidarisé, et que la gauche politique (EELV, PCF, FI et même, et ce n’est pas une bonne nouvelle, le PS) a affirmé son soutien au mouvement. Côté syndicats, les avis sont bien plus mitigés : c’est au niveau des fédérations, c’est-à-dire à l’échelle des branches professionnelles, que des appels ont été lancés : Sud rail ou la CGT Chimie, par exemple. Mais à la tête de la CGT, Sophie Binet n’est pas du tout emballée : “Les modes d’action sont flous et puis, du côté des initiateurs, il y a une pluralité de points de vue.” Et c’est ennuyeux ? La secrétaire générale de la CGT reprend le préjugé selon lequel le mouvement serait noyauté par l’extrême-droite, alors même que toutes les figures médiatiques de ce courant l’ont critiqué mais soit : la force du 10 septembre, c’est précisément qu’il semble, pour l’instant, échapper aux formes traditionnelles de mouvement social, ces formes-réflexes que sont la grève d’une seule journée et la manifestation sage qui va d’un point A à un point B, de telle sorte que l’absence d’enthousiasme des directions syndicales, qui nous ont entraîné dans ce manège, en 2023, sans jamais admettre son inefficacité, est plutôt une bonne nouvelle. Mais si les choses ne sont pas dirigées vers les formes classiques (intersyndicale, manif, grève, merci et bonsoir) que peut-on attendre ? Est-ce que ça ne sera pas le chaos, la confusion ? Et au-delà de l’attente, que devrait-on imaginer et, localement, impulser ? Plusieurs propositions stratégiques ont émergé ces dernières semaines.
...
1 – “Arrêt de la consommation” et paiement en liquide : l’impasse
...
L’objectif d’un mouvement comme le 10 septembre est de faire front le plus possible, dans notre diversité et le respect de nos différences : le monde des “petits commerçants”, qui ne sont pas exempts, comme les restaurateurs, de comportement abusif et maltraitant envers leurs salariés, devrait s’y conformer. Ils veulent éviter de payer des impôts et des cotisations mais ils devraient aussi faire un pas vers le reste de la population et ne pas profiter de la période pour se mettre des liasses de billets sous le matelas.
2 – La grève, ça marche, mais comment et pour qui ?
La grève, contrairement au boycott, à l’arrêt de la consommation ou au paiement en espèce, produit un rapport de force immédiat et avec des effets rapides : une grève fait perdre des millions d’euros à l’économie capitaliste et donc à ses dirigeants, qui, dans notre histoire, ont toujours lâché du lest quand ça leur arrivait. Quasi tout ce que nous avons obtenu comme richesse collective l’ont été lors de grands mouvements de grève : les congés payés en 1936, des augmentations de salaires et pléthores de droits sociaux en 1968, toute la construction de la sécurité sociale en 1945-46 a été possible parce que la classe ouvrière avait la main sur la production et sur son arrêt potentiel.
Localement, la grève fonctionne et c’est loin d’être un mode d’action ringard ou obsolète, comme on l’entend parfois. Les chiffres sont là : une étude du ministère du travail basée sur l’année 2020 nous informe que 62,8 % des entreprises ayant connu une grève dans l’année ont connu des négociations fructueuses pour les salariés, contre seulement 12,7 % des entreprises qui n’ont pas connu de conflit social. L’année suivante, en 2021, c’est encore davantage : 79,0 % des entreprises déclarant au moins une grève ont mis en place des accords favorables aux salariés, contre seulement 16,6 % des entreprises n’ayant connu ni grève ni une quelconque forme de conflit.
Mais qu’en est-il au niveau national ? Les exemples de succès récents manquent. Et pour cause : la stratégie syndicale au niveau national repose entièrement sur le dogme de la journée isolée. Par conséquent, la grève nationale a été entièrement désarmée : c’est devenue une action symbolique, sans conséquence durable sur la production ou les services publics, qui peut être anticipée et gérée par le patronat et le gouvernement. Pour les directions syndicales, ces journées isolées deviennent l’équivalent des manifestations : elles permettent de générer des chiffres qui donnent une certaine légitimité à venir le soir à Matignon quémander des concessions… et ça ne marche pas, comme on l’a vu en 2023.
...
des grèves reconduites plusieurs jours dans le plus de secteurs possible, et ce, de façon coordonnée
...
“grève générale” ou, pour être plus correct “quasi-générale” : des secteurs se mettent en grève en même temps et deviennent, tous ensemble, un problème insurmontable pour les pouvoirs en place.
La grève quasi-générale permet de désorganiser la production de l’intérieur. Mais il se pourrait bien que, d’ici le 10 septembre, nous n’ayons pas les forces pour y parvenir : le monde syndical est éclaté entre secteurs, il s’est considérablement dépolitisé, au sens où la majorité des syndicalistes n’appartiennent plus à des confédérations qui font de l’action syndicale une arme pour changer les rapports de pouvoir au travail et, à terme, sortir du capitalisme. Seuls la CGT et Solidaires affirment être dans cette perspective mais ce ne sont pas les syndicats majoritaires. Il faut donc bien admettre que dans certains entreprises et secteurs, les syndicalistes peuvent être davantage un obstacle qu’un atout pour construire cette grève générale. Puisque nous n’arriverons pas à changer cette donne en quelques semaines, il faut que toutes celles et ceux qui travaillent dans des secteurs potentiellement bloquants pour l’économie (grande distribution, transport, agroalimentaire, énergie, services publics, mais aussi tout ce qui génère du cash pour les actionnaires) mobilisent leur énergie pour sensibiliser leur collègue à la nécessité d’une grève dure et reconduite plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à partir du 10 septembre. S’ils ont de bons syndicats sur lesquels s’appuyer, tant mieux. Sinon, ils peuvent s’en sortir par eux-mêmes en attendant de mettre en place une organisation plus durable. Nous proposons un certain nombre de conseils ici. https://frustrationmagazine.fr/greve-10-septembre
3 – Tout bloquer : où, pourquoi et comment ?
...
désorganiser la production de l’extérieur.
...
entraver le fonctionnement du pays et de l’économie capitaliste pour que la production et le cours normal des choses ne fonctionne plus ou très mal, ce qui aura pour effet de forcer le gouvernement à se plier aux demandes de la population. C’est un mot d’ordre populaire. Selon un sondage Harris, qui vaut ce qu’il vaut (c’est-à-dire pas grand chose de précis mais qui permet de distinguer une tendance), 60% des sondés seraient favorables aux blocages. Mais concrètement, que faire ?
Le média Contre-attaque propose de mener des occupations durables de boulevards périphériques, en se basant sur des expériences récentes, particulièrement concluantes : “Le 12 avril à Nantes, il a suffit de trois points de blocage pour créer des dizaines de kilomètres de bouchons et mettre la ville entièrement à l’arrêt.
https://contre-attaque.net/2025/08/15/10-septembre-bloquer-les-peripheriques-des-grandes-villes-pour-arreter-le-pays/
...
Mais ces blocages sont restés temporaires, ils n’ont duré que quelques heures avant d’être levés. Insuffisant.”
La recette, ce serait des blocages de longue durée, où la population se relaie pour tenir des jours et des semaines : “En Argentine, dans les années 1990, le mouvement des piqueteros, qui étaient des précaires en lutte contre le néolibéralisme équipés de bâtons, a bloqué les autoroutes à de nombreuses reprises. En paralysant les flux, les piqueteros ont gagné en visibilité et en rapport de force en bloquant l’économie. Mais contrairement à la France, il ne s’agissait pas de blocages ponctuels : ils occupaient réellement les routes du pays, notamment près de Buenos Aires, pendant plusieurs jours voire semaines d’affilée.”
...
Les blocages sont des actions qui nécessitent de la préparation et beaucoup de prudence : en 2018, une femme était décédée lors d’un blocage de rond-point. Une conductrice avait paniqué et provoqué l’accident fatal. Il est essentiel que ces blocages soient progressifs, sans provoquer des réactions de peur et en canalisant les réactions de colère des automobilistes. Le début est forcément le plus dur : interrompre un flux et imposer son barrage, sa barricade, nécessite d’être très nombreux et d’agir avec calme et méthode. Une fois le barrage installé, et pour qu’il dure dans le temps, il faut qu’il devienne un lieu de vie, où il est possible de venir une heure, deux, une journée ou une nuit, sans se sentir menacé ou jugé, en particulier pour les femmes et les minorités. Il faut que ces blocages soient filtrants et organisent le passage des véhicules de secours. Mais il s’agit ni plus ni moins que de reprendre le contrôle sur ce qui circule, pourquoi et comment.
...
définitivement changer de paradigme. En finir avec le paradigme de la “démonstration de force” ou de “l’action symbolique”
... montrer qu’on sait danser sur “HK et les Saltimbanques” ou “Freed from desire”
...
adopter la tactique du rapport de force. Cela consiste à se demander, pour chaque action, si elle fait peur au pouvoir et ce qu’elle leur fait perdre. Faut-il occuper ce bâtiment-ci plutôt que celui-là ? Bloquer ce périphérique plutôt que cette autoroute ? Faire grève dans cette entreprise ou aider à faire grève dans celle-ci ? Perturber les déplacements de tel homme politique ou se concentrer sur le blocage de telle zone portuaire ou logistique ?
...
l’absence de méthodes traditionnelles rassurantes comme la manifestation déclarée met le pouvoir mal à l’aise
...
conserver la même dynamique et la tournure prise par le 10 septembre. Un mouvement qui échappe à toute organisation, qui est insaisissable, dont aucun leader n’existe et qui ne peut faire l’objet d’aucune négociation au chaud à Matignon. Un mouvement sans drapeau, sans ballon, sans camion ni slogan préétabli. Mais un mouvement qui met déjà en avant des revendications fortes, de justice fiscale, de justice sociale et de démocratie directe.
Le 10 septembre peut être un semi-flop. Il ne sera sans doute pas une révolution. Mais dès maintenant, il nous montre une chose : il est possible d’organiser une contestation sur d’autres bases que celles proposées par les professionnels de l’action revendicative et nous n’avons besoin de personne pour le faire. Et cela inquiète bien plus que lorsque nous respectons la routine. Mais le 10, et surtout les jours qui suivront, nous allons peut-être pouvoir enfin tourner la page d’une décennie de défaites.
Clés : Accueil Environnement Pesticides
Un chercheur du CNRS explique les effets du néonicotinoïde réintroduit par la loi Duplomb.
Si les néonicotinoïdes sont des « tueurs d’abeilles » avérés, on ne sait pas grand-chose de leurs effets sur la santé humaine, faute d’études. | AFP
...
«" L’acétamipride, ça tape très large : ça décime les populations d’abeilles, c’est bien connu maintenant et prouvé par de nombreuses études scientifiques, mais cela a aussi un effet délétère sur de nombreuses autres espèces : oiseaux, amphibiens, invertébrés, mammifères…" », explique Jean-Marc Bonmatin, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), spécialiste des néonicotinoïdes.
En 2022, l’Anses, l’agence sanitaire, avait également évoqué dans un rapport la «" forte toxicité de l’acétamipride pour les organismes aquatiques et terrestres" ».
...
81 min - Disponible jusqu'au 23/11/2025
À la télévision le dimanche 7 septembre à 02:15
Info et société
Enquêtes et reportages
Documentaire
Comment de puissants acteurs (Chine, Russie, pays du Golfe, multinationales américaines…) s'approprient l'eau et les terres arables, notamment en Afrique. Une investigation éloquente, mise en scène comme un thriller.
C'est aux États-Unis que Nathan Halverson, grand reporter du Center for Investigative Journalism (CIJ), une organisation à but non lucratif, débute une enquête qu'il va mettre plus de sept années à boucler avec sept autres journalistes de choc, rompus à la clandestinité et à ses méthodes. Comment et pourquoi le groupe chinois Shuanghui a-t-il pu acquérir en 2013 la multinationale américaine Smithfield Foods, soit un quart de la production états-unienne de viande de porc ? Ayant découvert que l'État chinois était secrètement à la manœuvre, il s'intéresse ensuite au désespoir des fermiers de l'Arizona : depuis qu'une société saoudienne a acquis en toute légalité 40 kilomètres carrés de terres en plein cœur de cet État aride, où elle prélève jour et nuit 13 000 litres d'eau à la minute, la plupart des puits alentour se tarissent… En suivant l’argent, l’enquête, bientôt tentaculaire, va mener Halverson et son équipe aux projets autrement plus vastes menés par ces puissants acteurs, mais aussi par les Émirats arabes unis, la Russie, de grosses firmes à Wall Street et l'une des figures les plus controversées du milieu des affaires : Erik Prince, ex-PDG de Blackwater, multinationale de mercenariat, qui a notamment opéré en Irak et en Afghanistan. Pendant ce temps, Vladimir Poutine planifie l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, qui a eu le front de couper l’une des principales sources d'irrigation de la Crimée conquise en 2014.
Le droit du plus fort
L'eau et l'alimentation constituent "le pétrole" du XXIe siècle. Faire main basse aujourd'hui sur ce qui, selon toute vraisemblance, va manquer demain en raison du changement climatique représente un investissement rentable à coup sûr, en même temps qu'une garantie de stabilité et de puissance. Pour la plupart légales, ces opérations se font au détriment de populations entières, par exemple en Zambie, où l'équipe du CIJ est refoulée dès l'aéroport de Lusaka malgré ses visas conformes. Aussi leurs instigateurs, qui ont appris du printemps arabe, déclenché entre autres par la hausse record des prix du blé, les mènent-ils dans le plus grand secret. Couronnée d'un Emmy Award collectif et orchestrée comme un thriller, cette investigation met en lumière des stratégies destructrices, misant sur la guerre de tous contre tous et le droit du plus fort. Mais elle souligne aussi qu'il est encore temps de les combattre, politiquement et juridiquement, et qu'un partage équitable et durable permettrait de nourrir une humanité plus nombreuse à l'horizon 2050.
Réalisation Gabriela Cowperthwaite
Pays Etats-Unis
Année 2022
/ Rédaction | 08/08/2025
Clés : Économie ; Travail
Pendant le mouvement contre la réforme des retraites, les manifestations se sont succédé, massives et déterminées, mais rien n’y a fait : le gouvernement n’a rien lâché rien car il n’avait rien à perdre de ces mouvements massifs mais calmes. Le 10 septembre 2025 pourrait être une nouvelle occasion offensive pour contrer les projets du gouvernement et aller plus loin. De nombreux collectifs comme Faire Bloc, Faire Peuple mais aussi de nombreuses fédérations de la CGT (CGT Air Liquide, CGT Commerce et Services, CGT des territoriaux de Bézons, la FNIC-CGT…) appellent à se saisir de cette date, qu’elle soit le début d’une grève durable.
C’est en effet le meilleur moyen de prendre le patronat au portefeuille. La grève, classique du mouvement ouvrier depuis les origines du capitalisme, et qui plus est moyen légal et constitutionnel pour se faire entendre, est la meilleure option qui s’offre à nous. Mais comment la déclencher et la maintenir dans un contexte où le taux de syndicalisation est particulièrement faible et où la culture de la mobilisation au travail a été réduite par des décennies de « dialogue social » ? À partir de notre propre expérience (d’élu du personnel et d’expert et formateur pour les CSE) et celles recueillies auprès de personnes ayant conduit des grèves victorieuses, voici plusieurs conseils pour se motiver et y parvenir.
1 – En amont de la grève, créer une communauté d’appartenance
...
. Pour le journaliste de Jacobin (magazine socialiste états-unien), Cole Stangler, « les syndicats français ne déploient pas le genre de tactiques d’organisations internes qui sont répandues chez les plus efficaces organisations syndicales aux États-Unis : des entretiens en tête-à-tête pour recruter des nouveaux membres sur le lieu de travail, une évaluation minutieuse du soutien des collègues aux différentes initiatives lancées, renforcer le soutien aux grèves en commençant par des actions de plus faible ampleur etc. (…) En France, les syndicats appellent à la grève, espèrent qu’il est entendu et croisent les doigts ».
...
Manifestation de l’Association of Community Organizations for Reform Now. Crédit : RICHIR.AaronSchutz at en.wikipedia, CC BY-SA 2.0
Quand on est syndicaliste ou élu du personnel, on peut être rapidement submergé par la masse de travail. En effet, depuis la réforme du droit du travail de 2017, le nombre d’élus a diminué de 30%. Les multiples instances où siéger, les réunions à répétition, tendent à éloigner les syndicalistes de leurs collègues. Or, le travail de terrain, qui passe par de multiples interactions individuelles (le droit du travail autorise des élus de CSE ou des délégués syndicaux à se déplacer partout où ils le souhaitent dans une entreprise), des actions ordinaires comme donner un coup de main, conseiller sur une situation, discuter à la machine à café… sont essentielles pour faire de la grève une possible réussite.
...
2 – Laisser ses drapeaux au placard, être un collègue ordinaire
...
défiance largement répandue envers les syndicats et les partis politiques, qui sont des institutions qui suscitent très peu d’adhésion en France
...
aussi éviter de parler depuis une position surplombante
...
s’adapter en permanence à son interlocuteur
...
3 – À deux, on est nombreux !
...
Un mouvement collectif est toujours initié par quelques personnes. Et bien souvent, une fois que les choses sont lancées, on est surpris : tel collègue qui semblait totalement indifférent à la situation est capable de s’impliquer et d’exprimer ses idées. Tel autre, a priori fiable, s’avérera en réalité fuyant et peu actif. Au travail, nous tenons tous des rôles. Les mouvements collectifs viennent faire voler en éclat ces rôles d’apparence et révèlent des capacités et des idées insoupçonnées. ... « être sûr de soi et prendre conscience que deux personnes peuvent suffire à impulser une dynamique revendicative si elles font les choses intelligemment »
...
BFM-TV nous concurrence, mais ne sous-estimez pas l’impact que l’expression de votre opinion peut avoir sur vos amis, vos parents, vos collègues.
4 – L’espoir fait vivre (la lutte)
...
Dans le doute, autant cultiver l’optimisme. C’est l’une des missions historiques du mouvement ouvrier et de ses membres que d’avoir su impulser l’espoir de lendemains meilleurs chez ses semblables. Or, ce rôle a été caricaturé à outrance : on se moque désormais des « lendemains qui chantent » et les syndicats eux-mêmes semblent fuir cette position. Il suffit d’écouter une interview de Sophie Binet, l’air blasé, pour comprendre que cette dame ne se donne pas comme mission de faire rêver à un futur meilleur.
Pourtant, activer l’espoir et l’optimisme reste absolument nécessaire pour susciter l’adhésion
...
l’espoir est performatif : plus on croit collectivement à ses chances de réussir, plus on les améliore.
Pour Gaëtan, syndicaliste dans l’aéronautique, il est donc nécessaire de donner de la force aux collègues, mais sans leur mentir
...
5 – Connaître son collectif de travail
...
discuter avec tout le monde, évidemment, mais aussi, quand c’est possible, faire des enquêtes d’opinion. Il est désormais possible d’accéder à des outils de questionnaire en ligne, comme Framaforms
...
sont allés d’ateliers en ateliers, en commençant par les plus combatifs, de façon à convaincre les moins enthousiastes de suivre la force du nombre. Faire l’inverse aurait été potentiellement désastreux.
...
6 – Rassurer ses collègues : la grève c’est simple !
...
mode d’action légal qui ne nécessite pas d’être particulièrement radical
...
La peur ne doit pas être sous-estimée. Les organisations du travail se sont féodalisées, à mesure que le droit est de moins en moins protecteur : il y a toujours un petit chef dont on dépend et que l’on a peur de contrarier. Les grèves sont aussi des instants où l’on apprend à dire non, ce qui n’est pas forcément facile pour tout le monde. Il faut donc être à la fois empathique avec cette peur et aider à la combattre. En la matière, le droit est un allié, en particulier dans le secteur privé.
7 – Cultiver la joie dans le conflit
...
oser enfin se redresser. Se tenir debout. Cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. » C’est en ces termes que la philosophe Simone Weil, ouvrière dans une usine Renault en 1936, décrivait dans ses écrits (depuis réunis notamment dans Grèves et joie pure (Libertalia, 2016) l’atmosphère des grèves avec occupation d’usine qui ont permis, entre autres, l’instauration des congés payés.
...
c’est cette joie que décrit Rachel Keke, meneuse des femmes de chambre grévistes de l’hôtel Ibis-Batignolles, qui furent victorieuses après 22 mois de grève. Avec ses collègues, elles ont fait de la joie un mode d’action https://web.archive.org/web/20230305174028/https://www.revue-projet.com/articles/2021-10-mellon-le-combat-d-une-femme-de-chambre/10883
...
Le mouvement des Gilets jaunes avec ses moments festifs autour des ronds-points, souvent moqués au début de la mobilisation (une vidéo de « chenille » avait fait l’objet de plaisanterie sur les réseaux sociaux), s’était aussi inscrit dans cet esprit joyeux.
...
l’importance de la gentillesse et de la bonne humeur dans l’engagement au sens large ... pour construire une mobilisation, il faut bien savoir accueillir tout le monde, et dans de bonnes conditions
...
ce moment important doit être passé en collectif, en s’adaptant à son public
Quelques rappels
Le droit de grève dans le privé
...
Dans la fonction publique d’État
...
Publié le mercredi 27 août 2025 à 13:30
L'invité du 13/14
L’économiste Mathieu Plane répond à toutes les questions que vous vous posez sur la dette française. Il y a-t-il un risque d’intervention du Fonds Monétaire International, un risque de faillite ? Nous en discutons.
« Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement », a expliqué le Premier ministre François Bayrou ce 25 août. La dette est-elle réellement un danger pour la stabilité de la France. N'est-ce pas davantage la menace d'une dissolution et d'une instabilité politique qui agite les marchés ? Nous en discutons avec Mathieu Plane, économiste et directeur adjoint au département Analyse et Prévision OFCE.
Clés : Info ; Économie ; Fiscalité ; Déficit public ; Mathieu Plane ; Dépenses publiques – Budget de l'État
Tr.: ...
baisse de la fiscalité des prélèvements non financé : taxe d'habitation, impôts de production, redevance audiovisuel ...
Ndlr : il confirme les dires de JLM à propos de la dette détenue en majorité par les étrangers.
Ndlr: JLM a fait un sans faute... MERCI et vivement que LFI GOUVERNE...
Publié Il y a 1 jour • 9 vues
Le 28 juillet, une enfant ivoirienne de 14 ans, venue en vacances, a été enfermée plusieurs jours par la police des frontières à l'aéroport. Quelques heures plus tôt, c'est un garçon de 10 ans qui a été enfermé. Leur avocat, Samy Djemaoun, raconte un traumatisme et une atteinte aux libertés fondamentales pour ces enfants.
La zone d'attente, c'est une zone internationale où la police aux frontières peut refuser l'entrée à des personnes étrangères à l'aéroport. Maître Djemaoun, qui travaille beaucoup sur le droit des étrangers, voit se multiplier les cas. L'avocat raconte que depuis l'ère Retailleau, les procédures administratives et légales concernent des personnes qui n'en n'auraient pas fait les frais auparavant.
Facecam.
Visibilité Publique
Publié originellement 25/08/2025
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français
Étiquettes Durée14min 55sec
Commentaires désactivés.
Publié Il y a 21 heures • 26 vues / Le Média
00:00 : Introduction
01:40 Bayrou met son poste en jeu
02:14 : La dette : un danger immédiat ?
13:05 : La France a un problème de recettes, pas de dépenses
18:30 : Bayrou agite la peur
François Bayrou a lancé l’alerte ! Entre menaces de censure et blocages prévus partout en France, le Premier Ministre a prévenu : nous sommes en danger, attention la dette, trop de dépenses… Le patron du MODEM met son poste en jeu : il demandera la confiance des députés le 8 septembre à l’Assemblée Nationale. S’il y a majorité de non, il part. La gauche et l’extrême droite ont déjà annoncé qu’ils voteraient en défaveur du Premier Ministre. Le (pour l’instant) chef du gouvernement s’est exprimé ce lundi 25 août lors d’une conférence de presse pour tenter de sauver son budget, très impopulaire. (On vous l’a décortiqué dans les épisodes précédents). François Bayrou met en garde sur un danger immédiat : la dette. Thomas Porcher relativise, “nous ne sommes pas en danger”. L’économiste regrette l’attitude du Premier Ministre qui agite la peur plutôt que d’être pédagogue. Mais François Bayrou a trouvé une explication, ce n'est pas de leur faute ! C’est de la nôtre… La dette et le déficit ont explosé en raison des baisses d’impôts et cadeaux fiscaux qui ont bénéficié aux plus riches et aux grandes entreprises, pointe Thomas Porcher.
Nous avions questionné le Premier Ministre sur la taxation des ultra riches, et le chef du gouvernement nous avait promis de futures annonces. Mais… rien. “Là, il n’y a plus de danger immédiat”, ironisent Thomas Porcher et Lisa Lap.
François Bayrou essaie de dire “si vous me faites tomber la situation sera catastrophique économiquement”. Le ministre de l’Économie et des Finances, Eric Lombard, a déclaré ce mardi 26 août sur Franceinter ne pas vouloir “faire la politique de la peur” mais avance “un risque existe que le FMI (fonds monétaire international) intervienne”. Jacques Attali, affirme que la chute de Bayrou “conduirait à une crise financière majeure provoquant l’intervention de la troïka (FMI, BCE et Commission européenne), imposant des mesures extrêmement radicales et antisociales pour financer nos dépenses courantes” Sur les plateaux, on parle même de risque de mise sous tutelle du FMI ce qui serait une catastrophe pour les fonctionnaires ou le budget des hôpitaux par exemple. Thomas Porcher estime qu’il y a peu de risques. Surtout, l’économiste se demande “si ces gens aiment la France. Est-ce qu’ils n’espèrent pas que le FMI applique ces réformes car c’est ce qu’ils veulent, et au fond, veulent aussi la fin du modèle social ?”.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
La carte blanche de Lisa Lap sur la richesse : https://www.youtube.com/watch?v=jSC7XWCquYE
Visibilité Publique
Publié originellement 26/08/2025
Catégorie Inconnu
LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français Étiquettes Durée 29min 5sec
Les commentaires sont désactivés.
tr.: ...
on ne peut pas constamment aller à l'opposé de ce que veulent les français sans qu'ils se révoltent ...