Quotidien Shaarli
June 1, 2019
Les services de l'Etat se mobilisent contre la recrudescence des suicides des Améridiens. Le 1er janvier, un jeune âgé de 18 ans s'est pendu à Maripasoula. C'est la quatrième mort par suicide en deux mois. Le préfet Patrice Faure est intervenu par voie de communiqué.
© Guyane la 1ère
Le 1er janvier, un jeune Amérindien s'est pendu à Maripasoula. En deux mois, c'est la quatrième mort par suicide dans la communauté Amérindienne de cette commune enclavée. Une série noire qui défraie la chronique et qui rappelle les années 2011-2016 où la situation était presque identique.
De nouveaux moyens pour la cellule de coordination des actions contre le suicide
Par voie de communiqué Patrice Faure, le préfet de Guyane précise qu'aussitôt "il a demandé au sous-préfet des communes de l'intérieur Frédéric Bouteille de se rendre immédiatement sur place".
De plus la cellule de coordination mise en place a été réactivée. "De nouveaux moyens lui seront attribués et un chargé de mission sera recruté fin janvier."
Un plan d'actions est mis en oeuvre. Il s'agira "d'accompagner la cellule du Centre Médico-psychologique de Maripasoula. Elle sera renforcée par des psychologues de la réserve sanitaire".
Par ailleurs le préfet "s'associe à la voix du président du Grand Conseil Coutumier Sylvio Van Der Pilj afin de transmettre ses plus sincères condoléances à la famille et à l'ensemble de la communauté".
A Maripasoula et dans les villages Wayanas du haut Maroni, une vague de suicide touche depuis le début de l’année des enfants et de jeunes adultes. Le dernier drame s'est déroulé au collège Gran Man Difou à Maripasoula, une jeune femme Wayana de 27 ans s'est donnée la mort le 8 mai dernier.
© J. Helgoualch / K. Constable / Jocelyne Helgoualch /Karl Constable / P.N
Face aux enfants et à leurs familles, les enseignants se retrouvent désemparés, sans savoir comment agir dans de telles situations.
Pour les aider, peu ou pas de réponses de l’Education Nationale. Le syndicat Unsa éducation organisait hier matin un séminaire à Maripasoula sur le suicide pour la communauté éducative du haut maroni.
Clés : peuples autochtones culture santé
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https://www.youtube.com/watch?v=orDfD5vN22E
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Maripasoula : un séminaire autour du suicide - Guyane la1ère - Ajoutée le 29 mai 2019
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Dans les villages Wayanas du hautMaroni, une vague de suicides touche depuis le début de l'année des enfants et de jeunes adultes. Face aux enfants et à leurs familles, les enseignants sont désemparés. A Maripasoula, hier, l'Unsa éducation a tenu un séminaire.
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M Campus Ecoles d'ingénieurs - Temps de Lecture 5 min.
Type de cours, organisation des études, missions… Le point sur ce qu’on apprend – et ce qu’on n’apprend pas – dans les écoles d’ingénieurs, à l’heure des choix d’orientation sur Parcoursup.
En France, il existe deux cents écoles d’ingénieurs, publiques ou privées, indépendantes ou rattachées à des universités. THOMAS SAMSON / AFP
... En cours, les professeurs font le lien en permanence entre théorie et pratique à travers des mises en situation. ... aussi travailler les « soft skills » (compétences comportementales) indispensables dans des entreprises moins pyramidales, où un ingénieur doit savoir dialoguer avec tous les services, vendre son projet, faire preuve de créativité.
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Pas assez de RSE au goût de certains élèves
« L’ingénieur n’est plus, comme du temps de Jules Verne, celui qui n’apporte que des solutions techniques. Il est celui qui est capable d’assurer la réussite d’un projet dans toutes ses dimensions, technologiques mais aussi environnementales et sociétales », souligne François Rousseau, directeur général de Mines Nancy. Une évolution que reflète la place croissante accordée aux enseignements de sciences humaines et sociales dans les cursus. Les questions de responsabilité sociale (RSE) et environnementale des entreprises sont également abordées. Mais pas assez au goût de certains élèves. « Beaucoup d’entre nous se posent des questions d’éthique. Nous sommes de plus en plus nombreux à envisager de travailler à notre compte ou dans des entreprises plus petites, qui coïncident davantage avec nos valeurs », remarque Pierre-Yves, étudiant à l’INSA Lyon.
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Les élèves ingénieurs forment une grande partie des 30 000 signataires du « Manifeste étudiant pour un réveil écologique »https://pour-un-reveil-ecologique.fr/, paru à l’automne 2018. Parmi eux, Julie, en master dans une école d’ingénieurs de l’université de Besançon spécialisée dans le génie biomédical. L’étudiante regrette la dimension « trop comptable » de sa formation au détriment de « l’humain », et le manque de prise en compte des questions environnementales : « Nous avons eu une dizaine d’heures consacrées au développement durable, mais rien d’utile pour notre futur métier, c’était trop général. Il faudrait qu’on apprenne concrètement à développer des produits qui consomment moins d’énergie fossile, dégagent moins de CO2… »
Lire aussi « Une perte de sens totale » : le malaise grandissant des jeunes ingénieurs face au climat https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/16/une-perte-de-sens-totale-le-blues-des-jeunes-ingenieurs-face-au-climat_5450927_4401467.html