Quotidien Shaarli
November 9, 2018
LEROUX & LOTZ TECHNOLOGIES
Leader dans le domaine des chaudières biomasse et Waste to Energy. Leroux & Lotz Technologies (LLT) conçoit, réalise et met en service des solutions globales de production d’énergie de 1 à 150 MWth, adaptées à tous types de combustibles. Notre offre s’adresse aux installations neuves ainsi qu’au retrofit des installations existantes.
LEROUX & LOTZ INDUSTRY
Leroux & Lotz Industry (LLI) développe des usines modulaires dans le domaine de la production des huiles et des graisses, la régénération des huiles usagées ainsi que des équipements spéciaux pour les marché oil & gas, énergies marines renouvelables et nucléaire.
NOS MÉTIERS
HEAT & POWER
UNITÉS DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE
CENTRALE BIOMASSE
COMBUSTIBLES COMPLEXES
INDUSTRY
USINES MODULAIRES
MACHINES SPÉCIALES
NUCLÉAIRE
nos propres ateliers de production, à Nantes et en Pologne
Depuis 1946
Groupe Altawest
Société par Actions Simplifiée au capital de 2 538 291 euros, dont le siège sociale est située au 10, rue des Usines 44100 Nantes – France.
410 353 437 RCS Nantes
TVA intracommunautaire : FR 52410353437
Représentant légal : Leroux & Lotz Technologies
Pour toute question, vous pouvez nous contacter à l’adresse postale ci-dessus ou par mail : communication@lltcom.com
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Si l’on prend au sérieux le rapport spécial du GIEC sur les impacts d’un réchauffement climatique de 1.5°C publié début octobre 2018, et l’on a tout lieu de le faire notamment au vu des confirmations des alertes antérieures, la réduction drastique des émissions de émissions de gaz à effet de serre doit constituer le cadre de toute politique publique, et plus particulièrement de la programmation pluriannuelle énergétique. En cohérence avec l’Accord de Paris, adopté par la France et 196 autres parties, l’objectif est bien de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C. Et pour cela, le GIEC précise qu’il faut donc réduire de 45% les émissions de CO2 d’ici 2030, avant d’atteindre un niveau proche de zéro en 2050. C’est cela le cadre. Pour le premier pas, qui correspond en temporalité à la programmation énergétique, il faut donc diviser par deux les rejets de CO2 en 10 ans. L’effort est gigantesque, même pour la France déjà quasiment sorti du charbon, mais toujours aussi dépendante du pétrole et du gaz presque intégralement importés.
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Dans cette course de vitesse et d’endurance, la sobriété et l’efficacité énergétique apparaissent comme piliers incontournables. Ce sont les seuls leviers permettant d’atteindre des réductions de consommations énergétiques, et d’émissions de CO2, massivement et aussi rapidement. Rénovation des bâtiments, mobilité partagée, active et économe, fin de l’étalement urbain et artificialisation des sols, évolutions des pratiques agricoles et régimes alimentaires en sont quelques exemples emblématiques. Et c’est le côté paradoxal de la programmation énergétique. En termes d’émissions de CO2, l’essentiel risque bien de se jouer en dehors du « simple » secteur énergétique, c’est à dire dans tous les secteurs qui déterminent la consommation d’énergie.
Enfin, au-delà d’un certain seuil, la consommation ne se traduit plus par une amélioration des conditions de vie. La plupart des usages peuvent être satisfaits avec des consommations divisées par deux, trois voire dix avec les technologies actuelles. Il faut donc arrêter de voir seulement une contrainte dans le prix des énergies pour en faire une opportunité de transformation, à la fois de mieux vivre et de meilleure performance économique. Mais ce changement de perspective ne se fera pas seul. Les appels à manifestation contre les hausses de prix de l’essence, liées notamment à la « contribution climat énergie » (ou taxe carbone) pour les ménages d’une part, et les milliards d’exonérations sur les transports routiers de marchandises ou aériens d’autre part, illustrent le besoin d’équité. Des politiques énergétiques systémiques, cohérentes et massives ne pourront être mises en œuvre que si elles sont justes et comprises.
Ce texte fut écrit suite à l'invitation à contribuer aux pages Débats&Controverses de l'Humanité le 5 novembre 2018 aux côté de Sylvestre Huet, Maxime Combes et Marie-Claire Cailletaud.
Mots-clés : Climat | Transition énergétique | Sobriété | Gaz à effet de serre