Énergie - Durée de lecture : 5 minutes - Pollutions Forêts tropicales
Les autorités environnementales du Brésil ont approuvé le 20 octobre l’exploration pétrolière au large de l’Amazonie. Une décision qui, à quelques jours de la COP30, expose les ambiguïtés de Lula sur la question climatique.
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L’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (Ibama) a approuvé le 20 octobre le début de perforations pour la recherche de pétrole sur le site de Foz do Amazonas, situé à 500 km de l’embouchure du fleuve Amazone.
La Petrobras, entreprise publique d’exploitation pétrolière, a donc le feu vert pour s’assurer dès aujourd’hui que la zone contient des hydrocarbures en quantité suffisante pour lancer une exploitation commerciale.
Une éventualité très probable, puisque la région de la Marge équatoriale, aire côtière de plus de 2 200 km de large où se trouve Foz do Amazonas, présente des caractéristiques similaires aux littoraux de pays voisins tels que le Suriname, la Guyane française et le Guyana, devenu en quelques années détenteur des plus grandes réserves de pétrole brut au monde. Selon le ministère brésilien des Mines et de l’Énergie, la Marge équatoriale pourrait contenir jusqu’à 10 milliards de barils.
Une énième menace sur l’Amazonie
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l’Ibama lui-même note la menace que l’exploitation de pétrole représentera pour la population de lamantins, ces gros mammifères aquatiques déjà menacés d’extinction, tout en pointant que les possibles effets sur les populations indigènes environnantes ont été tout simplement ignorés.
« Il s’agit d’une région très spéciale, où l’océan Atlantique rencontre la forêt. On y trouve par exemple un écosystème récifal [dominé par des récifs coralliens], très sensible à n’importe quel type d’activité, ainsi que des mangroves, d’où bon nombre de populations locales tirent leurs moyens de subsistance », explique Mariana Andrade, en charge de la section océans de Greenpeace Brésil.
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