Quotidien Shaarli
April 11, 2019
De la mémoire génétique à la mémoire cognitive, de la mémoire des matériaux à celle des plantes et des animaux, de la mémoire de la terre à celle de l’univers, de la mémoire des individus humains à celle des sociétés, de la mémoire des fossiles à celle des cartes, de la mémoire des collections à celle des données informatiques, les types de mémoire sont multiples et leurs définitions diverses.
Artificielle ou naturelle, la mémoire n'est pas seulement conservation du passé ; elle est aussi prospective ; elle permet de construire l’avenir et peut devenir un enjeu politique, économique et social essentiel. Elle irrigue toutes les sciences et structure les sociétés modernes tout en suscitant d’innombrables interrogations.
Au-delà de la diversité, trois aspects semblent la structurer quelles que soient ses conjugaisons : les supports mis en œuvre, les fonctions développées, les dynamiques subies ou provoquées.
Le colloque qui se tiendra à Lyon en juin 2019 tentera d’explorer mémoire et mémoires dans toutes leurs dimensions. Y participeront des spécialistes de toutes les disciplines, membres de l’IUF ainsi que des scientifique français et étrangers internationalement reconnus. Y seront associés des représentants d’institutions publiques (bibliothèques, musées), des professionnels (hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques, industrie informatiques ou robotiques) afin de souligner les liens entre recherche et application.
Comité scientifique IUF-Lyon : Alexandre Arbey (physique, physique des hautes énergies, Université Lyon 1), Pascal Arnaud (histoire antique, Université Lyon 2), Éric Baratay (histoire, histoire des animaux, Université Lyon 3), Philippe Boisse (physique, matériaux composites, INSA Lyon), Isabelle Compagnon (physique, spectroscopie moléculaire, Université Lyon 1), Natacha Coquery (histoire moderne, Université Lyon 2), Christine Delprat (immunologie, Université Lyon 1), Christophe Donnet (chimie, surfaces, couches minces, tribologie, Université de Saint-Etienne), Hugues Fulchiron (droit, Université Lyon 3), Thierry Gontier (philosophe, Université Lyon 3), Pierre Joly (biologie, médecine, santé, Université Lyon 1), Sylvain Joubaud (physique, ENS Lyon), Hervé Liebgott (sciences et technologies de l'information et de la communication, INSA Lyon), Karine Masenelli-Varlot (physique, microscopie électronique, INSA Lyon).
Le 9 octobre 2018, la médiation de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur fêtait ses 20 ans, l’occasion de faire le point sur l’évolution du rôle de la médiation dans la gestion des litiges entre l'administration et ses usagers ou ses personnels et dans la prévention des violences en établissement scolaire. Entretien avec Catherine Becchetti-Bizot, médiatrice de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.
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Le médiateur est d’abord un tiers de confiance, un tiers en qui le système éducatif a placé sa confiance pour favoriser le dialogue et permettre une meilleure compréhension entre deux personnes en situation de litige, qu’il s’agisse d’usagers, de personnels ou d’un autre acteur de la communauté éducative comme les familles, par exemple. Lorsqu’il y a un litige, le médiateur a pour mission d’aider, de manière neutre et impartiale, chacune des parties à renouer le dialogue et à trouver une issue à leur désaccord. En principe, le médiateur n’intervient qu’en deuxième instance lorsqu’un premier recours gracieux a été déposé auprès de l’administration ou du supérieur hiérarchique. Si la démarche n’a pas abouti, le médiateur peut être contacté. La solution trouvée par l’intermédiaire du médiateur doit convenir aux deux parties, il ne doit pas y avoir de perdant dans l’affaire. Le souci du médiateur est ainsi de faire en sorte que la solution soit construite et acceptée par les deux protagonistes du conflit. Cette solution doit être pérenne, stable et doit respecter le droit.
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En quoi consiste la médiation ?
Notre instance n’a pas de pouvoir de décision, mais un pouvoir d’influence et de persuasion.
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Je suis heureuse que la culture de la médiation ainsi que l’accompagnement des personnels soient développés au sein de votre fédération. Nos médiateurs, comme les membres de votre réseau sont d’anciens acteurs de l’Education nationale. C’est important, parce que cela apporte une écoute ainsi qu’une attention particulière envers les personnels et cela témoigne d’un attachement fort au service public de l’Education.
ndlr :
- revendiquer un pouvoir d'influence et de persuasion est clairement NON NEUTRE !!! CONTRADICTION... ACT