Quotidien Shaarli
April 3, 2026
Google est l'un des leaders mondiaux des services numériques et du cloud.
Dépendances numériques : faut-il et peut-on se "dégoogliser" ? - Publié le vendredi 3 avril 2026 à 06:47 / France Inter
2 min
Net Plus Ultra
C'est l'un des thèmes qui agite le secteur du numérique et de la cybersécurité : faut-il encore utiliser des services numériques américains au risque de les voir un jour coupés sur un coup de tête de Donald Trump. La réponse est plus complexe que oui ou non.
Je reviens de Lille où se tenait la principale rencontre européenne de cybersécurité, le FIC. Son thème cette année : maîtriser nos dépendances numériques. À l'Assemblée en ce moment, les députés enquêtent sur les dépendances numériques de la France. Bref, un petit effet Trump, prise de conscience d'une domination massive des Américains et du risque d'interruption de tous ces services.
Une demande croissante pour des solutions souveraines
Parce qu'on utilise toutes, tous, tout le temps au travail un ordinateur. Ce matin, on s'est connecté en arrivant au système Microsoft de France Inter pour imprimer notre chronique et si on nous coupait le robinet, on serait toutes et tous bien embêtés. Au premier chef, bien sûr ça concerne l'État, les entreprises, leurs responsables informatiques qui de plus en plus se tournent vers des hébergeurs souverains qui correspondent à nos critères et vers des outils bureautiques qui ne sont pas ceux de Microsoft ou Google. L'idée, c'est surtout de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier.
À Lille, j'ai par exemple rencontré Raphaël Hoffman de chez Proton, et il confirme que la demande ne cesse d'augmenter : "Là ce qui est assez nouveau c'est de voir des entreprises qui viennent avec un plan très structuré disant dans les prochains mois, les prochaines années, je ne veux pas continuer à dépendre de ces solutions. Cette demande elle était là mais elle a augmenté fortement dans l'année passée." Proton, c'est une entreprise européenne qui vend une suite complète pour gérer ses mails, son agenda, ses documents, de façon chiffrée. On peut citer aussi Oodrive, Wimi, Nextcloud, Leviia.
Repenser nos habitudes numériques
Et dans notre vie personnelle, est-ce vraiment nécessaire qu’on fasse tous ce chemin, quitter les outils américains quand on n’a rien à cacher et qu’on ne détient aucun secret d’Etat ? Non, chacun fait bien ce qu'il veut, mais je suis sûr que si je fais un sondage autour de l'immense table de cet immense studio, et au-delà, on a tous et toutes depuis Mathusalem, une adresse Gmail, Hotmail, Yahoo, Apple.
En fait c'est simplement l'occasion de réfléchir aux outils qu'on utilise et pourquoi on les utilise, tout le sens de la démarche engagée par Camille Roux depuis 2019. Cet entrepreneur s'emploie à remplacer ces outils Google, et je lui ai demandé pourquoi : "Gmail n'était pas un choix éclairé, c'était tendance pendant mes études quand j'ai fait ce choix-là et je l'ai gardé en plus c'était gratuit, c'était pratique. Mais j'étais pas à l'aise avec l'idée que Google puisse faire de l'argent en connaissant mes habitudes, comme la plupart des choses qui sont gratuites, ça a un coût. Le modèle économique de Google c'est d'utiliser les données pour faire de la publicité."
Un choix politique face à des outils puissants et redoutablement bien conçus, dont on a du mal à se séparer.
Références GAFAM Économie numérique Microsoft Google Info Société Tech – Web Services et plateformes en ligne
L'équipe Xavier Demagny, Journaliste à la rédaction de France Inter
Connu / TG le 23/03/26 à 16:00
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Dimanche 29 mars - Mobilisation contre le Projet du Mega canal Seine Nord Europe
Avec le GL de Lille, nous participerons à une journée de soutien aux expulsée-e-s du Méga Canal à Longueil-Annel.
Avril 2026 marque en effet le début du rebouchage de la vieille Oise, la rivière qui a donné son fleuve au département, et qui accueillait plusieurs péniches depuis des décennies. A travers une marche de soutien et des prises de paroles, cette journée de mobilisation entend alerter la population sur les ravages du Méga Canal.
° Pour participer avec GP IdF, rejoindre le groupe -> https://t.me/+...
° Toutes les informations sur le méga canal -> https://linktr.ee/megacanalnonmerci
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24 min restantes
Entendez-vous l'éco ?
Par Aliette Hovine
Adrien Bilal est lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026. Ses travaux portent notamment sur l'impact économique du réchauffement climatique.
Avec Adrien Bilal, Professeur assistant à l'Université Stanford, lauréat du Prix du meilleur jeune économiste 2026
Adrien Bilal, 35 ans, est lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026, décerné par le journal Le Monde et le Cercle des économistes. Après un parcours universitaire en France, il poursuit son cursus aux Etats-Unis, où il est désormais professeur assistant à l'Université Stanford.
Effets macroéconomiques du réchauffement climatique : passer à l'échelle globale
Dans un article co-écrit avec Diego Känzig, Adrien Bilal montre qu'un réchauffement d'un degré supplémentaire à l'échelle planétaire entraîne une chute de l'ordre de 20% du PIB mondial. Un résultat auquel il aboutit en s'appuyant sur les sciences du climat, et en dépassant le seul facteur de la température locale : "les sciences du climat nous expliquent que le changement climatique, c'est une transformation extrêmement profonde du système climatique. Et elle n'a pas forcément tout à voir avec le fait qu'il fasse chaud chez vous aujourd'hui. Et donc, nous avons essayé d'incorporer ces idées-là à l'analyse économique, ce qui nous a fait arriver à ce chiffre de plus de 20% de pertes de PIB par degré de réchauffement".
Les mathématiques au service de la recherche sur le réchauffement climatique
Au-delà de mobiliser les sciences du climat, Adrien Bilal intègre de nouveaux outils mathématiques dans la recherche économique sur le réchauffement climatique, qui était jusqu'ici assez peu mathématisée. Celui qui a commencé sa formation par l'étude des mathématiques et de la physique s'inspire notamment "de ce que beaucoup de chercheurs en mathématiques français font, et qu'on appelle les jeux à champ moyen". Une démarche qui permet "d'incorporer des effets très granulaires, par exemple au niveau des comtés américains, des vagues de chaleur, des tempêtes côtières, afin d'analyser vraiment comment l'économie s'adapte aux impacts climatiques". Le lauréat précise tout de même que mobiliser les mathématiques est une manière parmi d'autres de devenir économiste : "on n'a pas besoin d'aller écouter des séminaires sur les jeux à champ moyen pour devenir économiste. Il y a plein de façons différentes de faire de l'économie, et elles ont toutes énormément de valeur".
Pour aller plus loin
- Adrien Bilal et Diego Känzig : The Macroeconomic Impact of Climate Change: Global Versus Local Temperature Ouverture dans un nouvel onglet (The Quarterly Journal of Economics, 19 février 2026)
Références sonores
- Emmanuel Fahri dans "Les carnets de l'économie" sur France Culture, le 3 juin 2013
William Nordhaus Ouverture dans un nouvel onglet, lauréat du prix Nobel d'économie, en 2020
Références Croissance économique Économie Sciences et Savoirs Environnement Climat
41 signatures (510 au 8/4/26, 680 au 28/4/26, 933 au 11/5/26, 1 034 au 9/6/26, 1185 au 1/8/26, 1 317 au 5/9/26)
Le problème
Greenpeace France, est une association qui défend autant l’environnement que les droits humains et où se côtoient des communautés de personnes diverses, de tous âges et de tous milieux culturels.
Ensemble, nous essayons d’écrire un avenir possible pour nos enfants et petits-enfants dans lequel la bienveillance, la justice sociale, la non-violence, l’inclusion et la démocratie participative sont nos boussoles.
Pour répondre à des difficultés de trésorerie dont l'origine, d'après les instances dirigeantes de Greenpeace France, serait conjoncturelle et liée pour diverses raisons à une baisse des dons, la principale solution imposée par la direction est de supprimer un quart des emplois, sans concertation. Soit 33 salarié(e)s qui vont se retrouver sur le carreau !
Nous ne contestons pas les difficultés financières que Greenpeace rencontre aujourd'hui, nous contestons la brutalité de cette décision prise de manière unilatérale.
En conséquence, nous demandons :
- Le report du vote du budget le 8 avril prochain afin de démarrer l'ouverture de réelles négociations avec les salarié(e)s pour trouver une solution partagée ;
- Le retrait ou la suspension de ce projet de plan social, incompatible avec les valeurs de Greenpeace.
/ Stéphane VONESCH Lanceur de pétition
Contact presse
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScJVA5z7KXa5p-nNJj648NRZ6zq4eXhcSDjh4TgklQF34y7WA/viewform
Mise à jour suite au vote de report du budget par l'assemblée statutaire le 08/04/2026.
La forte mobilisation des militant(e)s témoigne d’une volonté de voir Greenpeace France incarner concrètement en son sein les valeurs qu’elle proclame pour le monde à venir,
En conséquence, nous demandons en plus :
L’ouverture d'un espace collectif de concertation avec les salarié(e)s avant le vote du budget 2026 pour trouver une solution partagée
Connu / TG le 3/04/25 à 11:50