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June 10, 2025

Gabriel Zucman : "Il faut s'assurer que les milliardaires ne payent pas moins de taxes que leur secrétaire" - Publié le samedi 7 juin 2025 à 09:13 / On n'arrête pas l'éco | France Inter
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L'économiste Gabriel Zucman en 2024 ©AFP - Joël Saget

Au menu ce samedi : un débat sur les finances publiques, un crochet par Londres, une questions sur l'amour au travail et un focus sur les ultra-riches. Reportage sur les vies et stratégies des fameux 0,01% et entretien avec Gabriel Zucman, l'économiste qui veut les soumettre à un impôt plancher.
Avec

  • Gabriel Zucman, directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, professeur à l’Ecole d’Economie de Paris

L'entretien
Ce jeudi, la "taxe Zucman" sur le patrimoine des "ultra-riches" sera examinée et débattue au Sénat après avoir été adoptée par les députés en février. Son principe : un impôt plancher de 2% sur le patrimoine des "ultra-riches", inspirée par les travaux de l'économiste Gabriel Zucman. Interrogé à ce sujet il y a deux semaines à la télévision, Emmanuel Macron estime que cette taxe n'a de sens que "si elle est mondiale", craignant un mouvement massif d'exil fiscal en réponse à une potentielle imposition de la fortune en France.

Faut-il imposer aux "ultra-riches" un impôt plancher sur leur patrimoine ? La taxe Zucman est-elle une nécessité ou une illusion ? Pour en parler ce samedi, Gabriel Zucman, professeur d'économie à l'Ecole d'économie de Paris et directeur de L'Observatoire européen de la fiscalité, est l'invité d'Alexandra Bensaid.

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De Paris à Washington, les politiques veulent-ils vraiment assainir les finances publiques ?
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La Commission européenne a annoncé mercredi mettre en suspens la procédure pour déficit excessif qui visait la France. Alors que François Bayrou doit toujours trouver 40 milliards d'euros d'économies pour le budget 2026 d'ici à ses annonces du 14 juillet prochain, le gouvernement ne se prononce pas sur les pistes étudiées pour réduire la dette. TVA sociale, année blanche, quelles sont ces "multiples pistes" évoquées par la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet ?

Aux Etats-Unis, le projet de loi estampillé "One Big Beautiful Bill" ("grande et belle loi") de Donald Trump, qualifiée d'abomination par son ex-conseiller Elon Musk pourrait creuser encore plus le déficit américain.

Alors de l'Europe aux Etats-Unis, quelle est la détermination politique pour assainir les comptes publics ? Qui veut vraiment réduire la dette ? Eric Heyer, directeur du département Analyse et prévision de l’OFCE, et Béatrice Mathieu, grand reporter à L'Express, ouvrent le débat.

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Le reportage
Vies et stratégies des ultra-riches
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Pour intégrer le club des 0,01% des français les plus riches, il faut gagner au moins 70 879 € par mois après impôt selon les derniers chiffres publiés cette semaine par l'Observatoire des inégalités. Le rapport basé sur des données de l'OCDE fait le constat d'une France dans laquelle la "fracture sociale" se creuse avec des disparités de revenus et de patrimoine, de conditions de travail et de vie ou encore de réussite scolaire.

Que signifie être "ultra-riche" ? De qui parlons-nous exactement et quel est le mode de vie de ces citoyens ultra-fortunés ? Yachts, conciergerie, parking blindé, cabinets de gestion…

Notre journaliste Léa Guedj commence son reportage dans une villa de la Côte d'Azur, région parmi les plus prisées des milliardaires de la planète.

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Au Royaume-Uni, le distributeur d'eau Thames Water surendetté et... bientôt nationalisé ?

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Thames Water, le plus grand distributeur d'eau du Royaume-Uni, approvisionne 16 millions de consommateurs à Londres et sur la vallée de la Tamise. L'entreprise privatisée en 1989, lestée aujourd'hui par une dette de 19 milliards d'euros, est en train de couler et n'intéresse plus le fonds d'investissement américain KKR qui devait y investir plus de 4 milliards et demi d'euros.

Alors que le contrôle des deux derniers hauts-fourneaux de l'aciériste British Steel a été rendu au gouvernement anglais par une loi adoptée d'urgence au Parlement le 12 avril dernier, la perspective de renationalisation de Thames Water serait-elle également d'actualité ? Explications depuis Londres avec notre correspondante Laura Kalmus.

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Un couple de collègues s’écharpe au travail et met une mauvaise ambiance. Puis-je demander à mon patron d’intervenir ?
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Cette semaine, Colette a écrit à Sandrine Foulon parce qu'un couple de collègues se dispute tous les jours dans l'open space au bureau et elle n'en peut plus !

L'employeur a-t-il le droit de se mêler de la vie privée de ses salariés et de leur demander d'arrêter ?

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Clés Économie Info

Le "Blue Economy and Finance Forum" de Monaco (le Forum sur l’Economie et la Finance Bleue) - Publié le mardi 10 juin 2025 / Chroniques littorales | France Inter
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Blue Economy and Finance Forum - BEFF

Un forum international qui s’est tenu samedi et dimanche derniers à Monaco, réunissant des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan, et des acteurs financiers avec pour objectif de donner une impulsion nouvelle à l'économie bleue, Pascal Lamy co-président du forum...

"L'idée était d'intéresser bien davantage le secteur bancaire, le secteur des assurances. Donc il y a aujourd'hui de la finance privée qui a intérêt à investir dans l'économie bleue, évidemment, ceci étant fait de manière soutenable. Et la conclusion de tirer des acteurs, que ce soit des acteurs privés ou des acteurs des banques publiques ou des organisations internationales de financement de l'océan, c'est que ça marche. Et donc il suffit de faire davantage et de convaincre davantage le secteur privé dans le monde. C'est une manière intelligente d'associer une rentabilité économique à une production de biens et de services dans l'énergie, dans les biotechnologies, dans la décarbonation aussi, contribuant à la régénération dont nous savons que si on ne fait pas ça, on détruit un peu davantage tous le jours le milieu océanique et maritime." Pascal Lamy

site : beff2025monaco.org

L'intelligence artificielle dans nos vies - Par Lorélie Carrive ⸱ Publié le dimanche 8 juin 2025 à 09:13 / Interception | France Inter
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Un quart des entreprises utilise désormais l'intelligence artificielle pour automatiser des processus, un chiffre en augmentation constante. ©AFP - Ricardo Milani

A la maison, à l'école, dans la sphère professionnelle : l'intelligence artificielle est devenue, pour nombre de d'entre nous, un partenaire du quotidien. Avec quelles conséquences ?

En 2013, "Her" -le film de Spike Jonze- affichait sur grand écran les tribulations d'un humain amoureux d'une intelligence artificielle, qui face à ses doutes, lui répondait: "vous vous habituerez".
Peut-être sommes nous en train de nous habituer plus tôt que prévu. Ce futur qu'on imaginait lointain s'est installé dans nos vies. Avec, partout, des circuits imprimés, des caméras qui permettent de voir, des micros pour entendre et des haut-parleurs pour calquer les interactions sur le comportement humain.
C'est notre rapport aux machines que ce numéro d'Interception explore et interroge. Avec des métiers qui disparaissent, des adolescents qui demandent à Chat GPT de faire les devoirs à leur place et à Perplexity ou Gemini des conseils pour gérer leurs relations amicales ou leurs déboires amoureux.
Il y a aussi ces éleveurs, qui gèrent leur exploitation laitière comme un jeu vidéo grandeur nature, avec des animaux suivis, contrôlés, surveillés par des algorithmes. Au total un quart des entreprises françaises utilisent désormais d'intelligence artificielle. Nous sommes près d'un tiers de la population à interagir de manière régulière voire quotidienne avec une IA.

C'est à Cagnes-sur-Mer que commence ce reportage, dans la voiture de Patricia, 37 ans, guidée -pour faire ses courses- par son smartphone.

L'IA dans nos vies, un reportage de Lorélie Carrive
Prise de son: Nicolas Matthias
Réalisation: Guillaume Girault
Attachée de Production: Martine Meyssonnier
Mixage: Jason Taouss

Clés : Info Société

Questions Politiques, avec le ministre de l'Economie Éric Lombard - Par AFP, La rédaction numérique de France Inter ⸱ Publié le dimanche 8 juin 2025 / Questions politiques | France Inter
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Eric Lombard ©AFP - Thomas SAMSON

Le ministre de l'Économie, Éric Lombard, a estimé que ce n'était pas "le bon moment" d'introduire une part "obligatoire" de capitalisation dans le système des retraites, comme l'a proposé l'ancien Premier ministre Edouard Philippe.

Le ministre de l'Economie, Eric Lombard a estimé dimanche que ce n'était pas "le bon moment" d'introduire une part "obligatoire" de capitalisation dans le système des retraites, comme l'a proposé l'ancien Premier ministre Edouard Philippe. "En faire un élément obligatoire, je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment. On a des priorités plus brûlantes sur la question des retraites", a déclaré Eric Lombard lors d'un entretien sur France Inter/France Info/Le Monde. "Le problème de la capitalisation, c'est que dans l'organisation actuelle, c'est inégalitaire : ce sont ceux qui ont de l'argent donc ceux qui ont des revenus plus élevés qui peuvent le placer", a-t-il souligné.

"Et si on devait faire une capitalisation obligatoire, qui le financerait ? Les entreprises, on voit bien que les marges sont serrées et il y a pas de quoi prélever. Donc cela demanderait une réflexion plus large sur l'organisation", a-t-il ajouté, privilégiant aujourd'hui une "incitation à investir".
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Candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, Edouard Philippe a évoqué mercredi 15% de part de capitalisation à introduire dans le système des retraites car "notre société vieillit" tout en faisant face à "la dénatalité". Par ailleurs, Eric Lombard a réitéré la volonté du gouvernement de maîtriser la dépense publique dans le cadre du prochain budget pour 2026, qui nécessitera environ 40 milliards d'euros d'efforts par rapport à l'évolution des dépenses si aucune mesure n'était prise.
Pas d'augmentation d'impôts

"Nous n'augmenterons pas les impôts dans leur ensemble", a-t-il affirmé. "On est dans la stabilisation d'ensemble (de la dépense, NDLR), donc cela veut dire qu'on va pas faire de l'austérité de façon générale", a-t-il expliqué. Concernant la piste d'une "année blanche", soit un gel budgétaire, son éventuel périmètre d'application nécessiterait "des décisions politiques au cas par cas", a estimé le ministre.

"On est obligé de tout distinguer suivant les secteurs", a-t-il développé. "Si on doit avoir des fonds pour la défense, il faut que d'autres ministères contribuent. De la même façon, dans le domaine social, il y a des prestations probablement (qu')on peut stabiliser" alors que d'autres bénéficient aux "personnes les plus modestes, même si l'inflation est très basse cette année".

"Il faut qu'on engage la baisse du nombre de fonctionnaires", a-t-il aussi indiqué, mais "les nombres ne sont pas encore fixés". Dans un entretien au Journal du dimanche publié samedi soir, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a aussi affirmé que le gouvernement voulait "revoir cette tendance" de hausse du nombre de fonctionnaires ces dernières années,

Clés : Politique Économie Fiscalité Impôts Dépenses publiques – Budget de l'État Croissance économique Crise financière Crise économique

L'équipe Carine Bécard, Production Amaury Bocher, Chargé(e) de programme Fabienne Le Moal, Coordination

Éric Lombard — Wikipédia
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né le 16 mai 1958 à Boulogne-Billancourt, est un chef d'entreprise et homme politique français.

Dirigeant de BNP Paribas Cardif de 2004 à 2013 puis directeur général de Generali France de 2013 à 2017, il est directeur général de la Caisse des dépôts et consignations à partir de 2017.

Il est ministre de l'Économie et des Finances au sein du gouvernement Bayrou depuis le 23 décembre 2024.
...
fils d'Alfred Lombard, cadre dirigeant aux Nouvelles Galeries, et d'Annie Lévy, graphologue et fille de Pierre Lévy[1], industriel ayant fondé à Troyes le groupe Devanlay[2].
...
Marié à une plasticienne[5], Françoise Carré[6], Éric Lombard est père de trois enfants[7].

Éric Lombard est diplômé d’HEC Paris[8] en 1981.
Études et débuts dans la banque

À l'issue de ses études, il intègre la banque Paribas au département des affaires internationales, puis à la gestion financière.
Carrière en cabinet ministériel

En 1989, il devient conseiller technique pour le porte-parolat du gouvernement au cabinet de Louis Le Pensec, alors également ministre des Départements et Territoires d'Outre-mer. En 1991, il est nommé conseiller auprès de Michel Sapin au ministère délégué à la Justice, puis au ministère de l'Économie et des Finances de 1992 à 1993[9].
Retour dans la banque et évolution vers l’assurance
...
Autres engagements
En 1991, il adhère au Parti socialiste (PS)[8].
De 1995 à 2001, il a été conseiller municipal de Fontenay-sous-Bois[24] (ville de 50 000 habitants dans le département français du Val-de-Marne, en proche banlieue de Paris).
Membre du Cercle des économistes, il fut également cofondateur et trésorier jusqu'en 2017 des Gracques, groupe de réflexion socio-libéral français[25],[8] qui était intervenu dans la campagne présidentielle de 2007 pour faire dialoguer Ségolène Royal et François Bayrou, initiative rejetée par la candidate PS[24].
En 2014, il est nommé administrateur de la banque publique d'investissement Bpifrance, dont il préside le comité d’audit et des risques[26],[27], puis devient président de son conseil d'administration en 2017[28].
Il conserve par ailleurs plusieurs engagements à Troyes, membre notamment du conseil stratégique de la South Champagne Business School et parrain de la promotion 2013[1].
Selon Romaric Godin, journaliste économique pour Médiapart, Éric Lombard a toujours défendu des positions néolibérales et austéritaires[29].

"Il y a une sorte de fatigue démocratique", estime l'historien Pierre Rosanvallon - Publié le dimanche 8 juin 2025 à 08:17 | France Inter
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L'historien Pierre Rosanvallon et la présidente du comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie, Claire Thoury sont sur Inter ce dimanche. ©AFP - Joël Saget / Claire Thoury
vidéo

8h20 - Baddou - L'hour
Provenant du podcast L'invité de 8h20

Le forum "Reprendre le pouvoir sur nos vies" aura lieu les 13 et 14 juin à Nantes, avec l'historien et sociologue Pierre Rosanvallon, et Claire Thoury. Elle a présidé le comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie.

Claire Thoury est présidente du Mouvement associatif, elle a présidé le comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie et elle est membre du Pacte du Pouvoir de Vivre.

Pierre Rosanvallon est historien et sociologue, et directeur d’études de l’EHESS en histoire et philosophie du politique.
Tr.: ... faire vivre une démocratie civile, ce que vivent les gens ... faire vivre l'oeil du peuple ... rassembler des citoyens tirés au sort ... on a du mal avec les désaccords ... peur du conflit ... se mettre à la place de l'autre ... créer des espace de désaccord ... le pb, ne pas tenir ses engagements ... /référendum trancher sur question claire ... on avance quand on s'interroge en commun ... vote préférendaire ou préférendum, manifester la diversité des opinions, de la vie réelle ... cahiers de doléance ... les fr ont pris la parole, écoute, dignité ... donner de l'importance aux gens ... reprendre le pouvoir sur nos vies ...

Gaza : "C'est une guerre pas légitime et c'est un crime", dénonce l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert - Publié le mardi 10 juin 2025 / L'invité de 7h50 | France Inter
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Ehud Olmert ©AFP - BERND VON JUTRCZENKA / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Ehud Olmert, ancien Premier ministre d'Israël de 2006 à 2009, était l'invité de Sonia Devillers ce mardi. Il dénonce la politique de Benyamin Nétanyahou, qui mène selon lui une "guerre à des fins personnelles" à Gaza, "et ça c'est un crime".

La guerre menée par Israël dans la bande de Gaza n'est "pas légitime et c'est un crime", dénonce ce mardi sur France Inter l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert. "Quand la guerre a commencé, c'était la guerre la plus juste et la plus compréhensible, il n'y avait pas d'autre façon de réagir aux meurtres menés par le Hamas", explique-t-il. "Mais depuis mars 2025, cette guerre n'est pas acceptable, pas légitime", poursuit-il, car "l'État d'Israël n'a pas respecté l'accord qui aurait pu permettre la libération d'autres otages". "En Israël, il y a presque un consensus pour dire que Nétanyahou mène cette guerre à des fins personnelles et ça c'est un crime", insiste-t-il. "Quand on mène une guerre de cette sorte, c'est une guerre pas légitime et c'est un crime."

À écouter
Elie Barnavi : "Si on n'arrête pas Benyamin Nétanhayou", "on se sera rendu coupable d'un crime contre l'humanité massif"
L'invité de 7h50
10 min

Ces derniers jours, il a déclaré dans la presse qu'Israël commettait "des crimes de guerre". "Ça ne m'a pas rendu très populaire. Des gens ont été très fâchés mais il y en a autant qui m'ont remercié et encouragé", dit-il. Ehud Olmert utilise également le terme de "crimes de guerre" pour qualifier les agressions commises par certains colons israéliens en Cisjordanie. "Il y a une partie des colons qui font des choses vraiment inacceptables aux Palestiniens en Cisjordanie, ils brûlent leurs maisons, leurs champs, ce sont des crimes de guerre, qui sont faits sous le nez de la police et de l'armée israéliennes", dénonce-t-il.

Il réfute en revanche le terme de génocide, qu'il considère comme "pas justifié, pas valable, pas juste", "Il n'y a pas de politique de génocide", insiste-t-il.

L'ancien Premier ministre israélien milite depuis toujours pour la reconnaissance d'un État palestinien, "deux pays, l'État d'Israël et un État palestinien, sur la base des frontières de 1967", confirme-t-il. Il attend que l'administration Trump se mobilise pleinement pour mettre fin à cette guerre. "Je vais me réjouir si Trump invite Nétanyahou à la Maison-Blanche et qu'il dise dans le bureau ovale, devant les caméras, et qu'il va dire comme ça : 'Bibi, ça suffit, c'est fini, c'est fini, c'est la fin.'"