Quotidien Shaarli

Tous les liens d'un jour sur une page.

September 22, 2026

Omar Youssef Souleimane | France Inter
thumbnail
Présidentielle : Matthieu Pigasse "ne ferme aucune porte" mais "pense qu'il est trop tôt pour se prononcer" | France Inter
thumbnail

bataille contre l'extrême droite
union de la gauche
politique de rupture

budget assassin, primaire ps : n'en sera pas

patrimoine de plus de 100 M€
de gauche sur ses valeurs
contradiction ? ... volonté de changement ... je veux payer plus d'impôt ... continuation de la politique de l'offre ...

Les super-pouvoirs des tardigrades | France Inter
thumbnail

Tardigrades
ouvrir crédits photo
Les super-pouvoirs des tardigrades
Mardi 22 septembre 2026
France Inter

43 min La Terre au carré : intervenez !

La Terre au carré
Par Mathieu Vidard

Ces animaux peuplent presque tous les écosystèmes, des mousses aux abysses. Ils tolèrent des conditions qui seraient mortelles pour la plupart des êtres vivants. Ils ont été congelés, desséchés, exposés aux radiations cosmiques et même envoyés dans l'espace.
Avec

  • Myriam Richaud Maitresse de conférence à l'Université de Montpellier, chercheuse au CNRS
  • Simon Galas Professeur de génétique moléculaire et chercheur au CNRS à la faculté de médecine de Montpellier

Le secret de leur résilience réside dans la cryptobiose, un état d'hibernation extrême – ou "dormance" – où le métabolisme, en quelque sorte, s'éteint. En l'absence d'humidité essentielle à leur métabolisme, le tardigrade expulse l'eau de son corps, protège son ADN et ses cellules grâce à des molécules spécifiques et se compacte en une forme sphérique. Lorsque les conditions redeviennent favorables, il se réactive.

Ce mécanisme, fruit de millions d'années d'évolution, fait encore l'objet de recherches. Les scientifiques supposent que les tardigrades peuvent réparer leur ADN endommagé ou le protéger grâce à une sorte de bouclier naturel contre les rayons ultraviolets.

« Progressivement, le tardigrade se contracte, se raccourcissant de l’avant vers l’arrière, tandis que son corps perd presque toute son eau, jusqu’à 95%. Ce lent processus peut durer plusieurs heures, selon les espèces. À la fin, l’animal n’a plus tout à fait la même allure : il adopte une forme compacte, ratatinée, qui évoque un minuscule tonneau, d’où le nom de «tun» (tonnelet en anglais) qui lui a été donné. »

« Ce cryptobiote est une sorte de vaisseau atemporel qui permet au tardigrade de patienter jusqu'à ce que l'eau réapparaisse », image Simon Galas. Sous cette forme, il résiste à tout : la très basse température de l'hélium liquide (-272 °C), les chaleurs extrêmes de planètes proches du Soleil (+151 °C), des niveaux de radiation 2.000 fois supérieurs à ceux que les cellules humaines peuvent tolérer, des pressions abyssales valant 74.000 fois celle de l'atmosphère en surface. »

« Notre laboratoire a été le premier à observer avec succès ce qui se passe à l’intérieur d’une espèce de tardigrade (Hypsibius exemplaris) lorsqu’elle entre en cryptobiose. Dans cet état, cette espèce se miniaturise en perdant 38 % de son volume et fabrique une sorte de rempart visible autour de chacune des cellules qui composent son corps. Cette structure disparait progressivement au cours de la réanimation de l’animal. »
Mais comment les tardigrades font-ils, concrètement, pour réaliser de telles prouesses ?

La réponse est évidemment à chercher dans leurs gènes, dont près de 40 % nous sont inconnus.

Dit autrement, ils n’existent chez aucune autre espèce vivante. C’est ce qu’ont découvert les premiers chercheurs à avoir réalisé un séquençage complet de leur génome, c’est-à-dire à avoir cartographié leur ADN, à partir de 2015-2016.

« Le phénomène porte un nom un peu austère : le transfert horizontal de gènes. Contrairement à la transmission verticale classique, ce mécanisme permet à un organisme d’intégrer dans son génome des fragments d’ADN provenant d’espèces totalement différentes, sans lien de parenté directe. Chez les bactéries, ce processus est bien connu. Elles échangent des gènes comme on s’échange des outils, parfois pour résister à un antibiotique, parfois pour exploiter une nouvelle source de nourriture. Mais chez les animaux, et a fortiori chez les animaux multicellulaires, ce phénomène était longtemps considéré comme marginal, presque anecdotique. Jusqu’à l’arrivée des tardigrades sur le devant de la scène »

À écouter
Mission humidité : le grand saut du tardigrade
Bestioles
France Inter
10 min

Des chercheurs donnent à des cellules humaines l'un des extraordinaires pouvoirs des tardigrades
Les Savanturiers
4 min

Myriam Richaud et Simon Galas publient Incroyables tardigrades ! aux éditions Point Nemo.

Et si nous ralentissions ? | France Inter
https://www.post-urbain.org
https://www.post-urbain.org/_files/ugd/38e931_82e1c43c59234d80851fb4e339ec2f92.pdf

LES 24, 25 ET 26 SEPTEMBRE 2026INSTITUT DE TRAMAYESÉTATS GÉNÉRAUX
POUR UNE SOCIÉTÉ
ÉCOLOGIQUE DU
POST-URBAINAN IVDES TERRITOIRES
POUR
S’AUTONOMISER,
DES SAVOIRS POUR
HABITERFAIRE LIEU POUR VIV RE LES RURALITÉSInscription sur https://urls.fr/zOhlpySoutenu par la
Fondation pour le
progrès humainSAÔNE-ET-LOIRE
Du 24 au 26 septembre 2026, aura lieu, à l’Institut de Tramayes, l’An IV du Mouvement Post-Urbain qui, cette
année, après Nedde - Limousin (2021), Thoiras - Cévennes (2022), Vasles - Deux Sèvres (2023) et Ploërdut -
Bretagne (2024) sera consacré au thème...DES TERRITOIRES POUR S’AUTONOMISER, DES SAVOIRS POUR HABITER.
Face aux crises que nous traversons, écologiques et
politiques particulièrement, de nouveaux rapports
aux territoires s’imposent. Dans Où habiter en 2050
pour faire face aux crises engagées ?, publié par le
Mouvement Post-urbain en décembre 2025, il est
défendu que :
La seule écologie viable sera celle d’une
sobriété, fondée sur un meilleur accès aux
conditions de subsistance,
Les milieux écologiques locaux constituent une
échelle essentielle mais largement invisibilisée,
Et que les initiatives rurales et leurs expériences
sociales représentent des ressources décisives
pour l’avenir.
…à condition de rompre avec certaines hiérarchies !
L’ propose justement
d’interroger ces hiérarchies qui traduisent souvent le
pouvoir des grandes villes sur les campagnes.
Et la première de ces hiérarchies concerne les
savoirs.
Depuis longtemps, les savoirs techniques et
scientifiques de l’aménagement et de l’urbanisme sont
considérés comme plus légitimes que les savoirs
locaux et situés, vernaculaires, artisanaux ou issus de
l’expérience. Pourtant, ces savoirs « experts » se sont
construits dans une logique de croissance,
d’exploitation des ressources et d’équipement des
territoires. Fabriqués depuis les grands centres
urbains où se concentrent institutions académiques
et reconnaissance scientifique, ces savoirs ont
façonné un rapport aux espaces et territoires
profondément déconnecté des milieux vivants et des
pratiques situées qui permettent pourtant de vivre
durablement quelque part.
Cette domination a produit en nous (habitants,
praticiens, chercheurs) des rapports contrariés à
l’autonomie, au vivant et aux savoirs de l’expérience.
Elle a progressivement relégué les campagnes au
rang de périphéries à développer et aménager
selon les besoins des métropoles.AN IV DU MOUVEMENT POST-URBAIN
Nos campagnes seraient des espaces à
«dynamiser», à moderniser ou à rentabiliser, plutôt
que des espaces et milieux dotés de leurs propres
conditions de viabilité écologique et sociale.
D’autres manières d’habiter, de produire et de
coopérer ont été mises sous silence au profit de
modèles experts et standardisés. Pourtant, dans un
contexte de raréfaction énergétique, de tensions
matérielles et de nécessité de relocaliser les activités
essentielles, une géographie bien moins urbaine et
surtout métropolitaine va devoir s’imposer .
Il devient donc nécessaire de reconsidérer les
savoirs du travail de la main, des métiers et pratiques
artisanes et paysannes, savoirs populaires longtemps
relégués.
Ils constituent pourtant des ressources communes
précieuses pour reconstruire des formes d’autonomie
et sécuriser les conditions de vie face aux
bouleversements écologiques, énergétiques et
matériels à venir.
Entre rencontres et ateliers, causeries et balades…
l’ cherchera à partir
des territoires pour aller vers les savoirs.
L’enjeu sera de mettre en dialogue différentes
manières de connaître et d’habiter le monde, afin
d’explorer les tensions entre les logiques
d’aménagement et les connaissances vernaculaires
du vivant -tournées, elles, vers le ménagement des
milieux.
Car, face aux modèles métropolitains de pensées et
d’actions (que nous retrouvons par exemple dans les
campagnes par des intercommunalités) qui
continuent d’organiser nos territoires d’autres
manières de percevoir et ressentir, de produire et de
vivre existent déjà. Elles reposent sur une attention
sensible aux cycles du vivant, aux capacités des
milieux, aux solidarités locales nécessaires à la
subsistance.
Comment les espaces ruraux ré-ouvrent-ils des lieux
de relation, d’attention et de connaissance de leurs
milieux ?
Comment les savoirs qui y circulent encore
permettent de construire de l’autonomie par les
commun(s) ?
Quelles formes de transmission se développent
localement ?
Et surtout quelles perspectives ouvrent ces savoirs
pour relocaliser des activités à l’échelle des espaces
de vie, propices à la subsistance ?
Comment ainsi passer des grands territoires servant à
des territoires autonomisant, capables de faire
émerger d’autres manières d’habiter, de coopérer et
d’autogérer très directement ?
La Maison Mémérou filmera quelques moments, la
librairie Le jardin secret accompagnera l’évènement,
de même que le journal La Décroissance .AN IV DU MOUVEMENT POST-URBAIN
LE PROGRAMME17h : Début de l’accueil
19h : Dîner
20h30-21h30 : Présentation de l’InstitutMERCREDI 23 SEPTEMBRE
INSTALLATION ET PRÉSENTATIONJEUDI 24 SEPTEMBRE
HABITER LES RURALITÉS AUJOURD’HUI
9h30 – 10h : Présentation du Mouvement Post-
Urbain, de la thématique et programme de l’An IV
10h – 11h30 : Discussion : Vers une géographie
écologique. De l’aménagement au ménagement.
Fabian Lévêque (Géographe et aménagement, Post-
doctorant, Université Lyon 2)
Jean-Marc Ghitti (Philosophe, président de Présence
Philosophique au Puy)
13h30-15h : Conférence L’histoire des forêts : ce
qu’elles nous disent de nos futurs ? Laurent Testot
(historien, journaliste et formateur)
15h-16h30 : Atelier dégustation À la découverte
des jardins-forêts et des savoirs de la reforestation
nourricière (Fabrice Desjours, Forêt Gourmande).
L’après-midi pourra aussi être consacré à des
services : jardin, terrassement, manutention (Institut
de Tramayes).
17h - 18h30 : Table-ronde : Les modes de vie
urbains et ruraux sont-ils vraiment différents ?
Ewa Chuecos (Agrégée de géographie,
Doctorante, Université Lyon 2, UMR Triangle),
Hugo Claret (Economiste, Enseignant-chercheur,
Centre d’Études et de Recherches Appliquées à la
Gestion, IUT de Valence)
Henri Landes (Association Landestini, enseignant à
Sciences Po Paris et à HEC - à distance)
Animation : Victor Babin (Doctorant, Université Lyon
2, UMR Triangle et UMR Cresson)
20h30 - 21h30 : Coloniser Mars ou habiter les
campagnes ? Va savoir... Causerie avec Olivier
Baron (Philosophe)
14h-16h30 : Ateliers parallèles (Organisés par Jeanne
Carisey et l’Institut de Tramayes)
Atelier 1 : La main et ses outils : transmission, mutualisation
et reproduction matérielle des mondes ruraux
Jean-Christophe Castel (Paysan) et Jason Ribes
(Boisselier)
Atelier 2 : Les systèmes alimentaires locaux : pratiques
paysannes, organisations collectives et mise en commun
des ressources
Alexandre Bermond (Provision commune), Guillaume
Morael (Institut de Tramayes), Louis Létoré et Jean-
Michel Bocquet (Maison de Courcelles)
Atelier 3 : Les plantes sauvages comme réponse aux
carences alimentaires et à la souveraineté alimentaire
face aux changements climatique et au contexte
géopolitique ?
Pierre Cajelot (Syndicats des Simples)
17h-19h : Conversation autour de l'Appel Rural "Se
(ré)enraciner dans les ruralités en temps de crises", avec
des médias ruraux et des organisations sociales et
politiques
Organisation : Christian Sunt (avec Jeanne Carisey)VENDREDI 25 SEPTEMBRE
SAVOIRS DE LA MAIN OU SAVOIRS DE L’A-MÉNAGEMENT ?
9h : Visite de l’Institut de Tramayes
9h30-11h : Table ronde : Des savoirs de l’aménagement
aux savoir-faire du ménagement : architecture,
urbanisme et métropolisation en question.
Fabian Lévêque (Géographe et aménagement, Post-
doctorant, Université Lyon 2)
Nicole Mathieu (Géographe, directrice de recherche
émérite au CNRS, Université de Paris I Panthéon
Sorbonne) - en visio
Philippe Zourgane (Architecte, Professeur HDR en
Architecture ENSAP Lille)
Animation : Noëmie Chaillan (Masterante, Université Lyon
2)
11h30-12h30 : Discussion : Les projets industriels
d'énergies renouvelables : un nouveau sacrifice des
campagnes ?
Avec Vincent Cheynet (essayiste, Fondateur du journal
La Décroissance)
Animation : Guillaume Faburel
12h30-14h : Déjeuner Défi Locavore avec Stéphane
Linou (auteur, consultant et expert‑associé au CNAM à
Paris - sous réserves)
Soutenu par la
Fondation pour le
progrès humainINSCRIPTIONS SUR :
https://urls.fr/iwAzsG
DEMANDES ET CONTACTS :
EG-posturbain@protonmail.com / contact@institutdetramayes.fr
03.85.59.68.50 / 06.87.21.29.04 / 06.11.17. 02. 05SAMEDI 26 SEPTEMBRE
LE POST-URBAIN À TRAMAYES DANS 25 ANS
9h30 - 10h15 : Restitution et mise en débat de l’Atelier 2025
Vallée du Valouzin 2050
10h30 – 12h : Paroles d’acteurs sur l’Avenir économique et social de nos vallées