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May 7, 2025

Mélenchon : les journalistes politiques chassent en meute - Acrimed | Action Critique Médias
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Mélenchon : les journalistes politiques chassent en meute
par Maxime Friot, mardi 6 mai 2025

La Meute. Enquête sur la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon (Flammarion) : le livre des journalistes Charlotte Belaïch (Libération) et Olivier Pérou (Le Monde) n’avait pas encore paru que la mobilisation médiatique était déjà enclenchée.
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Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?CDzNdQ

Airtable — Wikipédia

... service de collaboration en ligne dont le siège est à San Francisco (États-Unis). La société est fondée en 2012 par Howie Liu, Andrew Ofstad et Emmett Nicholas.

Airtable est une solution hybride entre une feuille de calcul et une base de données, intégrant des fonctionnalités d'une base de données appliquée à une feuille de calcul. Les champs d'un tableau Airtable sont similaires aux cellules d'une feuille de calcul, mais ont des types tels que « case à cocher », « numéro de téléphone » et « liste déroulante », et peuvent faire référence à des pièces jointes telles que des images[1],[2].

Vulnérabilité des exploitations agricoles et préférences d'adaptation au changement climatique dans le territoire du Pays Haut Languedoc et vignoble (PHLV) - TEL - Thèses en ligne

Abderraouf Zaatra Fonction : Auteur Centre d'Economie de l'Environnement - Montpellier

Dates et versions tel-03548914 , version 1 (31-01-2022)

Mots clés Vulnérabilité Adaptation Analyse multicritères Changement climatique Discret choice expriment Préférences

Domaines Economies et finances

Tr. : irriguer reste le principal choix des agriculteurs.
3 types d'adaptation :

  • incrémentale
  • systémique
  • transformationnelle

... agroécologie ... mesures systémiques qui comprennent la diversification des cultures, l'intégration de l'élevage, la conservation de l'eau, etc
... choisies en fonction de l’âge et de horizon temporel auquel raisonnent les
agriculteurs ... intégrer des contraintes de long terme ... dépendent en grande partie de la disponibilité des moyens et de la CA (Chambre d'Agriculture)
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besoin en formation et en accompagnement
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9.2.2. Vers une approche d'adaptation multi acteurs et multiniveaux cf p220 ++
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etc TERMINER ACT
Ndlr : pas un mot sur la robustesse ? vérifier ACT

En Bretagne, le retour en agriculture conventionnelle de terres bio « historiques » suscite une contestation - Publié le 04 mai 2025 à 05h00 - Par Benjamin Keltz (Rennes, correspondant)
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Planète Agriculture & Alimentation

En Bretagne, le retour en agriculture conventionnelle de terres bio « historiques » suscite une contestation - Publié le 04 mai 2025 à 05h00 - Par Benjamin Keltz (Rennes, correspondant)

En Ille-et-Vilaine, des agriculteurs conventionnels sont en passe de racheter une ferme historiquement exploitée en agroécologie aux dépens de paysans bio. L’affaire illustre les difficultés actuelles de l’agriculture biologique.

modifié le 04 mai 2025 à 17h31 - Temps de Lecture 5 min.
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Connu / TG le 4/05/25 à 17:47

Face aux risques géopolitiques, l’urgence de renforcer notre autonomie alimentaire et agricole - Publié le 15 avril 2025
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Accueil Espace Presse - Agriculture

Alors que les tensions géopolitiques ne cessent de s’intensifier et que les échanges économiques sont instables, les Amis de la Terre France, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et le Réseau Action Climat publient aujourd’hui une analyse sans appel : notre modèle agricole et alimentaire actuel, présenté comme un levier de puissance et de souveraineté, est en réalité extrêmement vulnérable. Le renforcement de l’autonomie alimentaire en France et en Europe passe par une transition vers des systèmes agricoles et alimentaires plus autonomes [1], et non par des initiatives politiques qui visent à intensifier davantage l’agriculture, telles que la “loi Duplomb”. Les responsables politiques doivent cesser les doubles discours.

Lire l’analyse
-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?pajRHQ

Le modèle agricole défendu aujourd’hui, productiviste et dépendant d’intrants importés, ne nous affranchit en rien des risques liés au contexte géopolitique actuel : pire, il les aggrave. Continuer à encourager la croissance des exportations agricoles et l’intensification de la production sous couvert de « souveraineté » est un contresens politique et stratégique.

Une agriculture sous perfusion de l’extérieur

Derrière la notion de “réarmement alimentaire” qui émerge dans le débat public et politique, prônée par la FNSEA et la ministre de l’Agriculture, se trouve une vision de l’agriculture qui augmenterait fortement nos vulnérabilités.

La prétendue souveraineté française et européenne repose en réalité sur des importations massives d’engrais de synthèse (dont la fabrication est liée aux énergies fossiles) et de protéines végétales (telles que le soja, utilisées pour l’alimentation de nos animaux d’élevage). Ainsi, depuis le début de la guerre en Ukraine, les importations françaises d’engrais russes ont augmenté de 86 %, passant de 402 000 tonnes en 2021 à 750 000 tonnes en 2023 [2]. De même, aujourd’hui, 95 % du soja – soit 3 millions de tonnes chaque année – provient de l’étranger.

Ce modèle rend la France structurellement dépendante d’autres pays tels que la Russie ou les États-Unis, à rebours de toute véritable souveraineté, autonomie et résilience alimentaires. Les décisions politiques actuelles pointent le problème mais se bornent à déplacer perpétuellement les points d’approvisionnement, reproduisant les mêmes logiques de dépendance ailleurs, sans adopter de solutions visant à nous rendre réellement autonomes et à réduire la consommation d’engrais de synthèse [3].

Un coût humain, économique et écologique

En plus d’une pression accrue sur les ressources naturelles, le modèle agricole productiviste a des conséquences directes sur les Français et les Françaises. Il rend notre agriculture dépendante des importations d’engrais et de matières premières agricoles, ce qui la rend vulnérable aux variations des cours. Par exemple, la hausse du prix de l’énergie engendre une augmentation du prix des intrants et des matières premières agricoles, qui se répercute sur le coût de l’alimentation et donc le pouvoir d’achat des citoyen·nes. Ces hausses affectent également les agriculteurs et agricultrices et, in fine, peuvent accroître le risque de crise sociale. Ce modèle est insoutenable économiquement, injuste socialement et destructeur écologiquement.

Des systèmes alimentaires plus autonomes sont indispensables

Nos organisations appellent les pouvoirs publics à cesser les doubles discours. La concrétisation de la souveraineté alimentaire passe par des actes cohérents, et non par des lois qui confortent un modèle agricole dépassé et vulnérable, comme c’est le cas de la proposition de loi Duplomb prochainement discutée à l’Assemblée nationale.

Les politiques publiques françaises et européennes doivent soutenir de manière structurelle les modèles agricoles qui réduisent nos vulnérabilités et sont plus résilients, tels que l’agroécologie. Il est notamment urgent et nécessaire de mettre en œuvre un véritable plan pour réduire la consommation et accroître l’autonomie en engrais, qui doit faire partie d’une stratégie cohérente et de long terme pour :

  • réduire notre dépendance aux engrais azotés, phosphatés et potassiques importés ;
  • relocaliser la production de protéines végétales pour l’alimentation animale ;
  • accompagner les agriculteurs et agricultrices vers la transition agroécologique.

Notes aux rédactions :
[1] Il a été fait le choix dans cette note d’utiliser plutôt le terme d’autonomie alimentaire, clé à la fois d’une meilleure souveraineté alimentaire pour la France en période de risque militaire et d’une meilleure résilience du pays face aux aléas environnementaux, sanitaires et géopolitiques.
[2] Béatrice Mathieu, « La redoutable stratégie de Poutine pour mettre l’agriculture française sous dépendance », L’Express, septembre 2024.
[3] Comme en atteste le projet de la Commission européenne de proposer des droits de douane sur les derniers produits agricoles et les engrais en provenance de Russie et de Biélorussie, janvier 2025.

La Meute (livre) — Wikipédia

Le livre est le fruit d'une enquête de plus de deux ans menée par les journalistes Charlotte Belaïch (Libération) et Olivier Pérou (Le Monde)
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Plusieurs cadres de LFI critiquent l'ouvrage, qu'ils estiment propager de la désinformation. Ainsi, Mathilde Panot déclare : « Je n’ai pas envie de commenter un ouvrage qui collectionne à la fois des ragots et des mensonges, puisque beaucoup de faits rapportés dans ce livre sont faux »[14]. Manuel Bompard déclare pour sa part : « C’est un collage de ragots et de fausses informations que je prends avec un peu de légèreté. On n'est pas critiques de fiction. Nous sommes députés. J’ai détecté des informations inexactes »[18]. De mêmes, plusieurs militants contestent le contenu du livre[19].
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14 - Victor Boiteau, « «Ragots» et «mensonges» : Mathilde Panot réagit à la sortie du livre sur le système LFI [archive] », sur Libération (consulté le 6 mai 2025)
15 - « Politique. Paranoïa et coups bas : ce que nous apprend le livre sur Jean-Luc Mélenchon et sa "meute" [archive] », sur www.ledauphine.com, 6 mai 2025 (consulté le 6 mai 2025)
16 - « « La Meute », l’enquête qui fait sauter le verrou Mélenchon-Chikirou [archive] », sur l'Opinion, 6 mai 2025 (consulté le 6 mai 2025)
17 - Maxime Friot, « Mélenchon : les journalistes politiques chassent en meute [archive] », sur Acrimed | Action Critique Médias, 6 mai 2025 (consulté le 6 mai 2025)
18 - « Purges, menaces verbales... Le "système" Jean-Luc Mélenchon étrillé dans un livre, LFI dénonce "un collage de ragots" [archive] », sur BFMTV, 6 mai 2025 (consulté le 6 mai 2025)
19 - « "Jean-Luc Mélenchon n'est pas un gourou... ils inventent" : des militants LFI réagissent au livre enquête "La Meute" [archive] », sur France Info, 5 mai 2025 (consulté le 6 mai 2025)
Ndlr : crédible ? LE LIVRE SORTI CE JOUR 7 MAI À LA SUITE D'UNE CABALLE MÉDIATIQUE ?! ACT
https://editions.flammarion.com/la-meute/9782080428714
si fondé, va souder encore plus les militants avec son leader ? Questionner ACT
Avec https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?1Uv-FQ

"La forêt devrait appartenir à tout le monde" : qui sont ces écolos qui achètent des parcelles boisées en commun ? - Publié le 05 mai 2025 à 07h14 / Par Julien Rapegno

Depuis cinq ou six ans, les groupements ou associations qui achètent des parcelles forestières collectivement pour les gérer avec des principes écologiques font tache d’huile, notamment dans le Massif central. Qu’on soit propriétaire, sociétaire, donateur ou simple adhérent, le ticket d’entrée de l’engagement « éco-citoyen » forestier varie d’1 euro à 10.000 euros, prix d’un hectare bien garni en troncs exploitables.

• 59 commentaires
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Les coupes rases sont généralement à l'origine d'une prise de conscience. Photo Richard Brunel
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Roméo Bondon, géographe installé en Haute-Loire qui travaille sur la « culture forestière alternative », observe que « les contestations les plus fortes contre les coupes rases, par exemple dans la Creuse, la Corrèze, ou dans le Morvan, sont généralement à la mesure des dimensions massives des projets industriels sur ces territoires ».
À lire aussi
Dans la Creuse, la pression sur les forêts de feuillus provoque une levée de boucliers

La colère monte d’un cran quand les abatteuses ne se contentent plus de couper les résineux comme des allumettes mais qu’elles s’attaquent aux feuillus pour répondre à la demande en bois énergie.
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Précurseurs du Morvan
Historiquement, c’est la « sauvegarde » des feuillus du Morvan qui a généré la constitution d’un premier groupement foncier citoyen autour d’Autun, dès 2003. Lucienne Haese, dite « Lulu du Morvan », a popularisé et médiatisé cette cause.
Le groupement du Chat sauvage, à Brassy (Nièvre), a posé dès 2015 des jalons juridiques et économiques d’une gestion alternative de la forêt
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Des collectifs font le choix de laisser certaines parcelles en "libre évolution", c'est à dire sans exploitation. Photo Richard Brunel
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Une démarche qui dérange une partie de la filière forêt-bois
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Des groupements écologiques qui commencent à peser
En Corrèze ... Avenir Forêt ... en contrôlant près de 1.000 hectares et en produisant du bois de valeur après une douzaine d’années d’activité ... démontrer qu’on peut produire du bois autrement
...Le plus urgent est-il de faire des écolos des propriétaires forestiers ou de faire des propriétaires privés des écolos ?
Militantisme associatif , épargne, don : comment agir pour les forêts ?*
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la futaie irrégulière et la SMCC (Sylviculture mélangée à couvert continu) promus par une organisation comme Prosilva. Pour donner la réplique aux filières industrielles et alerter l’opinion, des ONG comme Canopée et SOS Forêt sont montées en puissance. Troisième levier militant : la maîtrise du foncier qui émerge avec les groupements forestiers citoyens et écologiques (GFCE).
Sous forme de GFCE ou de simple association, des habitants achètent en commun des parcelles de forêts autour de chez eux. Une autre démarche consiste à capter de l’épargne au niveau national et notamment chez des citadins : c’est celle de la foncière du Cerf vert, basée à Lyon, ou d’Avenir Forêt, en Corrèze.
Un fonds de dotation comme Forêts en vie utilise un outil de défiscalisation. Les donateurs ne récupèrent pas leur mise et les acquisitions de forêt sont fléchées en fonction de projets collectifs correspondant à la charte du fonds de dotation.

https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2025/04/Note-autonomie-alimentaire-GP-RAC-AT-FNH.pdf

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À propos de Greenpeace
Greenpeace est une organisation internationale qui agit selon
les principes de non-violence pour protéger l’environnement et
la biodiversité et promouvoir la paix. Elle est indépendante de tout
pouvoir économique et politique et s’appuie sur un mouvement
citoyen engagé pour construire un monde durable et équitable.
greenpeace.fr
Sandy OLIVAR CALVO
Chargée de campagne agriculture et alimentation Greenpeace France
sandy.olivar.calvo@greenpeace.org
07.62.73.80.23
À propos des Amis de la Terre France
La fédération des Amis de la Terre France, créée en 1970, est une
association de protection des droits humains et de l’environnement,
à but non lucratif, indépendante de tout pouvoir politique ou
religieux. Nous militons pour une transition juste vers des sociétés
soutenables au Nord comme au Sud. Notre approche intègre à la fois
des problématiques sociales, économiques et environnementales.
amisdelaterre.org
Manon CASTAGNÉ
Chargée de campagne agriculture
Les Amis de la Terre France
manon.castagne@amisdelaterre.org
07.57.18.68.67
À propos de la Fondation pour la Nature et l'Homme
Reconnue d’utilité publique et apartisane, la Fondation pour la Nature
et l’Homme œuvre depuis 1990 pour que les solutions écologiques
deviennent la norme de nos vies, sans laisser personne de côté.
En plaçant l’humain au cœur de ses actions, elle lève les blocages
économiques, politiques, psychologiques et sociaux qui entravent
cet horizon. Pour y parvenir, la Fondation démontre qu’agir pour
le climat et la biodiversité est dans l’intérêt de tous.
fnh.org
Elyne ETIENNE
Responsable élevages durables
Fondation pour la Nature et l’Homme
e.etienne@fnh.org
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À propos du Réseau Action Climat
Le Réseau Action Climat, fédération de 37 associations nationales
et locales, lutte contre les causes des changements climatiques,
de l’échelle internationale à l’échelle locale. Il est le représentant
français du Climate Action Network International, réseau mondial de
plus de 1 900 ONG. Il couvre l’ensemble des secteurs responsables
du dérèglement climatique : les transports, la production d’énergie,
l’agriculture et l’alimentation, l’habitat, et travaille à l’élaboration
de mesures alternatives et ambitieuses pour lutter contre les
changements climatiques et ses impacts.
reseauactionclimat.org
Ronan GROUSSIER
Responsable agriculture
Réseau Action Climat
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Connu / TG le 15/04/25 à 20:17
i à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?10zBBw

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Vote RN et racialisation de la solidarité / par Félicien Faury , le 11 mars - La Vie des idées
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Clés : solidarité , racisme , extrême droite
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il ne suffit pas d’activer le clivage de classe pour que le clivage racial perde, automatiquement, de sa vigueur. Dit autrement : désigner des ennemis de classe (riches, patrons, gouvernants, etc.) peut avoir une vertu stratégique en soi, mais n’empêchera pas nécessairement la constitution, en parallèle, de boucs émissaires racialisés (immigrés, musulmans, minorités, etc.). L’hostilité n’est pas un jeu à somme nulle, et les rapports de pouvoir ne fonctionnent pas comme des vases communicants. Parce qu’ils ont chacun leur part d’autonomie, il apparaît crucial de lutter contre le racisme de front, et non simplement en espérant que (faire) regarder ailleurs suffira.
Le travail comme dignité sociale
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les électeurs du RN ne s’éloignent pas de la gauche uniquement dans leur rapport à l’immigration et aux minorités ethno-raciales. Y compris sur des enjeux plus spécifiquement relatifs aux rapports entre classes sociales, cet électorat présente beaucoup d’attitudes qu’on pourrait qualifier de « workfaristes ». Le terme de workfare, venu des États-Unis, mais qui a essaimé depuis, permet de qualifier la « nouvelle norme de la mise au travail » qui « oblige les allocataires de l’aide sociale à travailler pour percevoir leur allocation » (Simonet, 2020 ; voir aussi Barbier, 2008). Désignant un ensemble de réformes du système d’assistance [6], la notion renvoie plus largement à une rhétorique et à une pensée « habituellement associées au répertoire libéral de protection sociale, qui dénoncent les effets désincitatifs des prestations sociales » (Palier, 2008), accompagnant le tournant rigoriste dans le contrôle des chômeurs et des pauvres (Vivès et al, 2023 ; Duvoux, 2012).
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sentiment que les chômeurs « trouveraient plus facilement du travail s’ils le voulaient vraiment » (Ifop, 2023) et que ceux « n’étant pas dans une recherche active d’emploi devraient perdre leur indemnité » (Haute, Le Lann, Touzet, 2024). Au sein de cet électorat se côtoient ainsi des demandes de politiques sociales et de redistribution (taxation des plus riches par exemple) et des positionnements plutôt « de droite » lorsqu’il s’agit de se prononcer sur le contrôle des prestations sociales, sur la liberté patronale de licencier ou sur l’hostilité aux syndicats (Le Lann, 2024). Là encore, la conscience d’antagonismes vis-à-vis du « haut » de l’espace social n’empêche aucunement l’entretien d’hostilités ou de mises à distance vis-à-vis du « bas » – ce que le sociologue Olivier Schwartz (2009) a justement qualifié de « conscience sociale triangulaire ».
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revers d’une forte valorisation du travail, qui devient d’autant plus vive lorsque les emplois stables se font de plus en plus rares. Le sentiment que l’économie est en déclin et qu’il « n’y en aura pas pour tout le monde » se superpose à des univers symboliques où, comme l’a analysé Benoît Coquard, se répète que celui « qui ne travaille pas ne vaut rien » (Coquard, 2019, p. 66). La mise à distance des « chômeurs » et des « assistés » permet de se placer soi-même du côté, digne socialement, des travailleurs.

Dans certaines parties de l’électorat lepéniste, la question fiscale est aussi particulièrement saillante (Marchand-Lagier, 2017), structurée par la conviction de faire partie des groupes à qui l’on « prend beaucoup » et qui n’ont en retour « droit à rien », quand d’autres reçoivent des aides « sans rien faire ». L’impôt est ainsi perçu comme une aumône (Palheta, 2024, p. 100) faite à des personnes qui ne la méritent pas. Selon les segments électoraux concernés, le chômage peut donc susciter tantôt de la peur (la crainte sourde de se retrouver soi-même sans emploi), tantôt de la colère (vis-à-vis des « profiteurs » du système de redistribution étatique) – et, dans les deux cas, de la défiance vis-à-vis des groupes jugés insuffisamment « productifs » (Feher, 2024) [7].
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concurrences entre les groupes sociaux (notamment populaires) et contribué au développement d’attitudes workfare en leur sein.
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« Workfare chauvinism » : le mérite et l’héritage
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C’est lorsque la critique de l’« assistanat » se racialise qu’elle se politise de la façon la plus intense, augmentant sa propension à se traduire en vote pour l’extrême droite. Cette racialisation de l’assistanat constitue un ressort crucial du vote RN.
Des faits à défaire
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les recherches sur cet électorat montrent aussi que des demandes de redistribution persistent en son sein, s’accompagnant d’un « attachement à l’État » (Spire, 2018) et tout particulièrement aux services publics.

Il n’en reste pas moins que les tendances esquissées ici doivent être regardées en face. La centralité du racisme dans la fabrique des préférences électorales pour l’extrême droite est régulièrement euphémisée, on le sait, dans l’espace public, intellectuel et politique. Mais sa reconnaissance ne doit pas non plus faire oublier qu’y compris sur le versant des rapports de classe, les électeurs du RN sont loin de partager des visions du monde qui les porteraient naturellement vers la gauche.
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analyser avec réalisme une situation politique ne signifie en rien qu’il faille s’y résoudre
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Le racisme et la critique de l’assistanat sont des phénomènes diffus et présents dans toute la société, non réductibles aux seuls électorats de l’extrême droite. La gauche a donc un intérêt plus large – et vital politiquement – à défaire ces visions du monde et les sociodicées qui leur sont rattachées [11].
Dossier(s) :
Ce que l’extrême droite fait au monde