littéraire
Disposition à donner généreusement. ➙ générosité, largesse.
Don généreux.
Et en droit
"
La libéralité est l'acte par lequel une personne dispose à titre gratuit de tout ou partie de ses biens ou de ses droits au profit d'une autre personne.
Il ne peut être fait de libéralité que par donation entre vifs ou par testament.
"
selon https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006433489/
Eric Fottorino, écrivain et journaliste, et Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, invités sur France le 10 juin 2026.
L'invité de 8h20 : le grand entretien
Par Benjamin Duhamel
Eric Fottorino, écrivain, journaliste, co-fondateur de l’hebdomadaire Le 1, co-auteur de "La Fraternité" (Michel Lafon) et Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, fille d’Edgar Morin, sont sur France Inter ce mercredi pour explorer tout le sens du mot "fraternité" dans le monde d'aujourd'hui.
"La fraternité, c'est quelque chose de plus abstrait et en même temps essentiel, estime mercredi sur France Inter le journaliste et écrivain Eric Fottorino. Je dirais que c'est presque un principe actif de la liberté et de l'égalité". Celui qui a écrit un livre sur la fraternité rappelle que "s'il n'y a pas de de fraternité, la liberté va devenir une toute puissance et chacun aura du mal à le faire valoir puisqu'il y aura les autres". "La fraternité, c'est quelque chose qui doit être consenti, c'est un choix, c'est un modèle social qu'on choisit de garder ou pas."
Eric Fottorino revient aux origines de ce principe, qui a "une dimension religieuse, c'est la dimension presque sacrée de la République". "La fraternité, c'est vraiment l'idée que ce qui arrive à l'autre me touche moi aussi." Néanmoins, Véronique Nahoum-Grappe, fille d'Edgar Morin, avoue que "le mot de fraternité, je l'interroge". "Vous ne pouvez pas avoir le même sentiment avec l'inconnu dans la rue que vous avez avec votre frère. C'est une métaphore, donc il faudrait en fait un autre mot", selon elle.
À écouter
"L'école doit cultiver une éducation à la fraternité", pour le secrétaire général de l'Enseignement catholique
L'invité de 7h50 du week-end
France Inter
10 min
Pour les deux invités de France Inter, la fraternité est liée à la notion de peur, une idée évoquée également par Edgar Morin. "C'est-à-dire qu'à la fois, la peur la permet, et qu'à la fois, la peur l'interdit", détaille Eric Fottorino, qui prend l'exemple de l période du Covid. "Les peurs ont fait qu'on s'est rassemblés, parce qu'on a applaudi les personnels soignants, on s'est mis en distanciation sociale pour protéger l'autre. Et puis la peur, par exemple l'immigration, c'est la peur de l'autre. On ne va être fraternels qu'avec ceux qui nous ressemblent."
Véronique Nahoum-Grappe partage cette observation, et prend, cette fois, l'exemple des migrations. "Prenons les migrations entre deux guerres, c'était une migration européenne, ça faisait moins peur. Maintenant, c'est une migration venue de tous les côtés, avec des gens différents, qui ne nous ressemblent pas. Donc, vis-à-vis de ces populations, on voit que toute une partie de la politique d'extrême droite les criminalise. Or, dans ces populations, il y a des gens différents, des gens extraordinaires, il y a de tout, il y a des cinglés aussi, il y a de tout."
Tr. ...
une atomisation de Je qui ne font plus un NOUS ... la fraternité, supplément d'âme ... entraide, générosité ... les inégalés clivent ... la distance ... migrants, portion d'humanité ... peur de ce qu'on ne connait pas, moins on est proche, plus on a peur ... ça s'apprend, vivre l'autre comme un autre moi-même ... on a tellement coupé les liens ... l'autre, l'avoir en face de soi ... l'écologie ... l'inattendu serait de ne rien faire ... ensemble, on construit quelque chose.
Ndlr : la fraternité est nécessite donc le sens de l'altérité